Auteur/autrice : patrick reymond

  • Exit le transport aérien US…

    Exit le transport aérien US…

    Images_5 Le transport aérien US souffre énormément, annulations de vols, tarifs, consignes de sécurité, ont fait perdre 41 millions de voyageurs ces 12 derniers mois pour 26.5 milliards de US $.
    " Presque deux tiers des Américains estiment que voyager en avion aux États-Unis est déjà très peu satisfaisant et que la situation s’aggrave".
    Les secteurs dépendants, comme l’hôtellerie restauration estiment leurs pertes à 6 milliards de US $.
    La désolvabilisation des ménages aggrave encore la crise.

    Mais cela ne se réduit pas qu’à la simple donne "énergie".
    En effet, dans tous les secteurs du transport, les USA sont en train de devenir une nation du tiers monde.
    L’équipement est d’une manière très triviale, vieux, que ce soit les appareils, les aéroports, les centre de gestion du transport aérien, toute l’infrastructure remonte à l’époque Eisenhower.
    Le manque d’investissement est patent dans tous les domaines, chemins de fer, routes, autoroutes et aéroports.
    Et ce ne sont pas les guignoleries, qui vont arranger quoi que ce soit.
    Trivialement encore, il faut DES SOUS…
    Mais le secteur devra entreprendre une autre démarche, à plus long terme, c’est gérer sa décroissance.
    Comme la pêche, le transport routier, il n’est simplement, plus rentable actuellement.

  • La cabane en rondin.

    La cabane en rondin.

    Images_2 Une maison en rondin est à l’honneur du "Monde", elle est en Corrèze et se veut un modèle.
    En réalité, la construction dépend avant tout de normes et on a oublié en France, la cause de l’oubli de la construction en bois sur le territoire du royaume au 17° siècle.
    C’est que, tout bonnement, elle a été interdite (édits Colbert), pour réserver le bois d’ oeuvre à la marine et soulager le peu de forêts qui restaient de la pression humaine.
    Cet art de construction, introduit par les celtes, plaqué sur les peuplades préexistantes et coexistante pendant 2 millénaires, avait donc disparu, sauf sur les provinces dites "extérieures" ou réunies tardivement, Alsace, Savoie…

    Mais la construction en pierre n’a pas que des désavantages. Elle aussi, si elle a des murs épais, est très stable en température.
    Et puis, la pierre était souvent disponible partout, à la différence du bois, rare et cher.
    Les pressions écologiques sont différentes suivant les âges.
    Il ne faut pas oublier que le triomphe du béton fut assuré en France avec la création de l’AFPA et la militarisation de la construction.
    Or, ce triomphe du béton fut vorace en énergie, et aujourd’hui, c’est un défaut rédhibitoire.

  • Taux de chômage et donne sociale.

    Taux de chômage et donne sociale.

    Images Les taux de chômage à force d’être bidonnés, trahissent leur peu de fiabilité.
    On s’extasie devant les 5 ou 5.1 % de chômeurs US.
    Sachant que le taux d’inactivité pour les hommes de 24 à 54 ans (le noyau dur du monde du travail) est de 13 %, celui des femmes peut aisément être doublé. On arrive à un chômage réel de 20 %  (minimum).
    Ces chiffres n’étonneront personne. Ils feront simplement pousser des cris d’orfraies à certains.
    Ceux qui font semblant de croire aux statistiques officielles.
    Pour la France, faisons le calcul inverse. 9 % de chômeurs officiels. Comme 50 % ne sont pas indemnisés, on tombe à la moitié. Et si on ne prend que les premiers 6 mois, comme aux USA, on tombe sur un chômage de 2 %. Ridicule aussi. Là aussi le taux réel est de 20 %.  Minimum.

    Et cela pèse sur toute la hiérarchie salariale.
    Et on peut faire le lien avec les mesures anti-gaspi du gouvernement .
    C’est de la déduction fiscale, du crédit d’impôt, que ce soit pour les véhicules ou pour les dépenses d’amélioration de l’habitat.
    Cela suppose, si l’on veut bénéficier de 5 000 euros de crédit d’impôts, une dépense préalable, d’au moins du double.
    On voit donc, se dessiner une autre dîme, la dîme énergétique pesant sur les pauvres.
    Ils roulent en vieille voiture, ils habitent des logements peu efficaces.
    Toutes les mesures d’économies, donc, ne concernent les plus pauvres qu’à très long terme, par incapacité de moyens.

  • Prix élevés de l’alimentation.

    Prix élevés de l’alimentation.

    Images … pour 10 ans, selon la FAO.
    Elle fait simplement une projection des tendances actuelles. Prix des énergie qui augmentent, spéculation, stocks bas, changement climatique, en mettant en parenthèse la cause principale. C’est la destruction des agricultures des pays pauvres et sa conséquence immédiate, l’exode rural.
    Il en résulte des pertes importantes de surface agricole, de savoir-faire ancestraux.
    Mais cette prévision est assez court-termiste et en même temps optimiste.
    Partir sur une augmentation des prix de 10, 20, 30 ou 50 % SANS troubles politiques graves, sans mouvements sociaux déterminés et sans, tout bonnement, de révolution est surréaliste.

    Les nouvelles, édulcorées des médias traditionnels font oublier les affrontements de plus en plus durs, selon un schéma marxiste (d’origine, pas du schéma marxiste-léniniste), ou les uns n’ont plus rien à perdre, et les autres sont trop stupides pour céder, ou trop formatés dans le moule-à-c…
    L’ampleur de la crise, niée, échappe.
    Le pic du pétrole, ou simplement sa rareté relative fait flamber le prix du fret, le prix de la denrée elle-même et une fois arrivée, son acheminement.
    Une gestion saine des ressources ne peut reposer sur l’ouverture des marchés et le libéralisme, mais sur l’autosuffisance du maximum de pays au niveau mondial.
    Le commerce des grains doit redevenir ce qu’il était au 16° siècle, un commerce fait pour les périodes de mauvaises récoltes.

  • Sseu-Tchouan : le bilan (provisoire).

    Sseu-Tchouan : le bilan (provisoire).

    Images Le bilan provisoire du tremblement de terre du Sichuan est terrible au niveau humain (on parle de
    100 000 morts), mais pire au niveau des infrastructures.
    D’abord, des écoles se sont effondrées.
    Ces bâtiments étaient, semble t’ il très mal construits et le bilan est là aussi terrible.
    Ensuite pour les installations nucléaires, le gouvernement se veut rassurant. Il est probable que ce soit vrai, le niveau des ingénieurs chinois est excellent et le gouvernement central avait la haute main sur les installations.
    Le problème de contamination proviendrait des cebtre radiologiques des hôpitaux, qui se sont effondrés.
    Le problème réside sur les barrages, d’abord ceux construits dans les années 1960 et 1970, ensuite

    ceux construits récemment par des compagnies locales, en dépit des avis techniques négatifs, voir des interdictions.
    On retrouve aussi le problème des infrastructures construites à la va-vite dans une économie en grande expansion. Tout a été fait trop vite, superficiellement.
    Les écoles sont l’emblème le plus criant et les familles sont notoirement touchées par la perte de leur enfant unique.
    Les grandes catastrophes en Chine, indique d’après la théorie du "mandat du ciel" qu’il est temps de changer de dynastie. Elles indiquent et montrent du doigt toutes les carences du gouvernement central.
    Deux choses s’écaillent, le béton des barrages et le calme du dit gouvernement central, qui connait aussi très bien le mandat du ciel.
    Les choses ne sont peut être pas encore mûres pour déraper réellement, mais une chose est claire : les autorités locales vont sentir trembler la terre à nouveau, et cette fois, ce ne sera pas un tremblement de terre naturel.
    Il va y avoir des exécutions capitales dans l’air.
    30 mai 2008

  • Aliénation canadienne.

    Aliénation canadienne.

    Images Le Canada vient de s’apercevoir de deux choses.
    Que ses réserves d’énergie ne sont pas inépuisables et pire, pas vraiment très importantes et qu’en vertus des accords fixés avec les USA, ils sont devenus, même pas une province, mais une colonie US.
    L’Alena contient en effet une dose de "proportionnalité".
    Explication. Cette loi prévoit qu’en cas de crise gazière ou pétrolière, les USA peuvent demander le maintien des mêmes proportions de livraisons.
    A savoir pour le gaz, 51.5 % et 47.5 % pour le pétrole (productions plus importations), devraient être livré aux USA, cela, au mépris des lois locales et même des règles de l’OMC qui prévoit la possibilité pour un pays de s’approvisionner en priorité.

    Cela étant la moindre des choses.
    Cette clause est unique dans l’histoire du monde actuel. Même les membres du gouvernements irakiens sont plus soucieux de leur indépendance nationale que le gouvernement canadien.
    Cette clause, de plus ne serait pas abolie par la dissolution de l’Alena, il faudrait l’abrogation par le parlement canadien pour revenir à une situation normale.
    Mais la mentalité sous développée et colonisée des élites rend la décision (simple) malaisée.
    En attendant, la richissime Alberta qui n’a plus que 8 ans de réserves, ne peut même plus appliquer sa propre loi (qui interdit les exportations si celle-ci sont inférieures à 15 ans de consommations).
    On peux aussi citer le même problème dans l’électricité.
    Il n’y a pas qu’à Bruxelles ou à l’ OMC que les plombs aient fondus.
    On voit donc les deux maladies mentales qui coexistent.
    Coté américain, c’est "tout nous appartient", et de l’autre c’est "venant des USA, tout est génial,  même du papier hygiénique usagé". 

  • La facture.

    La facture.

    Images_2 "Mais non  ce n’est pas une décadence.
    C’est pas poli de dire ça. Non, c’est une transformation en pays sous développé, nuance.
    Même pas à la cheville de la France misérable et meurtrie par l’occupation.
    On comprend mieux comment les romains sont arrivés à ne plus savoir construire les aqueducs.  "
    La réaction de cet internaute à un article précédent, mérite un satisfecit.
    Depuis 30 ans triomphe le libéralisme. Mais ce triomphe, où on impose "flexibilité" et "plusieurs métiers" dans une vie, a un cout.
    Le cout, c’est la perte de substance des savoir.

    Un savoir s’acquière pratiquement toute la vie.
    Le vieillissement des employés en place, n’est pas qu’un cout, c’est aussi une expérience, du déjà vécu qui fait que l’on sait réagir.
    On ne peut avoir des personnes flexibles et précaires, que dans les métiers où l’on ne sait rien faire.
    Sans vouloir vexer certaines professions, caissière au supermarché (ou d’autres) ne réclame strictement aucune compétence particulière.
    Cela s’apprend en quelques heures.
    Une société qui glorifie ce genre de travail, à la longue ne saura plus rien faire non plus.
    Une génération est passée depuis la victoire libérale.
    On voit le résultat.
    Même dans le bâtiment, en expansion depuis 10 ans, la main d’oeuvre est inexperte.
    Il y a toujours le manque de la période précédente qui touche le savoir-faire, pour une génération d’ouvriers, de techniciens, d’ingénieurs.
    Un trou, de plusieurs années, il faut une génération pour le combler.
    J’oubliais. La première énergie, c’est l’homme.
    Il faut qu’il y ait des personnes compétentes à tous les échelons.
    Il n’y a pas de miracles. S’il y a eu avec les trente glorieuses, une croissance à 6 %, contre la croissance bidonnée et misérable d’aujourd’hui, c’est bien qu’un paramètre était bien mieux pris en compte.

    Image : seule activité où flexibilité et mobilité soit vraiment indispensable ; la trottinette.

  • Le prix du fret s’envol.

    Le prix du fret s’envol.

    Images_3 Le non sens de l’organisation économique actuelle saute aux yeux désormais.
    Le fret vaut désormais plus cher que les marchandises transportées, bien souvent.
    Une tonne de Vrac en 2002 valait 10 $. Aujourd’hui, c’est 100 $.
    Le sous-investissement en cargos est criant.
    Le prix des carburants touche aussi cette activité, diffusant l’inflation à la planète entière.
    Et on a été tellement loin dans cette logique du tout transport, que la machine craque désormais.

    La globalisation/mondialisation a atteint ses limites, il ne va pas en rester grand chose avec des prix élevés de transport.
    Encore, le transport par cargos est il particulièrement économique.
    L’infrastructure des ports, elle aussi est insuffisante pour absorber le va et vient des transports maritimes.
    Aujourd’hui, c’est le questionnement généralisé envers le bien fondé de l’évolution, hier présentée comme "inéluctable", aujourd’hui, apparaissant tellement "pétro-dépendant" que c’est en risible.
    Le sentiment réel, c’est que désormais, le libre-échange devient caduc.
    Il est plombé par la crise alimentaire, énergétique.
    Pire, désormais, ce sont les produits de faible valeur et le plus pondéreux qui va pâtir le plus de cette nouvelle donne, il est toujours possible de délocaliser la haute technologie, mais il devient de plus en plus aléatoire de prétendre au bien fondé pour les produits de faible intensité technologique.
    La globalisation se réduira t’ elle désormais à ne devenir qu’une nouvelle "route de la soie" ?   

  • La république patatière.

    La république patatière.

    Images_2 On a eu les empires, les royautés, puis les systèmes économiques géniaux, le communisme, infaillible puis le libéralisme, incontournable.
    Tous sont morts.
    Aujourd’hui, c’est une autre forme de gouvernement qui va voir le jour : c’est la république patatière.
    En effet, insensiblement, les évolutions font que l’on s’aperçoit que l’avenir de l’humanité est suspendu à cet objet de grande technologie qu’est la patate.
    On constate partout le retour nécessaire et forcé à ce truc de vieux curé, le jardin ouvrier.
    Apparu ici et là en France à la fin du 19°siècle pour soulager la misère ouvrière, ces temps de crises du pouvoir d’achat en même temps qu’ énergétique font renaitre ce phénomène économique.

    "le nombre de ménages ayant un jardin a récemment dépassé 60%  ", dit-on.
    Je veux bien le croire. L’année dernière, au "Superjardinierdudimanche" (nom changé), j’admirais la taille du tas de pomme de terre de semence. wouah, krom…Me dis-je.
    Cette année, c’était encore pire. Admiratif devant l’ampleur, c’est WOUAOH Mercurô-krom (encore plus fort que krom) que je dû invoquer.
    Cette évolution, à la Voltaire, marque les époques de libéralisme économique (vous savez, avant que le crétin néo-libéral, personnalisé par Pangloss, soit pendu par le grand inquisiteur), où celui-ci incitait à "cultiver son jardin".
    Il y a ceux qui ne voient rien (les gouvernements) et ceux qui voient loin.
    Voltaire avait vu, et Staline (le grand inquisiteur) et les joies du jardinage, en même temps que ses fonctions intégratrices autant qu’ économiques.
    Quand on achète des denrées agricoles, bien, on achète surtout de l’énergie.
    Celle-là, économise le fossile et en même temps déstabilise le marché, par les quantités produites.
    Une évolution économique lourde ? Pas impossible.

  • Chantier de l’EPR : l’amateurisme

    Chantier de l’EPR : l’amateurisme

    Images Il n’y a pas que l’EPR Finlandais qui soit le foutoir.
    L’Autorité de Sureté Nucléaire vient de suspendre les opérations de coulage du béton "pour une durée indéterminée".
    L’ASN enfonce le clou : "manque de rigueur inacceptable " et "De nombreux problèmes s’accumulent sur le site de construction de l’EPR depuis le début du chantier ".
    On ne sait guère plus désormais, construire les centrales nucléaires.
    Amateurisme, incompétence à tous les étages : QUALITE DE BETON INADAPTEE, exactement le même problème que sur l’EPR Finlandais.

    L’à-peu-près, règne visiblement de manière généralisée.
    Soudeurs, soudures et aciers sont aussi dans le même état d’approximation.
    Grâce à ce sabotage habile, on n’est sûr enfin que l’EPR ne sera jamais prêt à temps et se révèlera comme une bouse-de-diplodocus ou la-pyramide-de-Nicolas-le-mégalo.
    On n’aura même pas eu la consolation de faire essuyer les plâtres par d’autres (les Finlandais), pour faire du beau travail ici.