Catégorie : énergie fossile

  • Pour quelques barils de plus.

    Pour quelques barils de plus.

    Images Les occidentaux devraient être content, la production de pétrole est largement déconcentrée.
    Dans les années 1970, les grandes compagnies contrôlaient 75 des réserves et 80 % de la production. Aujourd’hui 6 et 24 % respectivement, le reste étant passé par des producteurs nationaux (et nationalisés).
    Les compagnies classiques deviennent des techniciens, chargés de récurer les chiottes.
    En effet, pour les compagnies nationales, le facile, pour les "experts", le reste.
    Là aussi, la supériorité est reconnue ! Ils ne sont pas contents ?
    Les pays producteurs ne veulent (ou ne peuvent) augmenter la production, a moins de "sécuriser la demande à horizon de 30 ans ".

    Les investissements sont en effet, lourds, très lourds, et les pays de l’OPEP savent très bien que la désintoxication du pétrole est possible rapidement.
    Quand à la part de la spéculation et de dépréciation du dollar dans la flambée actuelle du prix du pétrole, si elle difficile à connaitre, elle est colossale.

  • Trop de compagnies…

    Trop de compagnies…

    Images Il y a trop de compagnies aériennes et le bénéfice est trop faible, selon l’ IATA (agence internationale du transport aérien). Le chiffre d’affaire atteint 480 milliards de $ et le bénéfice est de 5.6 milliards, en 2008, il ne sera plus que de 4.5.
    Pourtant, ce secteur a subi toutes mesures possibles et imaginables pour son redressement. 
    " Des cacahouètes " et "l’industrie est loin de réaliser la marge de 7% pour couvrir ses investissements  ".
    Un secteur non rentable, qui tient, finalement, par habitude.
    Bien sûr, le résultat est paradoxal, et le nombre de passagers augmente encore fortement, mais pour combien de temps ?
    1000 appareils nouveaux en 2007, 1200 en 2008, pour quelle finalité ?

    Là aussi, on retrouve un cas classique de surinvestissement.
    Il est beaucoup plus facile de vouloir grandir, augmenter le nombre d’appareils, de destinations, d’aéroports, mais, là aussi, finalement, on a été trop loin.
    Le trafic peut augmenter encore, mais, là aussi "les lignes rentables sont rares"…
    Le résultat de la multiplication nombre de voyageurs X prix du billet ne donne pas de rentabilité. Si l’on augmente l’un on diminue l’autre.
    Nul doute que l’avenir du transport aérien est déjà tracé. Epuration, par mort des plus faibles, concentrations, cartellisations, nationalisations…
    Il s’adaptera certes et se maintiendra un certain temps, mais son expansion forte est très sujet à caution.

  • Impuissance européenne…

    Impuissance européenne…

    Cccp L’Union européenne est devenue l’union soviétique du début du XXI° siècle, sectarisme, idéologie, incompétence sont les caractères qui la définisse, et c’est encore plus criant sur le plan économique, et affolant sur le plan énergétique.
    Le néolibéralisme ambiant interdit toute politique, face à des états producteurs qui eux sont eux : "Porteurs d’une histoire nationale prestigieuse et structurés par une forte tradition étatiste, les grands pays émergents utilisent leur essor économique dans le cadre de stratégies de reconquête de puissance   ".
    C’est criant pour la Russie, mais c’est évident pour la Chine, déterminant pour le Vénézuela, éclatant pour l’Iran, et général pour tous les pays excédentaires.

    En face, nous possédons une élite qui ne sait que dire aux puissances que "le libéralisme c’est bien !" (ça fait rigoler les chinois et leur 100 milliards d’euros d’excédents sur l’Union européenne) et qui épuisent leur population de régression sociale.
    Quand à la bêtise des cercles dirigeants, elle est éclatante. 55 % de l’énergie est importée aujourd’hui. 80 % en 2030.
    Il ne leur vient même pas à l’idée qu’il est techniquement possible de réduire de moitié ces consommations (et faire tomber la dépendance à un niveau bien moindre), parce que cette nouvelle révolution industrielle réclame de jeter aux orties 50 années de bêtises bruxelloise, une action publique résolue et déterminée, en plus d’être couteuse.
    Tous les traités européens sont des monuments d’inepties. L’Europe est tombé dans le piège à con qu’elle a tendue.
    Quand à la réduction des consommations ? Elle se fera. Mais par la misère. Un pauvre, ça consomme beaucoup moins qu’un riche.

  • 5 fois plus de voiture en 2050 ????????????

    5 fois plus de voiture en 2050 ????????????

    Images C’est simple, on prend une évolution passée, on la projette en avant, et hop.
    On dit une connerie.
    Le parc automobile s’accroitrait en passant à 2.9 milliards (au lieu de 600 millions aujourd’hui) en 2050.
    D’abord, pour faire une bonne projection, il faut partir d’une bonne base, contrairement à ce que dit l’article, le nombre d’automobile dans le monde serait aux alentours de 800 millions et non de 600…
    Suffira de trouver le carburant pour les faire rouler. Mais, bien sûr les "experts" ont parlés.

    Il faudrait réduire consommations et poids des véhicules (et sans doute les équiper de pédales, enlever la carrosserie et les appeler "vélo"), alors que la production d’énergie n’est pas sûr du tout, les pics pétroliers, gaziers, charbonniers et nucléaires sont passés ou proches…
    "Il faudra trouver de nouvelles technologies tel que le moteur hybride ou d’autres innovations que nous sommes incapables d’imaginer, prévient le FMI".
    Par contre, personnellement j’imagine très bien ces innovations : augmentation des prix, augmentation des taxes, désolvabilisation de la population, rationnement…
    Qui réduirait drastiquement le nombre de véhicules.
    D’ailleurs certains pays sont déjà rentrés dans cette logique : voitures hors de prix, transports en commun chers, pour chasser le quidam vers le VELO…

  • Transport aérien…

    Transport aérien…

    Images Pour répondre à un internaute qui disait que malgré la mauvaise tenue du secteur aérien, le trafic progressait encore de 6 %, je noterais d’abord qu’une variation, d’une année sur l’autre n’a pas forcément grande signification, que le périmètre de la hausse est à définir,et qu’enfin, cela ne règle pas le sort des petits aéroports abandonnés, de la concentration du trafic sur les grands et de la crise du transport en son ensemble.
    Cinq petites compagnies américaines ont arrêtés leur activité en 10 jours, les grandes, elles, se sont pratiquement toutes placées sous le régime de la loi des faillites, ce sont donc les créanciers qui ont financé en bonne partie le transport aérien, et pas les clients.

    Au bout du compte, on aura une fabuleuse augmentation des prix, une cartellisation, et les projections de trafic, que ce soit au niveau automobile (X 5) ou au niveau aérien (X3), sont complètement idiotes.
    Il n’y a ni l’espace, ni la ressource énergétique pour de telles flambées.
    Quand à l’état de la flotte, des aéroports, du contrôle aérien et du matériel de contrôle aérien, il est souvent (toujours) pitoyable
    C’est simple, il suffit de faire tourner l’outil de production, sans investir, sans moderniser.
    En outre, un certain nombre de compagnies aériennes défaillantes, cela signifie aussi défaillance de commandes à l’industrie aéronautique.
    Insidieusement, le carnet de commandes se dégonfle, et on parle de "difficiles décisions pour adapter la taille du réseau". En clair, ça va faire mal pour beaucoup de villes, qui se retrouveront triffouilli les oies, ou plutôt, comme il s’agit plutôt des ZUSA, Coal-city, Silver-city, perdu au milieu de nul part, et très atteint économiquement.
    Mais le transport aérien, finalement n’apparaitra, dans quelques temps que comme ce qu’il était : une activité pas très utile, dont on peut facilement se passer.
    D’ailleurs, la récession est souvent une plus dure épreuve pour le transport aérien que pour les autres secteurs.

  • Plongée dans l’inconnu.

    Plongée dans l’inconnu.

    Images_3 Le journal Marianne parle d’une situation pire qu’en 1968. En effet, elle n’évoque guère 1968, qui était une période de ventres pleins, heureux, une crise de croissance.
    Là, on arrive, en plus de toute la floppée de problèmes décrit par marianne, à savoir un président de plus en plus haï, insupportable, un parlement délégitimé et prié de signer là, perte de pouvoir d’achat, régression sociale, mais aussi changement d’époque. (Michael Klare : la fin du monde tel que vous l’avons connu ).
    L’énergie sera toujours, désormais, insuffisante. Une production qui augmentera -peut être-, mais sera très en dessous des besoins.
    Les consommateurs s’appauvriront, et les producteurs s’enrichiront.

    Mais, le schéma de pensée de l’article est sans doute trop linéaire.
    En effet, on ne fait pas assez la place à la possibilité d’effondrement d’un pays, d’un groupe de pays, gros consommateurs.
    Ce genre de crise est, sans doute trop sous-évalué. Que ce soit pour la France, pour les zétazunis, ou pour d’autres, on ne doit pas écarté d’un revers de la main le collapsus, politique, économique ou financier.
    Certains, d’ailleurs, pourraient connaitre les trois.
    La confiance dans le système est tombée très bas, la mondialisation, présentée comme un fait apparait de plus en plus comme une couillonnade.
    Une nation désolvabilisée n’est plus consommatrice. En 2012, que vaudra le dollar ? Si le dollar perd son statut qui voudra être payé en cette monnaie.
    En même temps, les ajustements, sans bruits, se font. Le logement peut se passer d’énergie. Par la pauvreté ou la technologie…
    Trois compagnies aériennes low-cost tirent le rideau aux zétazunis. Elle ne seront sans doute rempacées par rien. Les compagnies aériennes classiques y sont fort mal en point.
    La plupart vont mourir, les vols se raréfiés, et le voyageur prié de prendre un autre mode de transport.
    Les pays du monde sont priés désormais, d’être autosuffisants au niveau alimentaire.
    Les transports de denrées vont donc se raréfier.
    Nous allons vers autre chose.

  • G4G

    G4G

    Ou guerre de la 4° génération.
    Pour répondre à Mamouth qui se demandait si je n’étais pas un peu trop admiratif de la Russie, pour des motifs idéologiques.
    Images "la G4G est le principal moyen mis en œuvre pour non seulement contrer la globalisation mise en place ces dernières décennies mais également pour la détruire. La destruction de la globalisation est en bonne voie ".
    Plusieurs données supplémentaires sont en train de détruire la mondialisation.
    D’abord la crise immobilière et financière,
    ensuite la crise alimentaire,
    ensuite les états nations,
    ensuite la crise énergétique,
    Mais aussi des actions diverses et multiformes.

    La crise énergétique crée plusieurs clivages.
    Entre les puissances, voire, dans le cas de la Russie, superpuissance énergétique, exportatrices (Iran, Arabie, Vénézuela) et les pays consommateurs.
    Entre les puissances agricoles exportatrices, et les pays consommateurs,
    Entre les puissances exportatrices et les importatrices, que ce soient de denrées alimentaires, ou de produits industriels.
    A un bout de l’échelle, on a la Grande-Bretagne, dépendante de l’extérieur en tout.
    A un autre bout, on a la Russie, exportatrice en tout.
    La Russie n’est plus l’URSS, un empire, c’est redevenu un état-nation, cohérent et de plus en plus cohérent face à la pression extérieure.
    La Russie, d’ailleurs a respecté les frontières de l’ère soviétique, bien que de larges parts de populations russes habitent dans les états voisins.
    Les rigolos qui président au FMI, l’OMC s’inquiètent des tendances protectionnistes dans le commerce, disant que cela aggrave la crise.
    Je leur suggère d’aller parler des bienfaisances du marché aux émeutiers (vous savez, les types qui mangent des galettes de boue, en dehors de leur seul repas quotidien), je suis sûr qu’ils apprécieront leur intervention, ils pourraient même les inviter à manger (ils serviraient de repas).
    En réalité, la globalisation-mondialisation n’était qu’une escroquerie, ne fonctionnant que sur une base d’abondance énergétique, "un temps court de l’histoire", comme aurait dit F.Braudel, que certains croyaient éternels.
    Les références de gens destinées aux poubelles de l’histoire : "Nous ou le communisme", sont risibles.
    Face à un appareil militaire et de propagande écrasant, la G4G, est l’utilisation de toutes les possibilités possibles pour contrer, cette "mondialisation inéluctable", cela va de la guérilla classique à la guérilla multiforme : " Le résultat négatif du référendum français sur la constitution europénne en mai 2005 en fait partie, c’est une bataille de type G4G  ".

  • Le pompier-incendiaire.

    Le pompier-incendiaire.

    Images_2 Parmi la corporation des pompiers, on voit à intervalle régulier, surgir des pompiers incendiaires, plus intéressés par le feu qu’ils ont mis, que par le feu qu’ils ont éteint. Heureusement, ce genre de spécimen est rare, bien qu’il ne soit pas inexistant.
    En matière de pompiers incendiaires, le monde occidental est particulièrement bien burné.
    USA et UE vont débloquer 200 et 250 millions d’euros (des cacahuètes), pour l’aide d’urgence aux pays en crise alimentaire.
    En effet, ces deux tartuffes sont les deux principaux initiateurs de la bulle-alimentation, par leur choix politique pour les nécro-carburants, ainsi que par la spéculation effrénée de leurs marchés financiers sur ces produits.

    Pendant ce temps-là, les droits-de-l’hommeux font la morale à toute la planète, discours à usage interne occidental, qui provoque la haine ou la rigolade, dans les endroits visés.
    Bien entendu, la famine, la désorganisation sociale, notamment hospitalière, entretenue par le FMI et la Banque Mondiale sont bien plus meurtrières pour l’humanité que le plus répressif des appareils policiers, mais il est tellement plus commode de se draper dans sa supposé vertu pour condamner Pekin, par exemple, au profit d’un pensionné de la CIA (le Dalaï -Lama a été le plus jeune retraité connu), les ressources énergétiques du Tibet  ne rentrant absolument pas en ligne de compte.
    Il faut bien se rendre compte que les 3 sous accordés au Programme alimentaire mondial, sont un monument de mauvaise foi.
    Ce sont en effet 4.5 milliards de personnes qui ont du mal à se nourrir. Cela représente 1/10 de dollar par personne.
    On ne saurait être plus faux-cul ! Les "droits-de-l’hommeux" s’arrêtent au portefeuille !

  • La croissance de la consommation de pétrole assurée au delà de 2012

    La croissance de la consommation de pétrole assurée au delà de 2012

                                    Stuart Staniford, le plus éclairé des peak-oilers du moment, a installé sur Wikipedia un site "Oil Megaprojects"  sur lequel sont actualisés en temps réel, tous le projets d’exploitations de champs de pétrole, de condensats de gaz, de sables bitumineux ou de conversion de gaz en liquides, par année de mise en production et quantifiés par leur production en plateau. Les résultats obtenus montrent que durant les cinq années allant de 2008 à 2012 les nouvelles productions remplaceront largement les pertes dues à la déplétion des puits en production.Megapr1

                      Examiner les mises en productions année par année n’a guère de sens, les projets pouvant glisser d’une année sur l’autre, pour de multiples raisons. Par contre il est intéressant de mesurer le cumul sur les cinq ans 2008-2012. Au delà de 2012 les projets ne sont pas encore annoncés par les divers opérateurs, les chiffres n’ont donc pas de signification. Le cumul des nouvelles mises en production entre 2008 et 2012 atteignent 27,5 millions de barils par jour, soit une moyenne annuelle de 5,5 millions de barils par jour.

                     Pour une vitesse de déplétion de 4,5% des productions existantes (valeur du CERA) il faut démarrer chaque année 4 millions de barils par jour de nouvelles productions pour combler cette perte. Les nouvelles mises en productions entre 2008 et 2012 vont donc annuellement excéder de 1,5 millions de barils par jour les volumes nécessaires au strict renouvellement des volumes produits. Cela veut dire que les quantités disponibles pour plus de consommation éventuelle  seront en moyenne, annuellement, de 1,5 millions de barils par jour. En s’appuyant sur l’accroissement de consommation moyenne de pétrole de 1,3 millions de barils par jour durant les dix dernières années on en déduit que les consommations vont pouvoir poursuivre normalement leur croissance pendant les cinq ans à venir. La consommation de pétrole pourra passer de 85,6 millions de barils par jour en 2007 à 93 millions en 2013 ou 2014.

                    Remarque: rétrospectivement la période de cinq ans 2003 à 2007 a vu la mise en production cumulée de 16,5 millions de barils par jour soit une moyenne annuelle de 3,3 millions de barils par jour insuffisante pour combler une déplétion de 3,8 millions de barils et un accroissement de consommation annuelle de 1,5 millions de barils par jour durant cette période. Ne nous étonnons pas que le cours du baril ait été multiplié par 4 ou 5 depuis. Ce déficit annuel de 2 millions de barils par jour a été comblé par les capacités disponibles de l’OPEP qui on le sait sont maintenant quasi nulles et sûrement par les améliorations des productions des petits champs existants non recensées.

    Le 17 Avril 2008

  • Russie : baisse de la production

    Russie : baisse de la production

    Images De pétrole. Pour la première fois depuis 10 ans, la production de pétrole russe va baisser, et apparemment "la période de croissance intense de la production de pétrole est terminée". Le gouvernement russe reconnait un plateau, et les "experts" (vous savez, les bavards bien payés pour raconter des couillonnades et qui se trompent tout le temps), eux, tablaient sur 1.5 millions de barils/jour supplémentaires pour 2012.
    Sous investissement, mais aussi et surtout épuisement géologique sont les responsables.
    Mais, la baisse de production ne touchera guère le pays. En effet, ce genre d’annonces fera ressortir deux choses : la fin du "marché", et la puissance supplémentaire qui sera donnée aux producteurs par les réductions de productions.

    En effet, désormais, la livraison dépendra plus du jeu de puissance et d’inféodations, que d’une décision économique. Le prix sera le même, mais le producteur choisira qui il livre.
    Quand aux soi-disant "besoin" du savoir faire des compagnies occidentales, c’est du fantasme. En effet, la plupart des états leurs réservent DEJA leurs gisements les plus difficiles, se réservant les plus simples à exploiter…
    Pour leonid Fedun : " il pensait que la production pétrolière d’environ 10 millions de barils par jour atteinte l’année dernière serait le niveau le plus élevé qu’il pourrait voir « de son vivant » ".
    Après beaucoup d’autres, la Russie vient d’entrer dans le cmub des pays ayant atteint le pic-oil.
    D’ailleurs, cette années, les pays ne l’ayant pas atteint sont plus l’exception que la règle.
    Peut être, l’exploitation de l’océan arctique permettra à la Russie de connaitre un deuxième renouveau, mais techniquement, rien n’est moins sûr.