Auteur/autrice : patrick reymond

  • Cantarell : le déclin se poursuit.

    Cantarell : le déclin se poursuit.

    Images_2 Le déclin du grand gisement Cantarell au Mexique se poursuit à vive allure. Il a atteint 6,4  % sur les deux premiers mois de 2008.
    La production totale des gisements mexicains atteint
    2944 000 barils/jour.
    Les exportations, elles, décroissent de 14,6 % à
    1 432 000 barils jour.
    Cela confirme la gravité de la crise pour l’approvisionnement US (le pétrole mexicain est un pétrole sûr), et la gravité de la crise pour le PIB Mexicain (les ressources fossiles font 40 % du total), la production de gaz, elle progresse vivement de plus de 13 %.
    Le Méthane est aussi exporté vers les USA.
    En ce qui concernent ceux-ci, on peut déjà noter la crise électro-méthanière.
    En effet, les producteurs américains avaient massivement installés des capacités de production gazière.

    Le total des centrales à gaz atteint, en effet, 42 % des capacités installées, mais ne fonctionne qu’à 19 %, faute de gaz.
    100 milliards de $ avait été investi, dont une grande partie en pure perte.
    On voit la quantité d’énergie renouvelable qu’on aurait pu produire avec cette quantité d’argent, mal investi.
    Le Mexique devrait voir ses exportations baisser rapidement, les USA augmenter rapidement aussi leur consommation de "bio" carburants, et la famine s’installer durablement sur terre.
    Le choix semble donc fait.
    La baisse drastique de la population a vraisemblablement été décidée.
    Seules les interventions gouvernementales localisées, pour une agriculture relocalisée permettront de l’éviter.

  • Poisson d’avril ?

    Poisson d’avril ?

    Images_2 Si la France a le 2°potentiel éolien en Europe, elle a aussi un potentiel hydrolien fort, notamment les façades Bretonnes et Normandes.
    La première hydrolienne va être testée en France (ou plutôt en mer).
    Hydrohelix Energies a présenté sa Sabella D03, de 3 mètres de diamètre et de 5.5 de hauteur.
    Le test aura lieu à 19 mètres de profondeur, pendant 4 à 6 mois.
    Seront étudiés flux, énergie produite et … comportement des poissons…

    On vient aussi, enfin, de se doter d’un outil fiscal :
    " l’énergie houlomotrice, marémotrice ou hydrocinétique, à un tarif compétitif quasiment équivalent à l’éolien terrestre sur une période de 20 ans : 6,07 c€/kWh + prime comprise entre 0,5 et 2,5 c€/kWh pour les petites installations + prime comprise entre 0 et 1,68 c€/kWh en hiver selon la régularité de la production  ".
    L’avantage de cette énergie serait son "souffle" et sa régularité, fonctionnant sur le flux et le reflux, constamment présent.
    La production en serait simple (faite en usine) ; lapremière difficulté est d’ordre financier, investir, à long terme pour un rapport faible, la seconde sera d’acquérir le savoir faire.

  • 2008 année de krach, année de famine.

    2008 année de krach, année de famine.

    Images " Face à la chute de la production et surtout la spirale inflationniste, les producteurs prennent donc des mesures radicales : des restrictions d’exportations ".
    Cette ligne, parue dans l’édito  matières premières des publications agora, indique la mort de l’OMC.
    Face à la dureté de la crise alimentaire, de la chute des stocks, du tassement de la production et de l’ envolée des prix, le marché aura duré ce que dure les roses.
    Il faut dire que si les pays occidentaux souffrent durement du cours des céréales, c’est bien pire dans les pays où l’alimentation constitue 50 à 80 % des revenus d’un ménage.

    Même la Chine, devenue soit disant "riche", la tranche de population dans cette fourchette, c’est 97 % de la population.
    Les pays, les uns après les autres réduisent ou interdisent ou taxent leurs exportations.
    Russie, Ukraine, Argentine, Inde, Viet-Nam aujourd’hui, Cambodge et Egypte cette semaine.
    Pendant ce temps là, la France souffre de problèmes d’écoulement de sa production, trop chère à cause de l’euro, la Grande-Bretagne, elle, panique.
    Elle a compris, avec le gaz, qu’en cas de pénurie sur certains produits, il n’y aurait plus de "marché" où s’approvisionner, quelqu’ en fut le prix.
    Hors depuis 1815, elle est largement déficitaire au niveau alimentaire.
    D’ailleurs en France aussi, et jusqu’au 19° siècle, des troubles frumentaires eurent lieu sur des bruits d’exportations de céréales.
    Le clivage que j’avais déjà signalé se remet en place.
    Il y aura les pays excédentaires et les pays déficitaires.
    Ceux-ci, surtout s’ils sont pauvres vont connaitre le plus vieux moyen de réduire sa population.

  • L’Etat des barrages en France…

    L’Etat des barrages en France…

    Images Le député UMP Christian Kert vient de remettre son rapport sur l’état des barrages en France.
    C’est une condamnation sans appel des barrages privés et donc de l’économie de marché. La plupart sont dans un état déplorable et certains "peuvent rompre à tout moment".
    Pour être plus précis :
    "Ces barrages, vieillissants et mal entretenus, peuvent rompre à tout moment. Malgré leur faible hauteur, ils contiennent une belle retenue, capable de menacer les campings et les habitations situés en contrebas (…). Si on ne renforce pas les contrôles, vu l’obsolescence des nos barrages, on peut aboutir à cette situation  ".

    En ce qui concerne les retenues EDF :
    "Il reste une grande inconnue : la résistance au risque sismique. EDF m’assure que leurs ouvrages, arrimés au rocher, supporteraient une secousse, mais je n’en ai pas la preuve. Je n’ai aucune certitude là-dessus  ".
    J’avais déjà consacré des articles sur le manque d’entretien, et le non-investissement.
    Là aussi, il faut donc être clair.
    L’économie de marché, c’est simplement le non entretien de l’infrastructure que l’on laisse vieillir en investissant le minimum, et en empochant le maximum.
    Comme dans le cas de la crise bancaire, on refilera le bébé aux autorités pour qu’ils assument les pertes.

  • Manger, Manger…

    Manger, Manger…

    Famine_irlande Le gouvernement argentin est à la peine contre ses paysans, petits et gros, le gouvernement britannique lui est contre les nécrocarburants.
    L’histoire est un éternel recommencement et relativise beaucoup de choses.
    En réalité, nous assistons là à un rebondissement et un nouvel exemple de lutte des classes, comparables à ceux rapportés par Braudel au 16, 17, 18°siècles.
    Les gouvernements ont désormais à gérer, non plus l’abondance, mais une moins grande abondance, et la hausse des prix de l’alimentation.
    Avec une population urbaine à 75 %, comme dans les pays développés, ils se retrouvent dans la situation stalinienne des années 1920 où les agriculteurs se font nettement tirer l’oreille pour fournir, au moins à prix acceptable.
    Pour les agriculteurs argentins, gros et petits, c’est clair, ils ne veulent pas de mesures de régulation qui taxent leurs exportations pour limiter la hausse à l’intérieur du pays.

    Quand au gouvernement britannique, il se retrouve sur le marché de l’alimentation comme sur le marché du gaz.
    Après s’être gargarisé du libéralisme économique, il se retrouve réduit à ce qu’il est : une ile surpeuplée, incapable depuis deux siècles de subvenir à ses besoins et avec le sacro-saint marché défaillant.
    Pour le gaz, c’était simple aussi, la Grande-Bretagne était excédentaire et jouait aux sous sur les marchés.
    Aujourd’hui, elle n’a aucun marché à long terme sur le gaz, le paie au prix fort, et sait très bien que si les pays intermédiaire ont besoin du gaz qui lui est destiné, elle n’en disposera pas QUELQUE FUT LE PRIX.
    C’est, bel et bien, une conjoncture de famine qui se met en place.
    Pour un certain nombre de pays, c’est différent. Pour les USA, produire des biocarburants renchérira les prix à l’intérieur, certes.
    Mais les excédents sont tels que seules les exportation se réduiront.
    Les pays de l’ex URSS se sont concentrés sur les productions végétales et ne cultivent même pas toutes leur terre.
    La France a du mal à exporter ses céréales, trop chères.
    On a donc un clivage qui se crée entre  ceux qui en ont, et ceux qui n’en ont pas.
    Mais, comme aux siècles passés, comme au pire temps de la réforme agraire en URSS, il ne fait aucun doute que les gouvernements materont les révoltes d’agriculteurs, désireux de tirer partie de la situation.
    Pour la Russie, ça déjà été fait. Question d’habitude sans doute, et de ne pas avoir perdu la main.
    On revient sur le concept justement de Braudel : "Le temps long", hors des aléas qui peuvent durer une génération ou deux.
    Retour à la réalité, et la réalité, c’est que l’économie des services, c’est du pipeau.

  • 40 % …

    40 % …

    Images_4 L’Espagne a battu un record. 40 % de l’énergie consommée a été, pendant une brève période, produite par de l’éolien. La moyenne de ce week-end a été de 28 %.
    Le pays ne compte pas s’en tenir là, il espère tripler sa capacité de production d’ici 2020.
    Cette augmentation devrait effectivement surtout se faire sur de l’éolien off-shore, plus stable.
    La production éolienne a pendant cette courte période, dépasser celle des centrales hydrauliques.

    Quand à l’intermittence de l’éolien, c’est un faux problème.
    Sur une surface suffisamment grande, des éoliennes couplées au réseau sont capables de l’alimenter.
    C’est surtout un problème d’investissement dans le réseau, de configuration de celui-ci, en même temps qu’un problème de consommation.
    Rien d’insurmontable.
    La question restant, finalement, dans l’importance de la consommation.

  • La RC 4.

    La RC 4.

    Images_3 La France, et son président, Nicolas-sans-mémoire, fidèle caniche de Deubeuliou va envoyer des troupes en Afghanistan.
    En temps que président,  son ignorance de l’histoire est abyssale.
    La France a déjà connu la situation qui prévaut en Afghanistan, c’était celle qui a conduit au désastre et à la destruction en Indochine de la garnison de Cao Bang sur la route coloniale numéro 4.
    Les Viet-minh, comme les talibans aujourd’hui, incapables de livrer bataille et peu désireux de le faire livraient des attaques courtes mais incessantes, pour couper les voies de communications, l’approvisionnement en munitions, mais surtout en carburant des véhicules.
    Une fois les véhicules neutralisés, en effet, le combat change de sens.

    L’Otan, déployé en Afghanistan voit désormais clairement la tactique ingénieuse des talibans.
    La bataille est soigneusement évitée, mais l’accrochage recherché et les convois de ravitaillement détruits, apparemment avec méthode et d’une manière significative.
    "Les corps expéditionnaires en Irak et en Afghanistan sont dépendant du flux logistique qui leur fournit munitions, armes et carburant. Ces « voies sacrées » traversent le Pakistan et le sud chiite irakien. Ce sont là les talons d’Achille de ces armées éloignées de leurs bases et entourées de population hostiles.
    Le cauchemar des états majors, hier comme aujourd’hui, reste l’anabase, la retraite désordonnée en territoire ennemi.William Lind a rappelé hier ce risque, non négligeable.   "
    La guerre de l’énergie que livre les talibans ne cherche pas à détruire l’ennemi (pour l’instant), elle cherche à lui vider ses réservoirs et à lui enlever ses montures.
    S’ils parviennent à gagner cette bataille de l’énergie, il n’y a aucun doute que la guerre (qu’ils ont déjà gagné) pourrait finir bien plus vite que prévue.

  • Secret Défense.

    Secret Défense.

    Images Stéphane Lhomme est en garde à vue.
    "de l’affaire du document "confidentiel défense" qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent EDF, Areva et les autorités françaises, le réacteur nucléaire EPR n’est pas conçu pour résister à un crash suicide réalisé avec un avion de ligne ".
    5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour avoir détenu un document dont tout le monde connait le contenu, désormais, et le soupçonnait avant.
    Hier, un internaute me disait que je mélangeais pas mal de chose.
    Je rappelle :
    – notre président, castré politiquement, veut relancer le nucléaire.

    – c’est son droit, il peut le proposer, le vendre, le maintenir ou en faire des papillotes, pourquoi pas.
    Mais, dans tous les cas, pour en construire, en exploiter, en démanteler, IL FAUT DE LA MAIN D’OEUVRE.
    C’est très difficile de faire sans.
    Et comme, "par économie" (j’avais fait le parallèle avec le personnel médical), on n’en a pas formé, cela sera difficile de faire les trois en même temps, et même d’en faire un à la fois.
    De même, on ne s’est pas trop posé le problème du combustible.
    Pour produire, quoique ce soit, il faut investir, en personnel et en matériel…
    Il faut bien constater, que, comme dans bien des problèmes, le gouvernement nie la vérité.
    Manque de personnel (et ça ne se forme pas en 15 jours, 2 ans, mais plutôt 10), manque de combustible, et mensonges pitoyable quand au degré de sécurité.
    SECRET DEFENSE PFFFFFFFFFFFFTTT !!!! Amour propre des hommes politiques qui ne veulent pas passer pour de fameux irresponsables, oui ! Qui feraient mieux de jouer au bridge (ou aux billes) !

  • Stalingrad.

    Stalingrad.

    Stalingradrus Hier, 25 mars est passé le film "Stalingrad" à la télévision.
    Stalingrad est un monument. Ou d’ignorance, ou de désinformation.
    Tourné 10 ans après la fin de l’URSS, c’est un monument d’antisoviétisme et d’approximation historique.
    Visiblement, le réalisateur a confondu "le docteur jivago" et la bataille de Stalingrad.
    On voit des soldats jetés sans armes contre des mitrailleuses et poussés par des commissaires politiques.
    En 1941/1942, les soldats soviétiques ne sont pas ceux de la première guerre mondiale, qui eux, ont menés des combats avec un fusil pour deux, voir pour 5, dont notamment la dernière offensive (Broussilov) en 1916.
    Pendant toute la guerre, ils ont disposés d’un matériel, notamment lourd, supérieur à celui des allemands, tant en nombre qu’en qualité.
    Le T 34, les "orgues de Staline", une artillerie abondante, les premières productions de kalachnikov que même les soldats allemands préféraient à leurs armes de dotations.
    Et a Stalingrad, les soldats soviétiques montaient en ligne avec 50 kilos d’équipement sur le dos.
    Si certaines troupes ont été équipés à la dernière minute, aucune troupe n’est monté en ligne sans arme.

    A la même époque, les chefs militaires, convaincus qu’ils n’ont plus rien à perdre, ont réduit à quia les commissaires politiques, et même mis sous leurs ordres les troupes du ministère de l’intérieur (NKVD, devenu plus tard KGB) qu’ils ont envoyés au plus fort des combats.
    A l’époque, d’ailleurs, ce ne sont pas des conscrits dont dispose les soviétiques pour Stalingrad, mais de troupes de choc.
    On sortira même "pablito" Rodmnitsev de son Goulag. C’est le héros de la bataille de Guadalajara, un spécialiste du combat urbain.
    Quel rapport avec l’énergie ?
    Parce que l’on a la même campagne de désinformation médiatique vis-à-vis de l’Iran.
    Et on remonte une mayonnaise pour justifier une attaque.
    Au même moment, d’autres mettent en garde, aux USA contre une défaite militaire en cas de guerre contre l’Iran, et  la destruction totale de l’armée en Irak.
    L’armée américaine en Irak, déjà, n’arrive pas à mater les sunnites (20 % de la population), risque de voir ses troupes coupées de ses voies de communication, venant du golfe et du koweit, par l’insurrection chiite qui ne manquerait pas de se déclencher, et par la perte du contrôle du golfe Persique.
    L’armée américaine, dépendant beaucoup de ses approvisionnements, notamment pétroliers, incapable de faire une guerre à l’économie, risquerait de revivre, réellement, une bataille de Stalingrad. 
    Hitler aussi avait cru que ce serait facile la conquête de l’URSS.

  • Quelle horreur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Quelle horreur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Images_4 L’horreur vient de frapper à la porte d’EDF et de tous les producteurs d’électricité.
    Elle porte le doux nom de " Chaudière micro-cogénération à usage domestique

    "…
    Comme son nom l’indique, elle produit chaleur ET électricité, et cette s…e pousse le vice jusqu’à produire le plus d’électricité pendant les périodes de pointe.
    En effet, les pics de froid, entrainant aussi les pics de consommation électrique.
    Vous vous rendez compte ?
    Si tout le monde se permettait ces fantaisies, Edf, ou les autres seraient submergés de courant au moment où ils peuvent le vendre le plus cher !

    Enfin, il fallait bien s’y résoudre, à son arrivée.
    Nos CHERS électriciens n’ont pas pu repousser éternellement son arrivée et les empêcher de Kilowatter en rond…
    A peine un peu plus d’une quinzaine d’année.
    Vous vous rendez compte, en plus, si tout le monde était, à la fois client ET fournisseurs des compagnies  électriques ?
    Le monde à l’envers !