Auteur/autrice : patrick reymond

  • La voie de l’ Iran : je méprise…

    La voie de l’ Iran : je méprise…

    Nain Le guide de la révolution iranienne a exclu un rétablissement des relations avec les états-unis.
    Pour le moment, il méprise le nabot.
    Il faut dire que le propos du président amadinedjab sur le nucléaire s’ avère plus que juste.
    Il avait dit que celui-ci n’avait servi à rien à L’ URSS, on peut rajouter à sa liste (réduite), que visiblement ça n’a servi à rien à l’ Afrique du sud, ça n’a servi à rien aux états-unis, que ça ne règle guère les problèmes chinois qui concerne l’approvisionnement de la population, et que France et Grande Bretagne n’en ont pas tiré des avantages évidents.
    En gros, si cela protège, vis à vis de l’extérieur, ça ne résoud en rien les problèmes internes, et que la cocotte-minute est mise sous pression.

    L’ Iran adopte donc une politique de vraie puissance, d’une sérénité certaine, vis-à-vis d’une puissance en déclin.
    Les raisons d’une sérénité iranienne ?
    Les puissances voisines qui pouvaient l’inquiéter ont disparus (merci W), les pays du golfe ne parlent plus d’une menace iranienne, la guerre avec les USA est annulée, les ressources énergétiques iraniennes sont encore grandes, et ils auront le nucléaire.
    Wait and see a dit le guide.
    Il n’aura pas longtemps à attendre, un an. Mais c’est très anglo-saxon comme attitude.

  • Le syndrome de la grenouille.

    Le syndrome de la grenouille.

    Images_4 On dit qu’une grenouille plongée dans l’eau chaude en ressort immédiatement, mais que si on porte la température à ébullition, elle ne songe pas à s’échapper de l’eau chaude.
    Elle s’est habituée, et le trouve "normal". Jusqu’à ce qu’elle meurt.
    Pour certains, l’énergie est éternelle, il n’y a pas de crise financière, le dollar est roi, l’ Amérique est éternelle.
    Pas pour d’autres. On parle de fin de partie pour l’empire.
    Pour les mêmes raisons que l’empire soviétique pris fin, l’empire américain est condamné.
    Mieux, il est en train de mourir sous nos yeux.

    Le paradigme sur lequel reposait le monde depuis 1945, s’efface.
    Certains n’ont pas vu la valeur de la monnaie qui s’effrite à allure accélérée depuis 1971, et ne veulent pas le voir.
    Certains ne veulent pas davantage voir la crise énergétique.
    Certains ne veulent pas voir la crise alimentaire.
    Tout continuera pour eux, tout ce que nous vivons n’est qu’une péripétie.
    Non, pas une péripétie, un aboutissement.
    La rétractation des capacités productrice des USA fut maquillée sous le voile d’une "nouvelle économie des services". En même temps le délire des dépenses militaires ruina le pays, pour aboutir à un budget colossal, pour une armée en déshérence et incapable de servir.
    Un pays développé possède 8 secteurs industriels de base. Dans le tiers monde, tout le monde le sait.
    L’accaparement des ressources énergétiques permet de dépenser futilement cette si précieuse énergie.
    Bientôt, aussi, tout va changer.
    La seule chose qui retient les états exportateurs de produits pétroliers et de matières premières de se débarrasser de leurs dollars, c’est la crainte de les voir s’évaporer, et ne plus savoir comment les facturer.
    On le voit, une préoccupation très terre à terre.
    Certains ne veulent pas voir l’évidence, tel  Nicolas Sarkozy, pris dans l’admiration de son modèle.
    Mais d’autres, au monde ont appris, tel Poutine, amadinedjab, ou d’autres en amérique latine que la force n’est pas la force, et que l’on est obligé de tenir compte des aspirations des peuples et ne pas les agresser.
    Pourtant, l’arsenal répressif soviétique fut sans équivalent. Mais complètement inutile.
    Mais, je pense que même E. Todd n’imaginait pas une fin aussi rapide.
    Il faut dire qu’ils avaient élu l’homme capable de détruire l’empire.
    Un homme particulièrement compétent et efficace, comme on peut le constater.

  • Charbon de bois. Charbon de bambou.

    Charbon de bois. Charbon de bambou.

    Images_3 Pour répondre à un lecteur (actuellement à Madagascar), la production de charbon de bois avec du Bambou est parfaitement possible.
    En réalité, il n’y a pas de différence significative dans la production de charbon de bois avec le bambou, par rapport à d’autres bois.
    Les fours utilisés, traditionnels, notamment au Japon, sont les mêmes.
    la différence significative quand on traite des bois, c’est l’expérience du producteur.
    En effet, les bois ne se travaillent pas de la même manière, ne se consument pas de la même manière, suivant les essences.

    En réalité, c’est surtout de l’expérience que demande cette production.
    Un chauffeur, un scieur, un menuisier connait les différences.
    Il les a tout bonnement acquises avec le temps et l’observation.
    Le charbon de bois au bambou obéit à la même logique, comme toutes les matières ligneuses.
    Certaines se consument vite, d’autres plus lentement, et d’autres encore plus lentement.
    La seule différence est dans l’art de "conduire le feu", et tout bonnement le degré de chaleur qu’il faut pour l’obtenir.
    Les liants ont une importance (charbon de bois de banane).
    Mais, là aussi, tout est question d’expérience et d’essais.

  • On ne manque pas d’air, mais d’hélium…

    On ne manque pas d’air, mais d’hélium…

    Images_2 La ville d’amarillo produit 90 % de l’hélium du monde.
    C’est un gaz aux vertus irremplaçables dans de nombreux domaines, et un gaz qui se fait rare.
    Contenu dans les gisements de gaz, la réserve d’Amarillo n’aurait que 8 ans de capacités.
    "L‘hélium est non renouvelable et irremplaçable. Ses propriétés sont uniques et contrairement aux hydrocarbures, il n’existe pas d’alternatives biosynthétiques. Tout le monde doit faire un effort pour mieux le recycler"

    Pour l’heure, l’ Algérie et la Pologne en produisent un peu, mais là aussi, la solution serait la Russie qui possède de vastes champs gaziers.
    Décidément, W Poutine a toutes les chances.
    Bien sûr la disparition des ballons de baudruche ne serait pas une perte irremplaçable, mais la Nasa consomme beaucoup d’hélium, et
    "L’utilisation de l’hélium par la science est très vaste, son utilisation est particulièrement importante en tant que liquide de refroidissement".
    Là aussi, les réserves se vident.

  • Géorgie : Election présidentielle.

    Géorgie : Election présidentielle.

    Gazoduc_mer_caspienne Mikaïl Saakachvili se représente aux élections présidentielles en Géorgie.
    Remettant son mandat en jeu avant sa fin effective, la situation politique et économique en Géorgie est troublée.
    La "thérapie de choc" prônée par les occidentaux a comme d’habitude échouée.
    Les données essentielles de la campagne sont le contrôle de l’oléoduc avec  l’ Azerbaïdjan, et la situation des républiques sécessionnistes d’ Abkazie et d’ Ossétie.
    Quasi indépendantes depuis la dislocation de l’ URSS, celle-ci semblent désormais regarder davantage le "grand frère" russe qui a largement accordé les passeports russes, les pensions russes, et qui ne manque pas de répondant financier.
    Pour l’expliquer clairement, Moscou a eu tendance à acheter tout le monde. Ce n’est pas anodin.

    Si les pensions sont faibles, elles représentent par exemple, dix fois le salaire d’un Abkazien.
    D’ailleurs 60 000 réfugiés géorgiens sont rentrés en Abkazie et ne sont pas les derniers à quémander les douceurs russes. Ils sont regardés comme des traitres par le pouvoir géorgien.
    Quand aux Ossétes, ils ont depuis le 19° siècle la réputation d’être "plus russes que les russes".
    Le pouvoir géorgien, largement discrédité par son échec économique, joue donc sur la fibre nationaliste. Avec des résultats parfois contradictoires.
    Staline n’était il pas considéré comme "le géorgien qui a le mieux réussi".
    Et dire qu’en Europe on compte sur les clowns géorgiens pour assurer "l’ indépendance énergétique".
    Régulièrement élus avec plus de 80 % des voix, les présidents géorgiens sont systématiquement débarqués par des émeutes.

  • Le temps des ruptures.

    Le temps des ruptures.

    Danse_macabre JM Keynes disait qu’à long terme, nous sommes tous morts, mais Fernand Braudel lui répondait que nous existons dans un "temps long", le contraire de l’histoire évènementielle.
    Raison pour laquelle beaucoup de personnes ont toujours l’incrédulité de ne pas croire aux ruptures.
    Il n’ y a pas longtemps de cela, une personne me disait "on n’est pas en Pologne", je parlais alors de pénurie alimentaire, pourtant de fameux coups de boutoirs ont lieu ici et là, que ce soit au Kenya, en Chine, sous fond de pénuries alimentaires graves.
    Bien sûr, on est tellement civilisé ici, qu’il n’y a qu’à aller au supermarché, toujours plein.
    De même, même en temps de crise financière 7° dan, certains ne voient rien venir.
    C’est le propre de certains votes de montrer autre chose. Comme les caucus de l’Iowa qui n’ont pas le résultat attendu.

    Comme le résultat de 2005 n’a pas eu le seul résultat valable et lui aussi attendu.
    J’ai étudié attentivement le vote de mon département, classé on ne peut plus à droite en France pourtant.
    Il avait clairement basculé et voté dans le cadre de la lutte des classes.
    Les retraités, les classes aisées, tout ceux qui avaient confiance avaient votées OUI, les gens inquiets NON.
    Mais ce qui m’avait frappé à l’époque, c’est l’incrédulité des OUIOUISTES.
    Incrédulité qu’on ne pense pas "européen", incrédulité qu’ils se voient renvoyé une image de société pas flamboyante, et dans laquelle beaucoup n’ont pas envie de vivre.
    Certains étaient trop âgés, avaient trop vécu la prospérité pour imaginer que ce n’était pas la norme. D’autres étaient simplement trop aisés pour voir la dureté des temps pour beaucoup.
    La crise financière est là. Le désespoir des banquiers est tel qu’ils vont consulter ceux qui hier étaient vus comme des gourous qui n’y connaissaient rien.
    Ils ne pensaient pas comme eux.
    A ce jour, même la BDF (banque de France) admet la possibilité d’un effondrement du système.
    La crise énergétique ici. Portant certains ont du mal à imaginer la période où la courbe de la production ira vers le bas. Ils ont toujours vécus avec des augmentations de production.
    Et les mécanismes de l’économie de marché nous amènerons à de fameux coups de boutoir.
    Nos gouvernants imaginent ils la violence des émeutes de la faim qui agitent certains pays ?
    Les "troubles" dans les banlieues seront peccadilles à côté.
    Parce que en face, il n’y aura rien à négocier.

  • Pétrole dollar et or…

    Pétrole dollar et or…

    Images_2 … sont dans un bateau, un des trois tombe à l’eau ? Qui c’est ?
    Pour résoudre la question, j’ai téléphoné à la maison blanche.
    La première réponse était que cette ligne était en dérangement jusqu’en 2009.
    La seconde fois, il n’y avait plus d’abonné au numéro demandé.
    Le vide politique devient hallucinant.
    La rupture de parité de l’or et du dollar en 1971, doit s’analyser comme étant l’autorisation pour un

    pays dépensier au niveau énergétique, les USA, de continuer jusqu’à plus soif, son gaspillage. Sans être inquiété, il ne paie pas son pétrole, la planche à billet s’en charge.
    Aujourd’hui, changement de décor, le dollar s’affaiblit à vue d’oeil, l’or flambe (et ce n’est pas récent),l’or noir est insuffisant.
    Mais, à Washington, comme à Bruxelles, on en est au même point, un porte-parole chante une chanson auquel il ne croie même plus, et il ne cherche d’ailleurs, même plus à convaincre.
    On continue une politique absurde, qui a échoué, parce que c’est celle qu’on faisait la veille.
    On attend, aux USA et dans l’Union Européenne, le liquidateur.
    Mais ayons confiance. Quand nous vivrons dans un monde imparfait, qui ne soit plus le meilleur des mondes néolibérales, nous ne serons pas forcément pus malheureux.
    Ah, j’oubliais, quel était le secret de ce monde ? l’énergie bon marché.

    Photo : intérêt-général.info

  • Pétrole :le troisième choc.

    Pétrole :le troisième choc.

    Dollarsbush2002 On y est, les 100 $ le baril sont dépassés, un seuil un peu mythique, car avant lui, il y avait les 99 autres, et ils comptent autant, sinon plus que le fait de passer un seuil somme toute symbolique sans plus.
    Mais, derrière l’apparence, derrière les grenelles de je sais pas quoi, il faut bien parler de la vraie politique, celle qui nous attend, celle des économies d’énergies.
    On avait largement oublié la résolution des deux premiers chocs.
    La première énergie, c’est Négawatt.

    Bien sûr, on a perdu du temps, mais il existe dans certains pays de telles réserves, un tel potentiel d’économies d’énergie, comme les états unis, que tout sera très vite rattrapé.
    Il faut rappeler la hantise des pays pétrolier, c’est l’application de politiques d’économies d’énergies.
    On ne se rappelle guère, de nos jours la réduction à 3.3 millions de barils/jour de la production de l’arabie saoudite. C’était en 1985, et cela n’avait servi à rien, à court terme tout du moins.
    Bien sûr, inutile d’aller chercher midi à quatorze heures, non plus, il n’y a pas besoins de sources d’énergies alternatives. L’alternative, c’est avant tout d’économiser et de couvrir le plus possible de ce qui reste par du renouvelable.
    Voilà le cap de ce qui se dessine pour la perspective 2050.

  • Toshiba dissémine…

    Toshiba dissémine…

    Images_3 Toshiba dissémine l’énergie nucléaire.
    Cette firme vient d’inventer une micro centrale de 20 mètres sur 6 de 200 kilowatt.
    Elle restera en fonction pendant 40 ans et fournira de l’électricité à 0.5 $ le kwh.
    Les problèmes de démantèlement seront les mêmes que pour une centrale classique (à moins qu’on puisse la mettre sur un camion).
    Les premières livraisons sont prévues pour 2008 (Japon) et 2009 (Europe et USA), les livraisons dans les pays du 1/3 monde, à qui était destiné initialement ces centrales, n’est pas encore prévu.

    On peut se poser des questions légitimes.
    Petites centrales, d’accord, mais possibilités multipliées de mini-tchernobyl. En effet, en multipliant les sources potentielles d’accident, on multiplie, en fin de compte, les accidents.
    Et surtout, la principale question est quand même celle de la maintenance.
    On voit et on comprend bien que ce type de produit nécessite un environnement juridique contraignant important, inexistant à l’heure actuelle, et qui couvrira le risque de démantèlement. Dans le cas des grandes compagnies d’électricité, on sait pertinemment que ce sont les états, qui l’assurent in-fine.
    De plus, comme il était précisé dans le projet initial, ce genre de centrales est inutile dans les pays développés.
    A moins, bien sûr que ce soit le 1°avril au japon

  • Tchouc tchouc, le petit train.

    Tchouc tchouc, le petit train.

    Images_2 En Suède, on gamberge aussi.
    A défaut de faire beaucoup d’énergie en réfléchissant, on va passer à la vitesse supérieure, et récupérer la chaleur humaine de la gare de Stockholm.
    Cette chaleur, évacuée par le système de ventilation sera utilisée pour réchauffer de l’eau et chauffera bureau, petit hôtel et magasin.
    Le cout total est ridicule (21 200 euros) pour 20 % d’économies espérés.
    "Il s’agit d’une technologie ancienne mais utilisée d’une nouvelle façon. Ce ne sont que des tuyaux, de l’eau et des pompes, mais à notre connaissance, personne n’a encore utilisé cette technologie de cette façon"

    Effectivement, par rapport au cout de la gare, et des dépenses courantes d’entretien, cette idée peu couteuse brille par son originalité et finalement sa simplicité.
    Elle n’est qu’une autre application de la VMC double flux (l’air sortant réchauffe l’air rentrant).
    L’essentiel était d’avoir l’idée.
    Comme l’on voit, plus la crise de l’énergie s’installe, plus les solutions bon marché abondent. Les plus chanceux étant ceux qui disposent d’un club de remise en forme à proximité. A condition, bien sur de veiller à l’assiduité et à la bonne volonté des membres du club.