Auteur/autrice : patrick reymond

  • Fond d’aide pour les plus touchés…

    Fond d’aide pour les plus touchés…

    Images_5 Nicolas Sarkozy vient de poser un bon problème. Celui de la fiscalité sur les produits pétroliers.
    En effet, à un certain seuil, il y a de quoi poser la question.
    Même si le montant des enveloppes de surplus annoncés sont modestes : 150 à 170 millions d’euros par trimestre.
    En effet, le prix du baril est passé depuis le début de l’année de 60 à 135 $, soit 75 $ d’augmentation et 19.6 % sur 75 dollars, c’est 14.7 $. La France consommant 1.5 millions de barils jour, on arrive donc à un surplus de 22.05 millions/jour.
    Le surplus ainsi engrangé est donc 10 fois plus important qu’ annoncé.

    Le surplus, ne bénéficierait bien sûr, comme d’habitude qu’aux plus pauvres. Les autres peuvent payer.
    Le risque est réel et augmente, d’explosion sociale devant une paupérisation annoncée ou crainte.
    Quand à expliquer la flambée des prix du carburant en particulier et de l’énergie en général, c’est simple.
    On n’a pas investi suffisamment dans les économies d’énergies, on n’a pas durci suffisamment les normes que ce soit dans le bâtiment ou le transport, donc on surconsomme par rapport au niveau technologique possible.
    Dans le même temps, on n’a pas davantage investi dans la production (y compris le renouvelable), et l’efficacité énergétique des pays émergeant est plus que médiocre.
    En effet les pays misent sur leur faible cout de main d’oeuvre et pas sur leur efficacité et cela multiplie, en plus le transport.
    La responsabilité du système économique dans la crise est écrasante.
    Il empêche l’investissement réel et détourne les fonds dans des monopolys inutiles.

  • Modèle économique.

    Modèle économique.

    Images_4 Le libéralisme, c’est comme le communisme. Quand le communisme ne fonctionnait pas, on vous expliquait doctement que c’est parce qu’il n’y avait pas assez de communisme.
    Comme le libéralisme ne fonctionne pas davantage, on vous explique qu’il faut encore plus de libéralisme.
    Le libre échange, la libre circulation des capitaux et la colique dans l’usage de la planche à billet avait déjà crée la bulle immobilière.
    Aujourd’hui, c’est la bulle alimentaire et énergétique qui pète à la figure des gouvernements.

    Les émeutes de la faim, les mouvements des marins pécheurs ici, mais la protestation générale contre l’augmentation des prix des carburants et de l’énergie, conteste le fondement même de la politique économique en vigueur, conteste l’idée selon lequel le système, bien qu’ imparfait était meilleur que le communisme parce que apportant paix et prospérité.
    Il n’y a jamais eu autant de conflits larvés, la prospérité n’existe plus, nul part, la régression s’installe partout.
    Nous en sommes au stade des troubles sporadiques mais continuels, isolés, faisant tâche d’huile.
    Je dirais que nous en sommes au stade de 1905.
    Il faut dire que nous pouvons appliquer désormais aux financiers le vieux proverbe de langue d’Oc : "Tout leur est bon, même le crouton" (il s’appliquait aux prêtres).
    Les conflits sociaux se généralisent et se gauchisent à la fois, que ce soit en Allemagne, en Argentine, les yeux se sont dessillés,  il ne sert à rien d’être "raisonnables", "sensés", on vous demandera toujours plus de sacrifices.
    En  France, pour ne pas parler salaires, Nicolas Sarkozy  parle d’intéressement.
    On ne pourra pas éviter longtemps de poser la question des salaires, donc du libre échange et de la libre circulation des capitaux, qui conditionne une autre question, celle de l’investissement nécessaire à une révolution énergétique.
    En attendant chaque hausse de quelques centimes du pain ou de l’énergie aggrave la situation.

  • Economies tous azimuts

    Economies tous azimuts

    Images_2 L’ ère des économies tous azimuts vient de commencer.
    Rien de tel qu’un bon choc pétrolier pour qu’on s’aperçoive, que finalement, l’énergie la moins couteuse est celle que l’on ne dépense pas.
    Pour obtenir une baisse de consommation, la solution est simple, c’est investir.
    Passer d’une voiture qui consomme 11 litres à une voiture qui n’en consomme que 6 n’a absolument traumatisé personne, sauf le gouvernement taxateur.
    La grève des marins pécheurs aussi est emblématique : la flotte est vieille.  D’ailleurs, à une époque, il n’était ni rationnel, ni logique d’investir, le fioul était bon marché et la question était plutôt au retrait des unités de pêche.
    Partout, le constat est le même : défaut d’investissement pendant une génération.

    On peut défendre le nucléaire. C’est un avis respectable. C’est aussi un emblème.
    On n’y a pas remis d’argent depuis tellement longtemps…
    Le G8 parle de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 % d’ici 2050.
    C’est un simple problème de modernisation et de remettre les finances au profit de l’économie réelle.
    En même temps, si l’on combine renouvelable et économie, 50 % pour 2050, c’est peu.
    Parle le souci d’éviter de faire de la peine aux industriels.
    Parle le souci d’éviter de faire de la peine aux ministres des finances.
    jamais, l’intérêt du citoyen de base (consommer le moins possible, voire rien du tout dans le logement par exemple) , n’a été aussi éloigné de l’intérêt des puissants (une dime, en eau, en électricité, en pétrole, la plus élevée possible).

  • Détente des cours du riz.

    Détente des cours du riz.

    Images Les cours du riz se détendent, ils ont baissé environ de 10 %. La hausse avait quand même propulsé la tonne de 375 $ à 1100 $.
    Les récoltes sont bientôt là, et il faut vider ce qui reste.
    La décision japonaise de liquider une petite parti de ses stocks, a notamment beaucoup joué.
    Même si beaucoup de pays, dont les Philippines refusent de le surpayer.
    Certains crient qu’on aurait du laisser faire le marché, niant le droit à certains gouvernement de protéger leur population de hausses trop brutales.
    Mais visiblement, c’est qu’ils ne connaissent pas, aux temps historiques, ce qu’est le cours des céréales.
    Le cours des céréales évoluent de mois en mois, d’années en années.
    Mais si on regarde le 16° siècle, premier pour lequel on dispose de données fiables, on s’aperçoit qu’on vole de hausses mal amorties, en hausses mal amorties. On ne retombe jamais sur le pallier précédent.

    On ne peut désormais que noter la justesse de certains propos : "Nous ne pouvons nous permette deux années de bonnes récoltes suivie d’une année de famine".
    La solution d’évidence réside dans l’autosuffisance du plus grand nombre de pays possibles, notamment africains, dépendant dans leur misère d’importations de riz malvenues, juxtaposée aux jachères des zones humides.
    En attendant, on comprend le caractère totalement artificiel de cette crise de subsistance, causée par l’ OMC, il faut, par exemple que le Japon importe, même s’il est autosuffisant en la matière et doit demander l’autorisation d’exporter ses 3.5 millions de tonnes de réserves.
    Décidément,l’ idéologie de l’ OMC est d’une rare stupidité.

  • Mortelle Afrique du Sud.

    Mortelle Afrique du Sud.

    Images L’Afrique du sud, ce qui fut ses ghettos, et ce qui est resté ses ghettos de pauvreté se soulèvent. Certains se disent choqués et étonnés ? Moi pas. Enfin, pas étonné. La mort d’hommes dans des conditions atroces est difficilement admissible et ne peut que choquer.
    Que se passe t’il ?
    Une nation en pénurie d’énergie, une nation où, comme ailleurs l’énergie est chère et défaillante, les prix alimentaires flambent, où le chômage est endémique, une nation qui a accueilli beaucoup d’étrangers, et où les pauvres -locaux-, à défaut d’être xénophobe, n’entendent pas partager le peu qu’ils ont avec des nouveaux arrivants.

    Faim, chômage, détresse de tous les jours, voila le cocktail explosif.
    Là aussi, il y a de quoi être surpris de la surprise des importants et des gouvernants.
    Et le problème est général dans le monde.
    Que ce soit aux USA, comme l’avait fait remarqué Obama, à propos de la classe ouvrière blanche ou ailleurs.
    On peut demander de partager, quand le gâteau augmente, que c’est la prospérité et qu’il y a surchauffe.
    Mais dire aux plus pauvres, pousse toi un peu et fais de la place, c’est irresponsable.
    Quand il n’y a plus rien dans la marmite, on en revient à des choses très primaires.
    Je fais un pari : ce qui se passe en Afrique du sud va se répandre.
    Certains dans le monde disent que c’est le dirigisme qui cause la famine. Où étaient ces gens là, ces trente dernières années ? Ils ont du dormir.
    Banque Mondiale + Fond Monétaire International se sont ligués pour faire abandonner les sécurités alimentaires au profit du tout marché. Les prix, ont, très logiquement, flambés. 
    Voilà le résultat. C’est le Pogrom.
    " Les marchés libres ne peuvent faire fi de la morale sociale. La recherche du profit constitue l’essence de l’économie de marché. Mais lorsque tout est à vendre, la cohésion sociale s’effrite et le système s’effondre  " .
    L’Afrique du sud arrive à sa crise terminale, elle montre la voie. Cela se passe ici, demain ailleurs.

  • Le dynamisme économique.

    Le dynamisme économique.

    Images_3 L’ OMC (On est la Maison des Cinglés) continue ses négociations.
    Les dernières propositions à l’UE reçoivent un accueil frais.
    Il faut dire que ce n’est, ni plus, ni moins, pour l’Europe qu’un Seppuku de première classe. P. Mandelson, bien sûr, est pour.
    Etudions, un peu ce qu’est le "dynamisme" des pays plus "avancés".
    La Grande-Bretagne Tatchérienne s’est assise sur du gaz et du pétrole et a liquidé le reste.
    Les USA consomment, pour un degré de civilisation égal à l’Europe, deux fois plus d’énergie par habitant.
    Le laisser-faire, ou plutôt le débraillé aillant ses limites, les citoyens des USA paient cher désormais, leur "dynamisme".
    40 % de surconsommation pour l’automobile.
    C’est une variable de 9 à 11 Millions de barils jour qu’on paie 

    au retard technologique et technique.
    Vu l’état de leurs finances, les américains doivent être positivement HEU-REUX d’être aussi dynamiques.
    La résidence US consomme en moyenne  10 000 KWH d’électricité par an.
    Contre 3500 en Europe.
    Là aussi, les citoyens doivent être ravis comme des canes en payant leur note d’électricité.
    Ce n’est plus l’Amérique, c’est devenu la belle au bois dormant.
    Pendant ce temps là, les marchandises se baladent dans le monde.
    L’OMC et P. Mandelson voudraient qu’elles se promènent encore plus.
    Où est la cohérence, l’intérêt économique et la finalité quand le seul résultat tangible de la politique économique est de dépenser beaucoup d’énergie ce que l’on pourrait avoir pour beaucoup moins et faire venir, de plus en plus loin, à des coûts de plus en plus délirants ce que l’on pourrait produire localement ?
    Le "dynamisme économique" de la planète, ce sont sur les 30 dernières années, de l’énergie gaspillée.
    Et avec un baril à 130 $, l’ OMC est train de devenir "trivial" et "déphasé".
    J’aurais un mot beaucoup plus viril pour les qualifier, mais la politesse m’interdit de le dire.

  • Z’avez pas un bol de riz ?

    Z’avez pas un bol de riz ?

    Images_2 Si les décervelés de la commission européenne ont cru bon et judicieux de nous préparer une bonne famine en abaissant les stocks à pratiquement rien (le marché, alias, la manne, alias Dieu, y pourvoierait), le Japon, lui, ne sait que faire de son riz.
    Il maintient une production domestique élevée, bien que 40 % des rizières ne soient plus cultivées et de par son adhésion à l’OMC doit importer du riz, qui n’ayant aucun débouché, est soigneusement stocké.
    Après cela, il faudrait croire au sérieux des "experts".
    2 300 000 tonnes dorment dans les hangars.
    Et il faut demander l’accord aux USA, l’exportateur initial, pour pouvoir le réexporter dans les pays durement touchés par les problèmes alimentaires !

    On voit donc qu’on marche sur la tête, que l’ OMC est la forme moderne de l’asile d’aliéné.
    Comme on voit, énergétiquement, la gabegie est à con comble.
    Le riz est produit aux USA, à grands renforts d’énergies fossiles, exporté au Japon, toujours à grands coups d’énergies fossiles où il n’a aucun intérêt, pour finir on ne sait où, toujours à grands coups d’énergie, après avoir été stocké dans des hangars réfrigérés…
    Après, on disserte aimablement sur la "CHAAANNNCE" pour les pays africains de bénéficier à moyen terme de cette crise, pour enfin "accéder enfin à l’autonomie alimentaire".
    Sauf qu’au pays du tiers monde, on imposait d’ouvrir leurs frontières au marché, ruinant l’agriculture locale et provoquant, au bout du rouleau une crise sociale, alimentaire, sinon une famine, ouvrant et précédent la voie aux pandémies.
    Pour bâtir au long cours une sécurité alimentaire, il est clair qu’il faut produire local, protéger sa production, quitte à la surpayer légèrement sur longue période.
    Sinon, on voit que les dérapages ne sont pas loin.

  • Stockez les pâtes…

    Stockez les pâtes…

    Images Les machins qui nous gouvernent sont, quelque part, désarmant de naïveté, de rouerie et de stupidité.
    " Les eurodéputés ont appelé jeudi l’Union européenne à mettre en place des "stocks alimentaires" pour prévenir d’éventuelles crises alimentaires en Europe "…
    C’est sans commentaires…
    Mon prince, ayez la bonté, s’il vous plait…
    Mais sans vous contraindre…
    En même temps, ils veulent mettre hors jeu, tout ce qui est leur politique : le marché.

    Nos gouvernants sont paumés et déboussolés, terriblement limités intellectuellement parlant, eux qui ont fait de si brillantes études…
    En attendant que le bon sens revienne à la direction des affaires, faites preuve aussi de bons sens : si le gouvernement ne stocke pas, stockez.
    Un mois de réserve, c’est très peu.
    Une crise alimentaire grave n’est qu’une question de temps dans le contexte où nous en sommes.
    Crise de manque ou crise de cherté, nos gouvernants ont réinventé le moyen-âge.
    Je ne voyais pas l’avenir ainsi…

  • « Ce n’est pas un choc pétrolier ».

    « Ce n’est pas un choc pétrolier ».

    Images_2 Un article de JM Vittori sur les échos.
    Pour lui, le choc n’est pas pétrolier.
    Les états producteurs veulent mieux valoriser leurs ressources. Les majors ont été éjectées, ils ne contrôlent plus que 10 % des gisements et les gains de consommation potentiel (USA et Europe) seront annulés par la demande croissante des autres pays.
    Seulement, cet article méprise deux données. Les USA, la Grande-Bretagne se sont livrées à une orgie et une cuite énergétique.
    Ce n’était pas dans le sens de l’histoire, les économies d’énergies, le marché règlerait tout.

    Il est en train de le faire. Telle actrice américaine se vantait d’avoir un "petit" 4X4. Il y a deux manières de réduire la consommation : investir et devenir pauvre.
    Quand on est pauvre, on ne roule plus en voiture qui consomme 11 litres au cent.
    Si on n’a pas les moyens de prendre plus économe, on marche à pied.
    On n’a pas davantage les moyens de se chauffer ou d’avoir la clim. On gèle l’hiver, on transpire l’été.
    La seconde donnée est que les états "dynamiques" sont les ateliers du monde occidental.
    Misant tout sur les exportations et notamment des produits de faible coût.
    Ces articles sont les plus menacés désormais par la flambée des transports.
    Paradoxalement, la "mondialisation" et la délocalisation ne sera rentable que pour les biens DE HAUTE TECHNOLOGIE.
    La relocalisation de l’économie est à l’ordre du jour. D’abord sur l’alimentaire. Ensuite sur le reste.

    Photo : proposition d’emblème pour la mondialisation.

  • Le non-choix du petit Nicolas.

    Le non-choix du petit Nicolas.

    Images Le petit Nicolas hésite. Il hésite entre l’idéologie et la réalité, le libéralisme et la planification, la fuite et le combat.
    Pour le libéralisme économique, aujourd’hui, c’est clairement l’échec.
    82 pays viennent de proclamer une évidence : leur souveraineté économique.
    Qu’était cette "grande révolution libérale" ? Rien. On avait découvert du pétrole, en Grande-Bretagne et aux USA, on l’a brûlé à toute vitesse en oubliant toute notion d’économie.
    Et en oubliant d’investir.
    Les marins-pêcheurs qui manifestent sont caricaturaux, tant ils sont l’emblème de leur époque.

    Leur outil de travail et vieux et gaspilleur, modernisé il consommerait 40 % de moins, mais seulement, ils n’en ont pas les moyens.
    D’ailleurs, l’heure n’a guère été à la modernisation pendant 20 ans, c’était plutôt des retraits de capacités de production sans renouvellement qu’il était question.
    Et Petit-Nicolas hésite. Il applique le libéralisme, mais il aimerait planifier, comme au bon temps du Gaullisme.
    Et il y a justement une autre révolution industrielle à faire : celle du développement durable.
    On parle de 400 milliards de dépenses d’ici 2020, sujet qui fâche, en oubliant, bien sûr que le retour sur investissement de ces 400 milliards seraient d’environ 240 milliards sur la même période.
    A t’ on peur de mourir d’embonpoint ?
    Non, on tuerait le sacro-saint marché, en organisant une baisse de consommation.
    Dans le même temps, le pétrole à 135 $ est logique. Ronnie voulait que le marché assume tout : il le fait, par le prix.
    40 années de retard à solder, d’un coup.