Auteur/autrice : patrick reymond

  • Le roi dollar est mort…

    Le roi dollar est mort…

    Dollar …la Chine l’a tué.
    Areva vient de vendre 2 réacteurs EPR et son combustible pour un contrat libellé en Euros.
    Désormais, il n’y a pas de jour où, dans le monde, des nouvelles arrivent, prouvant que le dollar commence à puer sérieusement.
    Seul le peso mexicain (pénalisé par la baisse de production du gisement Cantarell) fait plus mauvaise mine.
    Mais énergétiquement, c’est une nouvelle de première importance.
    Tous les prix sont côtés en dollar en énergie.
    Et le dollar est quasiment la monnaie officielle chinoise, qui, il y a peu arrimait sa monnaie au dollar d’une manière fixe (le peg).

    L’utilisation du dollar comme monnaie de cotation du pétrole lui donnait son importance internationale.
    Mais les décisions de découplage ( l’Iran vend en Euro, le Vénézuela troque, la Russie veut vendre en roubles) se multiplient, et les agacements des états du golfe Persique devant la baisse de la devise vont précipiter le mouvement.
    Affaire à suivre donc.

  • Divorce entre producteurs et consommateurs.

    Divorce entre producteurs et consommateurs.

    Iea_logo Entre les pays consommateurs, représenté par L’ AIE et les pays producteurs représentés par l’ OPEP, il y a divorce clair, net et absolu.
    Tel une prière, les pays consommateurs prennent leurs désirs pour des réalités.
    Mais les pays producteurs eux, savent leurs limites, pensent que la production est suffisante, et que de toute façon, elle ne pourra plus augmenter, et de toute façon, n’en ont guère l’envie.
    La manipulation qui a conduit au renversement de Mossadegh en 1953 est dans tous les esprits des pays producteurs, y compris maintenant au Venezuela.

    La position de l’ayatollah Komeiny s’est quasiment mondialisé.
    "Le meilleur pétrole, c’est celui qui reste sous terre !".
    Les pays pauvres sont entrées dans l’ ère de la pénurie, les pays riches se contentent de ne rien faire et laissent baisser leurs réserves.
    Mais désormais, accaparer les richesses énergétiques des pays producteurs est beaucoup moins facile.
    Il ne restera plus que la solution courageuse : réduire la consommation.

  • L’ éthanol moins détaxé.

    L’ éthanol moins détaxé.

    Alcool L’ éthanol n’a plus le vent en poupe aussi en France.
    La loi de finance prévoit un amoindrissement de l’abattement sur la TIPP (taxe intérieur sur les produits pétroliers).
    Il passera de 25 à 18 centimes sur le biodiesel, et de 0.33 à 0.23 centimes sur le bioéthanol.
    Il est clair que l’objectif de 10 % du carburant en 2015 devient donc illusoire, à moins d’une rupture technologique majeure, et d’un passage à des carburants de deuxième voire de troisième génération.

    De même, il est clair que ce genre de carburant pose plus de problèmes qu’il n’en résoud, on le voit aux émeutes de la faim, récentes en Afrique, hier au Mexique, et demain, chez nous.
    Car c’est la concurrence entre nourriture et voiture qui se fait jour.
    Et si il y a aussi une solution durable dans l’éthanol aujourd’hui, ce ne sera que pour une toute petite fraction du parc automobile.
    On aura donc tous les inconvénients de la mesure.
    Ce sera politiquement inacceptable car le prix de la nourriture, en augmentation rapide, permettra à une fraction aisée de la population de ne rien changer…

  • Elles causent pas, elles fument pas…

    Elles causent pas, elles fument pas…

    Termites1 …elles draguent pas : elles boivent.
    Qui ça ?
    Les termites !
    On cherche à connaitre leur secret.
    Pour boire avec elles ?
    Non, pour produire du carburant.
    Les réactions des enzymes de leur estomac, qui leur permet de transformer le bois en substance fermentée est au coeur des études.

    D’autres insectes sont étudiés aussi.
    Il est clair que la transformation du bois en carburant est bien plus ardu que celle des céréales, dont le fameux maïs, ou la célèbre canne à sucre.
    Mais il est clair aussi qu’il n’est pas évident que la ressource soit, là aussi, suffisante pour la consommation, au moins, là aussi, au niveau actuel.
    L’avantage, par contre serait de pouvoir utiliser des déchets.

    Photo : interet-general.info

  • Australie : ça chauffe…

    Australie : ça chauffe…

    Wallaby_de_bennett_jdp_2004Le réchauffement climatique fait chauffer la campagne électorale en Australie, selon notre correspondant ici présent.
    Les australiens ont du reconnaitre qu’ils étaient les plus grands cochons gros pollueurs de la planète par tête d’habitant, même s’ils n’étaient que 21 millions.
    En effet, ils manquent désormais d’eau, et ce, depuis 6 ans.
    A la différence de leurs cousins nord-américains, ils vivent dans une région extrêmement fragile, écologiquement parlant.

    En effet, cette terre est largement aride et semi-aride, et comme toute terre de cette espèce, très sensible au moindre changement de climat.
    Sa population habite les villes, qui nécessite aussi de grandes consommations, et dont le mode de vie des habitants est aussi dispendieux.
    Gainsbourg disait que Dieu est un fumeur de Havane.
    Il peut être aussi facétieux.
    Les mines d’uranium de Western Range, ne produisent qu’à moitié de leur capacité.
    Elles sont inondés.

  • Etat des lieux du nucléaire mondial.

    Etat des lieux du nucléaire mondial.

    TmiSelon l’état des lieux de l’industrie nucléaire dans le monde, présenté par les Verts du parlement Européen, la part du nucléaire a baissé dans 21 pays producteurs (sur 31), et le déclin européen est qualifié de rapide, quoiqu’ inaperçu.
    Il y a 5 centrales de moins en fonctionnement depuis 5 ans dans le monde et 10 en Europe.
    32 unités sont en fabrication, soit 20 de moins qu’ à la fin des années 1990.

    Il y a concurrence entre les énergies, et pour l’énergie nucléaire, entre les budgets destinés à la construction, et ceux destinés à l’entretien.
    La gabegie et le n’importe quoi financier, technique et sécuritaire peut aisément qualifié la seule centrale en construction en Europe, et c’est en Finlande.
    Finalement, la seule utilité vraiment prouvée du nucléaire serait l’utilisation dans des circonstances bien spécifiques.
    Pour dessaler l’eau de mer, ou exploiter les schistes bitumineux.

  • Le clown britannique.

    Le clown britannique.

    Ocan_atlantiqueJe ne sais pas si c’est de la stupidité sans nom, ou le sens de l’humour, ou les deux mélangés, mais une nouvelle en provenance du royaume uni m’a laissé pantois.
    En effet, on veut y construire la plus grande centrale électrique à biomasse du monde.
    Elle couterait 558 millions d’euros et à partir de 2010 produirait 350 MW.
    Assez pour alimenter la moitié du Pays de Galles.
    Jusque là, fort bien, rien à redire.

    C’est sur l’origine du combustible (du copeau de bois) que porte le gag, en même temps que la stupidité du projet.
    Celui-ci doit venir d’Amérique du nord.
    Bien sûr, les forêts exploitées le seront durablement.
    Mais, il n’y a rien de plus stupide.
    Car le gain sera dissipé par le coût énergétique du voyage.
    Raison pour laquelle la lignite ne voyage pas, ou peu, ou pas loin.
    Cela n’a pas d’intérêt économique, ni énergétique.

  • Hausse des charges de copropriété.

    Hausse des charges de copropriété.

    ErmiteLes charges de copropriété flambent : 5.7 % en 2006.
    Mais consolons nous.
    Les charges des maisons individuelles flambent aussi.
    Ce n’est, ni plus, ni moins que la transmission de la flambée de l’énergie au secteur logement, son plus gros consommateur.
    Vivant dans une économie d’échange, cette évolution était inéluctable, sauf gros effort d’économies d’énergies.
    Seule, des communautés auto-suffisante ou des ermites, pourraient ne pas être touchées par cette augmentation.

    Mais une des données du problème est le vieillissement rapide du parc, qui oblige à des réparations de plus en plus fréquentes, de plus en plus onéreuses (le prix des matières flambe aussi).
    Bien sûr, les syndics sont une profession régulièrement critiquée, avec un nombre important de brebis galeuses, de comportements limites (et même au delà), mais il ne faut pas oublier que le gros de l’augmentation, c’est surtout l’énergie. Ce qu’en industrie, on appelle "les fluides"…
    Eau, gaz, électricité, fioul…
    Sans doute, ces charges, obligatoires, bien que n’étant pas des "prélèvements obligatoires", n’entre pas en ligne de compte, pour les réductions envisagées par notre cher Jean-Claude.
    Mais, il est vrai, que toutes ces augmentations là, sont dues à la bienfaisance du "marché", et donc vivement souhaitables.
    A l’inverse, la démarche d’intervention, par l’application du grenelle de l’environnement est condamnable : elle coutera de l’argent.

  • Nouveaux crédits d’impôts…

    Nouveaux crédits d’impôts…

    RepubliqueDe nouveaux équipements vont être éligibles au crédit d’impôt.
    On peut citer :
    – l’acquisition de chaudières basses températures pour production d’ ECS et de chauffage,
    – des matériaux d’isolation thermique,
    – des appareils de régulation de chauffage,
    – des équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable,
    – des pompes à chaleur,
    – des équipements de raccordements de réseaux mixtes (renouvelables/ classiques)
    Pour les détails, on peut voir ici.

    Mais, ces détails techniques ne sont pas le noeud du problème.
    En effet, on voit le "réglage fin" qu’une telle politique nécessite. Mais on ne voit aucunement le réglage financier. Le contribuable assurant simplement l’apurement d’une partie de la note.
    Cette rente est d’ailleurs confisquée souvent, par le professionnel, soucieux de l’empocher.
    Bien sûr, ce n’est pas un comportement général, mais il est assez répandu pour être signalé.
    Avec le crédit d’impôt à 50 %, c’est le prix doublé…

  • Ma cabane au Canada.

    Ma cabane au Canada.

    ImagesL’émirat nord américain a le spleen.
    En effet, on ne peut pas dire qu’il n’ait pas de ressources, gazières, pétrolières, uranifères, alimentaires, ou autres, pour une population assez réduite.
    Mais son gros problème qui le gangrène depuis 25 ans, ce sont une autre facette du problème énergétique. Ses infrastructures sont désuètes et au bord de l’effondrement.
    La seule remise à niveau couterait 120 milliards de $ canadiens.
    On imagine donc le non investissement qu’il a fallu pour en arriver là.

    Et le coût énergétique d’ infrastructures surannées.
    Autre facette du problème canadien, la flambée de l’énergie et la flambée du Huard détruit l’industrie et la cohérence de l’appareil productif.
    Des emplois qui disparaissent par dizaines de milliers, un immobilier industriel en déshérence, des industries qui se reconvertissent en importateurs et en "dix-ânes-l’heure", voilà pour le Canada les cadeaux de noël apportés par le pétrole.