Auteur/autrice : patrick reymond

  • Nouvelles capacités électriques.

    Nouvelles capacités électriques.

    Les nouvelles capacités électriques installées en Europe se chiffrent à 158 000 MW, se répartissant comme suit :
    Images_2– gaz :               88 000,
    – éolien :          47 000,
    – charbon :         9 600,
    – pétrole :           4 200,
    – hydraulique :   3 100,
    – biomasse :     1 700,
    – nucléaire :       1 200.

    Cela amène plusieurs remarques.
    La progression de l’éolien est freiné (plus 12 %, contre 30 % au niveau mondial), par le freinage allemand, les mauvaises volontés anglaises, par contre l’Espagne et La France prennent le relais.
    Mais il faut relativiser la "panne" allemande.
    L’industrie éolienne allemande fonctionne à 100 % de ses capacités.
    C’est sans doute une reprise de souffle.
    La domination gazière est écrasante, le nucléaire est anecdotique.
    La mauvaise performance hydraulique est par contre amendable, le "petit hydraulique" jusqu’au début du XX° siècle était considérable en France et en Europe occidentale, il a été "effacé" au profit du fossile, bien plus facile à exploiter.
    Comme on le voit, beaucoup reste à faire. Combien de moulins (à vent et à eau) sous le premier empire ?

  • Le miracle économique chinois.

    Le miracle économique chinois.

    Images Le miracle économique chinois est victime d’une vague de froid.
    Le centre, sud et l’est de la Chine sont plongés dans des intempéries sans équivalents depuis cinquante ans.
    La situation énergétique, déjà critique, empire de jour en jour et, dans les régions en proie aux intempéries, la production de charbon, ainsi que son transport sont compromis.
    Les lignes électriques sont détériorées par le gel, et les réserves se limitent à une semaine.
    La production de charbon a toujours été importante en Chine, elle dépassait déjà 200 millions de tonnes au 19°siècle.

    Mais cet épisode n’est pas le premier. Pour pallier aux risques de pénurie, un empereur fit élever à Pékin une montagne de charbon.
    Cette sagesse fut oubliée, et aujourd’hui, on s’aperçoit de la fragilité de l’édifice.
    La crise incite les ouvriers à rentrer chez eux, en même temps qu’une vague habituelle de grands voyages avait lieu.
    De plus, contrairement à ce qui est dit, l’impact sur l’économie d’un tel évènement n’est ni faible, ni limité.
    Le froid attaque les infrastructures qui sont l’élément fragile de l’ensemble.
    L’impact classique, sur les récoltes n’est pas à négliger non plus.
    Les émeutes et "évènements de masse" sont très courant en Chine, et les troubles en période de stress alimentaire se multiplient.

  • Pétrole abiotique.

    Pétrole abiotique.

    Images Le pétrole abiotique … remonte à la surface.
    Selon la théorie soviétique, le pétrole n’est pas une formation fossile, mais une production géothermique.
    Quand aux résultats, ils sont là, l’ex Urss est un des premiers producteurs, 60 % de ses forages sont positifs, contre 10 %, ailleurs, et certains gisements, épuisés, ou très largement entamés, se remettent à produire, ou semblent inépuisables.
    D’ailleurs la Russie a visiblement réussi à stabiliser sa production, pas les états-unis.
    Et surtout, leur localisation ne correspond pas à la théorie classique…
    Alors quelle est la bonne question ?
    Pétrole abiotique ou pétrole issu de la décomposition de micro-organismes ?
    Certainement pas.

    Car, même si le pétrole est une production géothermique, c’est à dire inépuisable à échelle humaine, il n’en reste pas moins que la production reste incontrôlable, et que la planète n’est pas susceptible de se couvrir de robinets qu’on ouvrirait ou fermeraient à volonté.
    "Selon la compagnie pétrolière Tatneft, plus de 65% du pétrole produit au Tatarstan est issu d’anciens gisements, déjà exploités à 80%".
    Le gisement de Romachkino est représentatif de ces gisements qui semblent inépuisable.
    Mais leur production est peu élastique.
    En effet, le prototype de l’effondrement actuel, c’est Cantarell au Mexique. Mais Cantarell produisait tranquillement son million de baril/jour depuis des années, quand on décida de le booster…
    Il produisit en effet beaucoup plus, mais sa production se rétracte désormais très vite.
    Aurait on été trop loin ?
    Même si cette théorie du pétrole abiotique est juste, la vitesse de reconstitution est limitée.
    Donc à ne pas dépasser, il faut donc prendre conscience d’un monde fini.

  • Coal to liquid II

    Coal to liquid II

    Images_4 "La technologie CTL, loin d’être convaincante en l’état actuel des processus de production, ressemble plus à une tentative insidieuse de la part des industriels du charbon, de tirer profit de la pénurie annoncée du pétrole."
    Ce commentaire, mérite à lui seul un article.
    En effet, techniquement le coal to liquid, ou transformation de la houille en combustible liquide, par hydrogénation a déjà été utilisé dans l’histoire.
    Réalisé à l’échelle industriel par les nazis, et cette technologie transmise aux Japonais, elle a permis aux puissances de l’axe de mener la seconde guerre mondiale.
    Réutilisé par l’ Afrique du sud, elle lui a permis de prolonger un peu le système d’apartheid.

    Mais les conditions étaient particulières.
    Esclavage de la main d’oeuvre, ou du moins, dans certains cas, exploitation éhontée, cout supporté par l’appareil militaro-industriel.
    Dans les trois cas, cela s’est mal fini pour l’utilisateur.
    Mais l’ Allemagne n’a plus de charbon exploitable, le Japon a aussi cessé sa production, donc on peut dire que la solution n’aurait pas été éternelle.
    Elle reposait aussi sur l’utilisation d’un bon charbon, l’anthracite, qui se fait rare depuis… 1920…
    En effet, il ne faut pas se laisser abuser par des tonnages sans signification.
    Un n’égal pas un.
    Donc effectivement, comme l’a dit si bien André, même si l’on omet complètement le stade industriel le coal to liquid s’est déjà fait, mais dans des conditions si particulières qu’elles sont difficilement reproductible, encore moins rentable économiquement.

  • Crise immobilière fille de crise pétrolière…

    Crise immobilière fille de crise pétrolière…

    Images_3 L’élément catalyseur de la crise immobilière est la crise pétrolière.
    Le coup de balancier, causé par une baisse très forte des prix du pétrole, joint à une remontée encore plus forte, a pris en porte à faux les suburbians, d’autant plus fort que la baisse précédente leur avait fait renouveler leur parc automobile au profit de 4X4 et de pick-up, bien plus gourmands.
    A cela se rajoute le problème de blocage des salaires, pour conduire tout droit les banlieues dans la crise.
    Ce phénomène, surtout américain, à moindre degré européen, est lourd de conséquence.
    Un bâti déphasé et zoné, sans activité souvent, dépendant d’un approvisionnement extérieur lourd, ne produisant rien à proximité, et tributaire de transports en commun longs et/ou défaillant.

    Mais la crise s’annonce encore plus lourde pour les zones industrielles.
    En effet, pour elles (trois fois plus de surface que le résidentiel), il n’y a pas de solutions.
    Elles sont intégralement dépendantes du pétrole et des approvisionnements à flux tendus.
    Les phénomènes de crise qui les guettent sont déjà perceptibles.
    Difficultés de vente et/ou de location, cout élevé des loyers, et couts des transports en tout genre. Employés, fournisseurs, clients…
    La charge et le montant du poste "transport" devient délirant, et se taille une part honorable des frais, pas aussi importantes que les salaires, mais qui devient significative.
    Mais, que, elle, on paie sans rechigner et sans geindre.
    la "fin des banlieues", touchera aussi l’industrie.

  • La Chine première…

    La Chine première…

    Images_2 Pendant qu’en Europe, on traine les pieds pour atteindre les objectifs d’énergies renouvelables, qu’on chipote, qu’on négocie, qu’on demande des délais, la Chine, elle, se lance résolument dans l’aventure.
    "L’association d’une politique de leadership et d’un sens des affaires aiguisé conduira à une croissance spectaculaire des énergies renouvelables, en augmentant de manière significative sa part dans le marché de l’électricité, du chauffage et du transport des carburants ".
    La nouvelle révolution industrielle verrait donc le point d’accélération se situer en Chine.
    "La Chine est sur le point de devenir le numéro un mondial de l’industrie des énergies renouvelables, ce qui aura des conséquences mondiales pour l’avenir de la technologie ".

    La Chine pousse son avantage dans la totalité des axes :
    – force éolienne (doublement en 2006…),
    – éthanol (à partir de la cellulose),
    – chauffe-eau solaires (100 millions de M2 en 2006),
    – gestion des déchets, notamment agricoles, destinés à produire du biogaz.
    Le prix des chauffe-eau solaires s’est effondré en Chine, présageant leur généralisation…
    Pendant ce temps là, en Europe, on négocie

  • Le parlement européen : les états trainent…

    Le parlement européen : les états trainent…

    Images … les pieds pour le changement de paradigme.
    Le gain d’efficacité énergétique de 20 % d’ici 2020 est tout à fait envisageable, "faisable du point de vue technique et économique".
    Se réveillant de leur longue sieste, les députés estiment qu’ "une utilisation plus efficace de l’énergie permettrait du même coup de réduire la dépendance de l’UE de ses importations d’énergie"
    Pour les députés, il faut fournir :
    "infrastructures, bâtiments, appareils, moyen de transports et système énergétiques, les plus efficcaes, tout en encourageant les citoyens à utiliser l’énergie de la façon la plus rationnelle possible."
    En un mot, le changement de société n’est possible que par une politique publique agressive, comprenant des normes contraignantes en matières de logements.

    Mais les états trainent les pieds.
    Sur 21 actions, seule 3 ont été mises en application, mais on atteint là, les limites de la cohérence idéologique.
    En effet, seule une action publique peut résoudre le problème, mais on a beaucoup privatisé, et les intérêts des compagnies sont de vendre, au maximum, et à prix maximum leur énergie, ce qui contredit toute politique de réduction des quantités consommées.
    Il faut de même, retirer du marché les appareils énergivores, notamment les ampoules, et encourager la recherche.
    C’est une belle porte ouverte que les députés ont enfoncés.

  • Statu quo de l’Opep…

    Statu quo de l’Opep…

    Arabie_saoudite L’ Opep veut "maintenir le statu quo" jusqu’en mars, mais au delà…
    En effet, au delà, la production risque fort de baisser, pour plusieurs raisons.
    D’abord la raison financière, les pays membres de l’Opep ne manquent guère d’argent, et ont pris gout à des rentrées élevées. Dans ce contexte, continuer à remplir des coffres sans fin, ni but n’intéresse personne.
    Ensuite, pour maintenir la production, il faudrait investir massivement, chose qui n’est pas faite avec la célérité voulue. On investit, mais moins que nécessaire.
    Ensuite, globalement, la reprise en main a été totale par les états. Ils entendent gérer leurs ressources en bon père de famille, à long et moyen terme.

    Ensuite, le pic-oil est une réalité pour beaucoup de gisements, les gisements "neufs" et "frais", sont difficilement exploitable, petits et fracturés, posant des problèmes inconnus jusqu’ici.
    Et enfin, la récession en cours d’abord aux états-unis, risque de s’étendre au monde, et entrainer la chute des cours, à défaut de la chute de la demande.
    Elle est en effet, plus forte que l’offre, et ménage un "matelas" certain de demande non satisfaite.

  • Les rentes de situation…

    Les rentes de situation…

    Images_4 … qui ne gênent guère Attali.
    Elles sont nombreuses, et s’il tape sans retenue sur les petits, les nouveaux "fermiers généraux" ont miraculeusement échappé à sa vindicte et à sa fougue, pour lui "Les Français doivent passer d’une culture de la rente à une culture du risque   ".
    Citons les , ces "grands risqueurs" :
    – les fermiers proprement dit du système, à qui on a justement affermé, autoroutes, eaux, bientôt, les autres fluides, électricité et gaz, et qui en tire des juteux bénéfices,
    – les anciens élèves des grandes écoles, il faut signaler que le trader de la société général, Jérôme Kerviel, paie aussi le fait d’être sorti des universités, les autres places intéressantes étant trustés par ces "risqueurs", qui ne risquent rien du tout…
    Lui était le mouton noir, le "mal diplômé"
    En réalité, pour faire ce genre de métier, avoir fait maths-spé et maths-sup doit être analysé objectivement : c’est de la confiture au cochon.
    Ces gens là, n’ont rien à faire dans ce contexte.   

    – l’oligopole de la téléphonie,
    – l’oligopole de la distribution,
    – l’oligopole du numérique…
    Mais il faut bien préciser que M. Attali, n’avait aucune chance de travailler comme taxi, coiffeur, pharmacien, ou même comme notaire.
    Une commune de 8 000 habitants vient d’être condamnée pour rupture de contrat.
    Les contrats avec les grandes compagnies des eaux garantissent surtout et essentiellement leurs bénéfices. Mais monsieur Attali peut éventuellement y travailler.
    Mais jamais, absolument jamais, il ne saura couper les cheveux (sauf en 4).
    Bien sûr, je ne citerais même pas les compagnies pétrolières… Les prix de leurs produits étant, justes, transparents et honnêtes…

  • L’état des infrastructures

    L’état des infrastructures

    Images La transparence et l’analyse règnent dans certains pays, mais pas trop en France, où la politique est bien entend, géniale, et "la seule possible".
    Au Québec, on pose la question des infrastructures qui, dans la consommation énergétique a une lourde incidence.
    Pour les 4281 ponts du Québec, le bilan est sans appel. Bien que l’infrastructure routière soit prioritaire,  plus de la moitié sont en mauvais état.
    Ce qui est en cause depuis 1993, est leur transfert aux autorités locales :
    "On n’aurait pas dû leur transférer ces structures, tant au niveau financier qu’au niveau technique".

    La reprise des ponts par l’état, appelons la, renationalisation, a été la première des mesures préconisée après l’effondrement du viaduc de la concorde en 2006, effondrement qui avait fait 6 morts et 5 blessés.
    Pour la ministre des transports, Julie Boulet, le piètre état des ponts est connu depuis longtemps, mais rien n’a été fait pour y remédier jusqu’au drame.
    L’effort de reconstruction, considérable ne remettra que 70 % des infrastructures en l’état en 2010.
    Le budget, uniquement pour les ponts se monte à 100 millions de dollars canadiens, et 2600 millions pour les routes en général.
    En 2005-2006, le budget des ponts se montait à … 2 millions…
    On le voit, les "succès" des entreprises de privatisations ne sont du qu’à un non-investissement. Bien entendu, à ce moment-là, le mythique "investisseur" fait totalement défaut, et ne reste que le contribuable.
    L’investisseur n’ayant retiré de l’argent de son "investissement" que parce qu’il a comprimé les frais d’entretiens.
    Cette problématique est connue en France depuis la première république et le second empire.
    Quand on  confie une chose aux autorités locales, il n’y a aucune chance qu’elle soit correctement faite.