Auteur/autrice : patrick reymond

  • Crise alimentaire : la France aussi…

    Crise alimentaire : la France aussi…

    Images La France va se mettre aussi à la crise alimentaire.
    Le gouvernement et le président, déjà passablement atteint dans leur popularité défunte, devraient aborder le cap ultime : la Elstinisation, c-a-d 2 % de popularité.
    A ce degré là, il y a toujours des gens qui répondent de travers aux sondages.
    Michel Barnier s’était entendu répliquer par le Financial Times que l’idée d’autosuffisance était " une idée mauvaise et mortelle".

    C’est bizarre, parce que cette idée a traversé les siècles et que l’idée de bienfaisance du marché n’a été promu que pour engendrer la révolution française, ainsi que quelques autres broutilles dans le même genre depuis.
    Mais il faut le reconnaitre, c’est une idée d’intégriste religieux.
    On va donc se retrouver dans la conjoncture de 1933 : entre le loyer et manger, il va falloir choisir.
    Si l’Europe s’accroche à la libre circulation des marchandises, elle va connaitre, elle aussi, la faim.
    Quand à M. de Schutter, il est beaucoup plus clair et explicite : "La "main invisible " n’est pas la solution, c’est le problème  ".
    C’est dit. Le "pacte de famine" est de retour.

  • Tout va très bien, madame la Marquise…

    Tout va très bien, madame la Marquise…

    Images_3 On vient de donner trois sous au PAM (programme alimentaire mondial), et hop, MAGIQUE, les histoires de famines et d’émeutes s’envolent, disparaissent, comme ça.
    En réalité, le PAM n’aidera qu’une très petiote fraction de démunis.
    Au Sénégal, les prix flambent, il n’y a plus qu’un repas par jour, celui de midi a sauté, les loyers sont inabordables.
    Le responsable ? Ou plutôt les responsables ? FMI et Banque Mondiale, les deux voyous qui ont privilégiés les cultures d’exportations et la fin de l’autosuffisance alimentaire.

    Pourtant, le Sénégal n’est pas un pays surpeuplé et les marges de manoeuvres existent et sont mêmes énormes.
    2.5 millions d’hectares sont cultivés, pour 4 millions de cultivables.
    Mais ce n’était pas "moderne".
    Les importations et le libre échange ont détruit l’agriculture vivrière. Les couts de transports étaient bas et l’abondance régnait.
    Maintenant, le transport est cher, si le transport terrestre a flambé, le transport maritime s’est encore plus valorisé, les pays exportateurs de riz sont devenus rares et ils vendent aux plus offrant.
    Le remède, là aussi, est simple.
    Il faut investir des montants dérisoires et donner du crédit. Mais, c’est tellement plus simple de sucer à mort les peuples pour placer l’argent dans le "subprime".
    Ce genre de développement s’appelle le "substitut d’importations" et a toujours fonctionné, contrairement au spécialiste de l’échec : le libre-échange.

  • Bâtiment à énergie positive en 2020

    Bâtiment à énergie positive en 2020

    Images_3 La norme "basse consommation" sera imposée pour les bâtiments publics dès 2010 et privés, dès 2012.
    La norme "énergie positive" sera applicable dès 2020.
    Cette évolution entraine deux remarques :
    – Celui qui voudra faire construire ou acheter un bien immobilier dès aujourd’hui est fou.
    En 2020, il ne vaudra plus rien.
    – La totalité des biens immobiliers va subir une correction monstrueuse à la baisse.
    Une "taxe-carbone" va être mise à l’étude.

    Une profession va sans doute être gonflée dans un premier temps et quasi-disparaitre dans un deuxième, c’est le chauffagiste.
    Gonflée dans un premier temps par le parc existant. Il faudra renouveler des chaudières pour des moins gourmandes. Dans un deuxième temps, le chauffage devient anecdotique.
    Si l’on travaille sur l’isolation, le puit provençal doublé d’une VMC double flux, le reste est un reliquat.
    En 2020 existera donc trois parcs immobiliers : le sans valeur, un deuxième consomma moins de 50 Kwh par M2 qui aura un peu de valeur, et le neuf.

  • RFF : ça ne vaut rien !

    RFF : ça ne vaut rien !

    Images_2 Les mêmes remèdes entrainant les mêmes maux, la situation des réseaux ferrés en France est catastrophique, faute d’investissements.
    Le tripatouillage de l’éclatement de la SNCF et du RFF a fait long feu.
    La question est simple et triviale, il faut de l’argent pour entretenir les lignes. Certaines n’ont pas vus de travaux depuis des dizaines d’années, des rames neuves s’y trainent à 30, voire 10 à l’heure.
    Trois scénarios sont possibles, la mort rapide, la mort lente et la reconstruction du réseau.
    Cela dépendra uniquement de l’enveloppe budgétaire accordée.
    Bien sûr, le coût de l’énergie augmentant, on verra certainement le scénario de reconstruction se réaliser.

    Il sera beaucoup plus couteux, bien sûr, de le reprendre après avoir laissé le réseau se dégrader.
    29 500 kilomètres de voies existent.
    8 900 absorbent 78 % du trafic,
    7 000 absorbent 16 % du trafic,
    13600 absorbent   6 % du trafic.
    A son apogée, il repésentaient 38 000 kilomètres. Mais, il n’y a désormais, guère de "graisse inutile" à faire fondre.
    Seulement des voies délaissées qui pourraient être remises à niveau et gagner en rentabilité.
    Avec une crise énergétique et alimentaire qui s’annonce, on comprendra vite la nécessité d’avoir un arrière pays fait de petites villes, tel qu’il fut conçu au 19°siécle.
    Dans le cas contraire, ce sont les grandes agglomérations qui risquent de souffrir énormément.
    D’ailleurs, une "sécurité alimentaire élémentaire" serait une plus grande homogénéité de population sur le territoire.
    Les grandes métropoles sont des aberrations écologiques (viables à long terme ??? rien n’est moins sûr !!!).

  • La chute des idoles.

    La chute des idoles.

    Images Deux idoles sont en train d’être brûlées aux USA, selon le journal "le Monde" : Reagan et Greenspan.
    Le délabrement physique du pays est visible à l’oeil nu, avec un chemin de fer du 19° siècle, des autoroutes qui remontent à Roosvelt et des aéroports qui remontent à Eisenhower.
    Reagan en la matière, n’a absolument rien à se reprocher. "Nos trains ont été lancés au XIXe siècle, Roosevelt a construit des routes et Eisenhower des aéroports. Mais depuis Reagan, plus rien  ".
    C’est l’exploitation de l’infrastructure existante, sans plus.

    Quand aux propos sur le président français, ils sont acerbes, mais drôles : " Dans les soirées, il y a toujours des invités qui arrivent à la fin, quand les premiers venus commencent à partir ".
    Nicolas-l’attardé, arrive avec C. Lagaffe (encore pire : elle impose l’anglais comme langue de travail dans son ministère ! Elle ne doit pas bénéficier de toutes ses facultés), avec confettis, cotillons et serpentins, mais là, je dirais que les invités sont partis, la fête est finie et ne restent que les vomis et les ivrognes endormis.
    La croissance était basée sur de la fumée et sur la surconsommation d’énergie à bon compte.
    L’énergie en question étant achetée avec un dollar qui ne coute rien à fabriquer.
    Le prochain président n’aura pas une superpuissance à administrer, mais une nation à reconstruire et des économies d’énergies à réaliser.
    C’est un vaste programme, mais les citoyens de base n’ont rien à y perdre. Au contraire.
    L’évolution du revenu moyen au Canada a été publié.
    En près de trente ans, il a augmenté d’un dollar par semaine…Economie de fumée, crée par des fumistes.

  • Barnier insiste sur la sécu… alimentaire…

    Barnier insiste sur la sécu… alimentaire…

    Images_2 " La France et Bruxelles se sont trouvés en désaccord hier, la Commission européenne rejetant l’appel français à réduire les importations de nourriture, le qualifiant de funeste et obsolète ". Mais visiblement, les attaques britanniques contre la PAC, foirent.
    Pourquoi ? Parce que l’actualité est contre eux.
    "lorsqu’un officiel de l’UE a déclaré que l’idée de sécurité alimentaire était aussi importante que celle de sécurité énergétique à cause de la hausse des prix, « les gens ne se tordaient plus de rire sur leurs chaises. » ".
    Le libre échangiste fait désormais figure, non plus de moderne, mais de vieux con radoteur. Et même de "maniaque".

    Les diplomates ont adoptés la position française, et les blocs européens sont déséquilibrés. Danemark (hyper-autosuffisant) et Grande Bretagne (hyper-dépendant) d’un côté, France et Allemagne surtout de l’autre, mais en tout une vingtaine de pays.
    Preuve s’il en est que le libre échange est mort.
    Même le pôle le plus riche de la planète doit reconnaitre que le marché est désormais incapable de garantir l’avenir de ses citoyens.
    Mais visiblement, les britanniques ont oublié deux épisodes de leur histoire. Ce sont les batailles de l’Atlantique.
    Elles ont eu lieu parce qu’en 1914, la Grande Bretagne importait 80 % de sa nourriture et encore 60 % en 1940.
    Eux aussi, "ont la mémoire courte".

  • La question Géorgienne.

    La question Géorgienne.

    Imagesla question géorgienne rebondit. Quand l’Urss implosa, se fragmentant en 16 républiques, la Géorgie implosa aussi.
    Les territoires autonomes d’Ossétie du sud, d’Abkhazie et d’Adjarie proclamèrent leur indépendance.
    L’Adjarie, située le long de la frontière turque ne put la maintenir, mais les deux autres, accolés à la frontière russe, avec une force de paix russe, avec des habitants à passeports russes (à 80 %), se trouvent dans un autre cas de figure.
    Surtout, que, côté russe, il y a des comptes à régler. En effet, sans la Géorgie, la question tchétchéne eut été réglé en quelques semaines, lors de la première guerre. En effet, sans voie de ravitaillement, passant par la Géorgie, les indépendantistes

    n’auraient pu se maintenir aussi longtemps.
    La donne énergétique intervient à plusieurs niveaux.
    D’abord Nabucco, le risible gazoduc qui est censé apporter "l’indépendance énergétique" à l’Europe, passe à portée de Katioucha de la frontière russe.
    Ensuite parce que le moyen de pression russe vis-à-vis de l’occident et du monde, repose sur 4 piliers :
    le pétrole, le gaz, l’uranium et le blé.
    La Géorgie d’ailleurs, dans cette crise est plus souvent à Bruxelles et à Washington qu’à Moscou, cherchant à entrainer L’UE et les USA dans la tourmente.
    Il va s’en dire que ce genre de manoeuvres n’apaisent guère les tensions.
    Et qu’en cas de conflit direct avec la Russie, l’une se révèlerait être une petite république et l’autre une puissance nucléaire et une superpuissance énergétique pouvant créer immédiatement une crise de grande ampleur.

  • Un système américano-centré.

    Un système américano-centré.

    Images_2 L’histoire retiendra de notre époque une incapacité à sortir du "système dollar", volontairement et d’une manière organisée et sans doute sa sortie sauvage.
    De Gaulle avait senti, en son temps, le "point d’inflexion".
    Le dollar, de plus en plus fabriqué, avait de moins en moins de valeur.
    De fait le dollar s’arracha à l’or, pour devenir la monnaie de cotation du pétrole.
    Mais maintenant, la seule force du dollar est la peur de l’effondrement.

    GW Bush aura été l’homme qui pousse à bout le système et sans doute avance notablement sa fin.
    Déficit extérieur aggravé, dépenses militaires délirantes, sans fin, ni but, la guerre d’Irak, comme celle d’Afghanistan aura été celle de trop.
    En effet, après une campagne militaire expresse, sans grande bataille, tout juste quelques escarmouches, les américains ont perdus les deux guerres.
    Par usure, lassitude, absence de stratégie.
    Aujourd’hui, l’affrontement porte contre l’armée du Mehdi.
    Les combats durent depuis un mois, et malgré un succès local à Bassorah, il n’y a pour les américains aucun espoir de briser cette armée.
    En Afghanistan, des succès locaux ont été remportés par les pakistanais aux alentours de la passe de Kyber, grâce à des retournements de tribus contre les talibans.
    Les convois de ravitaillements pourront donc ne pas être totalement détruits comme cela s’était déjà passé.
    Mais cela ne change rien sur le terrain. les Talibans contrôlent 50 % du territoire.
    Avec très peu de pertes.
    Guerres pour l’énergie, elles se sont transformées en guerre DE l’énergie, dans un cas il faut contrôler les exportations, dans l’autre, le ravitaillement, spécialement en carburant.

  • Austin : éthanol nouveau procédé.

    Austin : éthanol nouveau procédé.

    Images_4 Un nouvel éthanol qui a sans doute peu de chance de voir son essor, a vu le jour aux USA , à partir d’une 
    "cyanobactérie photosynthétique rencontrée communément sous l’appellation d’algue bleu-verte  ".
    le procédé, prometteur, permettrait de faire rouler le parc automobile avec 2 millions d’hectares inutilisés.
    Mais, il y a peu de chance de voir ce procédé se généraliser.
    En effet, la pression sur les producteurs de cannes à sucre au brésil, et sur les producteurs de maïs aux USA est énorme.
    En réalité, ces bactéries n’ont aucune chance de percer : "Les cyanobactéries élimineraient ces procédés coûteux de transformation."

    Ou va t’on si n’importe qui peut produire de l’énergie sans problèmes et sans investissements couteux autant qu’inadéquat.
    J’ai bien peur que les forces économiques mises en marche par les productions industrielles plus "classiques", comme pour l’éthanol-canne et l’éthanol-maïs, ne soit beaucoup plus fort que cette innovation.
    En réalité, on s’aperçoit que la nature utilise DEJA certains procédés de fabrication.
    Il suffit, par exemple, de se promener dans les bois pour sentir de fortes odeurs d’éthanol auprès des troncs tombés à terre et qui pourrissent.
    Seuls d’autres pays que le Brésil ou les USA où les lobbys seraient moins forts ou inexistants pourront développer ces procédés.

  • Ethanol-maïs : pas prêt de s’arrêter.

    Ethanol-maïs : pas prêt de s’arrêter.

    Images_3 Tout est dit pour la filière éthanol-Maïs :
    "c’est qu’elle est extrêmement profitable pour les producteurs de maïs d’une part et pour les industriels de l’éthanol d’autre part  ".
    Le pays de la libre entreprise subventionne "à mort", la filière : 51 cents le gallon par l’état fédéral, auquel se rajoute les subventions des états. Le total va de 1.05 à 1.38 dollars le gallon.
    L’additif MTBE est sur la sellette. Considéré comme toxique, il DOIT être remplacé par l’éthanol.
    Autre manière de le promouvoir.

    La rentabilité économique quand à elle, où se trouve elle ? Elle se trouve à 8.85 $ le boisseau de maïs.
    Son cours actuel, au début avril était d’environ 6 dollars.
    La subvention n’était donc pas économiquement justifiée (elle était calculée pour un prix du baril à 30 $).
    "en fait une subvention agricole indirecte car versée aux industriels  ".
    On ne soigne jamais assez sa clientèle électorale…
    Nouvelle subsidiaire : quelques centaines de millions d’habitants vont crever de faim la bouche ouverte.
    Chaque cent de 6 $ à 8.85 + la subvention représente un million de mort.

    Image : le candidat favori à l’élection présidentielle américaine.