Auteur/autrice : patrick reymond

  • AIE : Baisse des prévisions

    AIE : Baisse des prévisions

    Images_4 L’Agence Internationale de l’Energie abaisse ses prévisions de consommation pétrolière.
    Cette inflexion, de 87.5 millions de barils/jour à 87.2 millions, comme ses précédentes prévisions étaient surtout la marque d’un conformisme d’esprit de ses membres.
    le développement, "l’Oeconomie" se devait de dépenser plus à chaque fois.
    La responsabilité de cet état de fait ?  C’est l’augmentation des prix.
    A quoi sont dus ces prix démentiels ?
    D’abord la raréfaction relative de la ressource.
    D’abondante et d’adaptable à la demande, on s’aperçoit qu’elle a perdu cette faculté.
    Mais cette raréfaction n’aurait pas entrainé une montée si rapide, plutôt une montée plus graduelle.

    Mais surtout à la baisse du $ et à la spéculation. Or la domination pétrolière est un état fragile.
    Seule une politique saoudienne fort longue d’énergie bon marché a pu, dans les années 1950 rendre le monde accroc au pétrole.
    les phases de pétrole cher rendent la démarche inverse facile : il faut investir pour diminuer les consommations et les rendre politiquement et socialement acceptables.
    La prévision de la croissance de consommation : plus 2.2 millions de barils cette année, s’est contractée à 1.1 million.
    Il y a fort à parier que cette augmentation sera tombé à zéro en fin d’année.
    Car les acheteurs sont désolvabilisés et se crée un mouvement puissant d’économies d’énergies dont l’OPEP se méfiait beaucoup.
    En effet, pour l’OPEP, c’est le prix d’équilibre qui compte. Le prix qui leur rapporte assez, en dissuadant les acheteurs d’investir dans les économies d’énergie.
    Au cours actuel, c’est complétement raté. Même avec une énergie en raréfaction, les économies iront plus vite que la baisse de production.

  • Humour involontaire de BVA

    Humour involontaire de BVA

    Images_3 Le bourrage de mou de BVA continue.
    On peut avoir toutes les positions sur le nucléaire, pour contre ou "ben ma foué", c’est respectable.
    Mais là, le nucléaire est présenté, comme l’éolien, comme une "énergie renouvelable".
    Bien sûr, le raisonnement de "sortir du nucléaire" est empreint de bon sens, c’est que la filière, dépendant d’un minerai épuisable, ne fait pas partie du renouvelable.
    Pour le moment, les filières qui permettraient cette appelation, sont au point mort, abandonnées ou auraient besoin d’années d’études et d’investissements.

    On en est donc pas là, et la "confusion" de BVA est significative de mauvaise foi.
    C’est tout ce qu’il y a à en dire.
    Un autre point de "sortir du nucléaire" qui est intéressant, c’est de savoir ce que veulent les citoyen : à 90 %, ils veulent des investissements dans le VRAI renouvelable, et 10 % dans le nucléaire, 90 % sont opposés à de nouveaux investissements nucléaires.
    Là, on peut penser qu’il est logique de faire fonctionner les centrales nucléaires jusqu’à leur déclassement, mais envisager des nouveaux investissements, c’est autre chose.
    Surtout devant les foirages évidents de l’EPR Finlandais et Français.
    De même, la meilleure énergie étant celle que l’on ne consomme pas, on peut classer dans les énergies renouvelables toutes les dépenses d’économies.
    Cela représente des sommes importantes, avec un retour immédiat important aussi. Le nucléaire ne fait que gonfler une fiction statistique,  le PIB.

  • Production à la baisse.

    Production à la baisse.

    Images_2 La production de pétrole se sent mal.
    Pour le groupe BP, la production a diminué en 2007 de 200 000 barils/jour.
    Dans le bouquet énergétique, la production de pétrole baisse, celle de gaz augmente (2.4 %), le charbon tient la plus forte progression (4.5%), et le nucléaire, la plus forte baisse de son histoire.
    L’électricité d’origine hydraulique progresse aussi (1.7 %), et le renouvelable, bien qu’en forte progression reste peu important.

    Que le Pic-oil soit de nature géologique, politique ou économique, il semble donc bien là.
    Après tout, la nature du PO importe peu.
    Comme l’on sait, demain l’ordre règnera comme par magie au Nigéria, le Mexique deviendra, de même, un état de cocagne, les USA abandonneront leur TOC concernant l’Iran, l’Arabie saoudite cessera d’être une poudrière, comme le moyen orient en général.
    De plus, grâce au disneyland de Bagdad, l’Irak sera enfin pacifié et Chavez, ému par le sort des pauvres obèses américains augmentera sa production pour qu’ils continuent à rouler en bétaillère en SUW.

    Image : grandsoir.info

  • Sale pingre !

    Sale pingre !

    Images British Energy vient de refuser les offres de rachat, jugées insuffisantes.
    "Elles ne prennent pas en compte la hausse du prix de l’électricité" (ah bon, d’autres hausses carabinées sont donc prévues ?) et "la valeur des sites et des équipes du nucléaire".
    Bon, personnellement, je n’aurais pas cru que les sites soient autres choses que des nids d’emm…iellements.
    Toujours est il que si le gouvernement anglais est pénalisé car il croyait ramasser 4 milliards de livres dans l’histoire sur les 11,5 milliards, en vendant ses 35.12 % de parts.
    Edf, elle ferait mieux d’investir cet argent en France, dans ses centrales électriques vétustes, dans l’amélioration du réseau, au lieu de partir dans une aventure qui tournera mal, comme ses aventures

    argentines, brésiliennes et mexicaines qui n’ont apportés que des pertes.
    Cette histoire est plus un conte moral qu’une histoire énergétique.
    Un des protagonistes de l’affaire prendra le mistigri et perdra tout, simplement par appât du gain
    A tous les niveaux, l’Europe n’est qu’une escroquerie, en même temps qu’une gigantesque régression : les salariés vont bénéficier d’une "avancée sociale", ils pourront travailler 60 heurs par semaine, les entreprises, "faire des affaires", il faut lire, dans ce cas d’espèce, se faire rouler dans la farine…
    Pour cette semaine de 48 heures, je remercie les bredins bruxellois, ils viennent sans doute de convaincre les irlandais de voter NON.

  • Révolution Malawite.

    Révolution Malawite.

    Images_4 Dans le grand n’importe quoi qui se déroule actuellement, il est des réussites exemplaires.
    Le Malawi en est un cas.
    Le gouvernement, suite aux sécheresses et mauvaises récoltes de 2002 et 2005, a basé sa politique agricole sur l’aide à l’agriculture familiale et de subsistance.
    La production déficitaire (1.2 millions de tonnes produites pour 2.2 nécessaires) est en forte augmentation à 3.2 millions de tonnes.
    Aide à l’acquisition d’engrais, de semences, de matériel, on le voit, rien de bien compliqué, mais résultats spectaculaires : production en hausse de 167 %.

    Banque mondiale, USA et Grande-Bretagne, bien entendu ont été contre.
    "(AGRA), créée par Bill Gates et la Rockefeller Foundation, souligne le succès d’un système qui articule « secteur public » – l’Etat -, et secteur privé – un réseau d’agro-commerçants – qui joue les intermédiaires, et en tire quelques bénéfices.  "
    Le mouvement devrait faire tâche d’huile au Mozambique.
    Bien entendu,  le Malawi est privé de 3 milliardaires, enrichi par l’importation des grains (anglo-saxons).
    Quand au mentor de la "thérapie de choc",  jeffrey. D. Sachs,  il se livre à un retournement de veston.
    Après ça, on s’apercevra qu’on peut faire la même chose avec l’industrie, finalement. 

  • Jean-qui-rit et Jean-qui-pleure.

    Jean-qui-rit et Jean-qui-pleure.

    Images_3 La mécanique infernale de jean-qui-rit, JC Trichet et Jean-qui-pleure, Ben Bernanke se met en place.
    L’un en abaissant les taux a affaibli le $ et fait monter le prix des matières premières et de l’alimentation. L’autre en voulant augmenter les taux, arrive au même résultat.
    Les prix flambent.
    Voulant lutter contre l’inflation, JC Tichet l’aggrave encore.
    D’abord le prix du pétrole, qui entraine celui du maïs et des céréales (le maïs servant à l’éthanol).

    L’accusé sur la sellette, c’est le tout marché, c’est la mondialisation, soi-disant irréversible et "un fait", qui s’avère être, un tigre de papier.
    Or, le mécanisme se grippe, Il n’y aura, visiblement, pas d’accord de Doha.
    L’ OMC, est, comme le FMI, inutile et morte.
    C’était, avec le troisième petit cochon (la Banque Mondiale), les trois piliers de l’ Empire.
    Toute aggravation de la situation alimentaire entrainera des replis nationaux, une évolution inverse se dessine désormais.
    Ces replis sont normaux, et d’ailleurs autorisés par l’ OMC.
    Les gouvernements n’ont pas le choix, désormais.
    Ils doivent décapiter l’oligarchie financière, par des mesures législatives et fiscales drastiques.
    Faute de quoi, c’est la crise politique, financière et économique qui s’en chargera.
    Et là, on ne sait pas où on arrivera.

  • Emeutes ou soulévements ?

    Emeutes ou soulévements ?

    Images_2 Les choses semblent s’accélérer dans le processus de pourrissement.
    Des émeutes ont eu lieu en Tunisie et au Maroc (Gafsa et Sidi Ifni).
    Dans les deux cas, des manifestants ont été tués.
    Le même schéma se déroule : quelques emplois sont proposés, pour lesquels se présentent des milliers de postulants et la déception, inévitable des perdants entraine le soulèvement.
    La tension en Afrique du nord, d’un bout à l’autre est lié à un chômage de masse, à l’augmentation des prix agricoles, à la confiscation des rentes pétrolières et gazières par une élite.
    En Tunisie, les funérailles du jeune tué par balle était suivi par de nombreuses femmes.
    Ce phénomène est caractéristique de la radicalisation en phase révolutionnaire : chargées de faire bouillir la marmite, et ne pouvant rien y mettre dedans, elles abandonnent le pouvoir modérateur.

    La hausse du prix du pétrole, entraine la hausse du maïs qui sert à fabriquer l’éthanol, et la hausse du maïs entraine à la hausse les prix des autres céréales.
    Avant la mondialisation néolibérale, on crevait rarement de faim aux 4 coins du monde, même si on y vivait très chichement.
    Hors accident climatique, l’autosuffisance était la règle et la dépendance l’exception.
    Cela maintenait une activité sur place, même si elle était aussi synonyme de chômage larvé.
    Le changement a été important : d’un marché multipolaire et local, on est passé à un marché d’importation contrôlé par deux ou trois personnages devenus richissimes.
    Pendant ce temps là, l’ OMC craint  "la montée du protectionnisme…"

  • Bonus-Malus

    Bonus-Malus

    Images_2 le bonus-malus énergétique va faire tâche d’huile, ce n’est pas, à proprement parler une décision révolutionnaire.
    En effet, la Californie a usé et abusé abondamment de cette technique.
    Seront concernés dans un premier temps " les réfrigérateurs, les congélateurs et les ampoules " et ensuite "  pneus de voitures, frigos, congélateurs, ampoules et écrans plats " ? On peut noter que les ampoules sont mentionnées deux fois.
    En ce qui concerne justement, celle-ci, on peut noter la pussilanimité du gouvernement.
    En effet, la mesure radicale (qui ne couterait pas un rond), resterait l’interdiction des ampoules à incandescence.
    Mais, la paralysie, le conformisme et l’effet moutonnier qui caractérisent la construction européenne, bloque ce genre de mesures simples.  (appliqué au plan mondial, c’était la moitié du protocole de Kyoto réalisé). 

    Les écrans plats, énergivores devraient souffrir.
    Bien entendu, sur cette gamme de produit, c’est surtout la consommation électrique qui est en ligne de mire.
    Le succès des bonus-malus en matière automobile a prouvé l’attente du consommateur final pour un produit le moins coûteux possible et finalement un certain mépris pour les comportements m’as-tu-vu et tape-à-l’oeil.
    Le besoin réel du consommateur, sera, sans doute, beaucoup mieux pris en compte.
    Personne n’est indifférent aux factures qui tombent, et tout le monde espère les voir, les plus réduites possibles.
    Mais, là encore, ces mesures sont de la peccadille. Le mouvement doit être massif, et c’est l’investissement en matières de bâtiments qui prime et qui apportera les vrais (ET GROSSES) économies.

  • AIE : la révolution énergétique ne peut plus attendre

    AIE : la révolution énergétique ne peut plus attendre

    Images Pour Nabuo Tanaka, la révolution énergétique ne peut plus attendre. La gourmandise effrénée, le décrochage des ressources, les gaz à effet de serre rendent une inflexion obligatoire.
    45 000 milliards de $ devront être investi d’ici 2050.
    Malgré l’énormité du montant, l’investissement est finalement, modeste.
    CELA REPRESENTE EN EFFET 1.1 % DU PIB.
    Autant dire, des nèfles.
    Bien sûr, la spéculation actuelle fait flamber hors de toute raison les cours des ressources.

    Mais, la tendance sous-jacente, c’est à dire la déplétion, les agro-carburants, la montée des besoins entraineront un mouvement long d’augmentation des prix, mouvement, à long terme, irrépressible.
    Le pic-oil, est à mon avis, déjà atteint.
    L’importance des ressources restantes étant, certes importantes, mais difficile d’extraction, d’accès et politiquement, de plus en plus disputées et de plus en plus protégées par des pays expulsant les compagnies prédatrices occidentales.
    Le "temps long" et le "temps court" cher à Fernand Braudel et à ses études sur les sociétés divergent.
    L’augmentation phénomènale des cours énergétique à court terme n’est, ni plus ni moins que l’agonie de l’économie de marché, son apothéose, en même temps que sa mort. Le temps long, lui, voit un épuisement certes progressif, certes sujet à reculs temporaires, mais inéluctable.
    On possède la solution, c’est de ne plus gaspiller.
    Inutile de culpabiliser le citoyen, c’était une politique économique voulue, sur laquelle, il n’avait pas de prise.

  • Le grand filtrage.

    Le grand filtrage.

    Ou la chasse aux sorcières ?
    Images_5 On veut donc filtrer internet ? Dans quel but et quoi ?
    J’avais, sur un autre blog, parlé du rôle des samizdat dans l’ex-Urss.
    Ce rôle est souvent repris par les blogs.
    Celui-ci ou un autre, peut importe.
    Mais, si, après la presse écrite, les télévisions rentrent dans les difficultés économiques, c’est qu’ils se comportent comme ce qu’ils sont : des "Main street medias" : des médias du monde officiel pour qui la vérité importe peu, et qui en conséquence, perdent d’abord leurs lecteurs d’abord et leurs annonceurs ensuite (car sans lecteurs, il n’y a pas de pub).

    Le rôle, finalement, des blogs, est de faire le métier que ne font plus les médias officiels : parler sans langue de bois, sans doute en commettant des erreurs, mais celles-ci sont humaine.
    Il ne faut pas commettre, simplement la plus grosse : celle de ne répercuter qu’une information officielle, sans analyse et sans critique. 
    En réalité, comment peut on être aussi aveugle ?
    Croire qu’en voulant mettre un baillon, on arrêtera quoi que ce soit ?
    A l’heure actuelle, le média officiel inspire rarement confiance et son crédit diminue de jour en jour.
    Le clivage générationnel y existe fortement, les personnes âgées étant plus enclines à les croire, et d’ailleurs, il est souvent leur seul moyen d’information.
    En attendant, continuons. A trop vouloir contrôler, on ne contrôle rien du tout.
    Les caméras de surveillance ne servent à rien car il n’y a pas assez de personnes pour les visionner.
    Les écoutes massives, tels que pratiquées aux USA ne servent pas mieux, pour la même raison, il n’y a pas assez de monde pour tout écouter, analyser, interpréter.
    Et même mieux : ou ce ne sera pas appliqué, ou on créera une bureaucratie qui étouffera encore plus le système…

    Le 7 juin 2008.  Image : proposition d’emblème pour cette loi…