Auteur/autrice : patrick reymond

  • Grenouillage au Vénézuela.

    Grenouillage au Vénézuela.

    Le pétrole du Vénézuela n’en finit pas d’attiser les convoitises.
    Images_2 C’est désormais la lutte anti-drogue qui vient servir de prétexte à des ingérences nord américaines.
    Explications : dans tous les pays où la lutte anti-drogue a été militarisée et prise en main par la DEA, que ce soit l’Afghanistan ou la Colombie, et hier la Bolivie, la production de drogue a augmenté, les prises diminuées.
    Or en 2005, le gouvernement Vénézuelien expulse les "conseillers" de la DEA, en leur reprochant l’espionnage, les manigances, et leur peu d’intérêt contre le trafic de drogue.
    Suite d’ailleurs à l’expulsion de la DEA, les saisies de drogue au Vénézuela ont explosés, passant de 44 tonnes à plus de 77, le nombre d’arrestations se montant à 4000 et 68 fonctionnaires de police révoqués et arrêtés.

    D’ailleurs, les deux plus gros producteurs de drogue au monde sont deux alliés fidèles des USA, d’abord la Colombie (62 % de la cocaïne produite) et ensuite l’Afghanistan (92 % de l’opium produite).
    Inutile de rappeler l’histoire, le plus gros état-trafiquant du 19°siècle était la Grande-Bretagne, qui l’imposa à la Chine.
    La France, elle, disposait en Indochine d’une "régie de l’opium" qui rendit la colonie fort profitable aussi, bien que l’opium fut pourchassée en France même.
    Derrière cette histoire, toujours la même, une seule clé, le pétrole.
    Beau moyen de "condamner" et de s’immiscer dans des affaires internes, et de se créer des problèmes, alors qu’on n’a pas résolu les précédents.
    Chavez n’a rien d’un paranoïaque, les menaces US, sont bien réelles.

  • Ceux qui ont, ceux qui n’ont pas…

    Ceux qui ont, ceux qui n’ont pas…

    Images La tension, une nouvelle guerre, pas tellement froide est en gestation en Amérique Latine.
    Entre l’axe des pays qui ont de l’énergie, Equateur, Bolivie et surtout Vénézuela, flanqué du Nicaragua et de Cuba, avec les états-unis, et leur dernier allié, la Colombie.
    Les ventes d’armes, notamment russes y atteignent des records. Sukhoi fait des bénéfices records, et Chavez veut créer une alliance contre le voisin du nord.
    La guérilla Colombienne est désormais pour lui "un groupe belligérant", et non plus un groupe terroriste.
    Mais, dans ce cas d’espèce, la Colombie, force est de constater qu’il y a surtout des terroristes, de chaque côté, et que la population en est victime, sur fond de féodalités.

    Washington compte là-bas peu d’amis, sauf la Colombie, son autre "allié", le Pérou, a à sa tête un président considéré il y a 25 ans comme un anti-yankee résolu, et le seul vrai frein sont des états plus pondérés, comme le Brésil ou le Chili.
    Enfin, en ce qui concerne le Brésil, il vaut mieux dire qu’il est en train de construire son propre empire, et qu’il a besoin de temps.
    La domination de l’ Amérique latine par le Brésil après avoir été réalisée au 19° siècle, s’est effondrée en 1870.
    La leçon retenue au Brésil est similaire à la leçon russe : pour montrer les muscles, il faut d’abord bâtir une économie puissante.
    Ce conflit a clairement l’énergie en ligne de mire : celui qui n’en a plus (suffisamment), les états-unis, les autres qui en ont, mais n’entendent pas le brader.

  • Le mouvement tournant.

    Le mouvement tournant.

    Carte_serbie La manoeuvre russe dans les balkans prend de l’ampleur et de la consistance, après avoir acheté les bulgares par l’intermédiaire du gazoduc south stream, la Russie manoeuvre aussi la Serbie.
    Là, c’est encore plus facile.
    La question du Kosovo (Moscou appuie la Serbie), pousse littéralement Belgrade à pactiser avec Moscou, qui a profité de l’occasion pour prendre le contrôle de l’opérateur local du gaz, la société NIS.
    On le voit,  là aussi, pendant  que des gouvernements "bling-bling" font leurs pitreries, les russes travaillent sérieusement et avec application à la reconstruction de leur puissance.

    La question du Kosovo et la reconnaissance éventuelle de l’indépendance par les occidentaux risque de transformer plusieurs pays en poudrière.
    Car, à l’est, on risque aussi de reconnaitre d’autres indépendances, Transdniestrie, mais aussi Abkhazie…
    Ce qui aurait pour effet d’hypothéquer encore plus le gazoduc Nabbucco.
    L’intégration de certains pays à l’ Otan n’y changerait rien, d’ailleurs, car s’il y a bien une alliance en voie de dislocation, c’est bien l’ Otan, qui est en train de perdre le seul conflit auquel elle est mêlée, l’ Afghanistan.
    La dernière (non-) nouvelle de ce pays tourmenté, est que les talibans, apparemment ont réussi à couper les voies d’approvisionnements terrestres.
    Les frais d’occupations vont encore augmenter, l’avion, c’est forcément plus cher !

  • La bataille de Leipzig.

    La bataille de Leipzig.

    Images Leipzig n’a pas porté chance a GDF, qui était soucieux de mettre la main sur le producteur local d’électricité.
    Le référendum, a en effet été sans appel, plus de 87 % de non à la privatisation, souhaitée par les hommes politiques, toujours pressés de vendre les bijoux de famille, faute de remettre en question l’architecture monétariste.
    Là, la volonté de vendre était justifiée par l’endettement de la ville.
    Après, les consommateurs sont justes priés de payer les augmentations des prix.

    Il s’en va s’en dire, que ce partage des rôle est fort peu gouté, et que dans beaucoup d’endroit, il s’accompagne d’une corruption assez flagrante des élus.
    Même si cela n’est pas le cas, la suspicion reste, entrainant le rejet des administrés.
    Cette corruption est assez diverse, d’ailleurs, argent comptant, mais pas seulement, places, après la carrière politique, ou pour la famille, l’imagination est sans limite, dans le domaine de tous les fluides…
    Il faut croire que quand on parle de liquides, on pense d’abord "pot de vin" ?
    Bravo pour les élus, qui ont réussi à rendre ces pratiques totalement impopulaires. Prochaine étape : les nationalisations sans indemnisation.

  • Etat des lieux début 2008…

    Etat des lieux début 2008…

    Images Le monde est vaste, et l’on ignore ce qui se passe à l’autre bout, souvent.
    D’autant que l’information officielle n’arrive que biaisée, bouillie mâchée par des propagandistes très bien payés.
    Quelle est la situation exacte, ou plutôt, l’approche d’une information le moins tronquée possible ?
    Au niveau énergétique, c’est déjà la pénurie, en beaucoup d’endroits.
    Cela commence par les plus marginaux, et les plus faibles.
    Ferment les "petits" aéroports, sans grand avenir, les aéroclubs locaux sont à l’aise, l’ Afrique souffre d’une pénurie de carburant, et de gaz généralisée. Pourtant l’énergie y est hors de prix.

    Plus récemment, les "modèles" chinois et sud africains connaissent de grandes difficultés.
    Manque de carburant pour commencer, de charbon ensuite.
    La pénurie de charbon atteint ces deux grands géants de la production.
    Celle-ci y a augmenté, certes, mais insuffisamment. Et les importations ne suffisent plus.
    En réalité, les autorités "jonglent" avec les pénuries.
    Que faire en cas de pénurie, sinon laisser se dérouler la crise, et la déplacer, de secteur (du transport dans l’électricité), de région (chacun son tour), sous fond d’inflation alimentaire crée par l’envolée du prix de l’énergie ?
    La réponse chinoise est pragmatique, on laisse faire la crise, pour qu’elle reste dans les limites du socialement acceptable.
    La théorie d’Olduvaï dans toute sa splendeur.

  • Protectionnisme, subventions et avenir.

    Protectionnisme, subventions et avenir.

    Images Il est bon de rappeler ce qu’est un pays sous développé, c’est un pays où a triomphé, de longue date, le libéralisme économique.
    Un pays développé, c’est un pays qui a connu de longues périodes de protectionnisme, pendant lesquelles ses industries ont été protégées de l’extérieur, pour atteindre la maturité.
    De même, les subventions font partie intégrante du paysage.
    Subventionner n’est pas un gros mot, quand on veut créer quelque chose, on ne le fait pas à partir de zéro.
    Dans n’importe quel pays du monde, il y a toujours l’état derrière.

    Que l’éolien, le solaire, thermique ou photovoltaïque soit subventionné, ne diffère absolument en rien de la totalité des industries crées depuis le 16°siècle.
    Même l’industrie textile n’a pu être crée en France qu’avec l’appui des puissants.
    Et c’est pour accroitre leur puissance, que ceux-ci ont accordés privilèges, donations, exonérations  en tout genre.
    Par contre, quand à l’inverse, on arrête de dépenser de l’argent, de protéger les secteurs, voire qu’on les supprime, il ne s’ensuit qu’une chose : la misère et l’extrémisme politique.
    Confrontez avec l’histoire de la crise de la dentelle du Velay au 17° siècle : totalement édifiant sur la stupidité des classes aisées…

  • Le cadeau.

    Le cadeau.

    Images_2 Avec le paquet acheté, il faut un cadeau. Le paquet acheté par la Chine, ce sont les centrales EPR, le cadeau, ce sera le centre de retraitement.
    Enfin, un cadeau qui leur couterait 15 milliards d’euros, mais cadeau quand même, car il y aurait transfert de technologie.
    Les centrales vendues couteraient 8 milliards, le centre de retraitement est deux fois plus cher, mais permet d’accéder à la maitrise technologique.
    On le voit, notre bon roi, Nicolas 1° est en train de disséminer l’atome au 4 coins de la planète (sauf à l’Iran).

    La Chine désire un engagement "irréversible" pour exécuter le contrat EPR.
    Comme on le voit, ce contrat n’est pas finalisé, la vente des réacteurs dans le golfe est virtuelle, la construction du prototype finlandais est digne d’un scénario noir du bâtiment : retard à tous les étages, quand à celui de Flamanville, sa construction se voit contestée en justice.
    Bien entendu, même s’il était livré à l’heure, il arriverait au moment des problèmes d’approvisionnement en uranium et empêcherait l.a réalisation de l’objectif des 23 % d’énergies renouvelables dans le panier énergétique français.
    De plus, il existe une contestation forte de l’EPR, plus forte que celle des anciens réacteurs.
    En effet, cette technique est loin d’être nouvelle, elle date des années 1950, et serait aussi dangereuse.
    Mais le problème le plus récurrent est celui de l’approvisionnement en uranium, la production ne progressant guère, exception faite du Kazakhstan.

  • USA : Plus 45 %

    USA : Plus 45 %

    Images La capacité éolienne installée dans le monde a augmenté de 26 %, et, record toute catégorie, montrant que rien n’est figé, plus 45 % aux USA.
    Globalement 94 GW ont été installé à ce jour, soit 22 de plus que l’année dernière.
    Arrive premier les USA, avec 5.2, ensuite l’ Espagne, avec 3.5 et la Chine, avec 3.4. Le seul état du Texas a installé 1.2 GW.
    Globalement le parc éolien US atteint 16.8 GW et pourrait produire en 2008, 48 milliards de KWH.

    L’état du Texas arrive en tête d’ailleurs aux USA avec 4356 sites de productions, devant la Californie 2439, et le Minnesota 1299.
    On le voit donc, rien n’est jamais écrit à l’avance, et dans l’évolution des sociétés, rien n’est figé.
    D’ailleurs, la répartition des capacités de production indique surtout une volonté locale des autorités politiques.
    Rien n’est du au marché, mais au contraire à une démarche volontariste.
    Il est clair qu’à la vue de la carte, toute le monde n’a pas reçu la révélation.

    Article vieux de 10 ans, à relire.

  • Tenue contrastée des matières premières.

    Tenue contrastée des matières premières.

    Etain Les prix des matières premières devraient connaitre de grands contrastes.
    – 38 % pour le zinc,
    – 32 % pour le cuivre,
    – 10 % pour l’argent,
    mais l’énergie connaitra des flambées :
    + 40 % pour le charbon,
    + 30 % pour le charbon à coke,
    + 12 % pour le gaz naturel,
    +  3 % pour le pétrole.
    Bien sûr, ce ne sont que des prévisions, fausses bien entendu.

    Mais la tendance lourde est là.
    Le prix de l’énergie s’affirme malgré l’effondrement annoncé de l’immobilier, visible dans le prix du cuivre et du zinc.
    La nourriture va continuer à flamber, les émeutes de la faim, les affrontements ethniques tout court seront la rançon de ces renchérissements.
    Bonne année 2008 en perspective…

  • Déforestation en Amazonie

    Déforestation en Amazonie

    Deforestation_amazonie Poussé par le grand vent des biocarburants, la déforestation de l’ Amazonie se poursuit et s’amplifie à un rythme jamais atteint jusque là.
    Août 2007, perte de 243 Km2.
    – Septembre 2007, perte de 611 Km2.
    – Octobre 2007, perte de 457 Km2.
    – Novembre 2007, perte de 974 Km2.
    – Décembre 2007, perte de 948 Km2.

    Soit, au total 3200 km2, entre août et décembre.
    Les carburants d’origine végétal s’annoncent donc comme dévastateurs. Sans même apporter plus d’une prospérité factice, comme toutes celles qu’ à connu le brésil.
    Les "cycles" qui faisaient le pays riche, puis misérable.
    "Le pays est un pays d’immense avenir, d’ailleurs ce sera toujours un pays d’avenir" Georges Clemenceau, qui avait visité le pays dans sa jeunesse, et qui avait (déjà) la dent dure.
    Mais sont aussi à mettre en cause, avec la canne à sucre, le soja et l’élevage extensif, très demandeur d’espace et très rémunérateur, en ce moment…