Auteur/autrice : patrick reymond

  • La patate d’or…

    La patate d’or…

    Amerique_sud_miniL’Amérique latine a largement échappé au contrôle de son mentor Washington, notamment en raison de sa richesse énergétique.
    Le temps ou seul Cuba faisait figure de repoussoir fait figure de temps béni, mais la Maison blanche y détient encore de solide amis.
    Notamment Mario Vargas Llosa :
    "Il existe encore une Amérique Latine anachronique, démagogique, inculte et barbare", et " ce serait une perte de temps de l’associer à la communauté civilisée, démocratique et modernisatrice" et dénonce Daniel Ortega, Evo Moralés et Hugo Chavez "la profonde inculture politique, la fragilité des convictions démocratiques de sociétés capables de porter au pouvoir, lors d’élections libres, des personnages de ce genre".

    Il faut donc civiliser, à l’exemple du président Uribe, à coup d’arquebuses, de bombardes, et de tout ce que vous voulez, ces sauvages dont deux ont de plus le mauvais goût d’être des membres de l’ Opep.
    il est tellement plus moderne pour la bourgeoisie de ces pays de confisquer la rente pétrolière et la placer à Miami.
    Voilà une diatribe qui ne concerne visiblement pas que la seule bourgeoisie sud américaine…
    Cette sortie est en effet digne d’un état d’esprit colonial, qui, sous couvert de démocratie, organise coup d’états militaires, crises et conflits pour s’emparer des ressources naturelles de ces pays.
    Nostalgie de ce temps où Somoza gardait les urnes électorale au palais présidentiel, tout en pesant le pourcentage de voies qu’il daignerait accorder à son opposant.
    Mais, à force d’avoir soutenu, tant et plus des individus peu recommandables, Somoza, Shah, et autres, on a aujourd’hui Amadhinedjab, Chavez et d’autres.
    Et faute de les accepter, on les radicalise.
    Il est loin le temps de sa première élection où Chavez prenait comme modèle, Tony Blair…

  • Nouveau choc pétrolier en perspective.

    Nouveau choc pétrolier en perspective.

    Venezuelala production pétrolière plafonne actuellement, et au dire de l’ex-numéro deux saoudien, ne progressera plus.
    Mais  les bruits de bottes entendus en Iran, semble cette fois se répéter aussi au Vénézuela.
    Demain,  deux décembre, le Vénézuela vote.
    Pour changer sa constitution, dans de grandes largeurs, et pas seulement comme indiqué ici et là, pour permettre au Président Chavez d’être réélu, cela étant même un point secondaire.
    L’activisme guerrier ne cède visiblement pas au sein de l’administration US, et ce qui est en jeu est la reprise du contrôle du Vénézuela à travers sa bourgeoisie, cette opération (opération "tenaille") est vu comme la déstabilisation du pays, le référendum étant soit gagné par le non, soit voit ses résultats contesté (le peuple est analphabéte ou ignare), mais ses objectifs vont bien au delà.

    Il s’agit de remettre la main sur les gisements de pétrole, conventionnels et non-conventionnels vénézueliens.
    La réaction du gouvernement vénézuelien n’a guère tardé : publication des documents tombés entre ses mains sur l’opération "tenaille", gel des relations avec Bogota et Madrid, menace d’embargo, et à l’intérieur, menaces de nationalisations.
    En ce qui concerne le dernier grand allié des états-unis dans la région, la Colombie voisine, on peut noter aussi la grande fragilité du régime (1/3 du territoire est contrôlé par les FARC), et l’incertitude total du sort de la manoeuvre.
    Qui pourrait bien aboutir à des résultats bien différents que ceux escomptés : renforcement de Chavez, ou toute la région tombant dans une anarchie sanglante (y compris la Colombie).
    Dans la situation tendue sur les prix et les volumes du pétrole, en effet, la sagesse serait de considérer Chavez comme le "moindre mal" au lieu de pousser à la radicalisation.
    C’est ce genre de magouilles dont la portée finale est de faire passer le baril de brut à 200 $.

  • Le coût d’une régression organisée. IV

    Le coût d’une régression organisée. IV

    Dinar13 Réduire les consommations est une possibilité déjà ancienne, car les choses évoluent depuis plus de trente ans, mais non pas perçues comme une priorité.
    En effet, l’investissement est toujours plus lourd qu’une dépense mensuelle, et pas vue forcément d’un bon oeil.
    On n’est pas là dans le cadre d’une dépense plaisir, mais d’une dépense dont le bénéfice sera mangé au fur et à mesure, en disparaissant dans le budget quotidien.
    Si un ménages fait des économies, il ne les voit pas.
    C’est aussi simple que cela.
    Seul l’augmentation rapide du coût du poste chauffage change les mentalités, et mettant en relief, dans tous les milieux, un comportement énergétique souvent farfelu, dispendieux et aberrant.
    En clair, beaucoup de ménages font n’importe quoi.
    Cela n’avait aucune importance, l’énergie étant abondante et bon marché.

    La manière la plus efficace de gagner beaucoup d’argent est de temps est d’éduquer et de pousser à l’évolution technologique, d’une manière accélérée.
    Là aussi, on est dans une zone économique connue.
    Des nouveaux produits dispendieux se créent, le prix baisse, et le rendement (l’économie d’énergie), lui, ne fait qu’augmenter…
    Parlons prix ? Un puit canadien coûte environ 4 000 euros (plus VMC), et économise le 1/3 du chauffage le plus lourd économiquement parlant : les premiers degrés.
    Les dépenses d’isolations sont onéreuses, mais faites à très long terme.
    Quand à du solaire thermique, il économise aussi une bonne partie de la note chauffage/ECS (en gros 1/3 des deux réunis), pour environ 5 000 euros.
    Et cette technologie est basique (mais à mon goût, très cher pour ce que c’est).
    Mais, comme je le répète, il vaut mieux ne pas vouloir faire tout, tout de suite, faire le possible, par exemple changer un convecteur pour un radiateur électrique à accumulation, et ce à un coût beaucoup plus acceptable, et ensuite faire ses comptes trois ans plus tard.
    Les personnes sont souvent surprises de l’effet de levier, sans qu’elles l’aient véritablement perçue, car passé par les dépenses courantes…

  • Le coût d’une régression organisée. III

    Le coût d’une régression organisée. III

    Pesets L’évolution énergétique rend inéluctable une politique d’investissements.
    Reste à savoir quel montant pour cet investissement, l’intérêt, et le rapport.
    On peut chiffrer le poste chauffage d’un ménage, à l’heure actuel, variant dans une écart de 1 à 5, soit de 400 à 2000 euros à l’année.
    Le reste étant des cas aberrants, soit des personnes ne se chauffant pas, soit des personnes se chauffant gratuitement, soit des personnes pour lesquelles le coût importe peu.
    Et on peut partir du principe que ce coût va doubler d’ici 2020.
    Ce n’est pas, dans l’état actuel des choses une hypothèse aberrante. On peut prévoir un coût de ce poste dans ce futur proche de 800 à 4000 euros, en valeur actuelle, pour des unités d’habitation normales. 

    Pour les treize années prochaines, on voit donc poindre une fourchette cumulée de 7200 euros à 36 000 euros.
    A la vue de ces chiffres, tout le monde comprend l’intérêt économique et personnel de rester dans le bas de la fourchette.
    Dans le bas de la fourchette, je situerais la géothermie verticale, elle est chère, surtout en raison du forage. 25 000 à 40 000 euros.
    Nettement meilleur marché est la géothermie horizontale. 10 000 à 15 000 euros, elle souffre de plus de casse.
    L’aerothermie elle, est la solution la plus économique à l’heure actuelle. Cela commence à 4 500 euros. Bien sûr elle est moins efficace, demandera sans doute à évoluer, mais fait faire 75 % d’économie sur un chauffage électrique classique.
    Les crédits d’impôts ont ceci de pervers qu’ils viennent augmenter le prix des produits, mais il faut les déduire ici de ces coûts. Allié à une politique de prêts, on voit l’intérêt de remplacer une dépense indéfiniment renouvelable, et en augmentation, en une dépense (le remboursement d’emprunt), en partie amortissable  (énergie résiduelle dépensée +  remboursement emprunt).
    Et surtout, je le répète, un simple changement d’équipements dans les chauffages classiques peut faire drastiquement baisser la consommation, à un coût très acceptable.

  • Le coût d’une régression organisée. II

    Le coût d’une régression organisée. II

    Feu_ptroleCes images choquent à l’heure actuelle, comme celle des torchères, mais tellement de ménages ont des comportements absurdes que le résultat est le même.
    Ils prendraient quelques barils de pétrole, les allumeraient dans leur jardin, on crierait au fou, et on les enfermeraient.
    Quelques exemples de comportements absurdes :
    – couper tout chauffage dans une maison inhabité, la maison, le ciment, les pierres craignent les alternances gel/dégel, contrairement à ce que certains croient, beaucoup ne connaissent pas le "hors-gel".
    – avoir une chaudière de 1971 (on la changera quand elle claquera).
    – avoir un chauffage électrique à effet-joule (enfin, quand on est propriétaire, mais curieusement, ce genre de chauffage est plus fréquent dans les locations).
    – Avoir de grandes amplitudes de chauffage (les différences à rattraper coûtent cher).
    Mais ces comportements étaient (économiquement) véniels quand l’énergie était bon marché.
    le rôle de l’état doit être de pousser par divers dispositions, les ménages dans un renouvellement technologique.

    Les ménages désormais le sentent fort bien, et ils font simplement leur compte.
    Ce que coûte actuellement le chauffage, ce que coûtera le nouveau chauffage, et le rapport entre l’économie et l’investissement.
    Pour donner un ordre de grandeur, à l’heure actuelle, un budget considérable pour moderniser un logement, c’est 20 000 euros. On peut bien sûr faire beaucoup mieux, on peut faire aussi en fonction des moyens du bord, et faire une simple modernisation bien moins coûteuse, et rentable aussi : à la place de radiateurs électriques "grille-pain" trop fréquent encore, prendre des appareils à accumulation, ou autres.
    Chaque logement est un cas d’espèce, il n’y a pas de solution universelle, mais de multiples façons de faire de juteuses économies d’énergie, vite remboursées.
    Et par forcément avec du renouvelable. Un bâtiment bien entretenu est primordial.
    D’ailleurs, désormais, avec 20 000 euros (on ne peut faire mieux sur du neuf), le poste chauffage est souvent le plus gros poste d’une construction…

    Photo : intérêt-général.info

  • Le coût d’une régression organisée.

    Le coût d’une régression organisée.

    "Tu peux nous dire combien ça coûterait? Parce que des paroles c’est bien mais les chiffres c’est mieux, surtout quand on parle d’euros …."
    Pour répondre à la question, non dénuée d’intérêt concernant le coût de l’évolution vers une société moins vorace, il est nécessaire de poser un certain nombre de bornes.
    La France consomme 280 millions de TEP, toutes énergies confondues. Bilan global. En ce qui concerne le logement, là où se situe le problème principal, il est nécessaire de cadrer le problème.
    J’ai souvent dit qu’un quart du parc de chauffage était bon,
    un quart à changer,
    un quart à changer d’urgence,
    Gaspi_2 Et je vous laisse deviner ce que je pense, et ce qu’est l’état du dernier quart.
    Passer à du moins vorace, c’est à dire réduire la consommation, n’est pas synonyme forcément d’énergie renouvelable.
    Passer de 3500 à 1500 litres de fioul, c’est un très grand rendement (même si l’on dépend encore du fioul).
    L’investissement ? Amorti sur trois/quatre ans.
    2 tonnes de fioul jusqu’en 2020, c’est 26 tonnes, environ 160 barils de brut.
    Et le bon matériel en question coûte environ 3000 euros, installé.

    Dans ce cas de figure, le gain sur 13 ans est au minimum de 6000 euros, sans doute beaucoup plus.
    Sans changer d’énergie.
    Des aigrefins font croire que le renouvelable est responsable de certains gains.
    C’est faux. C’est le changement de génération de matériel qui doit être mis en relief, des travaux d’entretiens, de rénovation, etc…
    Si l’on prévoit des travaux importants sur les habitations, une enveloppe globale de 600 milliards  d’investissements sur les bâtiments à l’horizon 2020, soit 50 milliards par an (tous ne seront pas des investissements frais, une fraction aurait été de toute façon engagé, comptons la moitié), il faut penser que l’effet de levier sera tel avec les économies d’énergies, qu’on est plus dans un cas de figure de coût, mais d’économies.
    Les plus "pénalisés" étant les plus neufs, pour qui le gain serait le moins important.
    Pour donner un ordre de grandeur, chaque euro investit entre 2008 (dans une technologie fiable) et 2020 sera remboursé en 2020, et aura donné 1/2 euro de rendement.
    Encore ceci n’est vrai qu’avec une stagnation du prix de l’énergie, avec une augmentation, ce sera bien plus.
    On est donc bien dans le cadre d’un investissement  :  une  "dépense"  en capital qui finit  par rapporter, et qui rapporte GROS. 

  • 100 patates ou 20 % ? II

    100 patates ou 20 % ? II

    Choucroute La volonté de l’UE est en fait, une absence de volonté.
    On pousse un peu à la réduction des dépenses énergétiques, mais pas beaucoup.
    Il ne faut pas trop en demander aux milieux d’affaires représenté (très bien) à Bruxelles.
    D’ailleurs, dans l’état actuel d’esprit des ménages, la consommation d’énergie la plus basse possible est la plus souhaitable.
    Le gouvernement européen n’apporte strictement rien, sinon la bénédiction pour distribuer de l’argent. Vaste programme.
    En ce qui concerne l’autre volet de la (ou plutôt l’absence de) pensée européenne (les énergies renouvelables à 20 % du panier énergétique), là aussi, la vacuité est assez phénoménale.

    Faire en effet 20 % de nominal, c’est assez facile.
    Reste à savoir comment.
    Quand on voit des centrales à bois au Royaume-Uni fonctionner… au bois importé, venu du Canada, il y a de quoi rester dubitatif.
    Comme on le voit, le vert sera européen, le polluant étranger ?
    Mais la facture globale ne diminuera guère.
    Comme il n’est guère évident de décompter le bilan réel du nucléaire.
    En même temps, on peut en faire beaucoup plus.
    Mais le danger est de fabriquer de l’énergie qui ne tombe pas à point, comme pour l’éolien.
    L’éolien nécessiterait en effet une mise en interconnexion des réseaux, une organisation en réseau assez phénoménale.
    Sans celle-là, l’utilité reste aléatoire.
    Pour résumer, Bruxelles vient d’inventer une excellente "non-politique" de l’énergie (on pédale dans la choucroute : excellente nourriture fermentée, très énergétique).
    Avec la consolation que c’est pire ailleurs.

  • 100 patates ou 20 % ?

    100 patates ou 20 % ?

    Patate On connaissait le "100 patates, 100 patates, Ouai !", Grâce à l’union européenne, on va connaitre "20 %, 20% Ouai !", le 20 % concernant la consommation énergétique.
    20 % de réduction de consommation.
    20 % de renouvelable.
    10 % de biocarburants.
    En réalité, on ne peut qu’admirer vacuité, art de ménager chèvres et choux, de la part du gouvernement européen.
    On sent la nécessité de réduire, mais comme on ne veut pas télescoper les intérêts financiers des grandes compagnies énergétiques, on reste dans un flou avantageux.

    Tout d’abord, l’objectif de réduction à 2020, est d’une modestie stupéfiante.
    20 %, pour la France, cela fait seulement 56 millions de TEP (consommation actuelle de 280).
    Soit moins que ce que l’on a fait depuis 20 ans en sens inverse (de 200 à 280 millions de tonnes).
    Si l’on compare avec la dérive naturelle (en 2020, on arriverait à 400 millions de TEP), la performance reste aussi modeste.
    Une performance qui commencerait à être sérieuse serait l’inversion de la courbe.
    Retomber de 280 millions de tonnes de TEP à 200.
    Compliqué ? Pas du tout.
    Absolument rien de révolutionnaire.
    Un simple changement de génération d’appareils, les chaudières fioul actuelle consommant moitié moins que bien des appareils encore en service.
    Cela implique de l’investissement, des prêts, et des crédits d’impôts.
    Pas de quoi fouetter un chat.
    Rien de difficile. Une planification, des objectifs, des moyens, en bref…

  • Areva chinoise.

    Areva chinoise.

    Mao Areva a vendu son réacteur nucléaire EPR, ou plutôt deux à la Chine, pour un montant de 8 milliards d’euros, ce contrat, c’est une première, est libellé en euros.
    Il y a peu, Westinghouse avait emporté un contrat concernant quatre centrales, mais ce qui intéresse visiblement les chinois, c’est le saut technologique que représente l’ EPR, et qui les a conduits à faire beaucoup de concessions (notamment sur la devise du contrat).
    Si l’ EPR est un nanard, le montant reste quand même modeste, si c’est plus intéressant qu’une centrale classique, le coût reste aussi modeste, pour une percée technologique.
    Le pouvoir chinois reste donc sur une position forte, soit il ne perd peu ou rien. Soit il gagne beaucoup.

    Au point de vue économique, les 20 milliards de contrats annoncés avec Pékin permettent de faire patienter un peu plus pendant que la Chine est en train de plumer l’industrie européenne, un peu plus chaque jour.
    On fait donc durer le système, en espérant que Pékin, veuille bien avoir l’amabilité de réduire son excédent commercial, en réévaluant sa monnaie.
    Ce qui permettrait aux européens de souffler un peu.
    En résumé, les ventes d’ EPR, les contrats sont des gâteries pour cacher que N. Sarkozy n’a rien obtenu.
    Du moins, rien d’essentiel.
    Pékin gagne du temps.
    Jusqu’où ?

  • Boussole inversée…

    Boussole inversée…

    ImagesIl faut désormais prendre les déclarations des uns et des autres désormais, comme des boussoles inversées.
    L’OMT par exemple (organisation mondiale du tourisme) déclare que la croissance du tourisme et très robuste, et absolument pas menacé, ni par la hausse du pétrole, ni par les risques terroristes, ni par les risques d’épidémies.
    Il faut voir ces déclarations à l’aulne de celle de l’ AIE (agence internationale de l’énergie), comme des stupidités guidées par l’intérêt immédiat.
    Comment le tourisme pourrait il bien se porter, avec un prix de l’ énergie qui ne demande qu’à monter, un pouvoir d’achat

    en berne, partout dans le monde occidental.
    Le tourisme de masse est une création de la classe moyenne et étroitement liée à elle.
    Il échappe complètement à l’ OMT que si des compagnies comme la SNCF ont réussi à rééquilibrer leurs comptes, les compagnies aériennes se portent globalement mal, que le pic-oil a conduit à la diminution des destinations, et que celui-ci s’aggravant, l’évolution naturelle du trafic aérien serait une marche inverse.
    A savoir, la restriction de ceux-ci, jusqu’à les réserver à une élite riche.
    D’ailleurs, on peut voir, là aussi un changement de paradigme, et l’ efficacité des luttes sociales dans les grandes grèves de cette année, que ce soit GM, Deutsche Bahn, la SNCF ou la RATP.
    En effet, on peut voir que les vieilles régulations fonctionnent toujours, mais que c’est la timidité et la pussilanimité des appareils syndicaux qui les pénalisent.
    On peut s’attendre à voir ressurgir des conflits durs dans toutes les industries stratégiques. L’augmentation du prix de l’énergie, la désolvabilisation des consommateurs fera le reste…
    Pour en revenir au tourisme, il est clair que son développement est inséparable de celui du trafic aérien, le déclin de l’un fera le déclin de l’autre.