Auteur/autrice : patrick reymond

  • L’exemple de Brennilis.

    L’exemple de Brennilis.

    Images Le démantèlement de Brennilis tourne à la farce.
    Sous évaluation, non seulement des coûts, mais aussi de la radioactivité "résiduelle" de 30 à 200 fois !
    La déconstruction du bloc réacteur devrait entrainer elle, autant de rejet de radioactivité qu’une centrale en activité.
    En réalité, la seule chose dont on peut être sûr, c’est d’aller en plein brouillard.
    En effet, c’est un chantier de démolition classique, avec des salissures radioactives qu’on ne devine pas, des effets et des conséquences elles aussi inconnues.
    Tous les "modèles" que l’on peut appliquer souffrent d’une marge d’incertitude telle, que ce soit en matière

    technique, financière ou humaine, qu’on ne peut arriver qu’à un fiasco.
    Là aussi, comme pour la construction, le démantèlement aurait exigé des qualités de modestie et de savoir faire, et non l’hypertrophie du moi et de l’égo que nous montrent nos responsables.
    J’ai toujours pensé que le parc nucléaire français ne serait pas détruit.
    Trop long, trop coûteux, il sera laissé sans doute en l’état, gardé, quelques dizaines d’années pour que la plupart de la radioactivité à vie courte disparaisse.
    Pour le reste…
    Rien de changé, seulement la confirmation de ce que l’on savait déjà. Le n’importe quoi à l’état pur.

  • Découvertes libyennes.

    Découvertes libyennes.

    Libye La compagnie canadienne Veremex a découvert un nouveau gisement de pétrole dans le bassin de Ghadamès.
    Cette découverte a eu lieu dans le bloc 47, à 250 kilomètre au sud est de Tripoli. Elle produit pour l’instant 2500 barils de pétrole jour, ainsi que 2.41 millions de M3 de gaz.
    La production libyenne atteint 1.7 millions de barils jours, et le gouvernement de Tripoli veut atteindre 3 millions en 2010.
    Les réserves globales atteignent 42 milliards de barils.

    Cette découverte amène deux réflexions. Les compagnies occidentales ne sont plus que des techniciens (13.7 % à Veremex et 86.7 % à la compagnie nationale NOC), et Tripoli recueille les fruits d’années d’opposition à l’occident en général, et aux USA en particulier.
    En effet, la Libye a été peu prospectée, sous embargo pendant des années, à l’écart.
    Grâce à cette politique habile, les pays occidentaux ont réussis à la rendre riche.
    A l’heure où les gisements déclinent, avoir des champs non prospecté se révèle un atout extraordinaire. Cette richesse désormais, devrait se vendre à très bon prix.

  • Le prix du gaz augmentera…

    Le prix du gaz augmentera…

    Images_2 … et la cote de popularité de nos gouvernants diminuera.
    Bien entendu, gaz de France ne demande pas 2 ou 3 % d’augmentation, mais 10 pour les professionnels et on parle de 6 pour les particuliers.
    Le mouvement de paupérisation de la société française se poursuit donc, au bénéfice de GDF, de son cours boursier, et de l’intérêt personnel de ses dirigeants, bien dotés en diverses douceurs financières.

    Il va de soi que le principe de la hausse est déjà acquis, après avis d’un comité théodule "béni-oui-oui", et que le cours de l’action a augmenté de 3 % à 39.5 euros.
    Bien entendu, le fruit de cette augmentation ne servira à rien d’autres qu’à augmenter des dividendes déjà coquets (pour les investissements, vous pourrez repasser).
    Le seul point positif de cette mesure sera de rendre les énergies renouvelables encore plus attrayantes.
    950 millions d’euros supplémentaires pour une firme qui faisait déjà des bénéfices historiques à 2.3 milliards d’euros l’année dernière n’est en rien un manque à gagner, mais était simplement une modération de son appétit.

  • Ecosse : bon sang ne saurait mentir…

    Ecosse : bon sang ne saurait mentir…

    Tartan L’Ecosse presse le mouvement en matière d’énergies du futur.
    Les énergies renouvelables devront produire 50 % de l’électricité, que ce soit de manière éolienne, marine végétale ou solaire.
    L’objectif 2020 était de produire 40 %, on l’augmente.
    On est déjà en avance, et déjà le niveau 2010 est dépassé.
    Cette politique, efficace, nationaliste et pleine d’avenir se voit confirmée et amplifiée.

    Elle contraste furieusement avec celle menée chez le voisin anglais (le total du renouvelable n’atteint pas 5 %), bien dans la ligne thatchérienne, qui reposait sur le gaspillage d’une énergie non renouvelable.
    L’ Ecosse qui a eu le privilège d’être un émirat, préfère désormais miser sur une énergie fiable, et qui cette fois, lui rapporterait autre chose que des désillusions.
    On peut donc dire que l’ Ecosse a l’avantage de bénéficier aussi de VRAIS hommes politiques, vous savez, de ceux qui préparent l’avenir.
    Et l’avenir se prépare grâce à des investissements physiques, adéquats et durables.

  • Opep, statu-quo, crise financière et quoi d’autres ?

    Opep, statu-quo, crise financière et quoi d’autres ?

    Opep Le statut quo dans la production de l’Opep n’est pas dû à un bras de fer entre parties pro-américains, anti-américains, pour la bonne raison qu’il n’y a pas eu de bras de fer.
    Les productions sont au taquet, elles ne peuvent aller au delà.
    Les réserves étaient politiquement surestimé de 300 milliards de barils (12 ans de consommation).
    Les découvertes actuelles sont difficilement exploitable, et à coût délirant.
    Le dernier grand gisement comme Kashagan au Kazakhstan est un mélange de pétrole souffré et de gaz, hautement explosif, et les gisements offshores découverts au large du Brésil difficilement exploitables.
    Le maintien des prix élevé n’est pas non plus acquis, car on anticipe une récession aux USA,  et il sera difficile de reporter toujours une politique d’économies d’énergies.

    D’abord parce que l’on risque d’ y être forcé.
    D’abord sur le marché le plus consommateur, celui des états-unis.
    En effet, rien n’indique que le $ restera encore longtemps accepté.
    A l’allure où va sa dévaluation, il existe un risque potentiel que les acheteurs n’en veuillent plus, ce qui est déjà le cas pour certains, la dévalorisation par le biais de la crise financière de certains avoir incite aussi à la modération de la production ("Oil in the ground is better than dollar in a bank").
    Il est un cas de figure donc, qu’il faut désormais envisager sérieusement : celui où le plus gros marché consommateur de la planète, les USA, doivent se contenter de leur importante production domestique, importante mais pas suffisante.
    Et là, on s’apercevrait qu’il y a surproduction massive…

  • Nucléaire Iranien ? Finalement, c’était civil !

    Nucléaire Iranien ? Finalement, c’était civil !

    Iran Bon, la guerre est reportée sine die, ce n’est pas tellement que cette perspective fasse vraiment plaisir à l’administration Bush-Cheney, mais il n’y avait pas d’autre alternative.
    On verra l’année prochaine.
    La crise immobilière, la plongée du dollar, les échecs militaires, la reconstitution d’un axe antagoniste Pékin-Moscou-Téhéran-Caracas, tout a poussé à mettre fin à la confrontation Iran/Usa.
    Désormais, ce sont les services secrets américains qui reconnaissent l’arrêt, déjà ancien (2003) du programme nucléaire militaire iranien.
    Mais ce sont les déboires de l’administration US avec ses militaires qui ont conduit à cette sortie.
    Refus des militaires d’envisager l’utilisation de missiles nucléaires tactiques, "pertes" de missiles, manoeuvres "millenium" aux résultats épouvantables, menace de coup d’état militaire, voire "quasi-coup d’état militaire", par le nombres de fuites organisées au sein de l’état-major, mauvaise volonté, voire ignorance des ordres, sabotages…
    Pour une démocratie, cela fait désordre…

    Toujours est il que le dossier iranien a l’air de se clore. Le nucléaire iranien est civil. Point.
    L’affaiblissement de la présidence US a atteint un point extrême.
    Désormais place à la diplomatie (soft power), arrêt de l’interventionnisme militaire tous azimuts.
    L’effet sur les "collaborateurs", trop impliqués dans l’alignement sur Washington peut-être dévastateur, notamment les monarchies du Golfe.
    Quand à l’affaiblissement de G. Bush, il a certainement coûté  son référendum à Chavez.  Puissant et arrogant, il était un repoussoir parfait.
    Le président Amadinedjab avait donc raison : une trop grande armée, c’est complètement inutile, le seul problème est de savoir jusqu’où la grande puissance est prête à aller…

  • Troisième choc pétrolier.

    Troisième choc pétrolier.

    Prixmoyen Le troisième choc pétrolier fait son chemin dans les milieux autorisés.
    Mais ce troisième choc est différend.
    Celui de 1973 était dû à l’embargo, consécutif à la guerre du Kippour, c’était une crise de l’offre, en 1979, la révolution islamique en Iran réduisit considérablement sa production, c’était aussi une crise de l’offre, mais la crise actuelle est différente.
    C’est la demande des pays en voie de développement qui s’envole, des pays producteurs, et des pays en industrialisation rapide.
    Pourtant, la production n’a jamais été aussi élevée.

    L’épuisement d’un nombre considérable de gisements (2/3) est aussi un changement considérable, alors qu’en 1973, seuls les gisements étasuniens étaient en déplétion.
    La donne aussi change économiquement de nos jours.
    Les pays producteurs ne savent que faire de leur pétrodollars, la vertueuse Norvège vient de s’apercevoir que ses fonds placés "pour l’avenir" avait été dilapidés dans la crise immobilière du subprime et un renouveau de l’arme pétrolière est à craindre.
    En effet, il pourrait venir à l’idée de quelques personnes qu’une baisse extremement légère de la production pourrait  avoir des effets cycloniques.
    Dans une période de grandes tensions : USA/Iran, USA/Vénézuela, USA/Russie, c’est une donne qu’il ne faut pas oublier. Mais que nos dirigeants visiblement, méconnaissent…

  • les bons et les méchants…

    les bons et les méchants…

    Images_2Les élections qui viennent d’avoir lieu dans des pays pétroliers permettent de classer ceux-ci en deux catégories.
    Les bons totalement alignés sur l’occident, à savoir Arabie Saoudite, émirats divers, repentis (libye), colonies (Nigéria, Angola).
    Et les mauvais.
    Les mauvais, c’est facile à reconnaitre. ça organise des élections, des référendums où les amis de l’occident font des scores inversement proportionnels à leur notoriété chez nous. En gros, ils sont souvent scotchés à 1 %.
    Bien sûr ces élections sont truqués.
    En Russie, par exemple, le parti communiste est bien plus fort qu’on ne le dit, et les partis libéraux, bien plus faibles.
    Mais bizarrement en Occident on ne met jamais en relief que c’est le parti communiste qui a été victime de la fraude.
    Ces types, ils sont vicieux, totalement anti-démocrates.
    Non content d’organiser un référendum comme Chavez (Chose qui ne viendrait pas à l’esprit de N. Sarkozy), il dit en vouloir respecter les résultats (Chose qui ne viendrait pas à l’esprit de N. Sarkozy).

    La réalité de cette vue biaisée est le partage de la rente pétrolière. Sont bien vus et bien présentés les représentants de l’occident dans leur pays, à l’image de B. Elstine. Qu’ils fassent subir les pires malheurs à leur peuple n’est jamais présenté, mais quelque fussent leur comportement, toujours approuvé.
    L’étonnement occidental vis-à-vis des réactions des populations est à l’image de leur aveuglement.
    En réalité une démocratie qui n’apporte ni sécurité, ni travail, ni pain, est vite grillée dans la pensée des peuples, une démocratie qui n’enrichit que les riches et appauvrit le reste de la population devient vite un objet d’exécration.
    La confiscation de la rente pétrolière au profit d’une étroite clique est un problème récurrent, mais qui n’embarrasse guère l’occident quand c’est à son profit.
    "C’est un fils de pute, mais c’est notre fils de pute" Richard NIXON.
    Cardoso, le président Brésilien avait trouvé une autre formule : "Il faut donner un contenu réel à la démocratie" (un contenu économique et social qui profite à toute la population).

  • Les mauvaises habitudes…

    Les mauvaises habitudes…

    PlanteSi la décennie 1990-2000 avait vu les émissions de GES de 5.3 % dans les pays industrialisés, la période 2000-2005 a vu cette tendance s’inverser et ceux-ci s’accroitre à + 2.6 %.
    La responsabilité de ce déclin revenait de fait au passage des pays du bloc soviétique à l’économie de marché, qui a vu une part notable de son industrie, très polluante, déclassée.
    Ce même phénomène avait été observé en Chine dans la décennie 1980, où la consommation de charbon avait diminuée.

    Les mauvais élèves absolus sont les USA (plus 16.3 %), à partir d’un montant déjà très élevé.
    En raison de la crise immobilière et financière, on ne peut plus écarter d’ailleurs, une évolution "à la soviétique" de l’émission des GES.
    Le Canada, avait ses sables bitumineux évoluent aussi mal, ainsi que des pays en rattrapage : Espagne, Grêce, Irlande.
    Certains modes de vie "pays neufs", comme l’ Australie sont aussi extrêmement dispendieux.
    Toujours est il qu’il ne faut pas oublier qu’au début 2000, le pétrole était très bon marché et son cours n’inclinait plus du tout aux économies, notamment dans le transport où on a vu l’explosion des ventes de 4X4 (indispensables en ville), munis de pare-buffles (indispensables, vu le nombre de buffles), ainsi qu’une course à la taille dans l’automobile, sans se préoccuper des consommations.   
    Quand aux pays sous développés, ils renvoient aux pays développés l’argument selon lequel, c’est pour satisfaire leurs besoins en produits industriels qu’ils accroissent leurs émissions.

  • Incursions en Irak

    Incursions en Irak

    Images_2L’armée turque a fait une incursion limitée dans le nord de l’Irak.
    Un groupe de rebelle de "50 à 60 terroristes" a été attaqué, par des hélicoptères et de l’artillerie lourde.
    Cet affrontement à l’intérieur du territoire irakien est lourd de conséquences.
    Il oppose les kurdes et les turcs, deux alliés des USA dans la région, en même temps, le régime turc coopère grandement avec le régime de Téhéran qui lui aussi a des minorités Kurdes.
    Cette intervention, si limitée soit elle, est une boite de pandore. Pour la première fois depuis la première guerre mondiale, l’armée turc est passée à l’attaque sur ses anciennes terres d’ empire, qui plus est, riche en pétrole.

    Cette attaque peut augurer des renversements d’alliances, des conflits nous ramenant aux pires heures de l’histoire de cette région.
    Avec en toile de fond une agression de l’Iran par les USA.
    Il est clair que désormais, cette partie du monde s’ autonomise, y compris dans ses conflits, et on peut y voir un affaiblissement significatif de l’influence de Washington.
    Si un conflit devait mettre aux prises Etats-unis et Iran, plus rien ne pourrait empêcher la Turquie d’ éradiquer totalement le Kurdistan autonome irakien.
    Là aussi, c’est un motif pour un baril de brut à 200 $.