Auteur/autrice : patrick reymond

  • Construire économe.

    Construire économe.

    Image Un article paru dans le blog immobilier.
    Construire pour faire 80 % d’économies de consommation ?
    C’est relativement facile.
    De l’isolation, une ventilation double flux et un puit canadien.
    Bien sûr, il faut bien exposer la maison.
    Mais la ventilation et le puit provençal sont adaptables sur beaucoup de constructions existantes.
    Les deux sont banals et classiques.

    Le coût, en lui même est certes conséquent (compter 5000 euros), mais très vite amorti.
    En effet pour un cout de fonctionnement bas, très bas même, on gagne une quinzaine de degrés au dessus de zéro.
    Quand on pense que la moitié de la consommation d’énergie des pays développés passe dans le bâtiment, on voit le chemin réalisable (facilement) en peu de temps.
    Et on voit le peu de chemin parcouru.
    En ce qui concerne les autres économies, notamment le transport, à part si l’on roule avec la voiture de Starsky et Hutch (25 litres au 100), et qu’on a une voiture normale, avec une consommation normale, on peut gagner au plus, un litre au cent actuellement.
    la différence de dépenses (10 000 euros minimum, contre 5000 euros), ainsi que le rendement de l’investissement, il est clair que c’est sur la maison que l’on peut faire les grosses économies.

  • Carburants subventionnés.

    Carburants subventionnés.

    Images_3 Dans un certain nombre de pays, le carburant est subventionné.
    La banque Mondiale pousse à l’abandon de ces subventions.
    Cela peut semblé étrange vu d’ici, ou seuls certaines professions, mendiantes, profitent de ce genre de mannes.
    Ce peut être compréhensible pour les contrées où le pétrole a détruit tout autre activité.
    Il faut bien qu’il y ait une certaine compensation.
    Mais certains sont aussi des pays importateurs nets.

    Mais la réduction des subventions est aussi synonyme de crise sociale.
    Avec la crise alimentaire, une augmentation des prix de l’essence serait … explosive, socialement parlant.
    Si, effectivement, leur abandon est plus ou moins inéluctable, il est clair que ce n’est pas le moment.
    Il serait censé et bien préférable d’attendre une détente des budgets alimentaires.
    Cette augmentation supplémentaire ajouterait encore au climat social détérioré.
    L’énergie a rejoint la nourriture dans les dépenses forcées.
    Il est préférable que les gouvernements ne l’oublient pas.
    Il n’existe que deux sortent de gouvernants. Ceux qui obéissent aux banquiers, et ceux qui les exécutent.

  • Tremblement de terre en Chine.

    Tremblement de terre en Chine.

    Images Le tremblement de terre en Chine a, dit on fragilisé certains barrages.
    C’est peu probable, la vérité étant sans doute qu’ils étaient d’une piètre qualité initiale (les mauvaises langues disant que les chinois se débrouillent pour construire du neuf-vieux).
    410 barrages auraient été "fragilisés". 391 dans 5 provinces et 19 dans la municipalité autonome de Chongqing.
    Le gouvernement central avait reconnu lui même, au début 2008, que 37 000 barrages étaient dangereux et instables et il avait lancé un plan de trois ans pour sécuriser les installations.

    Beaucoup de ces barrages ont été construits dans les années 1950 à 1970, dans des conditions qui "limitaient l’objectivité".
    " Le très grand nombre de barrages dangereux est déjà devenu un maillon faible et un facteur d’instabilité dans la prévention des inondations ".
    Le tremblement de terre ne fait donc que ressurgir un problème et on retombe sur l’éternel problème de l’investissement à long terme, de l’entretien et des moyens financiers à y affecter.

  • Bataille contre la faim. II

    Bataille contre la faim. II

    Images_4 Je me souviens d’un professeur d’histoire. Il nous racontait être revenu de Syrie enfant en 1941, après les combats qui opposèrent l’armée de Vichy aux anglo-gaullistes.
    Ce qui l’avait surpris en arrivant, c’est que la population avait un unique sujet de préoccupation, c’était de manger.
    Les rations officielles donnaient la moitié du minimum vital.
    Pour le reste, il fallait se débrouiller.
    Avoir un lopin, un jardin, de la famille à la campagne, le marché noir. A n’importe quel prix.
    Alors, quand on voit des films "historiques", où on voit des cocottes avec des bibis d’époque se dire "il faut résister", on se dit que le cinéaste aurait du aller aussi à l’école et se renseigner avant.

    Les autorités ne facilitaient guère la vie de la population.
    L’armée allemande, grâce aux frais d’occupation créait le marché noir, mais la population trafiquait l’esprit tranquille avec les patrouilles allemandes.
    En effet, la nourriture les indifférait. Ils avaient de quoi manger.
    Cela se corsait avec les autorités locales françaises, qui avaient tendances à pratiquer la confiscation sauvage, tout en se gardant de faire des procédures. Les gendarmes avaient faim aussi.
    Le pire, c’était, pour les pauvres bougres qui voulaient s’alimenter, de tomber sur le maquis.
    Il pratiquait aussi la confiscation, prenait les noms, en promettant les poursuites légales plus tard.
    Mais le maquis ne prit une certaine importance qu’à la fin de la guerre, c’est en grand partie le STO (service du travail obligatoire) et la déportation du travail qui le créa.
    Ce bref rappel historique était pour dire qu’on arrive très bien à tenir une population avec la pénurie organisée. Enfin, du moins, tant que ça dure. Après, c’est une autre histoire.

    Autre rappel : à cette même époque, un certain nombre d’hôpitaux psychiatrique se mis à pratiquer l’eugénisme. Certains réussirent fort bien et eurent un taux de réussite de 100 %. Bien entendu, il y eut des cancres qui ne perdirent personne.

  • Bataille contre la faim.

    Bataille contre la faim.

    Images_3 La crise internationale va rebondir.
    Pour le moment, on préfère mentir sur tout, l’inflation, la croissance, le chômage.
    Une seule chose ne ment pas, c’est la flambée de l’énergie en même temps que son corollaire, la flambée alimentaire.
    La flambée alimentaire est la plus grave. Là aussi on ment.
    On parlait de 100 millions de personnes souffrant de la faim, c’est faux. Déjà, avant cette crise, il y avait 900 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire. Quel terme politiquement correct d’ailleurs.
    On ne parles plus de faim.
    Aujourd’hui, on parle de un milliard. C’est encore trop peu, et ne serait même pas visible par rapport au bruit de fond qu’était la faim endémique dans certaines régions.

    La vérité est plus près des 4 milliards de personnes souffrantes, sans compter celles qui épuisent leur épargne, celles qui s’en sortent à peine.
    Un article intéressant paru dans "le Monde", sur le Cameroun. Pas assez d’argent, ceux qui ont des lopins, mêmes importants ne s’en sortent pas.
    Pourquoi ? Parce que, là aussi, c’est l’implication dans le marché qui a été privilégié.
    "Un verrou idéologique saute ! nous allons pouvoir aider notre agriculture". Tiens, le monde capitaliste n’était donc pas exempt des maux qui ont tué le communisme.
    "Exactement ce que nous clamons depuis des années et qui nous valait d’être accusés de vouloir déstabiliser l’Etat  ". Dit le représentant d’une ONG altermondialiste.
    Moi, je me souviens simplement de ce que m’a dit ma mère, sur une autre période, celle de la guerre de 1939-1945 : "Nous n’avons pas eu faim, mon père avait des jardins"( d’abord deux avant guerre, puis trois pendant). Ils ont manqués de pain, mais avec une simple bêche, du travail et une mentalité d’autoconsommation, le plus dur fut évité.
    Dans le même temps, les paysans de l’époque étaient époustouflés de l’argent qu’on pouvait leur donner pour leurs produits.
    Paradoxe de l’histoire, les ouvriers, souvent obligés de cultiver un lopin de légumes pour s’en sortir AVANT s’en sont mieux tirés que les bourgeois…

  • Décervelage Maximum.

    Décervelage Maximum.

    Images_2 Bien qu’un article était déjà paru sur la question, il me semble nécessaire de compléter les données.
    Suivant De Defensa et l’Afp, un groupe de sénateurs démocrates, montre les dents vis-à-vis de l’Arabie saoudite, menaçant de bloquer des ventes d’armes.
    Parce que, les vilains saoudiens refusent d’augmenter leur production pétrolière.
    Ce n’est pas 1.4 milliards de $ qui sont concernés, mais 20 milliards.
    Mais le plus drôle, c’est qu’il s’agit de ventes forcées du complexe militaro-industriel US à ce pays, qui sont visées.
    De toute façon, le fatras proposé sera d’une efficacité à peu près égale à zéro en cas d’embrasement de la région.
    Parce qu’il y a lourd à parier que ce seront des mouvements de foules trop longtemps contenus.

    En effet, on peut penser que toute action militaire des USA contre l’Iran provoquera l’embrasement total, et que les 200 000 ou 250 000 soldats occidentaux dans la région ne contrôleront rien du tout.
    En effet, penser l’impensable, c’est, penser l’alliance entre Al-Quaida et Téhéran, l’insurrection simultanée de l’Irak Chiite et Sunnite (alors que la seule zone qui était sécurisée, la zone verte est journellement bombardée par combattants Sadristes).
    C’est, penser la fin des pantins occidentaux au Liban, une nouvelle confrontation libano-israëlienne, l’explosion en chaine de la bande de Gaza, de la Cisjordanie, où le gouvernement local est d’une impopularité biblique.
    C’est, penser la fin des régimes pro-occidentaux : Egypte, Jordanie, Arabie Saoudite et autres émirats.
    C’est, penser la destruction de la flotte américaine dans ce si petit Golfe Persique, avec une floppée d’armes si archaïques que cela en serait (presque) risible.
    C’est, penser aussi à l’isolement et la destruction des armées si loin de leurs bases, en Afghanistan, en Irak.
    La réaction des sénateurs américains, comme du lobby militaro-industriel, fait penser qu’ils ont perdu le sens du réel.
    L’Arabie ne peut augmenter sa production. Elle n’a pas besoin d’armes.
    Elles seront comme dans le cas des armes livrées au Shah d’Iran dans les années 1970, complètement inutiles.
    Mais on peut penser que les USA rêvent de rééditer leur manoeuvre de 1974, ou en paniquant l’Europe et le Japon, ils avaient ressoudé leur camp.
    Cette fois-ci, par contre, il y aurait de fortes chances pour que ce soit le signe de l’effondrement. 

  • La notion de ressources II

    La notion de ressources II

    Images_4 Les ressources se réduisent.
    Pas seulement parce qu’il y a plus de convives à la table, mais aussi parce qu’il y a moins de ressources d’accès facile.
    A l’échelle des civilisations, c’était hier que Drake forait son premier puit à 17 mètres sous terre.
    A l’échelle des civilisations, c’était il y a 5 minutes que chaque maison du Biafra avait sa raffinerie.
    Le pétrole affleurait.
    Des grandes puissances s’affirment parce que la ressource se raréfient et qu’eux en ont.
    Même s’ils en ont moins qu’avant.
    Gorbatchev dit que l’URSS n’aurait pas cessé d’exister avec un baril à 120 $.
    A son époque, c’était entre 8 et 14.

    L’agressivité de la "superpuissance" se focalise sur sa dépendance énergétique. Quitte à jouer des poings.
    La Smart débarque aux USA. Elle n’est guère économe, mais pour le lieu, c’est déjà une révolution.
    On passe ici, d’une société où il n’y avait pas de limites à une société plus classique. Il faudra économiser.
    Changement d’époque et de comportement.
    Consommez, on trouvera toujours une solution, disait on ! C’est faux.
    C’est l’histoire d’un pays neuf, qui se goinfre des ressources intactes.
    Que nous a appris le dernier conflit mondial ? Qu’il s’est joué sur des distances.
    Quand les lignes de communications et de ravitaillement se furent suffisamment distendues à Grozny, El  Alamein et  Guadalcanal, le flot des armées s’inversa. 
    arrivé devant ces villes, les camions allemands consommaient autant d’essence qu’ils en amenaient.
    L’empire Japonais est aussi mort d’être distendu.
    On en est à la même époque.
    Il est de plus en plus difficile d’extraire, l’explosion des couts aura une limite.
    La technique d’exploitation ne peut pas tout.

  • La notion de ressources.

    La notion de ressources.

    Images_3 Je vois, ici et là, la notion de ressources échapper grandement au sens commun.
    Gouverner, c’est prévoir.
    Et dieu sait si les gouvernants, ou les chefs d’entreprise aiment consulter les oracles : leur comptable.
    Ils leur demandent des "comptes de résultats" et des "bilans" prévisionnels.
    Alors qu’à moins d’avoir une boule de cristal fort efficace, c’est impossible.
    Mais il y a une chose que l’on sait de manière immémoriale en matière énergétique.
    C’est qu’on s’empare du facile d’abord, du plus difficile ensuite, du presque impossible en dernier.

    Pourquoi ? Que ce soit pour le bois ou tout autre chose, il y a le rapport entre l’effort, et le gain.
    L’effort devient de plus en plus monstrueux, pour un rapport de plus en plus minime.
    Il suffit de demander à des personnes âgées, de parler de leur enfance.
    En zone rurale, l’énergie était un problème il y a 60 ans.
    Même si elle se cantonnait au bois. Il fallait aller loin, le véhiculer, souvent une petite carriole trainée par une homme.
    Aujourd’hui, avec le fossile, c’est pareil. Le facile a été exploité. Le plus dur est en train d’être extrait.
    Les réserves existent. Mais elles sont profondes. Arriver à les sortir ne sera pas simple.
    Pour certaine, d’ailleurs, on ne sait pas faire.
    Pour d’autre, ce semble hors d’atteinte, quelque fut le cout. Forer et trouver du pétrole à 10 000 mètres de profondeur ? Pourquoi pas. A condition d’avoir un matériel couteux qui résiste à des contraintes si formidables, que jamais l’exploitation ne sera rentable.
    Si, par hasard, elle l’est, on s’apercevra que c’est tellement couteux, qu’il ne faut pas le gaspiller. D’ailleurs, le prix vous le dira.

  • « Reconstruire la Nation ! »

    « Reconstruire la Nation ! »

    Images_5 L’Amérique du nord se réveille avec la gueule de bois, après une bamboula de 30 ans.
    Aujourd’hui changement de décor. Exit l’empire, il faut reconstruire.
    Fini le discours de soumission à l’empire et ici, sa variante locale, l’Union européenne.
    "Les Américains veulent reconstruire la nation, résume Thomas Friedman, éditorialiste du New York Times. Nous avons perdu de notre puissance ces dernières décennies, et les valeurs de nos parents, le travail dur, l’étude, l’épargne, l’investissement, la vie selon ses moyens, ont été adoptées par les Asiatiques, tandis qu’ici, elles cédaient le pas devant les valeurs des subprimes.  ".
    On ne saurait mieux résumer et au niveau énergétique, on peut préciser aussi, une infrastructure qui se rapproche du tiers-monde, et un retard technologique qui devient préoccupant.

    La forme la plus visible en est la dépense d’énergie par tête d’habitant.
    Tout ne s’explique pas par la taille du pays. Ce pays au 19°siècle, c’est lui qui avait inventé la notion de "maison autonome", par exemple.
    La crise sociale est là.
    L’ascenseur ne fonctionne que vers le bas, le salaire moyen baisse, et cette baisse est vraiment visible depuis 2000. On a incriminé les présidences Reagan et Bush, on peut aussi y rajouter celle de Clinton.
    Mais l’ampleur même du retard technologique donnera un effet de levier inespéré.
    En effet, le gain, par exemple énergétique sera immédiat et important.
    Quand à la question finale d’Eric le Boucher : "comment reconstruire la nation ", elle amène une réponse simple et évidente, en faisant le contraire de ce que l’on a fait jusqu’alors.
    Mais ça, c’est le plus difficile. Il faut que la classe politico-médiatique reconnaisse qu’elle a raconté des C…ouillonades pendant une génération.
    Augmenter les taux d’imposition sur le revenu règlera beaucoup de problèmes. D’abord les salaires des "cols d’or", ensuite les déficits de sécurité sociale, enfin les problèmes de dettes et ce qui nous intéresse ici, d’infrastructures.
    Les infrastructures déficientes sont, d’évidence, des gouffres énergétiques.
    Quand aux peuples, ils n’ont jamais été traumatisés par les fins d’ empire, mais soulagés. 

  • L’habitude.

    L’habitude.

    Images_2 Les beaux esprits critiques l’éolien. Et trouvent génial un moulin.
    Ceux-ci étaient fort nombreux au 18° siècle. Le premier janvier 1800, il existait  500 000 moulins en France.
    Ils étaient la principale source d’énergie, qu’ils fussent à voile, à vent ou autre. Et ils servaient à tout.
    Simple question d’habitude, perdue depuis longtemps.
    Selon le journal Québécois "le Devoir", " les citoyens qui vivent près des parcs éoliens ne condamnent pas les nouveaux moulins à vent qui sont apparus dans leur paysage ".

    La satisfaction globale de la population locale est passée de 83 à 86 %. Avec des allez-retour dans les deux sens. 4 % sont passés de satisfait à mécontent, et 7 % ont fait l’inverse.
    La sureprésentation médiatique (manipulation ?) des opposants est clairement établie.
    Au XVIII° siècle, le même caractère aléatoire des moulins faisaient qu’ils étaient en surnombre, que l’image soit classique, comme celle du meunier, mais aussi les moulins industriels de tous usages, et de toute finalité.
    La première région industrielle de France, la région stéphanoise souffrait du manque d’énergie… Hydrique. Bien que disposant de fer et de charbon, les martinets n’étaient manipulés que par les moulins.
    Et le cours d’eau local était fort capricieux.