Auteur/autrice : patrick reymond

  • INRA : on continue

    INRA : on continue

    Images_3 Le problème, avec les "experts", c’est qu’ils partent d’une expérience passée, qu’ils projettent dans l’avenir, sans jamais deviner les points de rupture, ou sans jamais vouloir les voir.
    L’INRA parle des  campagnes françaises en 2030 et se contente de parler de ce qui est déjà arrivé : péri-urbanisation et mitage agricole, exode rural et espaces agricoles "destructurés".
    C’est plutôt l’esprit des "experts" qui est destructuré.
    En effet, la pression démographique sera, en 2030, envolée, le schéma d’exode rural, de développement économique s’appuie sur UN paramétre et UN seul, c’est l’énergie fossile bon marché.

    En outre, pour habiter en ville, il faut y avoir un intérêt.
    L’emploi était en ville, mais l’emploi industriel a été délocalisé et l’emploi tertiaire, de service, s’avère très instable.
    La situation actuelle alimentaire en effet, va perdurer, et il ne sera pas forcément un bon calcul de vivre dans une ville au chômage, difficilement approvisionnée, ou du moins, coûteusement approvisionné.
    L’Opep, quand à elle voit une consommation de pétrole en recule en 2030, par rapport aux dernières projections.
    Et il y aura concurrence entre le terrain occupé par la construction et l’alimentation. Il n’est pas dit que le meilleur rendement soit de louer ou d’occuper.
    La France a vu une importante infrastructure urbaine et rurale être détruite depuis le début de l’exode rural en 1866.
    Le mitage et l’expansion urbaine ne sont pas forcément appelé à perdurer et il aurait été bon, pour les "experts" de varienter leur propos, autres que les variantes qui existent déjà.
    Mais les prévisions sont les prévisions, destinées à être fausses.

    Photo : GNU Free Documentation license

  • Parfaitement ignoble !

    Parfaitement ignoble !

    Images_2 Dominique  Strauss (Gengis) Kahn fait dans le parfaitement ignoble.
    Il veut bien nourrir quelques pauvres, mais "le marché global de la nourriture doit rester ouvert  ", et " Bien que le besoin d’approvisionner le marché national corresponde à un besoin légitime, de telles politiques ne font qu’exporter la faim   ".
    Il est donc, pour DSK, très "fun" et très "in" d’avoir des affamés dans son propre pays.
    Le cochon de citoyen, doit payer : "les taxes à l’exportation et les barrières douanières devraient être démantelées afin de permettre aussi bien aux producteurs qu’aux consommateurs de s’adapter à des prix plus élevés  ".

    Bien sûr, il ne vient même pas à l’idée du bourgeois millionnaire DSK, que beaucoup (quelques milliards d’êtres humains) n’ont pas les moyens de payer quoi que ce soit en plus.
    D’autre part, il est difficile de croire que des marchés nationaux "décourageraient la production".
    Au contraire, elle l’encouragerait au plus près des consommateurs, en leur assurant, un débouché.
    Car, contrairement à ce que l’on affirme, ce ne sont pas les subventions des pays OCDE à leur agriculture qui affame le sud, c’est la coexistence de subventions et d’ouverture des marchés.
    En outre, comme l’Irlande de 1847, les pays du sud sont globalement exportateurs net de denrées.
    Ce qui pose problème, et qui poserait problème en cas d’ouverture persistante c’est l’absence de solvabilité locale.
    A l’instar de ce qui se passe en Argentine, les producteurs préfèreraient exporter, plutôt que de nourrir la population locale.
    Le Fmi s’est comporté comme le représentant des créanciers pendant des années, absolument pas comme un organisme international fiable et équilibré.
    Il était juste un instrument de pouvoir du système financier, destiné à mettre sous le joug les pays sous développés.

  • Effet de mode…

    Effet de mode…

    Images_3 C’est au tour de New-York de s’attaquer à la réduction des gaz à effet de serre.
    Michaël Bloomberg veut réduire de 30 % celle-ci, en trente ans.
    Pour ce faire, il dispose d’un budget, celui des bâtiments municipaux.
    M. Bloomberg souhaite que le secteur privé se joigne à l’effort.
    L’effort atteindra 2.3 milliards de $ et serait rentable dès 2013.
    On reste subjugué, finalement, par les possibilités, la modestie du budget, les résultats envisagés et probables, sans doute, bien meilleurs que ceux annoncés.

    Bloomberg ne fait pas partie des mêmes cercles de pouvoir que G.W Bush, qui lui représente les pétroliers en particulier et le secteur énergétique en général.
    Cette évolution, à priori, ne lui pose aucun problème, lui fait partie des cercles financiers, et ceux-ci, dans ces temps de montée des prix, ont très vite faite les comptes.
    Les économies d’énergie deviennent immédiatement très rentables et les énergies renouvelables le seront de plus en plus rapidement.

  • La vertu israélienne.

    La vertu israélienne.

    Images_2 Si, dans un certain nombre de domaine, la politique de l’état israélien est discutable (et discutée), il existe un domaine, où elle s’avère prophétique, efficace et tenace.
    C’est dans les énergies renouvelables et particulièrement l’énergie solaire thermique.
    On peut en juger aux chiffres.
    Un chauffe-eau solaire pour 90 % des habitations israéliennes aujourd’hui, contre 60 % en 1983 et 20 % en 1967.
    Il faut bien voir que c’est le résultat d’une politique délibérée, décidée dès les années 1950, pour pallier à la rareté des ressources énergétique de l’état hébreu.
    Il n’y avait pas de "petit profit".

    Bien sûr, il s’agit avant tout d’un effort sur les constructions neuves, où cet équipement était obligatoire.
    Et bien sûr, il faut l’avouer, aucun israélien ne vit comme une brimade de bénéficier d’une énergie renouvelable, autant que bon marché.
    En outre, l’obligation et l’étendue du marché, entraine une baisse des prix.
    Bien sûr, les gouvernements peuvent, bien entendu, négocier avec les fabricants une modération du prix de leurs produits.
    Mais là, je rêve…

  • Veille et EPR…

    Veille et EPR…

    Images A l’heure où l’on nous construit un, puis deux EPR, IN-DIS-PEN-SA-BLES, nous dit on, le comité d’experts des 27 pays de l’union européenne veut réduire à 1 watt, la consommation des appareils en veille.
    Cette mesure, simple, applicable en 2012, permettra de réduire de 35 tera Wh/an la consommation.
    Cela représente 7 % de la consommation d’un pays comme la France.
    En matière électrique, force est de constater que l’on nous a fourni une passoire, pour que nous consommions, le plus d’électricité possible, et que la réduction des consommations peut être pratiquement indolore, en tout cas, très facile.
    On a laissé dériver celle-ci pendant 30 années.

    Nous n’avons pas affaire à "une histoire de l’électricité", mais à un gaspillage éhonté, généralisé, ORGANISE, qu’on a habillé du terme de "modernité".
    Après, on passe à la deuxième phase.
    Contraint et forcé, on diminue les consommations, le moins rapidement possible, en retardant le plus longtemps possible, toute mesure de réelle modernisation, tel que la fin des ampoules à incandescence, ou cette mise en veille économe.
    La Californie avait déjà pris cette mesure, appelé là-bas, la loi au nom évocateur du "Tueur de Vampires".
    De plus, il faut voir aussi, que toute mesure dans ce sens dans les pays développés, se généralise vite dans tous les pays du monde.
    Il serait beaucoup plus efficace et moins coûteux d’accélérer le rythme de diffusion du progrès technique.
    Le caca de mammouth, tel Flamanville, c’est dépassé.

  • Trois petits tours…

    Trois petits tours…

    Images_4 L’orient, même s’il n’est guère mystérieux, peut passer pour compliqué, mais en réalité, il atteint une simplicité…Biblique.
    Etablis en Afghanistan et en Irak, les USA ont crus imposer des pantins, des collaborateurs locaux, en attendant que les régimes hostiles veuillent bien devenir des pantins et des collaborateurs locaux, comme tous les autres.
    Maliki et Karzaï se devaient d’imposer la présence in-aeternam des occupants dans le pays.
    Ils prennent des attitudes d’autonomisation de plus en plus virulentes, de plus en plus nationalistes et de plus en plus anti-américaines : " Le Premier ministre irakien Maliki a annoncé qu’il demandait un calendrier de retrait des forces US d’Irak" .      

    La brutalité des forces d’occupation, la multiplicité (lire : le bordel) de celles-ci, leur manque de cohérence font le lit d’une réaction qui s’affirme.
    Le malaise, aussi est crée dans les pays voisins "pro-américains", où les dirigeants ont un degré d’autonomie moindre vis-à-vis de la "superpuissance".
    Quand aux adversaires, ils sont largement confortés dans leur attitude.
    Il leur suffit de jouer un rôle bon enfant, voir modérateur…
    Mais les USA vont bientôt comprendre leur intérêt.
    C’est de réduire suffisamment, rapidement et assez facilement leur consommation pétrolière pour qu’ils puissent se retirer de cette région qui, au bout de 60 années de présence, ne leur a apporté que désillusions.

  • « Crève charogne !!!! »

    « Crève charogne !!!! »

    Images_2 Crève, dit le système économique à certains de ses acteurs.
    Ils n’avaient, d’ailleurs, pas bien compris qu’il leur serait aussi, à eux, extrêmement brutal.
    Cela concerne le transport aérien et le transport routier.
    On peut dire que ces deux activités ont commencés leur décroissance pour cause de non rentabilité.
    Les compagnies aériennes ferment en cascade, jusqu’à ce que ne subsistent que des compagnies oligopolistiques ou monopolistiques, ayant abandonnés aéroports peu rentables, avions trop gourmands, destinations trop peu juteuses.
    Comme le transport aérien fait le quart de la consommation pétrolière, je vous laisse imaginer la détente que cela occasionnera sur les dits cours. Il est vrai que cette activité, liée au tertiaire est  très peu utile à l’économie mondiale. 

    D’ailleurs, dans les phases de ralentissement, il trinque toujours en premier.
    Les voyages "indispensables" de "cadres dynamiques", par exemple ont une tendance forte à être comprimés en premier.
    General Motors, elle, aurait tendance à vouloir comprimer non seulement ses voyages de cadres, mais les cadres eux-mêmes.
    Quand aux décervelés de l’union européenne, ils soignent leur impopularité, en même temps que leurs gamelles aux référendums en voulant augmenter la taxe sur les poids lourds.
    Au titre du réchauffement climatique, c’est peut être conseillé, au titre de l’habileté, c’est nul.
    En effet, ce secteur vit une restructuration importante et de nombreux dépôts de bilan.
    L’Union européenne apparait, de plus, comme parfaitement incohérente, en ayant favorisé ce genre de transports depuis des décennies.
    La seule politique à avoir, dans les deux cas étant réduction des capacités, modernisation des moyens de transports et restructuration, vers d’autres moyens de transports.
    Mais, bien sûr, rien n’interdit de le faire de façon civilisée et ordonnée, plutôt que par le marché qui le fait sauvagement en brisant des vies.

  • Conjoncture préoccupante ? Non, Krach !

    Conjoncture préoccupante ? Non, Krach !

    Images On peut dire que l’on a atteint le krach de tout.
    " Nous nous sommes tous trompés sur le degré de la récession américaine ". Carlos Ghosn, PDG de Renault, fait partie, lui aussi, de ces gens qui se sont plantés sur tout, depuis de longues années et qui ont fait la crise actuelle.
    Souvent, à l’occasion des révolutions, on s’aperçoit de dirigeants, de rois, coupés de leur base, enfermés dans une bulle qui les maintient "hors la réalité", pendant un temps diablement long.
    C’est ce qui est arrivé à Louis XVI, qui, d’intelligence limitée, ne pouvait rétablir ce lien.
    La "classe dirigeante" est dans la même situation. Perdue dans les 20 % les plus hauts de la société, dans leurs organes de renseignements, qui les aveuglent, plus qu’ils ne les renseignent, elle ne vit qu’en autarcie complète se regardant et s’admirant elle même.

    Et Carlos Ghosn est aussi un prototype.
    Négligeant les savoir faire de Renault, il voulait faire du gros, du rentable, du gros consommateur, comme GM.
    Quand la population se paupérise, il faut faire du petit, de l’économe, à petite marge.
    Comme leur système de croyance leur a ôté la cervelle vis-à-vis des USA, toute merde emballée dans "star and stripes" était jugée géniale.
    On compte sur les pays émergents ? Mais leur spécialisation, c’est d’approvisionner les pays développés.
    Dans tous les pays, on a oublié, pendant cette phase de libéralisme, que ce qui fait la demande, c’est les salaires.
    Et l’avantage d’avoir amassé une monnaie fiduciaire à n’en savoir qu’en faire, c’est "acquérir, à grands frais, beaucoup de regrets" (Louis XI). Je l’ai déjà dit plusieurs fois, il vaudrait mieux, à la place de monnaie fiduciaire de parler de monnaie du cocu.
    L’énergie, quand à elle, si elle ne manque pas encore est beaucoup plus dure et coûteuse à récupérer.

  • ABC News…

    ABC News…

    Images_6 Cette fois, c’est officiel, d’officiel, ABC news, un média dominant l’annonce :
    "Pentagon Warns Against Israeli Attack on Iran  "…
    Les propos et la tenue de l’amiral Mullen sont désormais connus de tous et ne se limite pas à être cantonnés à une presse confidentielle.
    "That doesn’t mean we don’t have capacity or reserve. But that would really be very challenging and also the consequences of that sometimes are very difficult to predict  ".
    C’est même un peu plus clairement précisé : un conflit à l »issue incertaine.

    Toujours est il, que désormais aux USA, personne ne peut plus ignorer l’émergence comme puissance politique du Pentagone, son autonomisation et la marginalisation présidentielle.
    Les militaires sont les militaires, s’ils aiment les gros budgets, ils n’aiment pas forcément la guerre.
    Le Pentagone, lui, a choisi, il préfère nettement les picaillons aux aventures hasardeuses.
    Sont par contre dépendants de la Maison Blanche, les forces spéciales (un crédit de 400 millions de $ leur ont été attribués pour  les opérations en Iran).
    On va se retrouver dans la configuration de la guerre soviétique en Afghanistan.
    Ahmed Shah Massoud a toujours prétendu avoir été renseigné par des militaires russes.
    Déjà à l’époque, certains services tiraient à hue et d’autres à Dia et certains services se faisaient la guerre entre eux…
    L’autre branche de l’alternative est de négocier. L’impact des négociations est souvent plus grand sur certains régimes que la confrontation qui les conforte dans l’union sacrée en même temps que la répression des opposants.

    Le 7 juillet 2008

  • Briser le moule.

    Briser le moule.

    Images_3 Le deuil se passe, dit-on, par 5 phases :
    "• Le déni : "ce n’est pas possible".
    • La colère : "pourquoi moi ? Ce n’est pas juste".
    • Le marchandage : "laissez-moi vivre juste assez longtemps pour voir mes enfants recevoir leur diplôme".
    • La dépression : "je suis tellement triste, plus rien ne vaut la peine".
    • L’acceptation : "tout va bien se passer"  ".
    Dans le cadre "pétrole", c’est exactement la même chose.
    Les yankees passent du stade du déni, à tous les autres stades, pour finir aux économies d’énergies.

    Et, vu leur retard abyssal, finalement leur évolution sera facile, en tout cas, beaucoup moins douloureuse qu’il n’y paraitrait à première vue (et qu’on leur chantait).
    Il faut dire, que dans beaucoup de cas, les personnes sont "coulées dans un moule", dont il n’est pas facile de s’échapper et qui en même temps étonne ceux qui sont "en dehors" de ce moule.
    Les américains apparaissent comme des gaspilleurs, des cochons, même vis-à-vis des européens, beaucoup plus frugaux en énergie.
    Pourtant eux-mêmes, pourraient faire beaucoup plus en la matière, comme d’ailleurs, la totalité des pays.
    Mais, dans tous les pays, il existe des moules.
    Qui fait le moule ? Le lobby, les gouvernements qui vous disent de consommer tranquillement, qu’on trouvera toujours une solution (gouvernement Bush), qu’on a le nucléaire (gouvernement français), qu’on a la mer du Nord (Britannique), qu’on a le charbon… Tous, des bonnes raisons pour ne pas économiser…
    Ce "Mode de Vie", c’est aussi des rentes, des dimes considérables au profit de nouvelles églises que sont les compagnies énergétiques.
    Mais, pas seulement les énergétiques.
    Renault s’attend à des jours "difficiles",mais , ce sera 100 %  la faute de Renault.
    Comme la déconfiture de General Motors est la faute à 100 % de General Motors
    Il était "dans leur intérêt" de vendre les plus gros véhicules possibles, le plus cher possible.
    Ils ont totalement négligé de développer le petit véhicule de rien du tout, qui ne consomme rien du tout, et le réseau commercial a (bien) fait le reste : il a convaincu qu’il fallait acheter SUW, 4X4 et tout le cafouillefoutra aussi coûteux qu’ inutile.
    L’évolution est la même en  Europe et aux USA, elle est simplement beaucoup plus visible aux USA.