Auteur/autrice : patrick reymond

  • USA 2008…

    USA 2008…

    Images_4 La première puissance mondiale vit des heures difficiles.
    Hors effet de propagande, sa population n’en peut plus de son système économique.
    Et les récentes inondations ont aggravés le problème.
    Celui-ci était que le marché alimentaire était tendu, il va, de par les récoltes perdues, l’être encore plus.
    D’abord, la perte physique, mais ensuite aussi, la perte que subissent les citoyens.
    Cette inondation est la pire depuis 500 ans. Pour beaucoup, le risque n’était pas assuré.
    Ils vont faire faillite.
    Ensuite, le système est le "juste à temps". Combien de jours de réserves possèdent les supermarchés ?

    C’est une question qu’on peut poser ici et là-bas.
    Ensuite le transport routier souffre, il n’est plus rentable.
    On dit que la population va regagner les centre-villes ? Idiotie pure.
    En cas de restrictions, de manque, d’inflation alimentaire, il vaut mieux être à proximité des zones de production, et mieux, avoir une petite production soi-même.
    Le modèle d’ailleurs est obsolète : une production faite avec du pétrole grâce à des engrais fabriqués avec du gaz…
    On est donc dans le temps de l’ajustement.
    Les villes étaient triomphantes à l’heure industrielle, moins aujourd’hui à l’heure "post-industrielle", et à l’heure précédente, elles n’étaient que des centres administratifs bourgeois, avec quelques fonctions commerciales et productives.
    le marché peut se charger de l’ajustement. Mais il ne le fait que de manière sauvage.
    Et on peut se rappeler qu’être immense, comme les USA, c’est à double tranchant.
    C’est aussi être perdu dans son immensité.

  • Eoliennes par milliers…

    Eoliennes par milliers…

    Images_2 La Grande Bretagne veut des éoliennes par milliers.
    Le gouvernement va lancer un plan massif, 4000 terrestres et 3000 en mer.
    100 milliards de livres d’investissements à l’horizon 2020, pour arriver à ce résultat.
    Particuliers, collectivités vont être invités à participer à cet effort.
    La puissance passera de 2.4 GW à 33 en 2020.
    L’ampleur de l’ambition est à signaler à Edf, naïve dans l’histoire, si désireuse qu’elle est de s’emparer du nucléaire britannique.

    Dans l’optique du gouvernement britannique, c’est se débarrasser d’un boulet pour faire autre chose.
    En même temps, l’ampleur de la crise économique au Royaume-Uni rend obligatoire une politique de relance.
    Ailleurs aussi.
    En outre, le plan concernera aussi les hydroliennes et le solaire.
    Au pays du libéralisme- roi, celui-ci semble décédé.
    Désormais retour à l’intervention étatique.

  • Scénario catastrophe…

    Scénario catastrophe…

    Armageddon Un scénario catastrophe est évoqué.
    Le dollar continue son effritement, et l’OPEP prévoit un baril compris dans une fouchette de 150 à 170 $.
    Ceci, n’étant que la bas de la fourchette, c’est à dire, une devise américaine qui s’affaiblit, grâce à un Jean Claude Trichet en superforme pour renforcer une crise mondiale déjà bien mûr.
    Bien sûr, le président de l’OPEP précise : "Si la crise arrive à arrêter la production de l’Iran, par exemple, on aurait vraiment une grave situation sur les bras car aucun autre pays dans le monde ne pourrait remplacer la production iranienne  ".
    Immédiatement, en prévoyance des temps futurs, je me mets au cyrillique et prends des cours de russe accélérés.

    Dans ce cas là, impossible de dire à quel prix on arriverait .
    On parle d’un baril à 300 et 400 $, c’est très peu probable, car la consommation s’effondrerait.
    Mais, la plupart des pays n’y résisteraient pas et sans doute, le fatras qu’est l’Union européenne exploserait.
    D’autres prévoient un scénario très noir, Celui d’une crise maximum et qui nous ramènerait à la période 1940-1945.
    Le quotidien des peuples européens, fut, plus que la guerre, une crise énergétique et alimentaire monstrueuse.
    Elle aurait les conséquences suivantes
    – arrêt net de la totalité des pays, plus personne ne va travailler,
    – collapsus des transports,
    – arrêt de l’approvisionnement, y compris alimentaire, y compris médicaments,
    – morts des plus faibles, enfants, personnes âgées,
    En un mot, la civilisation disparait en quelques jours…
    Ou seconde option, on revient à une économie administrée en quelques semaines. 

  • Automobile américaine.

    Automobile américaine.

    Images Les constructeurs américains sont visiblement à bout de souffle. Il y a encore peu, ils faisaient encore, un peu illusion, mais aujourd’hui 26 juin, on peut dire que le glas sonne pour ce qui fut le coeur de la puissance industrielle, et de la puissance tout court, nord-américaine.
    GM coule à vive allure, le titre cède 10 %.
    Le constructeur avait privilégié lobbying et finance.
    L’un et l’autre sont désormais inutiles.
    C’est de l’essence qu’on met dans le réservoir.
    Le marché nord américain est en chute libre et plus encore pour ses propres constructeurs.
    Dans un premier temps, le consommateur exsangue se contente de réduire ses kilomètres, dans un deuxième temps il change de voiture, et les constructeurs japonais, très bien implantés, ont des véhicules nettement moins gourmands. 

    Amtrak, l’opérateur ferroviaire bénéficie d’un afflux de clientèle qui boude aussi les transports aériens, devenus trop chers.
    On parle aussi d’une faillite de Chrysler.
    Les trois grands constructeurs américains sont désormais trois grands malades, dans un pays où tout est bâti pour l’automobile.
    Ces "dépenses de consommations" que sont censés être l’achat de carburant est avant tout, même en écartant la question du montant des taxes, un "prélèvement obligatoire", dans la mesure où, il n’y a aucune ou très peu de solutions pour vivre sans automobile dans un pays développé.
    Eloignement des lieux de travail de ceux de résidence, flexibilité, tout y concours.
    Enfin, pour le moment, car on annonce une forte hausse des produits Wall-Mart, produit à l’autre bout du monde, pour cause de coût de transport qui explose, et de capacités de fret insuffisantes.
    Fin de la globalisation…Tirez le rideau, la crise systémique se poursuit…

  • Estonie en crise…

    Estonie en crise…

    Images_2 Enfin, je ne pouvais pas dire dans le caca, c’était plus imagé, plus vrai et plus parlant.
    On peut sortir d’un empire, et en être toujours. L’Estonie continuait à bénéficier du fait que la Russie se servait de ses ports.
    Maintenant, la Russie se sert de ses propres ports.
    L’Estonie attirait les investissements.
    Avec le cout du transport en pleine hausse, ça devient loin (ce n’est pas correct de dire que c’est le trou du cul du monde), enfin, loin du centre européen.
    Les Estons, rêvent : " Nous avons un projet de liaison maritime depuis la Chine jusqu’ici. ".

    Cela viserait à faire de l’Estonie la base de réexpédition en Europe.
    Seulement, là aussi, on fait l’impasse sur le caractère excentré du pays, le fait que certains ports sont bien mieux placés, l’économie hollandaise en témoigne.
    La croissance est passée de 8 à 2 %, et sans doute ce sera pire.
    En effet, dans le cas d’une crise, les périphéries souffrent plus lourdement que le centre.
    Défiscalisation à outrance et subventions européennes, c’était le souhait de remplacer l’Irlande. Mais les euros sont fatigués, visiblement…

  • Décomposition du pouvoir.

    Décomposition du pouvoir.

    Images Le pouvoir politique US et le pouvoir politique Israéliens sont tellement affaiblis qu’ils ne contrôlent plus leurs armées.
    Il n’y a plus personne au tableau de commande. Le pouvoir est discrédité.
    L’Iran et son nucléaire n’est pas la question fondamentale, comme le croient certains.
    Les bellicistes veulent instrumentaliser la guerre contre l’Iran pour pérenniser leur pouvoir, celui d’une clique militaro-industrielle.
    Mais, en ce qui concerne les USA, ils tombent sur un os.
    En effet, globalement, non seulement l’armée US "traine les pieds", mais s’ autonomisant tout à fait, elle mène sa propre politique.

    On tire autant, donc à hue qu’à dia, et les intérêts US et israéliens divergent fondamentalement.
    Une fraction du pouvoir US veut la guerre contre l’Iran, une autre veut la normalisation, en tout cas, les ressources énergétiques iranienne intéresse les deux factions.
    Une manoeuvre israélienne à grand spectacle a eu lieu, dont on ne sait finalement rien, au moins sur ses finalités.
    Au même moment, l’amiral Mullen va en Israël. Il est adversaire de la guerre contre l’Iran.
    On ne sait même pas qui il représente, son gouvernement, ou une faction.
    De l’autonomisation, à la prise du pouvoir, il n’y a qu’un pas.
    Temps propices, la crise systèmique s’accroit, la crise énergétique, financière, immobilière et alimentaire.
    De quoi propulser des dizaines de Bonaparte au Zénith.

  • La question de la distance.

    La question de la distance.

    Images_2 J’avais consacré un article à la Pologne, et au manque de rentabilité de son transport routier.
    Certains ont traité la Pologne de boulet, d’autres se sont indignés de ce propos. Qu’en est il ?
    Au point de vue transport, la Pologne avait une port de sortie peu couteuse. C’était Danzig (Gdansk).
    La ville exportait les denrées polonaises qui étaient collectées par le bassin de la Vistule. Jusqu’à récemment, il n’y avait pas de meilleurs moyens de transport que le transport fluvial et après le transport maritime. On s’aperçoit dans les comptes du moyen-âge, de la renaissance et d’après, que quelques kilomètres de route coûtaient aussi cher que des milliers de kilomètres en bateau.

    Alors, à l’heure actuel, quelle est le problème de la Pologne ? C’est le problème de la distance. L’ouest n’avait, à l’heure actuelle, pas ce genre de problème, le réseau est court, dense et cohérent. En Pologne, la situation s’inverse. le réseau est déjà grevé par les frais de transport, il est long, lâche, même s’il a de lma cohérence. Et c’est pire si l’on s’enfonce en Ukraine. On retombe sur la donne transport, quelque fut le régime politique.
    L’Europe de l’Ouest, c’est finalement petit et bien déservi. Le coût du transport aussi y augmente, mais en Europe de l’est, la crise est plus grave.
    L’union européenne, s’est, de fait effectivement mis un "boulet" au pied avec l’Est.
    Boulet n’est pas péjoratif dans le sens que je lui donne.
    La densité de population y baisse, les données géographiques y sont plus exigeantes.
    L’axe de développement européen est l’axe rhénan où les communications ont été TOUJOURS plus faciles.
    Mais en votant l’extension sans fin de L’union, les hommes politiques européens ont négligés la géographie et le possible.
    Les fais sont têtus, et un réseau ne se bâti pas en 15 ans mais plutôt en 50, ou plus, et il ne fait pas bon négliger la géographie. La Vistule structure la pologne, et la Vistule ne regarde pas l’Europe.
    L’Irlande va apprendre que finalement, elle est loin. La Pologne que le transport routier, c’est ruineux, les balkans, c’est comme le massif central, difficile…

  • Deux de tension…

    Deux de tension…

    Images_3 Eric Woerth fait encore des siennes.
    Avec un aplomb sans pareille, il affirme que le bonus malus automobile coûte cher à l’état.
    On peut lui faire remarquer que la bêtise lui coûte encore plus cher.
    Tout d’abord, chaque vente de véhicule neuf RAPPORTE à l’état via la tva et c’est  largement supérieur au 200 millions d’euros du bonus/malus.
    Que sans ce bonus/malus, il eût été douteux que le marché automobile se comporte aussi bien.
    C’est un des rares points de croissance de l’économie française, faut il le souligner, celle-ci serait, sans doute, tombée à zéro.
    Monsieur Woerth est incapable de dire combien de voitures se seraient vendues sans cette mesure, et donc, le montant indiqué est complètement farfelu.
    En outre, il n’est pas indifférent de passer de véhicules qui consomment 8 litres au cent à 5 litres.

    Peut être M. Woerth pleurera t’il son manque de TIPP ?
    Perdu dans son idéologie grotesque, ce gouvernement fait tout pour arriver à la dépression.
    Bridage des salaires, bridage du SMIC, nouvelles et sempiternelles mesures d’économies à la sécurité sociale, grâce à une politique particulièrement incompétente, la croissance mesurée baisse et s’étiole.
    Car, ce n’est pas une "politique" que de vouloir équilibrer les finances publiques, c’est du décervelage.
    Un état assure la conjoncture, c’est AUSSI sa fonction.
    En refusant d’accomplir les fonctions de régulation, on revient à l’état naturel, c’est à dire la guerre, comme il est visible dans le 1/3 monde.
    On peut arriver aussi aux révolutions, coup d’état, et autre joyeusetés.
    Mais, bien sûr, les gouvernants, à la veille de chaque évènements de ce type sont toujours persuadés qu’ils sont impossibles.
    Quand à la solution, pour "tenir ses finances", l’état devrait frapper monnaie à son propre compte et non l’emprunter à des banquiers qui le fabriquent à coût nul, et le font payer 4 %.

  • Pologne : manque de rentabilité.

    Pologne : manque de rentabilité.

    Images Le transport en camion devient non rentable.
    La moitié des transporteurs polonais risquent la faillite. La Pologne possède une flotte de 120 000 camions, et là, on redécouvre les distances.
    La perte moyenne mensuelle  est de 3000 zlotys par camions (890 euros) et ils demandent diverses mesures de soutien, sans changer réellement la donne.

    Car la crise du transport est mondiale, et c’est à ce moment que la SNCF veut réorganiser son activité fret, alors qu’elle n’avait rien à faire pour lui voir regagner des parts de marché. On ne saurait être plus stupide.
    En même temps, en France, les tribunaux criminalisent les mouvements sociaux, même si, dans ce cas d’espèce, ce sont des syndicats patronaux qui sont sur la sellette.
    " Le tribunal de grande instance de Dijon a condamné les dirigeants syndicaux à 200 euros par heure de blocage en cas de nouvelle action. L’Unostra va faire appel ".
    On va loin dans le n’importe quoi. On condamne par avance.
    Grâce à ces juges, la république bananiére est en bonne voie.
    Il ne leur est pas venu à l’idée qu’ils empiètent sur le pouvoir législatif, et qu’en même temps, c’est au pouvoir exécutif d’assurer la libre circulation des biens.
    ça va tirer à larme lourde entre branches du MEDEF. L’Unostra va découvrir aussi que quand on ouvre une boite de pandore (la criminalisation à outrance), dont elle se félicitait quand elle concerne les salariés, on finit toujours par en être victime soi-même.
    Dans le cas d’une crise énergétique, en plus, il y aura un sérieux écrémage.

  • Le décrochage des sols.

    Le décrochage des sols.

    Images_3 En France, 1/3 des sols cultivables ne sont pas cultivées, car souvent pas mécanisables.  C’est, sans doute un atout pour l’avenir, car les sols n’en peuvent plus.
    On atteint le seuil du "tout pic", et les délires sur la démographie veulent cacher que nous ne serons jamais 9 milliards sur terre, car la natalité s’effondre.
    Le seul problème, c’est que "Les sols n’en peuvent plus. Nous sommes au bord de l’abîme et, si cela continue, il y aura des famines ".
    On n’invente rien, ce cas de figure s’est déjà produit, en Europe, en Asie, en Amérique.
    Certaines régions ne s’en sont pas remises, d’autres se sont reconstruites.

    Pollution, urbanisation, pesticides, érosion, déforestation, irrigation, voilà les problèmes.
    Certains ne sont guère neufs depuis l’empire maya, l’empire cambodgien ou la France du 14° siècles, seul la pollution et les pesticides sont des créations récentes.
    En réalité, aussi, c’est un modèle de développement qui est en crise.
    Ces terres malades, sont les plus "intéressantes" au niveau de la production agricole, car celles produisant au moindre coût.
    Souvent dans le monde, les terres ne sont pas exploitées, car souffrant de "défauts" : pas mécanisables, pas "intégrables" à de grandes exploitations, nécessitant une aide constante des états, par des prêts à bas taux, des semences, de l’outillage…
    Mais qui permet à une population de se nourrir, et comble de l’horreur, de négliger le marché et priver le pays de 2 ou 3 milliardaires/millionnaires de l’import/export.
    L’exemple de la terra-preta au Brésil est significatif aussi : des peuplades primitives ont su produire, il y a des centaines d’années, une terre 800 fois meilleur que le sol naturel.
    A l’heure actuelle, on ne sait pas comment le reproduire.