Auteur/autrice : patrick reymond

  • La question éthanol.

    La question éthanol.

    Images_2 La question éthanol est fondamentale à l’heure qu’il est, car l’éthanol tel qu’il est produit est ravageur.
    Pour le continent nord-américain, c’est le maîs.
    Or le maïs est peu productif à l’hectare, consomme de l’eau (beaucoup) et concurrence l’alimentation humaine et animale.
    Et les mécanismes de l’économie de marché poussent au vice. Il est plus rentable de nourrir le 4 X 4 d’un riche qui a les moyens de payer, que de nourrir les pauvres, qui n’en ont pas les moyens.
    Car si les  carburants ne sont pas le diable absolu,  l’encadrement à y apporter devrait être draconien. 

    Pour le Brésil, d’abord, le traitement de la main d’oeuvre. L’esclavage, ou le quasi-esclavage est inadmissible.
    Il y a d’autre chose inadmissible, c’est l’abandon de l’autosuffisance alimentaire par les provinces productrices de cannes. En même temps que la concentration de la propriété.
    Ensuite l’utilisation à privilégier, est l’utilisation de plantes non utiles économiquement actuellement, dans des zones non utiles économiquement. Là serait le développement.
    On peut penser au jatropha (zones sèches), mais aussi à la Jussie (zones humides), pour produire de l’énergie.
    Pour la Jussie, l’utilité économique est démontrée.
    Mais, la crise actuelle démontre l’importance POUR TOUS LES PAYS, de la question alimentaire. Seuls des niais néo-libéraux à la britannique ont pu faire l’impasse au 19° siècle et maintenant.
    Pour le 19° siècle, on a pu voir le résultat avec les batailles de l’Atlantique.
    Pour ce qui est de la période actuelle, on voit les fruits amers de la famine et de la disette.
    Bien entendu, la vertu est la seule chose qui ne rentre pas en compte  dans les relations entre parlementaires  Yankees et industrie de l’éthanol.

  • La typologie d’une crise.

    La typologie d’une crise.

    Images Une crise peut être maximale et voir des zones de croissance se maintenir, voir s’accroitre.
    Consommation de riches et morts des pauvres peuvent très bien se marier.
    C’est pour cela qu’un article me donne l’occasion de rebondir.
    La France de 1993 était en crise. Au niveau industriel, la chute atteint 10 %, et fut sauvage au niveau des PME/PMI. Le secteur des services échappa.
    Beaucoup plus loin dans l’histoire, il y eut la crise du 14°siècle. La crise fut multi-dimensionnelle. Crise financière d’abord, crise de subsistance, crise politique et militaire, enfin crise démographique, la plus grave de tous les temps avec une chute de la population au moins de moitié.
    Pourtant, selon les auteurs, et suivant ce qui nous parvint de cette époque, bien que la chute fut indéniable, il y eut une croissance industrielle assez fabuleuse.
    La main d’oeuvre artisanale, bien décimée elle aussi, se retrouva dans un contexte fort favorable.
    les salaires augmentèrent fortement, au grand désespoir du gouvernement, et les objets artisanaux

    qui nous sont parvenus, datent pratiquement tous de cette époque, post 1350.
    Avant, ce sont au plus des échantillons.
    Alors, oui, des données partielles peuvent indiquer une croissance, le portable en général, les automobiles en Chine.
    Mais le sens est le même, celui de la crise.
    L’inflation est clairement sous évaluée, partout dans le monde. Les salaires ne suivent, AU MIEUX, que cette inflation officielle.
    Pour maintenir sa consommation,  OU PAR SA SURVIE on s’endette.
    Un monde officiel existe… Pour les officiels, les vrais gens n’y vivent pas.
    Les ventes d’ordinateurs peuvent augmenter, certes.
    Mais c’est une consommation de gens riches. 4.5 milliards de personnes sur terre vivent sans excédents.
    La crise est clairement commencée. L’Espagne à perdu 150 000 emplois suite à la fin de sa bulle immobilière. Moitié dans la construction, moitié dans le tertiaire qui y est relié. Mais l’impact de ces
    150 000 pertes fera perdre 150 000 autres emplois.
    Patience alors. On paie tant qu’on peut payer. Quand on ne le peux plus, on ne le fait plus, mais cela vient individus après individus.
    Le pétrole devrait d’ailleurs être beaucoup plus cher qu’il n’est. Mais beaucoup sont désolvabilisés.
    Et c’est le système qui veut ça.  Autre signe de crise, Israël vient de rationner le riz.
    Visiblement le système économique libéral ressemble de plus en plus au système soviétique. 

  • CIA et populations.

    CIA et populations.

    Images_3 La CIA vient de publier des statistiques de fécondité dans le monde.
    La baisse engagée des le début des années 1970 se poursuit et s’accentue.
    En Europe, désormais, seule l’ Albanie possède une fécondité supérieure à deux enfants par femme, mais elle est modeste : 2.02 enfants.
    Des pays ont vécus en une génération, des bouleversements fabuleux.
    C’est le cas de l’ Algérie. La fécondité y est passé de 6.9 en 1979 à 1.87, cette année.
    Toute l’Afrique du nord, d’ailleurs est en nette évolution, de même que le monde arabe, qui se révèle donc beaucoup moins attardé que l’on veut bien nous le présenter.
    Pour l’aire de civilisation turcophone, l’évolution a conduit la Turquie proprement dite en dessous de 2 enfants (1.87), l’Iran tombe à 1.71, en dessous des USA (2.1)…

    Seule, désormais, l’Afrique noire semble un peu en retard sur l’évolution. Certains pays semblent cependant bien engagés dans cette voie, comme l’Afrique du sud, le zimbabwé, le Soudan.
    Bien sûr, une incertitude statistique existe et les rares pays, à l’écart de l’évolution sont ceux dont les sources sont les plus anciennes (début des années 1970, voir fin des années 1960).
    L’Europe a achevé l’évolution, l’Asie en Grande partie aussi, de même que les Amériques.
    L’Afrique du nord est bien engagée aussi.
    Seule l’Afrique sub-saharienne semble en retard sur le schéma, mais pas véritablement à l’écart.
    Ce continent possède les structures étatiques les plus fragiles, et donc les moins fiables. Ceci, expliquant sans doute cela.

  • Géorgie : l’avertissement.

    Géorgie : l’avertissement.

    Images_2 L’affaire du drone abattu en Géorgie a poussé Moscou à préciser sa position.
    Le communiqué est court, laconique, mais très clair. En ce qui concerne l’Abkhazie et l’Ossétie du sud, la Russie défendra militairement les citoyens russes.
    Il faut préciser que dans ces deux républiques, 80 % de la population a la nationalité russe.
    " Nous ferons tout pour que les choses n’en viennent pas à un conflit militaire. Mais si celui-ci est déclenché, on devra y réagir, y compris par des méthodes militaires " et
    " Nous protègerons nos compatriotes par tous les moyens à notre disposition ". 

    Après la promesse de détruire l’Ukraine, en cas d’adhésion à l’Otan, la montée en puissance de la réthorique russe, répond à la montée  en puissance de la réthorique anti-russe en occident, et aux rodomontades géorgiennes.   
    Au lieu d’asticoter la Russie, il serait beaucoup plus profitables aux occidentaux de réduire leurs consommations énergétiques, pour réellement réduire leur dépendance.
    Pour les russes, c’est en même temps d’une pierre deux coups.
    Comment miser sur la Géorgie et le gazoduc Nabbuco pour l’approvisionnement en gaz, alors que cela n’apporte aucune sécurité énergétique supplémentaire, et au contraire renforce la dépendance ?

  • Brésil : plus d’exportations de riz.

    Brésil : plus d’exportations de riz.

    Bresildensitepop Le Brésil rejoint le club des pays n’exportant plus de riz.
    Le pays produit 12 millions de tonnes, en consomme 11 et trouve d’ordinaire, peu de clients.
    Mais, devant les restrictions d’exportations, devant l’envolée du prix de 80 %, le gouvernement se doit d’agir.
    Les plus gênés financièrement parlant, commencent à réduire les consommations, viandes, oeufs, boissons gazeuses quand les prix augmentent.
    Restaient riz et haricots. Mais, eux aussi ont bien augmenté.

    Cette dérive, en même temps que la dérive de l’Argentine, voir des zétazunis, prouve qu’il ne sert à rien d’être un grenier du monde.
    C’est le libre marché le coupable de la famine en cours, libre marché, qui laisse surtout libre les denrées d’augmenter leurs prix.
    Pourtant, le gouvernement Brésilien est très inféodé aux "injonctions" du marché.
    Mais, là, la dérive aller trop loin.
    Gageons qu’à la fin de l’année, tous les pays du monde seront sortis du libéralisme économique alimentaire.
    En outre, la situation brésilienne comporte un autre risque.
    Beaucoup de régions ne sont pas autosuffisantes, voir comme celles produisant des nécro-carburants, importent la totalité de leur nourriture.
    En cas de crise profonde, même les échanges interrégionaux s’ interrompent.

  • Est il possible de tomber encore plus bas ?

    Est il possible de tomber encore plus bas ?

    Images Quand un pays comme la Grande Bretagne connait une crise importante telle celle de la fin des années 1970, que se passe t’il ?
    On peut toucher le fond, subir une bonne crise et remonter.
    Mais le Royaume-uni n’a pas eu de chance.
    Il a gagné au tiercé.
    Il a découvert le pétrole et le gaz de la mer du nord, ce qui lui a permis de se payer une cocotte dépensière, Mrs Thatcher, il a liquidé son industrie, ses mines de charbon (la plupart rentables), pour se consacrer à jouer aux sous en bourse.

    Il faut avouer que le contexte, pétrole+gaz+bourse, auquel s’est ajouté à partir de 2002, bulle immobilière et du crédit, était particulièrement favorable.
    Puis, comme tout bon joueur, il s’est mis à perdre, et de plus en plus.
    D’abord le pétrole et le gaz, ensuite l’immobilier et la bourse. Pour se rappeler maintenant, ce qu’il avait perdu en gagnant contre Napoléon, son indépendance alimentaire.
    La conjoncture du Royaume Uni s’avère donc très défavorable. Il ne produit plus rien, et tout augmente.
    Jusqu’où la dégringolade ira t’elle ?

  • La faim comme outil.

    La faim comme outil.

    Images_2 A l’heure actuelle, on présente Staline comme un tyran. Nul doute, il l’était. Parmi ses crimes, la famine des années 1930. Nul doute aussi, il l’a planifiée, exécutée, sans état d’âme.
    Dans le même temps, l’URSS exportait 1.5 millions de tonnes de blé.
    Voyez comme il était vilain.
    On oublie cependant un certain nombre de choses.
    Si Staline put faire exécuter une famine pareille, c’est qu’il possédait une administration éprouvée en la matière, venant du tsarisme.
    Et c’est bien connu, qu’en cas de crise en  Russie, on faisait deux choses : on criait : "c’est la faute aux juifs", et la police organisait un pogrom.
    Ensuite souvent, on aggravait la famine. Avec le même schéma.

    Exportations de denrées, suivie d’une déportation de population.
    Staline n’avait rien inventé.
    La Russie non plus. La famine est la plupart du temps, organisée, ou du moins, tolérée, admise.
    A l’heure actuelle, d’ailleurs, la plupart des pays souffrant de la faim exportent aussi des denrées alimentaires, pendant que les plus pauvres crèvent.
    L’Argentine vit une crise de ce genre.
    Les agriculteurs, bénis des dieux dans cette période, ne veulent pas payer de taxes, ils veulent produire des produits d’exportations, quand à la situation du pays, ce n’est visiblement pas du tout leur problème.
    Ces gens là, sont visiblement charmant.
    Ils rappellent l’histoire de la colonisation britannique en Inde.  Pendant que les habitants crevaient de faim, on développait aussi les cultures d’exportations. 
    Après, il ne faudra pas s’étonner, non plus, de la renaissance de l’extrémisme politique.
    En tout cas, il faut avoir des hommes politiques qui se préoccupent de leur concitoyens et ne les considèrent pas comme des nuisances.

  • « La crise est immense »

    « La crise est immense »

    Images Nicolas-le-guignolo a fait son show.
    Il dit qu’il a changé, ce qui n’intéresse personne.
    Et que cela va continuer.
    la croix rouge et le secours populaire lancent un appel.
    "Il y a des risques d’émeutes de la faim également dans notre pays  ".
    Et pour eux, cette "crise est immense".

    "Nous constatons d’une part une augmentation du nombre de personnes qui viennent chercher de l’aide dans nos permanences, et d’autre part l’apparition de nouveaux profils  ".
    En gros, des gens qui n’arrivent plus à se nourrir, faute de moyens et un gouvernement qui regarde ça comme la famine d’Irlande.
    Il ne faut surtout rien faire pour troubler le marché.
    Le risque de dérapage est donc maximum.
    Il faut un gouvernement complètement décervelé pour avoir une révolution, mais il faut avouer, que nous sommes bien servis.
    Alors qu’un certain nombre de pays ont pris les mesures nécessaires pour protéger leur population, ici l’inaction est totale.
    L’augmentation des budgets charitables, pas plus que la concurrence n’y changeront quoi que ce soit.
    Une seule inconnue demeure, la date du changement de politique.
    En la matière, c’est bien le libéralisme le responsable.

  • Boire, manger…

    Boire, manger…

    Images_4 Finalement, j’avais pas imaginé le 21 siècle comme ça.
    Des gens préoccupés par des problèmes basiques, comme l’eau et la nourriture.
    Bien sûr, le problème n’a pas partout la même acuité.
    Tant pis si certains ont fait le surinvestissement classique de la piscine.
    On parvient tout à fait à vivre sans.
    Mais pour les zones fragiles, c’est une autre histoire.
    Dhaka a vu des manifestations pour l’eau. Il manque 1/3 de l’eau potable nécessaire à la population. Ce n’est pas rien.
    Et le bangladesh a vu de violentes émeutes de la faim.  C’est classique, le plus pauvre cumule les tares.

    En Europe aussi, certains pays souffrent, comme l’Espagne, toujours à la limite de ce monde méditerranéen, et l’Espagne a le triste privilège de bénéficier de cultures maraîchères et de touristes.
    Et le constat est clair, c’est chacun pour soi.
    La aussi, la logique de développement est sur la sellette : " à cause d’une consommation en forte croissance  ".
    Bien entendu, on a eu droit aux guignoleries : interdiction de laver les voitures, d’arroser le jardin.
    Mais les intérêts économiques se disputent le pactole.
    En entendant, les navires citernes acheminent des convois d’eau, on va pomper l’Ebre dans le delta, et peut être, aussi le Rhône.
    En toute logique, on devrait donc arriver au désastre complet.

  • Delta et northwest…vont former « Tragic airways »

    Delta et northwest…vont former « Tragic airways »

    Images_2 Ou l’alliance du cul de jatte et de l’aveugle.
    "Déficitaires et inefficaces, les compagnies aériennes américaines connaissent une crise structurelle", titre "le Monde".
    La cause en est le prix du kéroséne, et la RECESSION.
    Est mis en cause, la dérégulation : "depuis, le transport aérien américain s’est gravement détérioré. Nos compagnies étaient des leaders mondiaux, elles sont désormais à la traîne dans tous les domaines  ".
    Vlan dans les dents, tiens ça Ronnie…
    "  "A terme, les "Six" ne seront plus que quatre, peut-être trois. Mais ces fusions génèrent autant de problèmes – d’hétérogénéité des flottes, par exemple – qu’elles n’en résolvent. Surtout, elles ne changeront rien aux difficultés structurelles du secteur

    En effet, northwest et delta vont surtout fusionner… leurs dettes, leurs nanards, leur incompétence.
    Le bilan du libéralisme économique est terrible pour les zétazunis.
    Chemin de fer miteux, infrastructure desuéte, électricité digne du tiers monde, transport aérien sinistré, secteur industriel en ruine, santé tuberculeuse…
    Bien entendu, il a fallu trente ans pour voir les résultats.
    Mais ils sont là, et patent.
    Si on écrivait à Nicolas-le-pas-au-courant pour lui dire ?