Auteur/autrice : patrick reymond

  • Réunion de l’opep.

    Réunion de l’opep.

    Images_2 L’Opep se réunira le 1°février pour se résoudre -ou non- à une augmentation de production.
    Mais le résultat est cousu de fil blanc.
    Il n’y aura pas d’augmentation, sinon de prix.
    En effet "les professionnels estimant que la vigueur de la demande dans les pays émergents devrait compenser tout ralentissement aux États-Unis."
    Si le mythe des pays émergeant succédant aux USA, comme moteur de croissance est tenace, la situation est que le pétrole d’est pas plus élevé que parce que certaines régions du globe souffrent de pénurie.
    Même une crise internationale risquerait dans le cas du pétrole de buter contre une incompressibilité de la demande.

    En effet, la situation est fort tendue en Chine, avec des émeutes dues aux carburants (ou plutôt à leur absence), l’ Afrique est, dans bien des endroits, en situation de post-pétrole (bien que le prix y soit affreusement cher).
    D’autre part, l’autre donne de l’équation est que l’Opep désormais est incapable de produire plus, sauf quelques pays comme l’ Angola, qu’elle souffre aussi d’un trop plein de devises dont elle ne sait que faire…
    Ah, les problèmes des riches…

  • Silence, on bosse, ici…II

    Silence, on bosse, ici…II

    Au Kazakhstan, on bosse aussi.
    On y développe allègrement les ressources énergétiques.
    Sans forcément prendre des gants avec les "majors", dont l’existence et la liberté, sont, on le sait, la seule condition de l’existence d’une économie efficace.
    Chinakazakhstan_moscowbeijingeconom Pourtant les dirigeants Kazakhs ne prennent guère cette direction.
    Leurs gisements gaziers et pétroliers ne sont pas abandonnés à ces majors si bienfaisants, la production d’uranium augmente fortement sous la houlette (hérésie !) d’une société nationale à 100 % (une bande de vicieux, je vous dis).
    Là aussi, la question politique est primordiale.
    Démoralisés, les kazakhs l’étaient, ils faillirent disparaitre, à une époque, avalée par la fédération de Russie.
    Leur renouveau avant et après la disparition de l’URSS, leur à permis de renégocier leur statut vis-à-vis du Kremlin.

    C’est clairement une alliance inégale (150 millions de russes, contre 15 millions d’habitants au kazakhstan), portant le nom de vassalité, mais cette donne est importante.
    Jamais la Russie n’arriverait à avaler le Kazakhstan, contrairement aux voisins chinois qui ont entrepris de noyer les provinces périphériques du Sin-Kiang et Tibet sous des flots d’émigrants, désormais majoritaires.
    Les divergences avec Moscou sont à voir sous l’angle de la demande d’une certaine liberté d’action.
    Quand à la grande "puissance US", elle est ici si symbolique qu’elle ne compte guère.
    Les efforts si soviétique, et dans un cadre d’économie si physique, porte ses fruits.
    La production d’uranium augmente fortement (c’est un des rares points du globe où cela arrive), passant à 7630 tonnes (plus 25 %).
    L’objectif est d’atteindre en 2010, 15 000 tonnes.
    Ce chiffre n’apparait guère vraisemblable, mais il est clair que la production est en hausse.
    La très étatique société "Kazatomprom " au nom si russe et si soviétique a d’ailleurs de grande ambition, celle de détenir toute la filière du nucléaire, et d’en vendre à qui bon lui semble.

  • Silence, on bosse, ici…

    Silence, on bosse, ici…

    BateliersLe déclin et l’essor, sont finalement facile à voir.
    Pendant que d’un coté, on donne pouvoir et parole à des bavards incompétents et stériles, dans d’autres endroits du monde, on bâtit.
    Dmitri Medvedev déclare : "Nous avons toutes les chances de devenir une grande puissance agricole, et de récupérer le statut que nous avons perdu au XXe siècle".
    Pendant ce temps là, en Amérique, en Europe, on joue aux sous, en nous disant "c’est l’oéconomie"…
    Pour faire de l’argent, une simple imprimante suffit.
    Les gens de pouvoir au Kremlin savent très bien que bâtir, ou rebâtir une grande puissance, c’est d’abord bâtir une puissance économique réelle, c’est à dire productive.
    "le premier pays au monde pour les surfaces labourées ", tend à réaffirmer son futur productif et agricole.

    "Il sera toujours nécessaire de respecter un équilibre entre deux aspects: développer notre propre production agricole et élever le niveau de vie des campagnes d’une part, et résoudre le problème alimentaire d’autre part ".
    Une à une, le Kremlin prend des parts du gâteau de l’économie réelle.
    Moscou est déjà une puissance pétrolière et gazière dominante, elle est aussi une puissance nucléaire civile, revitalisée (bien qu’en retard) dans l’industrie, elle veut la dernière clé qui l’empêche d’être une puissance totale, le pouvoir alimentaire.
    Le dernier pouvoir, le financier viendra de lui même.
    Beau retour d’une puissance qu’on pensait définitivement écrasée.

  • 23 % d’ici 2020…

    23 % d’ici 2020…

    Images La commission européenne a fixé des objectifs par pays, pour arriver au niveau global de 20 % d’énergies renouvelables dans le panier électrique de 2020.
    La France devra faire 23 %, contre 10.3 % aujourd’hui,
    L’ Allemagne, 18, contre 5.8,
    La Grande-Bretagne 15, contre 1.3,
    La Suède de 39.8 à 49,
    La Pologne de 7.2 à 15.
    Ce pourcentage a déclenché l’ire de Nicolas I° qui le voulait, pour la France à 20 %.

    En effet, il considère, comme d’habitude, qu’on en demande trop aux entreprises.
    Ce montant est parfaitement accessible, par un mélange d’économies et de productions nouvelles.
    Et le retard français accumulé, rend paradoxalement cet effort plus facile.
    En effet, les efforts, la recherche et le développement ont été fait par d’autres, il suffit ensuite d’acquérir la technologie.

    Désormais, seule compte la volonté politique, et, il faut le reconnaitre, une bonne dose d’économie dirigée.

  • Chauffe-chalon.

    Chauffe-chalon.

    Blason_chalon A Châlon, en Saône-et-Loire, on chauffe 350m2 de bureaux avec une pompe à chaleur, la facture passant de plus de 6000 euros pour un chauffage gaz à 2000 pour ce système.
    Il n’y a rien d’ absolument extraordinaire à première vue à cette nouvelle.
    Il s’agit d’une pac puisant les calories dans l’eau, rien d’étonnant non plus.
    Ce qui est, en revanche nouveau est l’origine de cette eau. Elle vient d’une station d’épuration, elle est utilisable à 12°.
    C’est une technologie développée par la lyonnaise des eaux, grande épuratrice d’eaux usées.

    On pourra donc remarquer que la lyonnaise des eaux ne s’oublie pas dans l’histoire, appliquant le principe que quand on ne peut s’opposer au mouvement, il vaut mieux l’accompagner, le précéder et l’anticiper.
    La compagnie pense aussi à d’autres économies réalisables sur ses installations, notamment la récupération de l’énergie dégagée par ses surpresseurs d’air.
    Il est vrai que cet exercice correspond pile/poil à la religion de la Lyonnaise des eaux : la culture du billet de 100 balles.

  • Pemex : chute de production.

    Pemex : chute de production.

    ImagesLa production journalière de la Pemex (pétrole du Mexique) a fortement baissé en 2007.
    On annonce une baisse de 5.3 % (174 000 barils/jour) à 3.082 millions de barils… Contre 3.7 l’année dernière…
    Un malaise aurait il eu lieu dans les calculs de pourcentages ?
    Toujours est il que les recettes pétrolières mexicaines sont en forte hausse, la production de gaz augmente, elle.
    Les responsables en sont l’épuisement du gisement principal, Cantarell, les ouragans, et les attaques contre les moyens de transports.

    La production pétrolière mexicaine est cruciale dans l’économie. En effet, elle participe à la grande malédiction de ces pays trop bien pourvus en richesses minérales. 40 % des recettes de l’état viennent de la Pemex, 40 % du pib sont redevables aux hydrocarbures, et il ne reste que 9 années de réserves…
    le peso mexicain est une des rares monnaies de 2007 à avoir baissé contre le dollar US, malgré les bons chiffres des recettes.
    Le Mexique garde des traits coloniaux antérieurs, l’absence d’impositions qui pèse sur ses finances.
    Pour nota, la population mexicaine s’était effondré au 16° siècle, passant de 25 à 1.5 millions d’habitants, et c’était les taxes sur les mines (quinto real) qui alimentaient principalement les finances du roi.

  • Les USA tournent au vert.

    Les USA tournent au vert.

    Wall_street Une autre bulle serait elle en formation aux USA ?
    Une bulle verte, d‘investissements tous azimuts, dans l’optique de réduire la dépendance pétrolière vis-à-vis de l’extérieur (mais pas la consommation d’énergie), domaine où ses investissements dépassent les investissements européens.
    Vu le retard technologique accumulé aux USA ces 50 dernières années, il est clair que les économies seraient plus rentables dans un premier temps que les énergies nouvelles.
    Reste aussi, qu’une bonne part de ces investissements sont réalisés dans le "bio" carburant, mal en cour, partout dans le monde.

    Là aussi, plutôt que de produire un pourcentage misérable de carburants alternatifs, l’avantage serait de réduire les consommations pléthoriques (10,5 litres au cent), comparé aux standards européens (6.5), et même les réductions envisagées restent gourmandes (6.5  litres au cent), toujours comparés aux standards européens envisagés (3.5 à 4.5) pour 2020.
    Toujours est il que le changement de mentalité est palpable surtout en Californie suite aux problèmes d’approvisionnements électriques consécutifs à la faillite ENRON, mais, force est de constater qu’on n’investit pas forcément là où le potentiel est le plus important (éolien)

  • Le retour de la guerre froide.

    Le retour de la guerre froide.

    Serbie Insensiblement, le monde européen retourne à la guerre froide.
    Un article intéressant paru dans l’agence de presse RIA NOVOSTI.
    "La Russie est prête à faire un usage préventif de la force militaire, et le cas échéant de la force nucléaire, afin de défendre sa souveraineté et celle de ses alliés".
    En même temps, si la Russie garde un certain sens de la mesure, c’est par pragmatisme :
    "l’histoire et l’expérience montrent qu’une militarisation excessive de la société, en l’absence de guerre, sape les fondements même de son existence"
    Cette question n’est pas sans conséquence, en Europe même.

    La Russie considère t’ elle la Serbie comme une alliée ?
    En effet, une nouvelle guerre froide pourrait naitre après une indépendance du Kosovo.
    Même en l’absence de conflit armé, inutile de dire que ce contexte réduirait à néant toute possibilité de développement des balkans.
    En tout cas, la complication autour des gazoducs risque de tourner aussi au bras de fer.
    Il y a parait il aspiration à l’adhésion européenne des balkans, mais la Serbie regarde, au moins en partie vers la Russie plus que vers l’occident, et si la situation économique et sociale ne s’améliore pas en Bulgarie, il n’est pas interdit de penser que que les Bulgares regarderont davantage vers Moscou que vers Bruxelles.

  • Fin des ampoules à incandescence en Irlande.

    Fin des ampoules à incandescence en Irlande.

    Images_3 L’Irlande ne respectera pas le calendrier européen pour la fin des ampoules à incandescence.
    Ce ne sera pas en effet, en 2015, mais en 2009. Dès cette date, la vente de ces ampoules est interdite.
    On ne peut que regretter le laxisme européen, en même temps, le marché irlandais est petit, et l’effet sur les consommations électrique de cette mesure, important.
    Le gain est immédiat, et l’investissement couteux en lignes et en centrales, évité.

    Evidemment, il faut le rappeler, l’ Irlande n’a pas la chance d’avoir des centrales nucléaires qui lui permette de jeter les KWH par les fenêtres, et ses ressources hydro-électriques sont quand même réduites.
    800 000 tonnes de CO2 seraient économisées par la mesure.
    mais là aussi, les gouvernements veulent éviter de chagriner les grandes compagnies électriques, qui, on le sait sont très émotives.
    Tranquillement,  comme il est, on le sait, de coutume en Irlande, on change d’époque.

  • Le mendiant

    Le mendiant

    Images_2 C’est en mendiant et en radotant que W s’est présenté dans les pays du golfe persique.
    En effet, même pour ce pays qui ne paie le pétrole qu’en faisant fonctionner la planche à billet, la facture est désormais trop lourde.
    La menace n’est pas voilée, elle est une plainte, les USA pourraient réduire leur consommation.
    Mais pour les pays exploitants, la donne est inverse, ce n’est qu’en infligeant des dommages importants à leur économie que les états-unis pourront réduire leur consommation, au moins à court terme.
    Il est certain qu’à long terme, la donne est différente, mais à long terme, les pays producteurs peuvent parfaitement jouer sur la donne "investissement" ou "absence d’investissement", pour ajuster rapidement l’offre.

    Donc, le résultat le plus probant de ce voyage de gueux, n’est pas la ré-affirmation d’une puissance, mais le port d’une croix pour le président, car plus personne ne croit en la menace iranienne, tout le monde pense à l’évacuation de l’Irak dans peu de temps, et il est clair, pour tous que les USA sont désormais un pays consommateur, comme d’autres.
    Le changement de statut est évident, la suprématie du dollar, monnaie de cotation du pétrole, s’use rapidement.
    Les contrats d’armements deviennent aussi de plus en plus lourds pour les pays acheteurs, les armes américaines n’ont plus la côte, qualité médiocre et cout trop important.
    D’autre part, la présence US devient trop pesante, et si l’on parle de possibilité de déstabilisation  après le départ des troupes, il est de plus en plus vraisemblable que cela deviendra une bouffée d’air frais.
    La présence n’étant plus stabilisatrice, mais la cause de conflits.