Auteur/autrice : patrick reymond

  • Un continent de déchets.

    Un continent de déchets.

    Oceanpacifiquecarte1Un "continent" de déchets d’une belle taille serait constitué dans le pacifique nord. Ou plutôt deux continents appelés
    "plaques de déchet du pacifique Est" et Plaque de déchet du pacifique Ouest".
    Les déchets, issus de l’activité humaine tourbillonneraient autour de vortex.
    Le poids serait de 3.5 millions de tonnes pour 3.43 millions de km2.
    90 % de ces détritus seraient des plastiques et on trouve en moyenne 46 000 morceaux de plastiques pour 2.5 km2
    d’ océan.

    10 % des 100 millions de tonnes de déchets plastiques se retrouveraient en mer, et 90 % flotteraient au gré des courants. On dit que la destruction n’interviendrait qu’au bout de 500 à 1000 années.
    Ces continents poseraient des problèmes de survie à de nombreux animaux, mammifères et oiseaux.
    La seule solution, à l’heure actuelle est de freiner la progression de la masse de déchets.
    On le voit, la bouteille à la mer a perdu de son caractère magique…

  • Le pétrolier n’est ni prêteux, ni partageux…

    Le pétrolier n’est ni prêteux, ni partageux…

    Bolivie… mais souvent "libéral".
    Les provinces de Santa Cruz, Pando, Beni et Tarija, les provinces riches du pays, au niveau énergétique et agricole, représentant un quart du pays refusent la nouvelle constitution, et désirent une sécession de fait, pour profiter seules et au mieux de leur ressources.
    la situation est simple.
    Représentant 35 % de la population, ces provinces font 65 % du pib.
    Cette situation est usuelle.
    Les provinces pétrolières canadiennes, par exemple, n’ont guère été partageuses vis à vis de la fédération pendant l’âge d’or du pétrole en Alberta.
    Maintenant que les ressources diminuent, le gouvernement central retrouve une certaine grâce.

    Il est clair que les profiteurs de la manne pétrolière et gazière ne sont guère partageurs.
    la provisoire ressource, dont ils sont bénéficiaires leur fait oublier l’histoire de leur propre pays. Il y a un siècle, c’étaient ces provinces qui étaient marginales, et les hauts plateaux miniers le centre de l’activité économique.
    Pendant des siècles, la Bolivie n’a été que la montagne d’argent du Potosi.
    Il y a quelques temps, on dénigrait une constitution, sous prétexte  qu’elle permettait une réélection indéfinie (Vénézuela). Le changement de constitution bolivienne, elle prévoit un plafonnement à deux du nombre de mandats.

  • Chine : situation explosive.

    Chine : situation explosive.

    Chine La Chine s’emballe, et la surchauffe fait flamber les prix.
    Les prix de l’alimentation, le problème énergétique devient criant aussi.
    Le prix du carburant, sous évalué fait que l’essence manque.
    Un camionneur a été poignardé dans une file d’attente à une station.
    L’inflation galope, la bourse flambe, l’agiotage va au delà de toute limite et de toute prudence.
    La promotion d’un carrefour (les 5 litres d’huiles était vendus 39.9 Yuans au lieu de 51.4) a tourné à l’émeute et au drame. 3 personnes ont été tuées et 31 blessées.

    L’énergie, et son corollaire, le prix de l’alimentation sont au centre de cette crise chinoise, très grave.
    Dans ce cas là, on peut dire qu’il s’agit plus d’une crise de la rareté de l’énergie, car le gouvernement chinois bloque les prix.
    Il compte bien les augmenter encore, mais en craint les effets politiques.
    Finalement, les gouvernements de tous les pays sont dans la même m…élasse.
    Croyant aux "mécanismes" du marché, il n’avaient pas prévus que ceux-ci puissent s’emballer très vite et très fort. 
    Or le contenu social de l’ énergie est très fort : le prix ne pénalise pas le riche, mais les "classes moyennes".
    Le prix de l’énergie tient les mêmes fonctions que le prix du pain en 1788. Il entraine d’ailleurs le prix de l’alimentation.
    Notre gouvernement nous parle de "révolution énergétique", mais il ne l’a pas pris dans le bon sens.
    Le potentiel révolutionnaire des envolées des prix est évident.

  • La guerre de l’Iran contre le $

    La guerre de l’Iran contre le $

    Rouble L’agence de presse russe RIA NOVOSTI a récemment fait paraitre un article étudiant les conséquences de l’abandon du $ comme monnaie de référence par l’ Iran.
    Tout d’abord le constat est que les USA, désindustrialisés et n’ayant rien à vendre ne bénéficient plus d’une monnaie incontestable.
    Ils ont encore le privilège d’avoir une monnaie de compte mondiale, mais en perte de vitesse, parfois au profit d’autres devises, mais souvent même face aux devises locales.
    C’est dire la force de la répulsion.
    Quand à la Russie, elle envisage, elle, de vendre son énergie, en roubles.

    Un certain nombre de pays du golfe ont décidé de renoncer progressivement au Peg (parité fixe) avec le US $, la Chine fait baisser ses réserves de $, et utilise de plus en plus sa propre monnaie pour les échanges.
    Le monde de l’énergie devient ainsi multipolaire. Euro, roubles et Yuan prennent leur place, petite pour l’instant.
    Les pays qui ont renoncés à leur lien vis-à vis du $ en premier, Iran et Vénézuela, en ont payés le prix, politiquement parlant.
    Mais la brèche est désormais ouverte.
    D’autres continuent le mouvement, insensiblement, pour ne pas remettre en question leurs réserves en $.
    En réalité, le problème n’est pas le dollar, n’est pas l’énergie, dont c’est la monnaie de référence.
    C’est la naïveté, la bêtise, des riches et des possédants. Ils ont voulu que leur richesse soit incarnée dans la seule chose qui ne puisse se transmettre dans le temps : la monnaie fiduciaire.
    Le problème n’est pas le dollar, mais la mentalité des possédants.

  • Petit caniche aboie fort…

    Petit caniche aboie fort…

    Images_2 Plus le chien est petit, plus il jappe.
    A Téhéran, on doit bien rire à l’heure actuelle des prétentions françaises de relancer des sanctions contre l’Iran.
    Les autorités françaises parlent "des intentions", procès d’intention donc "et "les capacités nucléaires".
    Pour l’instant, les unes ne sont pas prouvées, et les autres n’existent guère.
    Après avoir ferraillé contre les USA pendant près de deux ans, maintenant que Pentagone et services secrets ont tout fait pour faire échouer le projet d’agression de l’administration US contre l’ Iran, la menace française et l’activisme paraitront aussi ridicule que déplacé.

    Images1Après avoir tenu tête longtemps disais-je à une puissance militaire conséquente, la prétention française à prendre la suite fait figure de menace du chihuahua succédant à celle du pitt-bull.
    On n’est guère dans la même catégorie.
    La poule succède à l’aigle…
    Il n’y a aucune chance d’arriver au but réellement recherché : un régime à Téhéran à la botte des occidentaux.
    Pratiquement une génération après la révolution islamique, il est curieux que certains s’obstine encore en une chimère qu’ils ont poursuivie pendant des décennies contre l’ URSS et qui n’a été obtenu que dans un laps de temps très court (8 ans), le temps de Boris Elstine, et qui fait en Russie figure de repoussoir désormais.
    Bien entendu, pour le contrôle des ressources pétrolières et gazières iraniennes, c’est encore plus hypothétique…

  • Tarifs GDF.

    Tarifs GDF.

    Images N.Sarkozy est dans la M…ouise.
    En effet, promettre une augmentation du pouvoir d’achat est vraiment une gageure, alors que depuis 15 ans, on s’échine à bloquer les salaires par tous les moyens possibles et imaginables, et que de l’autre côté, des "comités théodule"ou "comités béni-oui-oui", trouve normal n’importe quel demande d’augmentation de n’importe quelle grande entreprise.
    Finalement, on trouverait une grande source d’économie en remplaçant ces comités par ces petits chiens qui hochent la tête, toujours de haut en bas. Mais il y aurait des surprises : parfois ils se bloquent… 

    Si le particulier (et les hommes politiques) paient le prix, c’est le prix de l’inconséquence, d’une politique d’économie d’énergie abandonnée il y a longtemps, reprise depuis trop peu de temps.
    Mais n’ayez aucune inquiétude : quand la consommation d’énergie aura commencée à baisser, les compagnies y trouveront une raison supplémentaire de demander une augmentation.
    Il faut appeler le système économique actuel par son nom : le vide gousset.

  • Constructions en vue.

    Constructions en vue.

    Atomeelectrons La Russie négocie la construction de centrales nucléaires dans des pays arabes.
    Egypte, Qatar et Emirats arabes Unis sont en pourparlers.
    Avec l’Algérie et la Libye qui négocient avec la France, ce sont une bonne part des pays arabes qui veulent du nucléaire.
    La mise en marche du processus est désormais clairement affirmée, et ne pourra être enrayée.
    L’utilisation pour le dessalement de l’eau leur donnerait une rentabilité bien plus élevé qu’en occident, où la cogénération n’est guère utilisée.

    En outre, la question du financement de la construction de ces centrales est clairement étudiée.
    Preuve que la Russie a beaucoup avancé.
    Ailleurs, on en reste à la solution classique du financement plus ou moins assuré par les états, ou sous leur garantie, avec leur aval, ou avec subvention.
    En bref, pour le moment, c’est un secteur encore totalement étatisé au niveau financier, et c’est paradoxalement la Russie qui étudie la possibilité de le faire financer par des banques classiques.

  • Nous avons des esclaves et de l’arrogance.

    Nous avons des esclaves et de l’arrogance.

    Autant Rhett Butler 1861.
    L’attitude des occidentaux se raidit au nom de la respectabilité, des droits de l’homme (étendus aux droits du commerce, et consistant surtout d’ailleurs, en celui-ci), présenté comme des vérités universelles, à imposer par le droit (du) canon, si besoin.
    En réalité, l’Occident n’a jamais réglé ses deux problèmes, à savoir la question de son prolétariat, et la question colonial.
    Kadhafi, Amadhinedjab, ne sont guère pire, ni meilleur d’ailleurs que bien d’autres.
    Mais, un satrape n’est acceptable que quand c’est notre satrape.
    L’Iran veut l’énergie atomique. Interdit. Pour une simple raison, l’Iran n’est plus aligné.
    Quand à Kadhafi, il s’est aligné.
    Passant de la position du méchant à celle de l’ami. Il aura donc, sans problème, sa centrale. 
    Poutine est décrié aussi.

    Ces trois pays ont une chose en commun.
    Ils ont des ressources naturelles, en excédent pour leur population.
    L’occident a toujours connu pratiquement la pénurie de moyen, d’énergie, et souffert d’une population trop nombreuse.
    D’ailleurs l’arrogance ne s’adresse pas non plus qu’à ces pays fournisseurs de matières premières, avant hier occupés, hier, sous la botte de proconsuls acquis aux occidentaux, elle s’adresse aussi, désormais de l’aristocratie européenne aux peuples européens.
    Ils ne voteront pas pour le traité de Lisbonne.
    Ils voteraient mal.
    La seule échappatoire qu’il restera est celle de la fin de l’union européenne, du rétrécissement  intrinsèque de l’Occident, qui piétine ou régresse économiquement pendant que le reste du monde, progresse.
    De plus, la politique d’accaparement des ressources naturelles à (plus que) bon compte est une politique qui a du plomb dans l’aile, et qu’il serait nécessaire de réévaluer, baser les relations internationales sur d’autres paramètres apparait désormais inévitable.

  • Indépendance Iranienne.

    Indépendance Iranienne.

    Iranmuhammad_riza_shah Le point de vue iranien est simple.
    Il est celui d’une puissance qui se veut indépendante. Réduite à l’état de quasi colonie pendant 25 ans, de la chute de Mossadegh à la chute du Shah, elle qui est si bien doté en ressources naturelles a choisie de ne pas se laisser pourrir la vie par ses hydrocarbures.
    Khomeiny avait un point de vue tranché : le meilleur pétrole est celui qui reste sous terre.
    Il avait vu les effets sur l’Iran de cette ressource : éviction de toute autre activité, corruption, naissance d’une classe "d’entrepreneurs" pétroliers aussi riche que la masse du peuple était pauvre, perte de toute indépendance politique.
    En bref, tout ce qui l’avait amené au pouvoir.

    Pour les relations avec la Chine, on voit qu’il y a eu contrat, mais que celui-ci était en gestation depuis longtemps, trois ans, et qu’il n’est pas non plus trop favorable à la compagnie chinoise, et que celle-ci a finalement signé, non pour faire la nique aux américains, mais en désespérant de faire mieux.
    Quand à ceux qui se focalisent sur la baisse de la production iranienne devrait se rappeler leur point de vue : il vaut mieux vendre peu et cher que beaucoup et bon marché.
    Le pétrole qui n’est pas exploité ne s’envolera pas.
    Il y a effectivement une alliance Pékin /Téhéran, mais elle n’évoque pas l’axe Berlin/Rome de triste mémoire, mais un axe Berlin/ Madrid, où, même en ayant une reconnaissance pour l’aide apporté pendant la guerre civile, le gouvernement espagnol ne se départi pas d’une volonté d’indépendance.
    Plus vite les occidentaux comprendront cela, mieux ce sera pour eux, au lieu de se draper dans un "savoir-faire technologique" qui les rendent "indispensables", mais de moins en moins, car leur avance fond…
    Victoire totale pour Téhéran. Les USA sont ridicules, et la Chine est passée sous les fourches caudines.
    Il faudrait que l’occident oublient cet individu (le shah) et n’espère plus le remplacer par un autre, à leur botte. Les indépendances formelles, vieilles de 50 ans, d’ailleurs, ont l’air de vouloir se muer en indépendances réelles.

  • Fin de l’industrialisation.

    Fin de l’industrialisation.

    Construction L’habitat atteint le bout de son évolution avec ce nouveau produit :  une maison complète préfabriquée, montée en un temps record, et très acceptable au point de vue énergétique, la maison INOV.
    Commercialisée en Janvier, elle a l’avantage de réduire les couts extérieurs, et les remplacer par des couts d’usine.
    L’avantage revient donc, au niveau énergie, à une drastique réduction des couts de transports, des durées d’interventions, et de déplacement de matériel.

    le constructeur, Bodard constructions, espère vendre 300 maisons par an dans un premier temps. Le délai de livraison serait de trois mois, et le délai pour les extérieurs de trois mois aussi.
    La phase de construction proprement dit serait de 3 heures.
    Equipée d’une pompe à chaleur, le bâtiment sera en catégorie A.
    Si la maison à ossature  métallique existe déjà, c’est la maison Phénix,  elle n’était pas, jusqu’à présent synonyme de qualité, ni même réellement de rapidité à construire.
    Là, on est dans une phase où la boite est déballée et installée en un instant record. Quasi habitable de suite.
    Une fin d’évolution pour la maison modulaire.