Auteur/autrice : patrick reymond

  • « Pourquoi la Russie a peur de l’Otan »

    « Pourquoi la Russie a peur de l’Otan »

    Images en emporte le vent et de son sabre de bois ?
    Un article paru dans "le monde", assez représentatif, voir caricatural du point de vue des gouvernements et relayés par les médias.
    Parait il que les "épaulettes" auraient peur de la démocratie.
    Oublié la question énergétique avec la Russie, assez bien résumée par le schéma ci dessus.
    Dans toutes les relations avec la Russie, l’important est l’excédent énergétique russe, la guignolerie de parler de la démocratie.
    L’union européenne est d’ailleurs une structure Post-démocratique qui n’a rien à envier à l’URSS. Mêmes mensonges, même intégrisme économique destructeur.

    Face à un pouvoir russe habile, efficace et extrêmement manoeuvrier, l’ensemble Union Européenne apparait aussi destructuré qu’indécis.
    D’ailleurs, selon un article paru sur orange, le but ne serait plus l’indépendance énergétique, ni même une moindre dépendance, mais de ne pas trop augmenter la dépendance.
    Pour sauver Nabucco, le gazoduc qui relierait l’Europe au Turkménistan, on parle désormais de le relier avec South Stream, le gazoduc russe, ou comment le sauver, en le rendant inutile. Pitoyable.

    Face à cela, la doctrine russe est clair : plus de pillage des ressources énergétique comme sous Elstine, et garde du contrôle de cette ressource, ici, mais aussi ailleurs, en Irak, au Nigéria, et dans tous les endroits possibles.
    Tout d’abord, au sommet de de Bucarest, qu’est ce qu’a été la position de V. Poutine ?
    "Le chef de l’Etat russe a ensuite expliqué à ses partenaires que l’Ukraine, une fois dans l’Otan, cesserait d’exister sous sa forme actuelle  ".
    Le chef d’état russe a promis la guerre.
    La notion russe des frontières est différentes de celle des occidentaux. Les provinces périphériques, notamment l’ukraine (qui veut dire terre des confins) est peu et mal défendable. Cela s’est vu en 1941, 1914, 1811, 1709, 1620, etc…
    Mais une fois que l’on touche aux terres réellement russes, la donne change, elles sont défendues farouchement. Tous les envahisseurs ont connu leur "bataille de Smolensk".

  • Le pompier-incendiaire.

    Le pompier-incendiaire.

    Images_2 Parmi la corporation des pompiers, on voit à intervalle régulier, surgir des pompiers incendiaires, plus intéressés par le feu qu’ils ont mis, que par le feu qu’ils ont éteint. Heureusement, ce genre de spécimen est rare, bien qu’il ne soit pas inexistant.
    En matière de pompiers incendiaires, le monde occidental est particulièrement bien burné.
    USA et UE vont débloquer 200 et 250 millions d’euros (des cacahuètes), pour l’aide d’urgence aux pays en crise alimentaire.
    En effet, ces deux tartuffes sont les deux principaux initiateurs de la bulle-alimentation, par leur choix politique pour les nécro-carburants, ainsi que par la spéculation effrénée de leurs marchés financiers sur ces produits.

    Pendant ce temps-là, les droits-de-l’hommeux font la morale à toute la planète, discours à usage interne occidental, qui provoque la haine ou la rigolade, dans les endroits visés.
    Bien entendu, la famine, la désorganisation sociale, notamment hospitalière, entretenue par le FMI et la Banque Mondiale sont bien plus meurtrières pour l’humanité que le plus répressif des appareils policiers, mais il est tellement plus commode de se draper dans sa supposé vertu pour condamner Pekin, par exemple, au profit d’un pensionné de la CIA (le Dalaï -Lama a été le plus jeune retraité connu), les ressources énergétiques du Tibet  ne rentrant absolument pas en ligne de compte.
    Il faut bien se rendre compte que les 3 sous accordés au Programme alimentaire mondial, sont un monument de mauvaise foi.
    Ce sont en effet 4.5 milliards de personnes qui ont du mal à se nourrir. Cela représente 1/10 de dollar par personne.
    On ne saurait être plus faux-cul ! Les "droits-de-l’hommeux" s’arrêtent au portefeuille !

  • Russie : baisse de la production

    Russie : baisse de la production

    Images De pétrole. Pour la première fois depuis 10 ans, la production de pétrole russe va baisser, et apparemment "la période de croissance intense de la production de pétrole est terminée". Le gouvernement russe reconnait un plateau, et les "experts" (vous savez, les bavards bien payés pour raconter des couillonnades et qui se trompent tout le temps), eux, tablaient sur 1.5 millions de barils/jour supplémentaires pour 2012.
    Sous investissement, mais aussi et surtout épuisement géologique sont les responsables.
    Mais, la baisse de production ne touchera guère le pays. En effet, ce genre d’annonces fera ressortir deux choses : la fin du "marché", et la puissance supplémentaire qui sera donnée aux producteurs par les réductions de productions.

    En effet, désormais, la livraison dépendra plus du jeu de puissance et d’inféodations, que d’une décision économique. Le prix sera le même, mais le producteur choisira qui il livre.
    Quand aux soi-disant "besoin" du savoir faire des compagnies occidentales, c’est du fantasme. En effet, la plupart des états leurs réservent DEJA leurs gisements les plus difficiles, se réservant les plus simples à exploiter…
    Pour leonid Fedun : " il pensait que la production pétrolière d’environ 10 millions de barils par jour atteinte l’année dernière serait le niveau le plus élevé qu’il pourrait voir « de son vivant » ".
    Après beaucoup d’autres, la Russie vient d’entrer dans le cmub des pays ayant atteint le pic-oil.
    D’ailleurs, cette années, les pays ne l’ayant pas atteint sont plus l’exception que la règle.
    Peut être, l’exploitation de l’océan arctique permettra à la Russie de connaitre un deuxième renouveau, mais techniquement, rien n’est moins sûr.

  • Chine : inflation.

    Chine : inflation.

    Images_2 Les prix en Chine ont augmentés de 8.3 % en Mars et 8.7 % en avril. L’inflation alimentaire atteint, elle sur le premier trimestre 21 %.
    En réalité, la hausse est bien plus vertigineuse et le mois de février a été horrible.
    Horrible, autant que l’hiver, et la Chine est un pays qui jongle avec les pénuries, surtout énergétiques.  Pénurie de charbon, de gazole et d’essence y sont monnaie courante, de même que celle d’électricité.
    L’hiver a vu toutes ces pénuries se conjuguer et se manifester en même temps.
    S’y est ajouté, cette année, une inflation alimentaire record, encore alimentée par les transports défectueux.

    L’indice, non lissé, des prix a eu un énorme coup de chaud.
    La révolution industrielle chinoise, le boum immobilier a conduit à la réduction des surfaces cultivées.
    Mais, comme on ne mange ni robinet, ni ordinateur portable, ni briques, on peut comprendre la fébrilité des autorités, et la grogne de la rue.
    De même, la situation sociale a eu une grande influence sur la crise tibétaine. Des émeutes et des mouvements insurrectionnels trouvent un terreau fertile dans une situation tendue.
    De même, il ne faut pas se leurrer.
    Malgré toute la propagande, une partie de la Chine est dénutrie, et une plus grosse partie n’a aucune marge de manoeuvre.

  • Les gagnants – Les perdants…

    Les gagnants – Les perdants…

    ImagesLa crise alimentaire va faire des gagnants et des perdants. Les gagnants sont ceux qui sont auto-suffisants, les perdants les autres.
    Certains peuvent être des gagnants-perdants : gros exportateurs d’hydrocarbures et gros importateurs de produits alimentaires.
    Mais sur cette carte, on peut lire la reconstitution d’une superpuissance.
    Gagnante sur le plan alimentaire, gagnante sur le plan pétrolier, gagnante sur le plan gazier, gagnant sur l’uranium… etc…

    Le paradigme stalinien qui voulait "le socialisme dans un seul pays" s’appuyait sur de vastes ressources naturelles.
    La Russie actuelle exporte 60 % de son pétrole, 80 % de son gaz…
    Dans le monde où le fantasme de "l’économie post-industrielle" va être laminé par la réalité, la Russie possède quelques mauvaises cartes, mais un jeu d’enfer.
    6.5 milliards d’êtres humains, il y avait 850 millions de sous alimentés sévères. Le nombre de personnes préoccupés de leur simple survie est passé à 4 500 millions.
    Le constat est simple. les ressources naturelles commencent à manquer
    Spéculation, nécro-carburants, libéralisation des marchés, extraversions, le résultat de la machinerie économique est connu, cela va de l’Holodomor Ukrainien à la grande famine d’Irlande. Dans les deux cas, les deux pays étaient encore exportateurs de céréales quand ses habitants mourraient comme des mouches.
    La -toute relative- sécurité alimentaire ne fut qu’un épisode bref de l’histoire humaine.

  • Découverte brésilienne.

    Découverte brésilienne.

    Images_2 Les actualités ont le don de m’esbaudir. En effet, on annonce la découverte d’un gisement "KOLOSSAL" au large du Brésil. 5 à 8 milliards de barils/ jour exploitables.
    Soyons généreux, le gisement "KOLOSSAL" représente  une centaine de jours, même pas de consommation. En plus, il est d’une exploitation d’une facilité déconcertante : 2000 mètres d’eau, 3000 de rochers et sable, 3000 de sel.
    Mais certains n’hésitent pas devant les mots : "Le troisième plus important gisement de pétrole au monde découvert au large du Brésil  ", titrent "les échos", et eux parlent de 33 milliards de barils, faisant du gisement le troisième après Ghawar (83 milliards) et Burgan (72).

    Mais le gisement exploitable est sans doute plus près des 8 milliards que des 33. En outre, pour Ghawar et Burgan, ce sont les productions passées, et pour Carioca (le gisement en question), c’est uniquement une projection.
    En outre, ce pétrole sera cher, techniquement difficile à exploiter, surtout pour le sel qui ne se laisse pas forer facilement (éboulements fréquents).
    Non, l’optimisme affiché n’a pas lieu d’être.
    On retombera sur la même problématique : un réservoir, sans doute large, mais sur lequel il n’est pas facile de mettre un robinet à débit suffisant.
    "Cela mettrait un terme à toutes ces annonces qui affirmaient que l’on n’avait plus de pétrole, que l’on n’en découvrirait plus et qu’il fallait qu’on change notre mode de vie   ".
    Le cher Roger Read devrait être mis au courant, non la terre n’est pas plate.

  • Fusion Delta/Northwest.

    Fusion Delta/Northwest.

    Images Delta air lines et Northwest air lines vont fusionner. Cette fusion passe par la forme d’un rachat de Northwest par delta qui deviendra tout bonnement Delta.
    Le paiement se fera sous forme d’échange d’actions (1.25 delta pour 1 Northwest).
    La crise du transport aérien, récurrente depuis 2001 s’amplifie. Les petites destinations sont abandonnées, les compagnies aériennes se mettent sous la protection de la loi sur les faillites et d’une manière générale, les avions américains sont vieux et mal entretenus.
    Cette compagnie aérienne est désormais la première du monde, mais il devrait, par le leu des fusions, bien d’autres "premières compagnies" devraient voir le jour, jusqu’à ce que se reconstituent des monopoles.

    Plus la concentration s’accélèrera, plus les survivantes pourront reconstituer des marges économiques, en reconfigurant le transport aérien, c’est à dire en le rendant à sa destination première, celle de transport réservés aux personnes aisées.
    en attendant, les autres transports aux USA sont en déconfiture, le réseau ferroviaire remonte quasiment aux années 1860-1880, le réseau automobile, lui est à reconstruire, et sa seule remise à niveau atteint un cout pharaonique.
    Mon petit "doit" me dit que les projets de constructions ou d’agrandissement d’aéroports n’ont pas beaucoup lieu d’être…
    Les compagnies mortes se ramassent à la pelle.

  • Crime contre l’humanité.

    Crime contre l’humanité.

    Terreur Pour Jean Ziegler, le "bio" carburant est un crime contre l’humanité.
    "Jean Ziegler a averti que le monde se dirigeait "vers une très longue période d’émeutes" et de conflits liés à la hausse des prix et à la pénurie des denrées alimentaires. ".
    Le premier producteur à utiliser les céréales pour fabriquer ses carburants, les zétazunis, détruisent ainsi 138 millions de tonnes de maïs.
    Le FMI, quand à lui doit :
    "cesser de soutenir exclusivement des projets visant la réduction des dettes  ".
    Quand aux 100 millions de personnes devenues pauvres, le chiffre est largement tronqué :
    "on précipite 2 milliards de personnes sous le seuil de pauvreté  ".

    Quand à la responsabilité, elle est clairement établie :
    "Les plans d’ajustement structurels du FMI imposent toujours des plantations d’exportation qui doivent servir à produire des devises  ".
    Avec, bien entendu le sacrifice de la sécurité alimentaire et de l’autosuffisance.
    On imagine les ravages quand tous les pays exportateurs privilégient leur propre population -ce qui est normal-.
    On a un processus révolutionnaire désormais clairement engagé, comme il y a eu mondialisation, il est mondial et a son coupable :
    " Cette semaine, les grandes banques … ont admis la conclusion avancée par le reste du monde : elles se sont fourvoyées, elles sont à l’origine de la crise du crédit, et tout le monde souffre de leurs erreurs. Le fait d’admettre tout ceci ne pourra pas cependant prévenir un retour de flamme.  Les banquiers ont réalisé, mais trop tard, les dangers que représentent cette vision caricaturale du banquier que la plupart des gens ont maintenant en tête ". Incompétent, cupide, les brillants sujets paraissent désormais à la limite de la débilité mentale profonde.
    "le mécontentement engendré par la hausse des prix du pétrole et de la nourriture, l’augmentation des inégalités de revenus, tout cela contribue à une incertitude vis-à-vis du capitalisme   ".
    Le capitalisme n’avait besoin de personne pour se mettre à mort.
    La confiance est cassée. Sa crédibilité fait rire tout le monde.
    Quand aux capacités mentales de quelques uns, on peut vraiment se poser des questions :
    " Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la pression qui s’exerce   ".

  • L’or du FMI…

    L’or du FMI…

    Images_3 La vente de 400 et quelques tonnes d’or du FMI intéresse Chavez.
    On sait qu’il n’aime pas les zétazunis, qui ne l’aime pas non plus, qu’il se méfie du dollar (il pratique le troc avec les chinois, et a commencé à changer cette devise contre des euros), et qu’il déteste le FMI, plus que cordialement.
    Cet achat, de l’ordre de 12 milliards de $ lui permettrait de changer une (petite) partie de ses réserves (dont il ne sait que faire), tout en le préservant de la dévaluation des monnaies fiduciaires.
    Néanmoins, il est probable que cet achat n’aura jamais lieu (les zétazunis ne le permettront pas), que les banques centrales d’un certain nombre de pays (Chine, Russie, Vénézuela) l’achètent déjà en grandes quantités.

    Mais un message on ne peut plus clair vient d’être envoyé. Ce message a la forme d’un missile et vise le dollar.
    Il dit que l’or vaut beaucoup et le dollar plus grand chose.
    Chavez est donc loin d’être idiot, lui aussi.
    Il vient, à l’aide de quelques paroles de se livrer à une consolidation. Il consolide le cours de l’or, en même temps qu’il noie un peu plus le dollar.
    La stratégie de Chavez est tous azimuts. Il rachéte la dette publique des pays d’ Amérique latine, diversifie ses réserves de devises, s’arme et met la main sur tous les outils économiques.
    Avec les réserves de pétrole de l’Orénoque, c’est sans doute l’avénement d’un empire vénézuélien dans ce continent et dans les caraïbes.
    Le plus grand concurrent ne sera pas les zétazunis, nettement en perte de vitesse, mais le Brésil.

  • La Faim…

    La Faim…

    Holodomor La faim, question lancinante va devenir LA question des prochaines années.
    Non pas, comme on l’a dit parce que chinois et indiens consomment mieux. Une bulle de la construction a lieu chez eux, les espaces arrachés à l’agriculture augmentent fortement.
    Les transports bon marché tuaient l’autosuffisance, ainsi que les politiques néolibérales, au profit des cultures d’exportation.
    Mais il est vrai que la culture d’exportation c’était tellement mieux. On faisait connaissance avec la monnaie. Car l’autosuffisance, c’est aussi l’autoconsommation. Le paysan français de 1938 "ne manque de rien, sauf d’argent"…Une récolte vendue en une fois, des achats de subsistance échelonnés, c’était aussi cohérent.

    Les pays développés qui se gargarisent du "libre marché", souvent sont eux mêmes exportateurs et subventionnent fortement. Ils n’ont guère oublié 1939-1945, sauf bien entendu les britanniques qui fulminent contre tout ceux qui ne veulent pas du marché bienfaisant.
    Il faut dire qu’une période protectionniste, si elle améliorait globalement la situation dans le monde ferait littéralement crever sur pied et l’économie Britannique et la Grande-Bretagne.
    Ce pays désormais ne produit rien, rien que du vent, un  pays bookmaker…
    Mais ne soyons pas jaloux, ceux qui lancent l’alarme pensent d’abord au tiers monde, sans voir les familles qui chez nous survivent à 1200 euros par mois et qui sont, elles aussi proche de l’asphyxie.
    Les émeutes de la faim devraient donc se reproduire, s’amplifier, s’étendre.
    Elles sont le reflet EXACT de la pénurie d’énergie, et conséquence de la flambée des prix.
    la situation immobilière est une plaie, la situation financière une catastrophe, la situation économique un désastre, la situation énergétique une bombe, mais rien n’atteint en intensité, la crise alimentaire.
    Dans tous ces domaines, les moyens d’action des états sont considérables, mais, pour le moment, ils ne veulent rien faire.
    On va donc assister à des famines irlandaises. A bien des époques d’ailleurs, la famine était une décision politique.

    Les dirigeants ne valent pas mieux que Staline, mais pour eux, c’est pas personnel, c’est pour le bizness.
    Une parole du parrain…