Auteur/autrice : patrick reymond

  • Jatropha, une fois.

    Jatropha, une fois.

    Images_2 Thenergo va construire une unité de cogénération utilisant du jatropha…En Belgique.
    Le jatropha, plante huileuse qui pousse dans les régions semi aride ne concurrence que l’élevage extensif, générateur et père du désert.
    On peut donc en attendre un bénéfice pour les populations locales et surtout un bénéfice pour les populations vivant en bordure de ces zones, peu et mal exploitées jusqu’à maintenant.
    Reste, qu’investir 11 millions d’euros est respectable, mais investir si loin des zones de productions, est-ce raisonnable ?

    Le projet est lui même très contestable :
    "La centrale sera construite à Merksplas en Belgique et atteindra un taux d’activité pouvant aller jusqu’à 8 000 heures par an tout en générant 6 MW de chaleur pour des partenaires industriels et 9 MW d’électricité pour un équivalent de 20 000 ménages. "
    Alors que l’intérêt le plus grand du jatropha est de produire une huile servant de carburant, et très proche du carburant diesel.
    Si, en effet, c’est le développement durable qui est recherché, c’est la production en Asie, à Madagascar qui fait partie de ce développement durable, pas en Europe.
    En effet, cette "chose", fait complètement l’impasse sur le transport.
    On ferait mieux d’utiliser en Europe, une ressource locale, et notamment tout ce qui peut produire du biogaz.

  • Changement d’époque.

    Changement d’époque.

    Images_4 Un changement d’époque, la zone euro est devenue, suite à l’affaiblissement du dollar américain et sans doute aussi de la grande récession, la première économie mondiale.
    Le pib 2007, de 13 843 milliards de dollars, est à mettre en relation avec le pib zone euro de 8 847 milliards de dollars.
    A 1.5688 dollar pour un euro, on atteint donc 13 880 milliards de dollars.
    Au niveau énergétique, l’Union européenne, bien plus économe est donc arrivée à dépasser les zétazunis, beaucoup plus dépensiers en la matière.

    Finalement, leur surconsommation énergétique, bien décompté dans leur pib, n’est en fin de compte, plus d’aucune utilité, pire, elle démontre un retard et un archaïsme technique certain.
    De même, l’hypertrophie des dépenses militaires, n’apportent, en fin de compte, aucun avantage. 
    Mais le triomphe européen risque d’être de courte durée.
    L’affaiblissement visible de tous désormais des zétazunis masque un affaiblissement très rapide aussi des économies européennes.
    De fait, la crise, essentiellement de la classe dirigeante touche tous les pays, l’Europe bénéficie simplement, à l’heure actuelle d’avoir une économie plus économe en énergie, et de loin la plus moderne techniquement, avec celle du Japon. 

  • UE : entre pétard et (petite) lueur d’intelligence

    UE : entre pétard et (petite) lueur d’intelligence

    Images_3 A l’heure où le système financier mondial semble sur le point de s’effondrer, l’Union européenne appelle… à continuer ses efforts pour équilibrer les budgets.
    on ne peut expliquer ceci que par l’abus du H (ou de l’alcool, comme vous voudrez).
    Car un ralentissement, à fortiori un effondrement économique réduisent les recettes, souvent drastiquement, en même temps qu’il y aura du monde (beaucoup, énormément, à la folie) à nationaliser.
    En bref, pour le budget, cela va être le délire.

    Pour les énergies renouvelables, les mêmes (qui ont cuvé ou désintoxiqué entretemps), viennent de s’apercevoir du potentiel de biogaz…
    On peut être admiratif : l’UE vient de découvrir le tas de fumier (sans doute des gens de la ville) :
    "Le Parlement européen a appelé hier la Commission européenne et les Etats membres à exploiter le "potentiel énorme" du biogaz produit à partir de déchets agricoles en créant un environnement favorable au développement de cette source d’énergie  ".
    Surtout que toute la technologie (quasi enfantine), ne demande qu’une seule chose : des sous.
    "le potentiel de production de biogaz est de 827 peta-joules (PJ) dans l’UE rien qu’en utilisant du lisier, soit 14 fois plus que la production actuelle totale qui avoisine les 50 PJ (lisier animal, cultures énergétiques et déchets organiques compris)  " .
    De plus, quand on sait que le méthane est 100 fois plus responsable de l’effet de serre que le CO2, on voit tout le bénéfice qu’on peut en retirer.
    Pour résumer, il y a, à la fois intérêt économique, financier et humain à exploiter cette énergie.
    La seule condition est d’abandonner l’idéologie pouilleuse qui infecte l’union européenne pour investir massivement.
    Aurait on peur d’accéder à l’indépendance énergétique ?

  • Chine : ça craque partout.

    Chine : ça craque partout.

    Images_2 Les émeutes de Lhassa au Tibet dépassent largement les simples revendications tibétaines.
    Les Chinois, d’une manière générale, ont, cet hiver, froid, faim et souffrent de la hausse des prix.
    On y annonce plus de 8 % d’inflation mensuelle, et après analyse, et vue la surpondération de l’alimentation (60 % du budget des ménages), cette augmentation n’apparait pas aberrante. 
    L’hiver est froid, la production de charbon insuffisante, malgré les dénégations du quotidien du peuple, le carburant manque aussi et la production d’électricité est défaillante.
    Bref, c’est la totale.

    L’indexation du Yuan sur le dollar importe l’inflation, et cette inflation n’est pas due à une meilleure alimentation, comme l’on dit, mais à des problèmes d’approvisionnements, de surconsommation hivernale d’énergie qui révèlent l’insuffisante production de charbon, et les tensions sur les produits pétroliers.
    On peut y ajouter une cause typiquement chinoise : une orgie d’investissements industriels…
    L’empire chinois craque dans ses provinces périphériques et la très grande dépression nord américaine va toucher ses provinces maritimes.
    Ce craquement dans une province marginale rappelle étrangement celui de 1982 au Kazaksthan, en effet, l’armée rouge avait du y rétablir l’ordre à la mitrailleuse lourde.

  • Fillon : il faut changer de sources d’énergies…

    Fillon : il faut changer de sources d’énergies…

    Images_2 Pour François Fillon, il n’y a pas d’alternatives, il faut changer de sources d’énergies.
    " S’agissant de l’essence, il faut bien se mettre dans la tête qu’il n’y a pas de solution à cette question autre que de changer progressivement de sources d’énergie parce qu’on est devant une pénurie annoncée ".
    Bien sûr, les hommes politiques étant les hommes politiques, les tabous ne sont pas remis en question, on mise sur une énergie nucléaire qui souffre du même défaut, celui de n’être pas éternelles, et surtout celui que la bonne énergie étant celle que l’on ne consomme pas, on serait mieux en phase en privilégiant les économies, toujours beaucoup plus rentables que les énergies nouvelles, mais qui elles, ne sont pas un marché.

    En effet, zéro multiplié par n’importe quel chiffre égal toujours zéro, et de cela, les fondamentalistes du marché, les talibans libéraux, en font une éruption de petits boutons, doublé d’une avaricite foudroyante.
    C’est pour cela que les solutions économiques, connues, réalisables, faciles, mêmes, trouvent sur leur chemin, une mauvaise volonté évidente, on voit le temps qu’il faut pour mettre à mort la lampe à incandescence, obsolète depuis des décennies, mais qui représente 15 % de la consommation des ménages.
    C’est que le marché dont se gargarise les libéraux est un moyen commode de réinventer gabelles, dimes, corvées et taxes diverses.
    Un beau système féodal. Hélas, les ressources nécessaires à ce que cet état de fait perdure se font rares !
    Donc, rien de changé, un blabla ministériel, rien de plus.

  • Fonds publics…

    Fonds publics…

    Images_3 Selon le très soviétique (un soviet est un endroit où une idée sortant de la ligne officielle n’est pas acceptée et très durement réprimée) FMI, les fonds publics seront nécessaires :
    "Les gouvernements doivent être prêts à accroître leurs dépenses pour relancer l’économie et sauver le système financier affecté par la crise du crédit, a expliqué hier John Lipsky, le numéro deux du Fonds monétaire international.  ".
    Le financement de la relance, affecté au secteur énergétique représenterait un new-deal roosveltien du meilleur tonneau.

    Alors, qu’à l’inverse, les interventions des banques centrales sont de la confiture aux cochons :
    "mais signale que les mesures prises par les banques centrales montrent leurs limites et qu’il faut se préparer à l’idée d’une intervention si le système financier craquait sous le poids des inquiétudes actuelles.  ".
    Donner de l’argent aux banquiers est stupide. Si celui qui le fabrique est incapable de l’employer, il ferait mieux de devenir carreleur.
    La bonne relance consisterait en des dépenses d’équipements, couplées à des dépenses d’économies d’énergies et de relève de générations pour la production.
    En ce qui concerne le "stimulus fiscal", il est aberrant de bêtise :
    "  Mais il a également salué le stimulus fiscal récemment décidé par le gouvernement américain ". Il ne servira qu’à rendre des trésoreries un peu moins négatives…
    Mais bien à l’image du FMI : les prêts servent à payer les intérêts des anciens emprunts.

  • 20 millions d’hectares, 10 utilisables…

    20 millions d’hectares, 10 utilisables…

    Images_2 Selon le Président Russe, Vladimir Poutine, la Russie peut jouer un grand rôle dans le développement des biocarburants, pour la bonne raison qu’elle possède 20 millions d’hectares de terres agricoles en jachères ou abandonnées, et que 10 sont utilisables pour cette production.
    Sa situation est particulièrement favorable :
    " Etant donné le fait que le rôle du biocarburant dans le secteur énergétique mondial ne cesse de croître, les pays qui disposent de surfaces ensemencées suffisantes pour garantir les volumes nécessaires (de matières premières pour la production d’énergie) verront augmenter leur place dans ce domaine. Parmi ces pays, la Russie, à n’en pas douter, jouera un rôle particulier ".
    En effet, sa superficie, contrairement à l’Europe de l’Ouest est loin d’être toute utilisée, et l’Europe restera bridée par le manque de place.

    A l’inverse de l’occident, cette conjoncture est pour la Russie, favorable. En effet, aux temps historique, la Russie n’a jamais réussie à "remplir" son territoire, la population était volage, et le servage la seule solution envisagée pour la maintenir.
    Ce rapport à la terre a fait aussi qu’à aucune époque la propriété individuelle n’a existé (à l’exception de l’habitation et des 5000 mètres carrés de terre), et même le lopin n’était pas cessible, c’était un droit personnel.
    Le rapport à l’espace était visible dans les prix agricoles.
    Ils étaient souvent bon marchés, faute d’exportations possibles et décourageait donc la production.
    Ce "changement de paradigme" donnerait donc une possibilité à la Russie de maitriser son  espace, au mieu d’en être largement victime. (le "général immensité" protège, mais aussi étouffe la Russie).

  • Beauce : à sec…

    Beauce : à sec…

    Images_4 Les agriculteurs céréaliers de la Beauce râlent, on leur réduit leur quota d’eau.
    Pour Pierre Cornier : une restriction trop sévère "condamnerait à coup sûr un grand nombre d’exploitations et notre droit à cultiver serait alors entièrement mis en cause. Fort heureusement, ce n’est pas le cas, les dernières négociations avec l’administration sont relativement satisfaisantes pour les irrigants, bien qu’il faille encore négocier sur le niveau des seuils de crise de la nappe de Beauce. L’irrigation est indispensable dans les cultures, et les céréaliers sont les premiers à s’inquiéter de l’état des nappes en France  "

    Ils sont bien braves, ils s’ inquiètent de l’état de la nappe, qu’ils ont amplement pollué, et parlent de "droits".
    Alors qu’il serait beaucoup plus sain de parler d’adaptation des  cultures aux ressources aquatiques.
    On est, là aussi, dans un deni sévère de la réalité.
    La Beauce est faiblement arrosée, et à toujours eu des problèmes quand à la régularité des ressources hydriques. Rien de nouveau, cela devient plus criant. Et si l’on changeait, tout simplement, pour des plantes plus adaptées au stress hydrique ?
    le phénomène doit être l’adaptation comme le font certains pays, et non vouloir, à tout prix, continuer "comme avant".

  • Gratte ciel et centrale électrique.

    Gratte ciel et centrale électrique.

    Images_3 RTTI (Rotating Tower Technology International  ) a pour ambition de construire des building restituant 5 fois leur consommation d’énergie. On est dans ce cas là, même plus dans l’habitat passif, mais dans une centrale électrique.
    Eolienne à chaque niveau et panneaux solaires sur 1/5 du toit.
    Le projet lancé à Moscou (un second est en préparation à Dubaï), produira 16 Mégawatts sur 80 étages.
    Ceux-ci seront préfabriqués en usine, réduisant le coût de 10 %, le gain de temps atteignant 30 %.

    On le voit, les limites à l’ingéniosité humaine n’existent pas, il suffit souvent de se poser les bonnes questions sans à priori.
    Le concept de maison passive est ancien, mais les anciens n’auraient pas laissé échapper une occasion de rentabiliser une habitation.
    Construire est un lourd budget, et il est certain qu’il y a un avantage économique à ce que ce bien soit le moins cher à l’usage, hors le gain, très hypothétique de loyer (largement compensé par l’entretien), et s’il arrive à être rentable, c’est la cerise sur le gâteau.
    Mais ce genre de projet repose avant tout sur une industrialisation accrue des procédés de fabrication, à l’inverse souvent des maisons passives et économes, qui elles reposent sur des techniques anciennes, mais actualisées.

  • Pétrole abiotique : encore

    Pétrole abiotique : encore

    Images_4 "Bonjour, Je pense que les hydrocarbures abiotiques peuvent exister théoriquement sur Terre, après tout ils existent dans le système solaire, notamment dans les planètes géantes lointaines et leurs satellites. Mais la question est de savoir en quelle quantité ces hydrocarbures existent par rapport au pétrole conventionnel, sans parler du caractère commercialement exploitable de leur extraction. Là il me semble que les mentions à la théorie du pétrole abiotique comme sauveur miracle de nos hydrocarbures fossiles, i.e. en quantité utilisable industriellement à notre rythme, sont plus que surfaites ".

    Pour répondre à la question de cet internaute, je ne peux que donner mon avis personnel.
    Même si le pétrole était à 100 % abiotique, ce qui est du domaine de la possibilité et non démontrée, cela ne change pas, à mon avis la problématique du Pic Oil.
    Car celle-ci est aussi, non seulement un problème de réserves, mais de robinets.
    En effet, il est bien beau d’avoir de grandes réserves, comme l’Alberta, mais si elles sont inaccessibles, inatteignables ou inexploitables, elles ne servent à rien.
    En même temps, il serait peu probable que la terre, si elle produit le pétrole, la produise au même rythme qu’on la consomme.
    Il n’y a qu’à comparer les profondeurs de forages.
    Quelques mètres au 19° siècle, quelques milliers aujourd’hui.
    Même si la terre produit, elle stocke aussi, très longtemps.
    Donc même si cette théorie est juste, on a quand même exploité des stocks largement "fossiles" (mais pas dans le sens classique où on l’entend, dans le sens, produit il y a très longtemps).
    Mais comme la théorie du pétrole abiotique n’est pas étudiée, ou que le gout du secret perdure là où elle est acceptée (espace post soviétique), il est donc difficile, sinon impossible de savoir ou d’estimer les réserves possibles.
    Pour ce qui est de l’exploitation même, de réserves de plus en plus profondes, elles ne sont faites qu’au prix d’exploits techniques de plus en plus couteux et difficiles à reproduire.
    Dans ce cas là, le PO serait économique et non pas géologique, mais à mon sens, le "pot de confiture" à attraper serait trop loin…