Auteur/autrice : patrick reymond

  • La terre est plate. Mais bien sûr…

    La terre est plate. Mais bien sûr…

    Terre_plateBien sûr, comme chacun sait, la terre est plate.
    Bien sûr, avec des nouvelles techniques, avec de nouveaux investissements, on peut relancer la production pétrolière.
    Mais, on ne fera que vider un réservoir plus vite, et rendre les conséquences plus sévères. Et plus rapides.
    Jusqu’à ce que l’on ne puisse plus.
    Et puis, pour remplacer un seul gisement de Ghawar, il faudra aussi en creuser des puits. les Etats-Unis en ont creusés plus de 500 000. Ghawar qui produit à peine moins en avait … 625.

    On reste bien dans le schéma du pic oil : l’accroissement continue des quantités d’énergie à dépenser pour découvrir et mettre à disposition 100 barils. Au début, il n’en fallait qu’un, et constamment, chaque année, il en faut de plus en plus.
    Pour les sables bitumineux, c’est le tiers de la production qui y passe.
    Quand aux nouvelles découvertes "prodigieuses" que ce soit Big Jake ou Tupi, elles restent étonnement modestes.
    100 jours de consommation mondiale pour Tupi.
    Quand à Big Jake, c’est de 3 à 15 gBep (milliards de barils), en gros six mois de consommation mondiale dans le meilleur des cas, et un mois dans le pire.
    Comme on le voit, rien de changé, et urgence de recourir au dernier gisement, inépuisable celui là : Négawatt.

  • Le nouveau Président.

    Le nouveau Président.

    KalininVoici la photo du futur président russe, Mikhaïl Ivanovitch Kalinine, quoi ? J’ai fait une erreur ? C’est pas lui ?
    Bon, ça n’a pas grande importance.
    Le nom du chef nominal en Russie a été assez rarement celui du vrai patron.
    Donc, il va s’appeler Medvedev.
    Il est soutenu par le patron (le vrai). Donc il va être élu.
    Medvedev pourra donc avoir une présidence tranquille. Pensez, rien à faire, seulement signer ici.
    Encore un emploi fictif !
    Pour comparatif, alors que Kalinine était chef de l’état, cela n’empêchait pas son épouse de résider en camp de vacances (appelé goulag).
    Ah, ça y est, j’ai retrouvé la photo du nouveau président (page suivante).

    Molotovah non, je me suis encore trompé, ce n’est pas lui.
    Bon enfin, tout le monde sait que c’est Wladimir wladimirovitch Poutine le boss.
    De toute façon Medvedev (au point politique insignifiant) va supplier son ex-patron de devenir son premier ministre.
    Il va lui garder la place au chaud.
    Reste le suspens insoutenable jusqu’à l’élection : Avec quel pourcentage, Medvedev sera t’ il élu ?
    Sont les principaux coupables de cet état, tous les conseillers occidentaux, qui ont préconisés une "thérapie de choc", pendant les années 1990, une libéralisation à outrance, dont finalement personne ne veut réellement, et tout du moins, pas ses conséquences, qui ont complètement discrédité le mot démocratie, et qui fait que la masse de la population préfère un régime avec un degré certain d’autocratie, pourvu qu’il leur donne de quoi vivre, en leur laissant un minimum de liberté.
    D’ailleurs la principale force d’opposition en Russie, reste le parti communiste. Les partis chéris par les occidentaux brillent par le ridicule, en même temps que leur taille lilliputienne.
    D’ailleurs, il n’est pas du tout indifférent aux occidentaux que règne un régime efficace dans cet immense état énergétique qu’est la Russie. La poursuite de l’anarchie Elstinienne aurait crée bien des problèmes en occidentaux, et un choc pétrolier, gazier et uranifère.

  • Les pieds dans le plat.

    Les pieds dans le plat.

    Images_3 Le ministre britannique de l’énergie, John Hutton, vient de dire que la totalité des besoins de la population pourrait être couverte par l’éolien en 2020.
    Les deux seuls obstacles sont :
    – le coût élevé,
    – la timidité de la planification.
    8 gigawatts sont prévus, et 25 seraient réalisables d’ici 2020.
    On voit donc que le problème est politique avant d’être technique.

    Et dans le contexte actuel de la crise financière, on peut relativiser tout à fait le coût de ce passage au renouvelable.
    En effet, ce serait sans doute bien plus économique que la déconfiture de la seule Northern Rock, couverte d’un tapis d’argent public.
    Quand à l’argument de la variabilité du vent, il ne tient pas face à l’interconnexion des fermes.
    Si l’énergie éolienne est effectivement irrégulière, à l’échelle d’un grand pays, le vent ne s’arrête jamais.
    De l’argent, de la planification, de la technique. Qu’est ce que c’est compliqué l’éolien !

  • Primes à la cuve.

    Primes à la cuve.

    Cuve La prime à la cuve, doublée, va être financée (en partie), par un prélèvement exceptionnel sur les compagnies pétrolières.
    En fait, ce qui est frappant, c’est la modestie de ce prélèvement (140 à 150 millions d’euros), face aux bénéfices des dites compagnies.
    En réalité, c’est une politique de dames patronesses.
    On file quelques sous, pour éviter de parler de ce qui fâche : l’ampleur des bénéfices, pas réellement justifié, ni par des investissements, ni par quoique ce soit d’autre.

    Le particulier devra quand à lui avoir une facture établie entre le 10 novembre 2007 et le 31 janvier 2008, pour bénéficier de la bonté publique. Il devra en outre, être non imposable.
    Bien sûr, il faut être chauffé au fioul, mais les chauffages électriques et propanes, bien plus onéreux, ne sont pas concernés.
    Cette aide fonctionne indépendamment du coût.
    Finalement pour le propane, on a encore plus d’emm…iellements que pour le fioul, sans aucun de ses avantages.
    Pourtant, les gaz en bouteilles sont aussi des produits du crackage du pétrole.
    Va comprendre Charles.
    Un seul point reste à éclaircir, les vignerons croiront ils que cette aide s’adresse à eux ?
    A Clochemerle, le débat doit faire rage.

  • Des armes et des canons.

    Des armes et des canons.

    Images_2 EADS et louis Gallois prouvent qu’ils ne prennent pas le pic-oil à la légère.
    En effet, dans sa vision stratégique pour 2020, il veut produire moins d’avions civils, et plus de services et d’aviation militaire.
    En effet, il y a gros à parier que les militaires seront les derniers privés du précieux carburant.
    Visiblement donc, dans un certain milieu, on sait très bien où on en est. Pas à un point très brillant en réalité.

    L’objectif d’EADS est donc d’arriver à une parité 50/50, entre civil et militaire, à l’image de Boeing, le concurrent.
    Airbus constitue au contraire 68 % du chiffre d’affaire d’EADS, et la totalité de son bénéfice.
    Pour le constructeur nord américain, la situation, difficile à quantifier évoquerait plutôt l’inverse, la totalité des bénéfices relevant du militaire.
    La ressource en pétrole, en effet, comme je l’ai déjà dit, affectera en dernier les militaires. Les civils, les activités les moins utiles seront privés, les unes après les autres, bien avant.
    D’ailleurs, les compagnies aériennes sombrent toutes, une à une dans le rouge, jusqu’à constitution de nouveaux monopoles.
    On avait prêté le mot à Brejnev : "il faut pas s’y fier, il faut des armées…"

  • Haute main sur la production d’énergie.

    Haute main sur la production d’énergie.

    Un Il y a un aspect de l’accord Irano-chinois sur le développement du champ pétrolifère de Yaradavan qu’il ne faut pas méconnaitre.
    En effet, l’ Iran n’abandonne rien. Ce développement sera, bien sûr payé en hydrocarbures (Buyback), mais l’ Iran en reste le maitre d’oeuvre.
    Sinopec restera un prestataire de service, preuve que l’ Iran n’entend pas aliéner son indépendance, même dans une période délicate avec les Etats-Unis.
    Cette exploitation devrait produire 3.2 milliards de barils, sur un champ qui en contient au total plus de 18.

    Désormais, l’affaiblissement des positions occidentales en générale, et étasuniennes en particulier sont patents, mais sans doute pas définitif.
    En effet, si l’ Iran a réussi a se débarrasser du Shah en 1979, et de ses trop puissants protecteurs, ce n’est certainement pas pour en prendre d’autres.
    Des ouvertures iraniennes avaient eu lieu en 2001, lors des attentats du 11 septembre, et si elles n’ont pas été saisies, une autre administration pourrait avoir une politique moyen-orientale, beaucoup plus réaliste.
    Après les mensonges du président sur l’atome iranien, on se pose sérieusement la question d’une normalisation avec l’ Iran, et cela sera certainement un thème de campagne pour l’élection présidentielle de 2008.
    Le sort de ce pétrole, visiblement se jouera aussi sur tapis vert.

  • Nouvelles d’orient. II

    Nouvelles d’orient. II

    Le remodelage US du moyen orient a échoué, l’accaparement des ressources énergétiques a échoué.
    Iraqpipelines La guerre semble se ralentir en Irak, et s’accélère en Afghanistan.
    Paradoxalement, dans les deux cas, c’est une défaite américaine.
    Que se passe t’ il en Irak d’abord ?
    L’armée américaine est épuisée, les pertes nettement sous évaluées, les soldats sont épuisés, et il arrive ce qu’il arrive souvent : des trêves non décidées par les états-majors, décidées par les troupes sur le terrain.
    Les "patrouilles" ne patrouillent plus. Elles se tiennent à l’écart et envoient un message radio toutes les heures.
    Les soldats donnent quelques billets à des gamins, pour qu’ils fassent passer un autre message.
    Aux insurgés, cette fois. On est ici, on ne bougera pas. Laissez nous tranquille.

    Trêve de fait donc. Renforcé par un changement de politique. Les sunnites insurgés sont armés et payés par les américains, cette fois. Ils ont éliminés les djhadistes, mais n’aiment pas davantage les américains.
    En Afghanistan, par contre, la guerre recommence. Les talibans sont repassés à l’offensive, ils contrôlent la moitié du pays, et les bombardements de plus en plus intensifs aliènent de plus en plus la population.
    Le grand dessein d’arriver aux richesses fossiles d’ Asie centrale s’éloigne de plus en plus. 
    Demain, dans un an, les européens lâcheront pied.
    L’Otan aura perdu la seule guerre terrestre auquel elle aura participer. Sa dissolution, son évanouissement en seront probablement le prix.
    L’échec, ici comme en Irak sera aggravé par l’obstination du président Bush a vouloir continuer la guerre.
    Le rêve de s’emparer des richesses énergétique n’aura été qu’un mirage.

  • Nouvelles d’Orient.

    Nouvelles d’Orient.

    Iran L’ Iran ne boude pas son plaisir.
    L’ennemi a annoncé qu’il ne développait plus l’arme nucléaire, le président Bush est tellement décrédibilisé que personne ne le croirait s’il disait qu’il fait beau.
    Bien sûr, il y a les douceurs. La guerre flambe en Afghanistan, continue en Irak.
    Mais la douceur des douceurs, c’est aujourd’hui.
    L’ Iran n’utilise plus le dollar pour ses ventes de pétrole.
    Début octobre, le Vice-Président de la société nationale pétrolière NIOC déclarait :

    "Seulement 15 % de la vente du pétrole se fait en dollar, et nous sommes en train de remplacer cette part par des devises plus crédibles".
    En d’autres terme monnaie de singe.  Roupie de sansonnet. 
    Ce qui est loin d’être faux. On annonçait un regain du dollar, pour l’euro, il est quasi imperceptible.
    "Le dollar n’est pas une monnaie fiable, compte tenu de sa dévaluation et des pertes pour les exportateurs de pétrole."
    Cette indépendance n’a pas été sans a-coup. On se souvient du rationnement et de la baisse des importations d’essence.

  • Pénurie de silicium.

    Pénurie de silicium.

    Photovoltaique On parle fréquemment, mais improprement d’ailleurs de "pénurie de silicium" pour les panneaux photovoltaïques.
    En effet, le silicium est extrêmement abondant sur terre, et c’est de silicium purifié qu’on manque. Quoique les capacités de productions augmente constamment, elle est toujours en deçà de la demande.
    Ce silicium est très couteux à produire, il consomme beaucoup d’énergie (énergie grise).
    On utilise aussi le solaire thermique, ainsi que le solaire à concentration, avec des variantes.
    Le solaire thermique sert à réchauffer un fluide, et est utilisé dans le chauffage.

    on utilise aussi le solaire à concentration sur des cellules photovoltaïques, ce qui permet d’en réduire la surface, et donc le coût.
    La concentration solaire est une technique ancienne, connue depuis l’antiquité, et au moins depuis Archimède.
    Comme on peut le voir sur la photo, ces installations futuristes évoquent plus la batterie de cuisine qu’autre chose…

  • Préparer l’avenir, ici et ailleurs.

    Préparer l’avenir, ici et ailleurs.

    En Europe et aux USA, on prépare l’avenir, avec une réduction prévisible des émissions de CO2, et des consommations automobiles.
    Les normes, laxistes, pour les USA, datant du milieu des années 1980, resteront tout aussi laxistes. Tout en l’étant un peu moins. Les véhicules ne devront plus consommer à l’horizon 2020 que 6.7 litres au 100. 7073 Au grand plaisir des constructeurs de Détroit.
    Les pauvres, ils n’ont rien compris au film. C’est précisément cette norme laxiste qui a provoqué leur effondrement, et l’intrusion de modèles étrangers dont la principale caractéristique est d’être plus économe.
    6.7 litres, c’est un peu plus que la consommation actuelle d’un véhicule européen.
    Certes, il ne faut pas bouder l’effort, mais cet "effort" n’en est pas un. Un retard dans les esprits des dirigeants, comme le disent les écologistes là-bas, ils faudraient qu’ils se préoccupent plus des attentes de leurs clients, pour lesquelles, comme partout, le passage à la pompe n’est pas indifférent. 
    Mais ne boudons pas notre plaisir, les économies s’annoncent, et le premier pas est le plus difficile.

    En ce qui concerne l’Europe, changement de décor. Le continent est historiquement plus économe, mais ne pourra pas se dispenser de le devenir encore plus.
    La grande question n’est pas finalement de savoir ce que l’on va faire, mais comment, et dans quel mesure.
    20 ou 30 % la grande question, et l’autre question, c’est celle de l’interventionnisme.
    Un certain nombre de propos intéressants de N. Sarkozy sont à rappeler. Mais qu’y a t’ il derrière ?
    On peut rappeler "Moins s’appuyer sur des valeurs commerciales".
    Il est clair que les politiques d’économies d’énergie, portent le nom de "politiques".
    Et que ces politiques sont freinées, par des dérives commerciales : les crédits d’impôts pour le renouvelable ont entrainés une hausse des prix des matériels…
    Après, tout est question de volonté des gouvernants. On croit comprendre que 20 % de réduction, finalement, c’est assez facile à atteindre, 30 % plus compliqué. Mais pourquoi ? Parce que les dirigeants ont accepté 20 % et non 30. C’est une limite psychologique.
    Cette réduction, due à la réduction des consommations rendra la hausse de leur prix plus supportable. Ce qui implique un effort général, une normalisation, un profond travail de refonte, comme celui de la NRA Roosveltienne dans les années 1930.
    En outre, il n’est pas indispensable de se cacher derrière des accords internationaux.
    Une politique d’économie, est de toute façon, rentable à terme.