Auteur/autrice : patrick reymond

  • La problèmatique économique.

    La problèmatique économique.

    Images Un article de Doug Noland, traduit sur contreinfo, permet de saisir mieux l’architecture du monde.
    L’économie dite "de service" est une économie de bulle, un vaste pipotron.
    Rien n’existe sans l’industrie, et on peut aller plus loin, rien n’existe sans agriculture.
    Beaucoup de services, d’ailleurs à haute valeur ajoutées, dépendent d’un pétrole bon marché.
    Les économies d’un certain nombre de pays sont appelés, au cours des deux prochaines années, à s’évanouir comme un mirage.
    Les déficits extérieurs, indiquent le niveau réel des performances économiques de certains pays : Espagne, Grande Bretagne, USA et dans une moindre mesure, France.

    L’évanouissement de la bulle de crédit, pulvérise simplement des secteurs d’activités, complètement inutiles.
    Un article de l’Hebdomadaire "Marianne" dresse un tableau assez fidèle : "la très grande peur de l’américain moyen : s’appauvrir".
    En 1970, il fallait pour un couple, un salaire pour vivre. Les dépenses contraintes constituaient la moitié des dépenses, les dépenses discrétionnaires, l’autre moitié.
    Aujourd’hui, avec deux salaires, les 2/3 passent dans les dépenses contraintes, le 1/3 dans les dépenses discrétionnaires.
    Le sénateur Sanders, seul "socialiste" au congrès a dressé un tableau apocalyptique de la disparition de la classe moyenne. Ce tableau, désormais, inquiète, même les millionnaires du congrès.
    Ce tableau, est aussi décrit  dans un article de R. Bonnaterre dans ce blog: "Etats-unis : la consommation en produits pétroliers en net recul sur les 4 premiers mois de l’année".
    Il s’agit de la pire manière de réduire la consommation, c’est de ne plus consommer par pauvreté, et non par diffusion du progrès technique.
    Le recul de la consommation, est, en effet, bien trop violent pour être le résultat d’une amélioration et du renouvellement des parcs automobiles, de machines, d’équipements ménagers ou autres, même si cela se fait.
    Mais  il n’y a pas d’outil industriel capable de répondre à la demande en matière de produits sobres.
    C’est particulièrement visible dans l’automobile, mais cela touche tous les secteurs. 
    Ce recul est imputable d’abord à des économies sur les dépenses contraintes et au commencement de disparition de secteurs superflus (transports aériens).

  • Construction d’un deuxième EPR.

    Construction d’un deuxième EPR.

    Images N. Sarkozy ne peut donc rien refuser à Bouygues, un deuxième EPR sera construit en France.
    Le réchauffement climatique en est la justification, le but étant de devenir "exportateur d’électricité".
    Le développement économique du nucléaire a montré ses limites.
    La France exporte de l’électricité à bas coût, en importe une chère, au moment des pointes, globalement, la balance est déficitaire.
    Le Grenelle de l’environnement était censé donner le "la".
    C’était les nouvelles technologies et les économies.

    On peut très bien, faire fonctionner les centrales nucléaires existantes jusqu’à leur démantèlement, sortir du nucléaire et réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre.
    En ce qui concerne d’ailleurs l’incompétence des constructeurs, elle est abyssale, que ce soit en Finlande ou en France.
    Les deux chantiers en cours sont, il faut bien le constater, des foirages infâmes.
    En même temps, il faut aussi voir les limites de la politique engagée.
    2 sont nettement insuffisants, combien en faudrait il donc ?
    C’est, le contraire d’une politique, qui demande du souffle, de la durée et qui semble très bien engagée.
    Il s’agit d’impulser un rythme de changement technique plus rapide.

  • Europe de l’est : la déconfiture…

    Europe de l’est : la déconfiture…

    Images La déconfiture US est évidente en Europe de l’est.
    La diplomatie américaine était triomphale, il y a deux jours, défaite aujourd’hui.
    Les boucliers allaient être installés en Pologne, le radar en république Tchèque.
    Il est vraisemblable qu’il n’y aura, ni l’un, ni l’autre.
    Pourquoi ? Parce que certaines diplomaties, russes, ou iraniennes, sont, de fait, beaucoup plus habiles que la diplomatie US.
    A l’effondrement de l’union soviétique, le crédit américain était grand dans ces pays, on parlait même "d’allégeance automatique", face à la "vieille Europe", plus circonspect dans un soutien aux USA, qui était quand même, grand.

    C’est d’ailleurs, ce sentiment américain de bénéficier du soutien de "béni-oui-oui", ici, comme dans les pays arabes, qui les pousse à la faute.
    Les pressions US en vue d’établir le bouclier ont rappelés le précédent soviétique sur les pays du bloc de l’est, expérience douloureuse et encore fraiche.
    En outre, personne ne se sent en mesure d’aller chatouiller la Russie pour des problèmes inexistants, une Russie qui joue habilement de ses atouts stratégiques en matières de gaz, de pétrole, d’uranium et de matières premières.
    On peut faire le même constat pour la république d’Iran qui peut, elle, en plus, manipuler des masses arabes fort hostiles à leurs propres gouvernements, alignés sur les USA de manière forte.
    La tendance à dire : nous sommes les plus forts, on doit nous obéir, est très limitée intellectuellement parlant, et en plus très limitée physiquement parlant, quand les adversaires, utilisent des techniques de guerre asymétriques.
    Une diplomatie, dans l’optique d’une puissance dominante, devrait servir à économiser ses forces, accepter des doses diverses d’autonomie locale des différents états sujets.
    Il n’en est rien, on demande l’obéissance totale, le petit doigt sur la couture du pantalon.
    La diplomatie n’est que la justification de l’existence et de l’utilisation d’un appareil de guerre, qui, à force d’être trop utilisé et distendu, perd toute efficacité.
    La tentation désormais est grande et les tentatives à tous niveaux de plus en plus nombreuses, pour s’éloigner d’une allégeance automatique, qui finit par peser, et on voit de manière de plus en plus évidente les limites des pressions.
    Cela risque désormais, de devenir très à la mode, de cracher sur la figure des diplomates américains.
    Le pouvoir de manipulation a des limites, face au vrai pouvoir des producteurs d’énergie.

  • Inertie politique aussi…

    Inertie politique aussi…

    Images_6 Un pouvoir politique et économique dans sa phase terminale se distingue justement par l’absence de vouloir dont découle une absence de pouvoir.
    Selon le témoignage lundi de 4 analystes au congrès américain, le prix du carburant au détail pourrait baisser de moitié en limitant la spéculation sur les marchés à terme de l’énergie.
    "La spéculation sur l’énergie est devenue une activité en plein essor et il est temps que le gouvernement intervienne,  ".
    l’ennemi est désigné clairement, et c’est le système économique dans son ensemble qui est mis en cause.

    La réaction est pitoyable :
    "La spéculation est la racine du capitalisme  ".
    Faux. La spéculation est antérieure au capitalisme, le capitalisme peut exister sans spéculation (cas des trente glorieuses), et la spéculation sans le capitalisme (tout le monde spéculait sur tout en URSS) tel qu’il est conçu actuellement.
    La spéculation, présenté comme le "nec plus ultra" est un art de décervelé complet.
    Elle repose sur un schéma simple et basique.
    Le développement industriel, la machine étatique sont autrement plus développés.
    L’alibi du réchauffement climatique et de la réduction des consommations est aussi mis en avant pour ne rien faire.
    En réalité, cela ne prouve que la collusion entre pouvoir politique et complexe pétrolier, spéculateurs, qui se remplissent les poches sur le dos des consommateurs.
    Les mesures pour réduire la consommation auraient pu être prises depuis fort longtemps, par le pouvoir politique.
    On a vu, en France, l’impact des mesures Bonus/malus sur les véhicules, et ceux des crédits d’impôts dans le bâtiment.
    Toute une palette de mesures de réductions aurait du être pris, il y a 25 ans. On a préféré  donner la liberté aux spéculateurs de se remplir les poches. 

  • Banque mondiale : c’est la faute aux biocarburants.

    Banque mondiale : c’est la faute aux biocarburants.

    Images_5 La famine mondiale est directement dûe aux biocarburants.
    C’est le point de vue de la Banque Mondiale, mais le rapport n’a pas été publié : " Il mettrait la Banque mondiale en situation conflictuelle avec la Maison Blanche  ".
    La hausse des consommations des pays en développement, les mauvaises récoltes ont certes eu un rôle, mais relativement marginal.
    En ce qui concerne la hausse totale, qui atteint, de 2002 à 2008, 140 %, 75 % sont dus aux biocarburants, 15 % à l’augmentation des intrants pétroliers.

    On peut aussi citer, mais c’est difficilement quantifiable, la destruction des agricultures du tiers monde, notamment en matière vivrière, l’extroversion, l’interdiction de l’investissement agricole, au nom du libéralisme économique.
    Georges Walker Bush, n’a donc rien à envier à Joseph Vissarianovitch Staline, il était président en 2002 et est donc directement et personnellement responsable de chaque mort de faim, de part le fait qu’il administre le plus gros producteur agricole au monde.
    Sont coupables avec lui, tous les responsables du système économique en place.
    A une différence prés. Ils ont beaucoup plus tué et à plus grande échelle que J. V. Staline, qui lui, faisait figure de petite main.
    Ils ont reproduit la famine irlandaise de 1847, à l’échelle mondiale.
    Qui a dit que le "pacte de famine" n’existait pas ? Il est en réalité d’une simplicité biblique. Une poignée de spéculateurs s’en mettent plein les poches, au dépend de la population, pendant que les autorités politiques laissent faire.

  • Enrichissement iranien en suspens.

    Enrichissement iranien en suspens.

    Images_2 L’Iran joue finement sa partie diplomatique.
    "aurait été prise la décision d’accepter la proposition de « gel contre gel » du groupe 5 +1, tout au moins pour entamer des négociations préliminaires  "(6 semaines).
    L’Iran n’augmenterait pas son activité d’enrichissement de l’uranium, mais ne l’arrêterait pas non plus.
    Seraient gelés aussi les nouvelles sanctions prévues.
    L’enrichissement serait suspendu pendant les négociations officielles(6 mois), ce qui nous conduit en 2009.

    Ce point de vue a double détente renvoie le président US dans les cordes pour deux raisons.
    Pendant ce temps, tout motif d’attaque contre l’Iran tombe, bientôt un autre président sera en exercice, le but de gagner du temps est évident.
    Deuxième motif de satisfaction, la présidence US, est, de fait, renvoyée devant son urgence du moment, la crise économique, les dirigeants, devant leurs contradictions économiques et leur dogmatisme libéral.
    De fait, le dossier moyen-oriental risque de s’effacer outre atlantique, dans les profondeurs de la dépression.
    Le gros du dossier de la présidentielle US sera donc économique.

    Image :  à vendre, sabre de bois, beaucoup servi, cause dépression.

  • Hypertrophie de l’ego.

    Hypertrophie de l’ego.

    Images Abdel trouve gonflés les dirigeants nord américains de diriger leur sébille en direction de Moscou, en vu de se renflouer, alors que la politique américaine est faite d’agressivité et d’expansionnisme vis-à-vis de la Russie.
    " comment peut  on déranger la Russie et ensuite lui faire la manche ? Il faut vraiment avoir du toupet !"
    Audiard répondrait que les cons ça ose tout, que c’est même à cela qu’on les reconnait.
    On peut avoir plusieurs réponses qui se recoupent sur le sujet.
    D’abord, le projet de base antimissiles installé en Pologne est l’oeuvre d’un cercle de pouvoir, le complexe militaro-industriel.
    La demande US émane d’un autre cercle de pouvoir, le cercle financier.
    Dans un pouvoir qui globalement se décompose, les différentes composantes agissent indépendamment, concurramment les unes des autres.

    En voila l’exemple éclatant.
    La totalité des cercles américains n’en sont pas encore aux prémisses de la pérestroïka et de glasnot.
    Ils vivent, dans leur optique, dans le meilleur des mondes.
    En conséquences, ceux qui refusent ce meilleur des mondes sont des ingrats qui les ont beaucoup déçus : Vénézuéliens, Iraniens, Russes…
    En conséquence, il faut propager, sinon imposer leur système économique dans le monde.
    Ceux qui l’acceptent sans broncher sont des amis, les autres sont à punir.
    D’après le site "De Defensa", c’est un sentiment d’ inculpabilité total, quoiqu’il puisse se passer, qui prévaut aux USA.
    Le "modèle" américain, suivit à la lettre prêt en Grande-Bretagne, et dans certains cercles français n’a pas encore été effleuré par le moindre doute.
    La société est en train de bouger sans son aristocratie, et même, contre elle.
    En outre, on peut voir aujourd’hui, le gouvernement américain, complètement ridiculisé en Pologne, par le refus du bouclier anti-missile, alors qu’hier, la diplomatie se félicitait des pourparlers.
    Pour faire simple, à Washington, on prend ses désirs pour des réalités…
    La vraie puissance en Europe de l’est a parlé, elle possède du gaz, du pétrole, des ressources.
    Les USA n’ont plus rien que le bla-bla.

  • France : croissance de l’éolien.

    France : croissance de l’éolien.

    Images_3 Le 31 mai 2008, la puissance installée en éolien atteignait 2500 MW, soit une multiplication par 10 en 5 ans.
    Les champions incontestés en la matière restant allemand (22 200) et Espagne (15 100).
    Suivant les projections, la puissance installée devrait être de 5 000 MW en 2010 et 7 000 en 2012.
    Seul, 0.8 % de la consommation intérieure sont produits par l’éolien.
    "Sous réserve d’un développement géographiquement équilibré, on estime que 20 000 MW d’éoliennes est équivalent à 4 000 MW de moyens de production thermique.  "

    Bien sûr, le principal problème reste de réduire les consommations énergétiques, tâche à laquelle aucun gouvernement ne s’est réellement attaqué.
    Si la vitesse de progression de la consommation électrique s’est ralentie (à partir de 1980 et surtout 1990), c’est au corps défendant du gouvernement, attaché à faire plaisir aux grandes firmes, notamment par la construction d’un deuxième EPR, nanard d’entre les nanards, résultant d’une technologie antérieure à la plupart d’entre nous.
    Bien entendu, comme les réserves d’uranium défaillent, que dans le meilleur des cas, les investissements, tout au long de la chaine ne se font pas, la relance du nucléaire est illusoire.
    De plus, deux EPR, pour répondre aux besoins énergétiques français, c’est trop peu.
    Pour prototype, c’est trop.
    Le nucléaire désormais, va naviguer entre galéjade (l’inénarrable mine de cigar lake, par exemple) et drame.

  • La guerre d’Iran n’aura pas lieu.

    La guerre d’Iran n’aura pas lieu.

    Grognard Le garnement, le galapiat, l’agité de service, le président quoi, vient de se faire rappeler à l’ordre, par un vieux grognard, l’amiral Mullen (Et oui, aux USA, le grognard, ronchonscrogneugneu, c’est un marin).
    "This is a very unstable part of the world and I don’t need it to be more unstable  ", et l’amiral refuse, à l’instar de la totalité du Pentagone, civil comme militaire, une confrontation avec l’Iran.
    Pour lui, les conséquences seraient totalement incalculables, par la fermeture d’Ormuz, et le sort de la marine américaine (ce n’est pas dit clairement, mais la marine US s’attend à être décimée en cas de confrontation).
    D’ailleurs, à l’intérieur de l’administration américaine, R. Gates est lui aussi, absolument opposé à toute guerre.

    On peut dire que ce paramètre aura des répercussions importantes.
    Le président et le vice-président sont isolés dans leur volonté guerrière.
    Sont isolés aussi, de la même manière, les faucons israéliens, et les israéliens sont eux-mêmes, sur la question, divisés.
    Les bruits de bottes n’entraineront donc pas une flambée carabinée du prix du pétrole.
    Le prix actuel du baril est en train de créer une dépression et mieux, un électrochoc, notamment aux USA, sur la consommation énergétique.
    Le cauchemar des saoudiens est en train de se réaliser. C’est la forte baisse de la consommation qui s’annonce, d’abord par la dépression, ensuite par un changement de mentalité, enfin par une politique d’économies d’énergies.
    Le seul problème est que cela se passe, très tard.

  • American Graffiti : la Fin

    American Graffiti : la Fin

    Images_3 Un article (merci à Abdel), signalant la fin d’American Graffiti, ou l’habitude de faire le tour de la ville en voiture pour les jeunes.
    "La flambée du prix de l’essence est trop récente pour que les statistiques gouvernementales reflètent cette nouvelle tendance, mais les chiffres montrent une chute générale de la demande  "…
    Manque de moyens pour se payer le permis, manque de moyens pour se payer le plein, reste le plaisir de la ballade à pieds.
    D’ailleurs, "la police constate une baisse considérable de la circulation les vendredi et samedi soir  ".

    Gageons que l’indice de bonheur ne changera pas pour autant car les adolescents ont vite trouvé un autre moyen de se retrouver.
    L’intérêt profond de ce rite était absolument nul et ne satisfaisait que les pétroliers.
    Gageons que nous allons trouver bien d’autres "rites inutiles" dont nous pourrons nous passer sans aucun problème.
    Gageons aussi que la mortalité routière, le samedi soir a du considérablement baisser.