Auteur/autrice : patrick reymond

  • Rejoindre (complétement) l’Otan.

    Rejoindre (complétement) l’Otan.

    Images_2 La dérive guerrière et impériale, le complexe militaro-industriel ne concerne pas que les USA.
    Elle concerne aussi la France et elle a les mêmes traits, on réduit la taille de l’armée, pour pouvoir projeter à l’extérieur un corps réduit, mais fortement armé.
    C’est une dérive impériale, visible dans le budget.
    Il ne sera pas réduit, mais la taille de l’armée, si.
    Cela consiste à créer un corps de projection, pouvant être utilisé à l’extérieur, comme à l’intérieur, pour briser toute résistance.
    Elle a pour but de maintenir la dépendance impériale aux afflux extérieurs, notamment énergétiques.

    Bien sûr, ce projet de Nabot-léon échouera.
    D’abord parce que l’Otan, comme toute alliance trop vaste est un foutoir et une pétaudière, et, par machiavélisme involontaire, Nabot-léon, va finir de casser le jouet.
    En effet, elle ne sera pas renforcé par la France, mais ce qui sera accru par sa présence, c’est le bordel ambiant de cette bureaucratie irresponsable. 
    Foch disait en 1918 qu’il n’avait plus la même considération pour Napoléon depuis qu’il avait vu ce qu’était une coalition.
    Nabot-léon parle d’un fantasmatique terrorisme auquel plus personne ne croit.
    La seule réalité est que les forces armées sont adaptées à leur nouvelle mission : défendre le système économique en place, l’empire, en même temps que les approvisionnements énergétiques.
    le seul hic, c’est que ces "forces" sont ridicules et épuisées qu’elles ont perdues la face, opposées à des adversaires bien moins armés, mais déterminés, et que finalement 150 000 hommes (corps de bataille américain), 30 000 (corps de bataille britannique) et 30 000 (corps de bataille français), c’est suffisant pour briser une armée, mais pas une nation, si faible fut elle.

  • Le petit paysan, le désert et le marché…

    Le petit paysan, le désert et le marché…

    Images Il n’y a rien d’inéluctable. Un petit paysan burkinabé a vaincu la désertification, la faim et l’ inéluctabilité de la mondialisation du libre-marché et de la libre entreprise.
    Installé sur des terres dégradés, il les a remis en état, obtenant des rendements supérieurs aux voisins.
    Comment ?  En protégeant ses terres : "Il s’agit de techniques paysannes traditionnelles, améliorées par des techniciens agricoles  ". Le vieux mur de pierre paysan, quelques plantations, pour empêcher le ruissellement et récupérer et stocker l’eau, ainsi que quelques mares.
    Le coût ? Dérisoire. Le résultat : "On stoppe la désertification, on augmente la fertilité des terres, donc les rendements des céréales et du fourrage pour le bétail, on récupère de la biodiversité  ".

    130 euros par hectares pour obtenir un tel résultat, un investissement très bas, un peu de matériel, cette évolution concernerait 9 % des terres du burkina faso.
    On parle de "bocage sahélien", et on voit son efficacité. A contrario, on voit les problèmes que causent, même en France, la destruction du bocage.
    Quand aux effets sur la vie villageoise, ils sont clairs : c’est le développement local, or tout "bienfaits" de la globalisation.
    Le marché alimentaire reste local, et on revient au paradigme ancien : vie frugale, mais, hors accident climatique important, la famine ou la disette n’existe pas.
    Bien sûr, la consommation villageoise économise notablement tous les frais et dépenses de manutentions, notamment énergétiques.
    Ce phénomène semble plus discret en occident, mais existe bel et bien.
    A l’heure actuelle, sans potager familial, des familles ne mangeraient pas.
    Productions et consommations locales sont les premières clés pour résoudre la crise de l’énergie.

  • Transport aérien : pour riches uniquement ?

    Transport aérien : pour riches uniquement ?

    Images Le Devoir (journal canadien) pose la question clairement : devant l’envolée du prix des transports aériens, est-ce que celui-ci ne va pas (re)devenir un transport pour riches uniquement.
    En réalité, la réponse est évidente, c’est déjà un transport de gens riches, et il faudra simplement être encore plus riche pour l’utiliser.
    Les tarifs augmentent, le pouvoir d’achat, dégringole et entre les vêtements, les loisirs, l’alimentation et les transports aériens, c’est une question de choix et d’arbitrages qui ne se fera pas à l’avantage des déplacements par avion.

    La désolvabilisation progressive des classes moyennes a déjà inversé la tendance.
    Toutes les compagnies sont en difficultés, plus ou moins graves, dans le meilleur des cas on espère voir crever le voisin, et dans le pire (USA), on en appelle à l’interventionnisme de la puissance publique.
    Dans tous les cas de figures, l’infrastructure aéroportuaire que certains estimaient insuffisante il y a peu, devient trop grande et trop large.
    Cette évolution sera ravageuse pour certains pays vivant du tourisme.
    Pour le mythique "homme d’affaire", on verra, à l’égal de ce qui se faisait autrefois, que le déplacement n’est ni vital, ni obligatoire et que d’ailleurs, une simple crise économique fait que ces dépenses "indispensables" de déplacement deviennent des pantomines inutiles.

  • Syrie : rapprochement asiatique.

    Syrie : rapprochement asiatique.

    Images La Syrie tente des rapprochements. Mais, pas comme le voudrait l’occident, pas avec lui.
    Avec L’ Inde, la Chine, la Russie et reste en bons termes avec l’Iran.
    La Russie a réarmé l’armée syrienne, renforce les capacités du port de Tartus et de Latakia.
    Ces ports, ils faut clairement le dire, sont déterminant en cas de guerre pour l’approvisionnement énergétique (ils sont à proximité du terminal Bakou-Tiflis-Ceyhan).
    Face à l’occident, la Syrie devient clairement un poste avancé.

    Pendant ce temps, les projets de constructions de gazoducs, les investissements peuvent désormais très bien regarder l’Asie et non plus l’occident.
    La seule sécurité énergétique occidentale, vient paradoxalement de Russie. Tout son réseau est tourné vers l’Europe, et il serait très couteux de l’orienter différemment.
    Chine et Inde ont rachetés au Canadien pétro-canada sa participation dans les champs gaziers et pétroliers d’ Al-furat.
    Nos hommes politiques ne nous le disent pas. Loin d’être en admiration devant l’occident, les poids lourds du monde recherchent leur équilibre sans lui.

  • « L’avenir est à la voiture électrique »…

    « L’avenir est à la voiture électrique »…

    Images_3 Déclaration étonnante du PDG de Volkswagen, Martin Winterkorn :
    " dans les prochaines années, nous n’allons pas passer outre le moteur essence et diesel, mais l’avenir appartient à la voiture électrique ".
    Sans avoir une once de médisance (vous me connaissez), c’est étonnant comme la flambée des prix du pétrole rend possible ce qui, hier, ne l’était pas.
    Mais, comme pour beaucoup de chose, ce qui est rompu, c’est un deal.

    Les constructeurs automobile avaient un deal avec les pétroliers.
    Une demande captive, pour des prix pas trop élevés.
    Mais, ceux-ci sont devenus trop gourmands, c’est toujours le cas avec un pouvoir d’essence mafieuse, tôt ou tard, un veut plus que sa part.
    C’était aussi le deal avec tout un tas de corps de métier.
    C’était aussi le deal avec les pays pétroliers.

    En même temps, on comprend mieux la hantise des pays de l’Opep qui ne veulent pas brader leurs ressources et en même temps, paralyser les économies d’énergies et les nouvelles technologies.
    Ni trop, ni trop peu devrait être leur devise.
    Or, là, on a dépassé la mesure

  • FAO et crise alimentaire.

    FAO et crise alimentaire.

    Images La conférence de la FAO s’est tenue à Rome du 3 au 5 juin.
    On tourne autour du pot et du politiquement correct.
    En effet, on parle de 850 millions de personnes malnutris avant la crise alimentaire et de 100 millions de plus, après.
    Pour une augmentation de plus de 50 % des prix, beaucoup de ménages n’ayant pas ou peu d’épargne, on est TRES en dessous de la vérité.
    Une extension de la malnutrition de 850 à 4 000 millions de personnes serait plus vraisemblable.
    L’épargne, étant, de plus très concentrée, on voit mal comment certains arriveraient encore à se nourrir.

    Dans un pays, soi-disant riche, comme la France, il faut bien se rendre compte que plus de la moitié des ménages n’ont aucune marge de manoeuvre.
    De plus, à l’allure où la natalité évolue, la décroissance démographique mondiale commencera dans peu de temps.
    60 % de l’humanité vit dans des pays ou l’indice de fécondité par femme est inférieur à deux.
    Au rythme actuel, tous les pays seront arrivés à ce stade en 2025.
    Le problème est donc politique, il n’est pas un problème de surpopulation.
    L’organisation économique actuelle ne permet tout simplement pas de répartir suffisamment de revenus pour nourrir tout le monde, et les aberrations nous crèvent les yeux : les pays africains, généralement encore sous peuplés, n’arrivent pas à se nourrir, tandis que certains demandent de l’aide à l’Inde, qui elle a une forte densité de population, mais dispose de techniciens, d’ingénieurs et de savoir faire pour cultiver le riz et peut même provisoirement leur en fournir…
    Le choix est très clair : l’ OMC est un club de décérébrés et seuls des politiques de développement simple, privilégiant l’agriculture de subsistance familiale est une base de développement réelle.
    Une fois ce choix fait, certains problèmes (immigration  et sous développement) seront très relativisés. 

  • L’élimination des USA.

    L’élimination des USA.

    Images "La crise qui pointe pour les Etats-Unis est la perte de son rôle de devise de réserve mondiale.
    Une fois que le dollar aura perdu ce rôle, le gouvernement des Etats-Unis ne sera pas capable de financer ses opérations en empruntant à l’extérieur et les étrangers cesseront de financer le déficit commercial massif des Etats-Unis. Cette crise éliminera les Etats-Unis en tant que puissance mondiale.  "
    Cette phrase est de Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint au trésor de l’administration Reagan.
    Pour lui, le prix du pétrole n’exprime qu’une création monétaire débridée, alliée à la faiblesse du $.
    Celui-ci semble être entré dans une crise terminale.

    Les citoyens souffrent d’une désolvabilisation, d’un taux d’inflation truqué et d’une manière générale, d’un niveau de vie stagnant.
    La sous évaluation du taux d’inflation montre une récession réelle engagée depuis 2000.
    D’ailleurs, on peut se demander si nous ne nous trouvons pas à la veille d’un contre-choc pétrolier : les USA, désolvabilisés importent 14 millions de barils de pétrole par jour, soit 16 % de la production mondiale.
    Les pays producteurs seraient pris entre deux maux : continuer à livrer en étant payés en $, une monnaie de singe et ne plus livrer et se retrouver avec un marché encombré…
    les mauvaises nouvelles qui s’accumulent sur le marché bancaire et immobilier font penser à une aggravation notable de la crise et les décisions, longtemps reportées risquent une application brutale…
    Grossir pour grossir ne fait que grossir les crises, une leçon que devraient méditer nos eurocrates.
    Dans un premier temps, couper le sifflet aux spéculateurs, ne serait-ce que par la remontée des dépôts requis sur les contrats à terme serait un minimum.

  • NDA : 15.5 % = 70 %

    NDA : 15.5 % = 70 %

    Images Pour Nicolas Dupont-Aignan, le prix du baril, en Euros a augmenté de 15.5 % entre 2000 et 2008, et le prix à la pompe de 70 %.
    La conclusion en est simple et limpide : quelqu’un s’en met plein les fouilles.
    L’économie de marché est donc sur la sellette, et l’impuissance proclamée de l’état français et des états en général, n’est qu’une impuissance délibérée.
    Le double jeu est limpide : d’un côté, les carburants flambent, de l’autre, un E. Woerth se PLAINT du succès du bonus/malus écologique sur les voitures.

    Le cochon de contribuable, de citoyen, c’est fait pour payer, les douceurs sont réservées aux très riches.
    On veut bien faire une politique, mais à condition que cela ne coûte rien.
    Le rôle essentiel d’un état, c’est de préparer l’avenir, en assurant la sécurité.
    Au niveau de la sécurité, c’est complètement raté, le citoyen vit dans une incertitude croissante et encaisse tout, le "responsable" de service expliquant qu’il n’y peut rien.
    Au niveau de la préparation de l’avenir, c’est raté aussi. On ne prépare rien, sinon du bla-bla et des textes fumeux, un galimatia repoussant pour chaque être humain normalement constitué.
    Les citoyens ont désormais fort bien compris que la globalisation était un alibi à la régression complète, et très bien compris aussi que l’Union européenne était sa variante locale.
    Seulement les faits sont têtus. Sans énergie abondante la globalisation n’existe pas, et les mécanismes de marché qui devaient assurer l’abondance à bas coût n’assure qu’une montée sempiternelle des prix au bénéfice d’une minorité de voyous.
    L’économie de marché, c’est le loup libre, dans le poulailler libre. 

  • Les décérébrés de service…

    Les décérébrés de service…

    Images_2 Il n’y a pas à dire, les dirigeants européens ont fait une campagne habile et déterminée pour que le "NON" l’emporte haut la main en Irlande.
    Bien sûr, il ne faut pas oublier que le traité de Lisbonne est un copier-coller du TCE.
    Que le TCE est issu du cerveau gravement malade d’un énarque déphasé depuis 1976.
    Que les instances européennes servent de recyclage à des hommes politiques sur lesquels les peuples ont tirés la chasse.
    Mais, à tout "saigneur", tout honneur, Barroso :

    "En tonnant et en tonitruant contre les pêcheurs, les routiers, les paysans et ainsi de suite, tous ces gens qui se plaignent de la vie qui n’est pas simple grâce à notre système bien-aimé que verrouille la Commission, en les vouant aux gémonies et en réaffirmant la primauté des grands principes européens qui sont ceux du système  "…
    La crise énergétique est donc au coeur du rejet irlandais.
    Toutes les catégories victimes de la hausse des prix énergétiques qui ont entrepris une lutte à mort contre le pouvoir Bruxellois.
    Car, si, comme d’habitude, les pauvres auront droit à des "aides ciblées", tous les autres pourront crever la bouche ouverte, car le système le veut.
    Le paysan, le routier, le pêcheur, mais aussi le simple salarié qui ne peut plus payer son essence pour aller travailler, qui est "trop riche" pour bénéficier d’une "aide à la cuve".
    La Russie de Elstine a connue un "quasi génocide" de sa population, le peuple ne répondant plus aux attentes de l’économie de marché.
    L’Europe occidentale prend la même voie.

  • Pôvre EDF…

    Pôvre EDF…

    Images_2 EDF, horreur, chute lourdement en bourse.
    " Un influent analyste a jugé ce matin que la possibilité d’une extension des tarifs régulés pour les entreprises jusqu’en 2010 et la pression réglementaire sont deux facteurs pénalisants pour le titre ". Désormais, il est clair que le visage de l’Europe énergétique est l’image du communisme (privatisé).
    Tout n’est bon qu’à augmenter les tarifs, pour augmenter les dividendes en laissant à l’abandon les barrages et centrales nucléaires.
    Il faut aussi se poser la question  du taux de bénéfice acceptable dans une société civilisée.

    15 % de rendement, ce n’est rien plus que du vol organisé et qui n’est même pas destiné à être investi, mais gaspillé dans un gigantesque "jeu de sous" et ne doit pas être traité comme un investissement.
    Pendant longtemps, 1 ou 1.5 % de rendement était considéré comme honorable, les firmes pouvaient investir et n’étaient pas trop endettées, en tout cas, souvent moins que maintenant.
    Et qu’on ne ressorte pas l’argument selon lequel les augmentations font baisser les consommations, ce n’est ni plus ni moins qu’une dime et brider la consommation peut se faire par d’autres moyens.
    On pourrait, tout à fait, imaginer une PROGRESSIVITE des prix, et non une DEGRESSIVITE pour les gros consommateurs.
    Edf s’était fait rouler dans la farine en Argentine, Brésil et Mexique, visiblement, la firme n’en a retiré aucune leçon et cherche à se faire plumer en Grande-Bretagne. Quelle perspicacité !