Auteur/autrice : patrick reymond

  • C’est lassant !!!!!!!!!

    C’est lassant !!!!!!!!!

    Images_4 Les mêmes font et refont éternellement les mêmes bêtises, et, de plus semble en tirer gloire.
    EDF avait massivement investi au Brésil, en Argentine et au Mexique.
    C’était, parait il des marchés d’avenir.
    "Le Brésil est un pays d’avenir. Ce sera d’ailleurs, toujours un pays d’avenir". Georges Clemenceau 1870.
    Logiquement, EDF a ramassé une gamelle dans ces trois pays.
    C’était prévisible et dans l’ordre normal des choses.
    Edf cherche (et arrivera) à ramasser une autre gamelle en Grande-Bretagne.
    C’est tout autant prévisible et dans l’ordre des choses.

    Cette fois-ci, EDF a l’intention de flamber 14.4 milliards d’euros, ce, jusqu’au dernier kopeck.
    Cela devient lassant de la manière dont ils sont prévisibles.
    Bien entendu, les 14 milliards d’euros eussent été dix fois plus profitable au pays en l’investissant dans la restauration des barrages et les économies d’énergies.
    On préfère ici, faire de l’assistance à un pays sous développé.

    On se chante une chanson ? Alouette, gentille Edf, alouette, je te plumerais…
    et on finira avec "Aîe, mes chicots, mes chicooots, mes chicoooots", comme après l’aventure mexicaine…

  • Echec total pour le sommet FAO.

    Echec total pour le sommet FAO.

    Images_3 "l’intérêt privé s’est imposé, au lieu de l’intérêt collectif. Les décisions prises à Rome risquent d’aggraver la faim dans le monde, au lieu de la combattre  ".
    Jean Ziegler au sommet de la FAO.
    Pour lui, la chose est entendue. Les USA, Canada et Australie ont pratiqués la politique de la chaise vide et 80 % du commerce de la nourriture dépendent de 10 multinationales.
    Il y avait trois mesures à prendre :
    – interdiction des agro-nécro-bio-carburants,
    – retirer de la bourse et des marchés à terme, les aliments de base,
    – accorder la priorité absolue d’investissement dans l’agriculture vivrière familiale et de subsistance.

    Donc, entre ceux qui crève de faim et ceux qui jouent aux sous, la priorité a été accordé aux joueurs de monopoly.
    La suite devrait donc être classique.
    Des troubles de plus en plus violents vont se produire, que ce soit pour les carburants, la nourriture ou   vont se produirent pour un motif quelconque, ridicule et mineur.
    On a simplement sorti un peu d’argent, ce qui ne règlera rien, les prix augmentant d’autant.
    6.5 milliards, soit 1 $ par habitant.
    Les processus révolutionnaires sont longs à mettre en place, mais là, il faut reconnaitre que ceux qui s’occupent à le remonter, font preuve d’une rare compétence  :
    "la flambée actuelle des prix agricoles mondiaux, qui a déjà suscité des émeutes de la faim dans plusieurs villes d’Afrique et d’Asie, est un phénomène durable  ".
    Les hommes politiques n’auront qu’à écraser les émeutes… Tant qu’ils le peuvent… Jusqu’au jour ou une tournera mal…

  • Au « Total », les comptes sont bons.

    Au « Total », les comptes sont bons.

    Images_2 la marge de raffinage pour le gazole était de 2.5 centimes en 1998, 6 centimes en janvier 2008 et 15,7 centimes en juin 2008.
    Pour Pierre Lellouche : " En réalité, ce qu’il faudrait, c’est mettre les dirigeants de Total devant un peloton d’exécution, renationaliser et faire un grand soviet ! Arrêtons cette gué-guerre contre l’argent. C’est vrai qu’en dehors de la Corée du Nord et Cuba, tout le monde a compris ça quand même. Même les Chinois, même les Russes... "
    Sauf que, d’une manière générale, la quasi-totalité du secteur pétrolier dans le monde est renationalisé, ou en voie de renationalisation, la seule chose qui ne fonctionne pas, c’est le libéralisme économique, mais que la grosse différence se retrouve désormais dans les profits des compagnies.

    Bien entendu, ce qui échappe à Monsieur Lellouche, c’est l’état économique déplorable de la "superpuissance" et de sa colonie européenne ; que "l’économie" n’est que le reflet des intérêts de la grande puissance est sa manière de manipuler les faits pour les arranger à sa convenance.
    Que donc, cette "économie", suivra dans la tombe et aux poubelles de l’histoire, la "superpuissance".
    Ne prenons pas, non plus, pour argent comptant, l’effort d’investissements.
    Les investissements n’ont, en effet, jamais été taxé, passant dans les charges par le biais des amortissements et des frais financiers.
    On ne peut donc pas dire que bénéfices = investissements. Il est surtout intéressant d’investir quand il existe un fort taux d’imposition, car, dans ce cas là, l’investissement entraine une baisse de pression fiscale.
    En ce qui concerne le prix, on peut très bien envisager d’autres mesures, comme des prix différenciés suivant les volumes consommés. Cela est une certaine forme de rationnement.
    Mais, dans ce cas là, les riches sont plutôt pour l’égalité (de prix avec les pauvres).

    PS : Quand les choses commenceront à réellement barder, c’est M. Lellouche lui même qui ménera les dirigeants de certaines compagnies à leur lieu d’ exécution.
    Lénine ne s’est jamais dit, quand je serais au pouvoir, je ferais ci, je ferais ça, mais il a ramassé  une machinerie économique totalement effondrée et a du réagir dans l’urgence.
    Toute ressemblance avec la situation actuelle n’est pas fortuite, elle est normale.

  • La Saturn EV1

    La Saturn EV1

    Images_4 Un internaute a évoqué la saturn EV1, une voiture électrique, dernier grand produit de génie de General Motors.
    On peut parler un peu d’elle.
    GM proposa en location, ce véhicule électrique, pour une durée de 3 ans.
    1100 furent produites, 800 louées et d’une manière générale, les clients en furent très content, même si son autonomie était très réduite.
    A l’issue des trois années, malgré l’insistance des locataires, les modèles furent repris, certains exposés, pour finir broyés.

    On dit que GM ne voulait pas peiner les pétroliers et même voulait leur faire très plaisir avec pick-up, suw, Hummer et Humvees, à la fois rejetons et cacas de dinosaures, avec autant de grâce, d’odeurs et d’élégance qu’eux.
    L’EV1 témoignait d’un réel savoir faire et était un très beau produit.
    On s’est dépêché d’oublier tout ça, de continuer à jouer aux trois petits cochons avec ses potes Ford et Chrysler, en oubliant que dans le monde, il y avait d’autres constructeurs pour faire le grand méchant loup.

  • Le petit plaisir GM.

    Le petit plaisir GM.

    Images_4 Là, je me fais un petit plaisir, je vais vous parler de General Motors, le monceau de dettes, la firme, qui, à une époque su construire des véhicules.
    Lobbyiste émérite, elle a oublié ce qui était le plus important. C’est le client.
    On a continué à construire des gros monstres voraces, qui finalement, correspondaient peu aux réels besoins, mais beaucoup à l’ego surdimensionné des acquéreurs.
    Mais quand vient le temps des vaches maigres, ceux-ci retourne, basiquement à leur intérêts.
    Il leur faut des voitures économes.

    General Motors, après s’être gavé de prêts immobiliers, ferme son coeur de métier, usine après usine.
    Mais si GM faisait faillite, on verrait le niveau réel de puissance des USA.
    Sans les 8 secteurs industriels de base, il n’y a pas de pays développés, encore moins de "superpuissance".
    Mais on approche de l’heure de vérité pour les USA.
    Le secteur bancaire sera nationalisé, sans doute GM aussi.
    Il faudrait réduire le budget du pentagone pour remettre de l’ordre dans la maison, mais, le nouveau locataire de la maison blanche, quel qu’il soit, devra affronter le lobby militaro industriel et le projet du pentagone de s’établir coûteusement en Irak "pour l’éternité".
    En effet, désormais, un compromis entre Pentagone et maison blanche se dessinerait : pas de guerre contre l’Iran (les militaires la craigne), mais prise affermie sur l’Irak (gros budgets, les biffins adorent).
    il risque d’y avoir du sport aux USA dans les années qui suivent.

  • Changement d’époque…

    Changement d’époque…

    Images_2 On nous dit doctement que la crise la plus forte a été évitée. Il n’y aura pas de récession.
    A condition, bien entendu, de considérer comme vrais les chiffres officiels.
    Ce qu’il se dessine de la grande crise financière et énergétique, c’est d’abord la nationalisation totale du système bancaire, ensuite la remise en question des vaches sacrées et notamment de la bienfaisance du marché.
    Cette bienfaisance du marché, cette main invisible, a envoyé le marché immobilier au tapis, et le marché de l’alimentation et de l’énergie au plafond.
    Cela a conduit la CFTC (agence américaine de régulation des matières premières) à examiner les

    Modalités sur les contrats à terme du pétrole.
    Les jours du marché sont donc comptés, et celui-ci ne peut exister sans l’aval, l’autorisation et la complicité des politiques. Mais, sur le prix de l’essence, ils ont été trop loin.
    D’après le site S et P, la spéculation est exercée sur une place offshore britannique, à 70 % par les 3 compères que sont Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan Chase.
    Dans les bulles, immobilières, alimentaires et énergétiques, on retrouve les 3 frères rapetous.

  • Rare claivoyance du « Monde »…

    Rare claivoyance du « Monde »…

    Images_2 Je suis admiratif devant la clairvoyance du "Monde".
    Il parait que nous pouvons économiser 65 % de notre consommation d’énergie.
    Nous en obtiendrons fort peu en plus de la part du nucléaire (10 %) et fort peu en plus de la part du renouvelable (12 %).
    Investir davantage, et penser l’économie autrement.
    Comme les riches dépensent davantage d’énergie que les pauvres, le "Monde" n’ose pas dire le gros mot : le rationnement ou  la "norme" soviétique.
    En Urss, jusqu’à ce que la norme fut atteinte, tout était bon marché, après, tout était hors de prix.
    Il faut donc en conséquence, taxer fortement à l’IRPP (impôts sur le revenu des personnes physiques) les plus riches et rationner en quantité.

    Cela évitera les comportements "gore", comme celui d’ Al Gore, chantant préchi-précha, et consommant 30 fois plus d’électricité qu’un ménage moyen US, pourtant fort peu économe.
    "Relocalisations d’entreprises" aussi est à l’ordre du jour. Exit donc "la fin de l’histoire" et le "triomphe du marché", c’est toujours pareil, les "reich éternels de 1000 ans", s’écroulent en 12 années…

    Je sens donc que je vais ouvrir des cours de gestion énergétique à l’attention des journalistes.
    C’est la problématique que j’expose depuis presque deux ans.
    Mais si je ne peux que saluer l’évolution, le travail reste inachevé.
    En effet, les mesures folkloriques prolifèrent encore : changer de comportement…
    Alors que le plus grave problème n’est même pas vu, c’est la disparité de la population sur le territoire et les déplacements de pondéreux.
    60 000 000 d’habitants = 60 millions de tonnes de nourriture, au bas mot.
    Moins on aura à la bouger, meilleur cela sera…
    Courage, au journaliste du "Monde", le chemin reste encore long, mais l’évolution est faite.
    Encore un effoooooooooooooooooooooort…..

  • « I come from Alabama with a banjo on my knee »…

    « I come from Alabama with a banjo on my knee »…

    Images ou "I ‘m agone to leave ol’ Texas now"…
    Les américains redécouvrent les limites de leur immense pays.
    GM ferme ses usines de tanks, pour les hummers encore sur le marché, les proprios pourront les vendre à prix réduits à l’US army qui va en avoir bien besoin en Afghanistan.
    Il faut bien donner des cibles aux talibans, sinon ils risqueraient de périr d’ennui.
    Vous comprenez, on a beau être guerrier, il faut quand même resté actif.
    Les yankees se targuent d’avoir pacifié 5 km2, pendant ce temps là, les talibans reprenaient 1, non 2, non 3 districts, oh ! flûte, plus moyen de compter, ça va trop vite.

    Le marché automobile continue de chuter allégrement, GM, Ford et chrysler faisant la course à la plus grosse chute : – 27.5 ; – 16 et – 33, on ne peut qu’apprécier la qualité de leur lobbying au cours des années 80 et 90 pour qu’on "laisse le marché décider".
    Il a tranché, ces firmes étaient les plus gloutonnes en énergie, elle sont les plus sanctionnées.
    Nissan et ses petits modèles se payant même le luxe de progresser.
    Quand à United airlines, elle se comporte comme prévu dans le déroulement du Pic-oil.
    Elle met à la ferraille une centaine d’appareils, réduit les destinations et ses capacités de 19 %.
    Coincés entre des passagers, désolvabilisés, et des charges en augmentation, UAL va aussi réduire ses effectifs.
    Le transport aérien consommant 25 % du pétrole extrait, c’est cette branche qui va payer le plus lourd le pic-oil dans un premier temps, créant des jeux de yoyos sur les cours du pétrole.
    Le monde a vécu des siècles sans transports aériens, on verra donc comme cette activité était finalement, frivole et superflue.
    Les ricains pourront toujours se consoler de l’incurie de leur gouvernements successifs avec  une autre chanson :
    "With my daddy, he make whisky, my gran’daddy, did too, and he paid no whisky tax since 1792…"

  • La main invisible…

    La main invisible…

    Images_2 L’Opep ne se trompe guère.
    Elle prévoit une baisse de la demande de pétrole pour 2008.
    Ce sera vérifié, car depuis 25 ans, le pétrole un moment épargné fut gaspillé de plus belle.
    On laissât faire la main invisible, et la main invisible nous assène un gnon.
    Mais le scénario que redoutait l’Opep est en train de se produire, une nouvelle politique, une nouvelle remontée du tréfond des sociétés pour les économies d’énergie.
    Les gouvernements depuis 1985 ont laissé faire. Surtout ne pas accélérer la diffusion du progrès technique, surtout ne pas troubler le jeu du marché.

    Comme on a 25 ans de retard, le retour de bâton sera plus important.
    Dans le même temps, Total persiste et signe en disant que la production ne dépassera pas 100 millions de barils /jour.
    Si le pic-oil est arrivé, il aura plusieurs dimensions. Il est à la fois géologique (la ressource est plus difficile à exploiter), dû aux investissements (ou plutôt aux carences d’investissements) et politique (on ne va pas tirer du pétrole pour faire rouler des porcs obèses dans leur SUV -point de vue mexicain).
    Plus poliment dit, on réserve la ressource pour l’avenir plutôt que d’entasser sur des comptes en banque de l’argent qui, au fond n’a pas grande valeur.
    De plus, dans un contexte largement spéculatif, le peu de ressources disponible qui reste, joint à une rétractation de la demande, risque d’entrainer les cours aux tréfonds
    Problème de leadership enfin. Le pétrole est largement dominé par les USA. La fin de l’empire US signifiera aussi la fin d’un symbole, le pétrole éternel et bon marché.

  • Schizophrénie des gouvernants.

    Schizophrénie des gouvernants.

    Images Le problème avec les gouvernements, c’est qu’ils veulent réduire la consommation d’énergie, tout en la réduisant, sans la réduire vraiment, c’est pourtant clair non ?
    La clef du problème, quelle est elle ?
    C’est la sacro-sainte croissance, qui n’est bien souvent pas une croissance du bien-être réel, mais une croissance arithmétique qui n’a pas grand sens.
    Comme exemple, on peut citer l’accident de la route. Un accident, avec des blessés graves, c’est plusieurs millions d’euros de PIB, mais une baisse des accidents, c’est aussi une baisse de PIB.

    La donne arithmétique de la consommation d’énergie est simple : 280 millions de tonnes de TEP pour la France, c’est autant de PIB, taxable, en plus.
    Revenons à 200 millions, les finances publiques s’en trouveront mal.
    Revenons à 140 millions, les gouvernements devront s’occuper d’une refonte fiscale d’envergure.
    En gros, faire payer les riches.
    La dîme énergétique se réduisant, on retourne à l’essentiel.
    Alors que la croissance évitait de se poser la question d’organisation et de charpente de la société.
    Mais les niches de rentabilités sont bien protégées, même si, dans le fond, elles sont inutiles.
    Cela va des entreprises qui protégeaient les ampoules à incandescence, aux pétroliers qui veulent toujours plus, aux gaziers, du même acabit, aux électriciens qui veulent sans cesse développer leur marché.
    On arrive au bout de la logique, l’évolution en sens inverse a commencée.
    Il ne faut jamais penser à niveau technologique constant, mais pour certaines personnes, c’est impossible.

    Mais c’est essentiellement une évolution de la société, plutôt qu’une évolution impulsée par les gouvernants. Certes, des subventions existent, mais elles ont tendance à faire gonfler les prix et sans doute, leur impact est très discutable.
    Ce qui est indiscutable, c’est que l’augmentation  des prix entraine un  changement de comportement. Hors les gamineries "conduisez moins", "roulez moins vite", le changement de comportement, c’est investir pour consommer moins.