Auteur/autrice : patrick reymond

  • La question nucléaire.

    La question nucléaire.

    Electricite La question du nucléaire français vient d’être reposée.
    Avec la dernière vague de froid, le nouveau record de consommation établi à 88 960 MW, le 17 décembre à 19 heures, le triomphe du nucléaire dans la production d’électricité semble tout à fait remis en question.
    Pourquoi ? Parce que la production française est insuffisante, plombée par le chauffage électrique à effet-joule.
    En effet, pendant qu’elle exportait 3500 MW à prix bradés, elle en importait 5100, d’ Allemagne et de Suisse.
    La compagnie RTE mettait en avant, la nécessité… d’économies.

    Le chauffage électrique classique (dit à effet joule) est un reliquat du passé, qui arrange le propriétaire (petit investissement) et pas du tout le locataire (grosse facture), promu pour justifier un investissement nucléaire sur dimensionné.
    On frôle, dans ce dossier, la gabegie complète et totale.
    La pointe de consommation est couverte par les plus vieilles unités de production, les plus polluantes, avec de grosses pertes à la production, des pertes de transports, et un confort final aléatoire.
    L’origine du problème ? Le programme nucléaire a été lancé à une période où la consommation doublait tous les dix ans. Puis patatra, la décennie 1970 vis le plafonnement…
    Aujourd’hui, on est à la croisée des chemins. Le nucléaire français est amorti, une politique d’économies d’énergies est nécessaire, et un déclassement des centrales, joint à une période d’attente longue permettrait de réduire les couts de démantèlement du nucléaire par la baisse de la radioactivité de courte-vie.
    Bien sûr, ça ne règlerait pas le problème de la radioactivité longue, mais elle ne constitue que 10 % du problème.

  • Oléoduc albertain.

    Oléoduc albertain.

    OleoducLa montée en puissance des gisements de bruts non conventionnels d’Alberta devra entrainer la construction d’un oléoduc de belle capacité, comme il en existe en Russie.
    Les USA devront mettre la main à la poche, car au nord on a un peu fait du chantage.
    En effet, un plus court était possible, mais le destinataire final aurait été la Chine.
    3456 km d’oléoduc seront construits pour un débit de 435 000 barils/jour, porté à 590 000 en 2010.

    Mais ces capacités montrent aussi leur limites. 590 000 barils, c’est très peu par rapport aux importations étasuniennes, la construction de centrales nucléaires permettra d’exploiter les gisements (avec la chaleur), mais le point qui posera problème sera quand même l’eau.
    En effet, les eaux du fleuves Athabasca sont déjà surexploitées, surpolluées.
    La solution, est davantage dans les économies d’énergies aux USA que dans une augmentation de l’offre.
    Les gisements de l’ Alberta sont immenses. mais le débit qu’on peut en attendre reste faible.

  • Quiqu’aura la Lybie ? Hein ?

    Quiqu’aura la Lybie ? Hein ?

    Libye A peine notre nouveau ami de toujours le colonel Kadhafi reparti, voila qu’on veut nous le chiper.
    En effet, un autre ami d’hier, la Russie veut aider la lybie à accéder au nucléaire civil, pour dessaler l’eau de mer.
    Bientôt, la Libye sera converti en lac, Kadhafi en lampadaire (sa tête, allumée, guidera son peuple), et la lybie exportera plus d’électricité que de pétrole.
    En effet, on peut se poser la question de la dimension d’un parc nécessaire pour… 6 millions d’habitants.

    Ou alors, il faudra prévoir des pilotis pour les centrales.
    En bref, notre cher président à nous, NS, s’est totalement fait avoir.
    Pour Kadhafi, un politicien roué et retors, qui, il ne faut pas l’oublier a survécu à presque 40 années de pouvoir, c’est la victoire totale et inespérée.
    Finalement, il aura ce qu’il n’aurait même pas espéré au plus fort de la guerre froide.
    Ses centrales.

  • Areva : 1/3 des réacteurs.

    Areva : 1/3 des réacteurs.

    ImagesAreva veut construire 1/3 des nouveaux réacteurs dans le monde, estimés à (admirez la précision) 100… ou 300. On n’est pas à ça près.
    Elle a, d’après sa présidente "5 ans d’avance" grâce à Atmea et à l’EPR.
    Visiblement, pour l’EPR, surtout finlandais, ça serait plutôt du retard.
    Le seul problème, déjà bien visible avec l’EPR et avec la Finlande, c’est qu’ AREVA ne sait plus construire des centrales.

    Il lui faudrait procéder à … 35 000 embauches.
    Chiffre effectivement démentiel dans une entreprise spécialisée.
    Visiblement on bute là aussi sur un principe de réalité.
    EDF par exemple se contente fort bien de son parc de centrales amorties, donc très profitable, bien qu’ ancien.
    Le problème du combustible n’est pas avancé, à moins qu’on reste sur le chiffre de 100 (ce qui ne constituerait même pas un maintien du parc existant), et bien sûr, à périmètre constant.
    En effet, un désarmement plus poussé au niveau nucléaire peut fournir un répit de quelques années.
    Moi, j’ai toujours dit qu’il était fort Admadinedjab. Amener les ricains à désarmer, comme ça. Il fallait y arriver.

  • BEUC : BEURK…

    BEUC : BEURK…

    Beuc Sans doute un signe de gastro…
    ça tombe bien, il faudra sans doute moins manger…
    Pour le Beurk (Bureau européen des unions de consommateurs), prix de l’énergie et prix de la nourriture ne vont pas diminuer.
    Le prix de la nourriture est étroitement corrélé à celui des carburants, et les rentes de situation ne vont pas améliorer la situation.
    En gros, le consommateur est mûr pour de grosses augmentations, d’autant que les firmes auront été privatisées.

    Nos élites, néo-libérales en diable, avait donc libéralisé, l’entrée de produits.
    Politique complètement idiote, car, dans certains marchés, la pénurie est mondiale.
    La Russie par exemple, a choisi. Elle a été, pour une fois à contre sens de son histoire de toujours.
    Elle empêche les exportations.
    Sous les tsars, puis sous Staline, on exportait, même en cas de famine. Ce qui relativise aussi la portée de certaines critiques…
    En réalité, cette évolution, aura aussi pour conséquence, un changement de paradigme.
    Bien qu’ énergie et nourriture aient été viré de l’indice des prix, les ménages voient clairement l’évolution.
    Son potentiel explosif et révolutionnaire est évident. Sauf peut-être à C. Lagaffe. Après tout, ils n’ont qu’à manger de la brioche.

  • Varèse durable…

    Varèse durable…

    Varese La ville de Varèse est une ville 100 % durable. Elle produit déjà bien plus que l’énergie qu’elle ne consomme (trois fois plus), toute la gamme du renouvelable y passe, et contrairement à ce que certains disaient, ce n’est pas un cout, mais des recettes.
    La ville y gagne 350 000 euros de recettes.
    Mais elle ne veut pas s’arrêter en si bon chemin, eau et nourriture sont aussi visés.

    Varèse démontre donc que notre avenir peut être durable, si l’on en a la volonté, le cout quand à lui se transforme en calcul économique non dénué d’intérêts.
    Avec, pour Varèse, une autre manne, imprévue celle-là, le nombre de touriste qui sont intéressés par les énergies renouvelables.
    Mais, là on touche le point qui fait mal. Toute cette production est décentralisable, et au contraire de bien des sources d’énergies, la taille critique n’a aucun sens.
    Produire localement, en effet disqualifie les grands groupes, ramène la politique à l’échelle municipale, comme on le voit souvent.

  • 32 années…

    32 années…

    Congrs le congrès américain vient d’adopter une loi sur les économies d’énergies.
    Les lobbys ont réussi à bloquer le progrès technique pendant pratiquement une génération.
    Sous prétexte de ne pas nuire à "l’Oeconomie".
    Les véhicules neufs ne devront pas consommer plus de 6.8 litres (ce qui ne représente pas une performance, loin de là).
    Pour le consommateur, l’augmentation du prix suite aux nouvelles normes sera de 1500 $ et le gain de 5000 $ en carburants…
    On imagine sans peine les effets d’une loi un peu plus visionnaire. En effet, d’ici 2020, gagner un litre supplémentaire n’a rien d’une gageure.

    On ne peut que mettre en relief l’effondrement des trois (hier 4) grands constructeurs US passés d’une part de marché de 85 % en 1978 à 48 % aujourd’hui, et à une absence quasi totale de leurs modèles sur les marchés extérieurs.
    Mais, on ne peut pas tout avoir. Les constructeurs nord-américains sont des lobbyistes, leur dernière marge de rentabilité étaient sur des prêts, ils ne gagnaient rien sur la construction.
    Bon sang ne saurait mentir, le président a soutenu cette loi quand les démocrates ont abandonnés la taxation des compagnies pétrolières…

    Photo : GNU free license

  • Politique fiction : et si Poutine mourrait ?

    Politique fiction : et si Poutine mourrait ?

    Ligne_de_mire Assassiné, bien sûr.
    Vous souvenez vous du temps de Elstine ? C’était le bon temps en Russie.
    Sauf évidemment pour les russes. L’effondrement économique, la désagrégation de l’état, et tous ses à côtés ?
    On étudie un nouveau scénario dans certains thinks thanks nord américains : la mort de Poutine ramène une lutte sanglante pour le pouvoir, et grâce au désordre ambiant, des candidats acceptables prennent le pouvoir en 2016. Des gens estimables comme Kodorkovski.
    Bon, c’est vrai, ce genre d’élucubration est franchement déplacé et même risible.

    Mais il dénote un état d’esprit. Celui de la rapine.
    Et même s’il n’est pas officiel, il faut bien rappeler que M. Albright évoquait le démembrement de la Russie. Il faut aussi parler des années 1920 et 1930, de tous les projets britanniques et autres pour dépecer l’URSS. La paranoïa russe en matière de sécurité, succédant à la paranoïa soviétique a quand même de solides fondements.
    Ne rigolons pas trop en Europe, ne donnons pas trop de leçons.
    Nous pourrions en recevoir une sous forme de coupure de gaz…Et pas par l’employé GDF.
    Mais par celui de Gazprom…

  • Constructeurs américains : grandes manoeuvres

    Constructeurs américains : grandes manoeuvres

    ImagesLes projets de loi en Amérique sont reportés en 2009, ainsi qu’un objectif plus ambitieux que la conférence de Bali.
    G.W. Bush s’est comporté en loyal ami des groupes énergétiques qui l’ont toujours nourri, lui qui avait si peu de talents.
    Mais, si certains constructeurs tentent toujours de fourguer aux consommateurs des produits de moins en moins vendables, car de plus en plus cher en carburant, Cerberus qui vient de reprendre Chrysler, veut s’entendre avec Renault-Nissan, non pour des prises de participations, mais

    pour un échange de savoir-faire.
    A Nissan, les light trucks et les monospaces Chrysler, à Chrysler, les petits modèles d’entrée de gamme qui lui manquent tant, et qui en font une marque en déshérence.
    Le consommateur nord-américain, lui a déjà choisi.
    Il préfère en majorité les étrangères moins gourmandes (plus de 50 % de pénétration de marché), sans l’image de virilité attaché aux 4X4 in-dis-pen-sa-bles…
    Mais dans l’histoire, c’est Nissan qui est roulé. Il se fait refiler une expertise pour quelque chose qui, sauf dans le cas du monospace, est en perte de vitesse nette.

  • Fin de suce-pince

    Fin de suce-pince

    Ivan_iii_russieLe suce-pince épouvantable et insoutenable a pris fin.
    Le président Poutine accepte de devenir le premier ministre de Dmitri Medvedev.
    Il y a encore peu, nul n’aurait parié sur cette issue.
    Dis tonton, pourquoi tu tousses ?
    D. Medvedev avait demandé le 11 décembre à V. Poutine qui n’a cédé qu’à son insistance extrême.
    Dis tonton, pourquoi tu tousses ?
    "Nous avons des relations de confiance, c’est un homme fiable et honnête" a déclaré V. Poutine.
    Pour cela, on peut l’affirmer : D. Medvedev a toujours signé là où on lui avait dit.
    Dis tonton, pourquoi tu tousses pas ?

    Enfin, certains comprendront peut être le sens de l’aigle à deux têtes en Russie.
    Mais, il ne faut pas croire que les relations soient compliquées. L’une prend les décisions, l’autre suit.
    Tu tousses toujours pas, tonton ?
    Mais l’humour ne perdant pas ses droits, les leaders de l’inexistante opposition libérale ont décidés de s’unir.
    Pensez, 1 % des voix, ça vaut bien l’union.
    En ces temps de crise énergétique, et de carence d’approvisionnements un peu partout, au moins on saura qui sera le prochain Tsar de Russie, pardon, d’Europe occidentale. J’étais un peu en retard.
    Pensez, avec tout ce gaz, et au prix où il risque d’être, VD Medpoutimedev, n’aura même pas besoin d’envoyer des chars pour conquérir l’Europe occidentale.
    Il lui suffira de dire : "bon je vais me coucher, j’éteins la lumière"…
    En attendant, commence un autre insoutenable suce-pince : Avec combien Poumedev sera t’il élu ?