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  • Etats-Unis: un térawattheure électrique sur deux provient du charbon

    Etats-Unis: un térawattheure électrique sur deux provient du charbon

                         L'énergie électrique nette générée aux Etats-Unis en 2008, avec 4115 TWh, correspond à 40% environ de la consommation totale d'énergie de ce pays où, jusqu'à il y a peu de temps, le gaspillage était de rigueur. Dans ce grand pays, en phase de revue générale des priorités énergétiques, il apparaît que 48% de l'électricité provient du charbon (FIG.). Les énergies renouvelables autres que l'hydroélectricité, ne représentent que 3% de la production (portion rouge du Camembert). Le nouvel objectif d'Henry Waxman de 20% de l'électricité d'origine renouvelable en 2020 (LIRE), en considérant la part hydroélectrique quasiment invariable (6%), suppose qu'il faudra multiplier ce poste "autres renouvelables" par près de 5 en onze ans pour atteindre l'objectif à consommation constante et donc par un coefficient supérieur (6 ou 7?) à consommation croissante d'électricité. Tout ceci ne semble pas être très raisonnable, la génération au gaz naturel et bien sûr le nucléaire devront être mobilisés pour atteindre un objectif équivalent et réduire la part du charbon dans le mix électrique américain. Point commun avec l'Europe, les dirigeants se sentent obligés de raconter des fables sur leurs politiques énergétiques.

    Electricite-USA-2008 

    Le 4 Avril 2009.

  • La part relative des consommations de pétrole en 2008 baisse dans le bilan énergétique américain

    La part relative des consommations de pétrole en 2008 baisse dans le bilan énergétique américain

                              Les consommations de pétrole aux Etats-Unis en 2008 ont représenté 37,4% des consommations totales (FIG.), elles étaient de 39,2% en 2007. Cette baisse de 1,8 point de pourcents profite tout d'abord à la part relative des consommations de gaz naturel qui atteint 24% du total contre 23,3% en 2007. Il faut noter aussi la progression de la part de la biomasse qui avec l'alcool de maïs atteint les 3,9% contre 3,5% en 2007. Et enfin le fabuleux, l'irrésistible, celui qui va sauver les Etats-Unis, je veux dire l'éolien qui participe pour 0,52% du bilan. Il ne pesait que 0,34% en 2007. Formidable progression relative pour une faible contribution en valeur absolue. Ce sont donc pour  plus de 84% que les énergies d'origines fossiles participent encore au bilan énergétique contre près de 85% en 2007.Energies-primaires-USA-2008      Remarque: Les énergies électriques éoliennes ou solaires, pour ne pas comparer des carottes et des navets, sont transformées par l'EIA qui publie ces chiffres en équivalents thermiques avec un rendement de Carnot de 34%. Tout comme pour le nucléaire c'est la génération de chaleur qui est publiée avec un rendement électrique de 32,5%.

    Le 4 avril 2009

  • Le baril de pétrole WTI devrait rejoindre à court terme les 40 euros le baril

    Le baril de pétrole WTI devrait rejoindre à court terme les 40 euros le baril

                        Le baril de brut WTI se négocie dans les têtes des hedgers en euros. C'est en effet devenu avec l'essence cotée sur le NYMEX, le produit idéal pour se couvrir contre une éventuelle chute du dollar, contre un éventuel coup de grisou en Iran et pour accompagner le moindre petit signal de reprise qui amorcerait la remontée franche des cours. Des chiffres lamentables d'entrées de commandes à l'industrie du mois de Janvier dans la Zone Euro (LIRE) avaient fait rechuter l'euro la semaine dernière, mais depuis les Muppets Show de la BCE en n'abaissant les taux que de 25 points de base on fait regrimper l'euro et, par contre coup, les achats de couverture sur le pétrole. Un objectif de 40 euros par baril semble réaliste à court terme (FIG.).

     Cours-USA-récents-2009-04 

               Une légère reprise des consommations de brut qui est tout à fait envisageable, ne serait-ce que pour reconstituer des stocks de produits semi-ouvrés de la pétrochimie dans les diverses chaînes logistiques dans le monde, un effet de base qui va montrer des baisses de consommations plus faibles que prévu par rapport à l'année précédente, une attitude disciplinée des membres sérieux de l'OPEP (hors Iran et Venezuela) pourraient ensuite relancer un rallye vers les 50 euros par baril. C'est la raison pour laquelle une partie des placements se font aujourd'hui en pétrole ou en essence qui profite en plus de la vigilance des raffineurs américains (FIG.II).

    Cours-USA-récents-gasoline-2009-04

    Le 4 Avril 2009.

  • Une accélération trop rapide vers les énergies renouvelables peut-elle être une erreur économique?

    Une accélération trop rapide vers les énergies renouvelables peut-elle être une erreur économique?

    Business-update                           Nombreux sont ceux qui, aux Etats-Unis, adoptent une attitude incrédule, sinon critique, devant le désir d'Obama d'accélérer à fond la conversion de l'approvisionnement énergétique de son pays vers les énergies renouvelables. Ces critiques, venant essentiellement des milieux Républicains, s'articulent sur le solde des créations d'emplois et sur l'efficacité économique de telles mesures. La politique de limitation des émissions de CO2 aux Etats-Unis devrait faire disparaître 3 millions d'emplois d'ici à 2020 selon certains. "Le capital ne générant pas la même quantité d'énergie nécessaire à l'économie, c'est l'économie qui tournera de façon moins efficace" expliquent les consultants de CRA International.

                             Que penser de ces critiques sur les choix actuels de l'Administration américaine? Y a-t-il un fond de bon sens qui ne doit pas être négligé dans ces critiques?

                             Une donnée d'entrée du problème est certaine: les énergies renouvelables sont dévoreuses de capitaux. C'est pour cela, d'ailleurs, qu'il faut pour l'instant, d'une façon ou d'une autre, les subventionner.

    Le taux de charge: un fonctionnement des équipements  durant 2000 heures par an ou 23% du temps, comme le photovoltaïque dans les contrées ensoleillées et bien moins en Allemagne, ou bien durant  2200 heures comme l'éolien terrestre (25% du temps) ou 3500 heures comme l'éolien offshore (40% du temps), constitue un handicap majeur pour ces énergies par rapport aux centrales à flamme ou nucléaires.

    La durée de vie des équipements: une centrale au charbon ou au gaz est construite pour 80 ou 100 ans, une centrale nucléaire moderne pour 60 ans, un parc éolien pour 20 ans.

    La nécessité de surinvestir: le caractère aléatoire de ces nouvelles sources d'énergie nécessite de disposer en secours de centrales classiques mobilisables ou de système batteries ou de centrales à inertie pour suppléer aux lacunes d'énergies qui peuvent être de quelques minutes ou de plusieurs heures.

                    Investir dans les énergies renouvelables doit donc intégrer qu'il faut laisser le temps aux diverses technologies de progresser et de faire des gains de productivité indispensables. Le contre-exemple espagnol qui en 2008 a complètement affolé l'industrie photovoltaïque mondiale avec plus de 2,5 GW de puissance installée et qui la plante lamentablement en 2009, avec peut-être 0,5 GW à construire, illustre parfaitement ce qu'il ne faut pas faire. L'industrie photovoltaïque dispose de formidables gains de productivité avec les technologies en couches minces et l'amélioration des rendements de conversion. L'industrie éolienne est beaucoup plus limitée dans ses progressions. Il lui reste cependant à atteindre la classe des éoliennes offshores 5MW, produites en grande série de façon industrielle (LIRE Multibrid).

                    L'énergie électrique verte sera plus chère que celle produite avec du charbon américain, du lignite allemand ou des centrales nucléaires françaises. Les tarifs spéciaux et autres "feed -in-tariff" qui supportent ces productions nouvelles ne sont autres que des augmentations tarifaires que paient les consommateurs. C'est le consommateur et donc l'économie qui paie le surcoût des énergies vertes.

                     Or, on le sait pour avoir assisté à la scène, un accroissement brusque des prix de l'énergie peut être destructeur. La flambée spéculative des cours du pétrole du printemps dernier a quasiment tué l'industrie américaine du 4X4 et va finalement pousser GM et Chrysler au dépôt de bilan.

                      Il existe cependant une solution évidente à ce problème: il est nécessaire que parallèlement à cette évolution vers les nouvelles formes d'énergie, l'efficacité énergétique des processus progresse RAPIDEMENT.

                     Il est économiquement acceptable de doubler le prix de 20% de l'énergie électrique si en parallèle l'efficacité énergétique des processus s'accroît de 30 à 40%. Apparaît alors la nécessité d'une démarche double et équilibrée. Mais prenons quelques exemples simples.

    Ctroën-électrique                  L'électrification d'un modèle de véhicule existant, comme le fit Peugeot-Citroën à l'aide de grosses batteries Ni-Cd il y a quinze ans déjà n'avait aucun sens économique. Une voiture électrique ne peut-être techniquement acceptable que si toute sa définition est focalisée sur les économies d'énergie. Sa masse, sa traînée, ses pertes énergétiques par frottement doivent être réduites au strict minimum. Les rendements de récupération au freinage et d'exploitation de cette énergie électrique doivent être les meilleurs possibles. La démarche japonaise ou coréenne qui consiste à remettre en cause radicalement la définition d'un véhicule électrique est la bonne. Les bêtises de type "Mini électrique" construite à 500 exemplaires, ne sont que des attrapes gogos marketing qui n'ont que peu de sens. Cette démarche accomplie, alors et seulement alors, l'énergie électrique pourra se substituer au pétrole. Dans le cas des constructeurs américains, on ne voit pas pour l'instant apparaître un modèle répondant au cahier des charges, sinon quelques monstres électriques réservés aux happy-few.

                     Le chauffage électrique d'une maison mal isolée est une aberration énergétique. Mais la même maison après de solides travaux d'isolement et équipement du toît d'une série de modules photovoltaïques raccordés au réseau, va pouvoir vendre ou acheter de l'électricité à son opérateur selon l'heure et le temps. La présence d'une batterie en tampon lui permettra même d'effacer certaines heures de pointes qu'elle pourra négocier. On le voit la démarche est complexe, ce n'est pas un simple module à installer.

                     La politique énergétique d'un pays comme les Etats-Unis, où le gaspillage énergétique était de rigueur il y a peu, doit donc s'articuler sur une réelle incitation de la population et des acteurs économiques à faire des gains dans l'efficacité énergétique des processus. Les immenses frigos qui crachent des tonnes de glaçons inutiles et gaspillées doivent être tout d'abord proscrits. Alors il sera possible d'aller faire de l'électricité au vent ou au soleil sans mettre en péril l'économie américaine.

                     Il y a donc un risque dans la démarche Obama, c'est qu'il pousse trop vite les investissements de production d'énergie renouvelable aux dépens des économies d'énergie et de la recherche d'une plus grande efficacité énergétique. Cela passe par de la pédagogie, des incitations fiscales financées par les taxes sur l'énergie…ou par la possible taxe carbone sur les produits importés.

    Le 3 Avril 2009.

  • La chute des ventes de voitures et de 4X4 américains se sont stabilisées au mois de Mars

    La chute des ventes de voitures et de 4X4 américains se sont stabilisées au mois de Mars

                                 Pour éviter de perdre espoir, quand tout va mal, il est important de déceler ce qui résiste ou s'améliore légèrement. C'est le cas des ventes des trois "grosses" américaines de l'automobile qui après des chutes de ventes en nombres de véhicules autour des 50% en Janvier et Février, arrivent à limiter la chute à 40% en Mars. Les marques asiatiques limitent leur chute autour des 31% pour le trimestre, quand aux marques allemandes, en moins mauvaises positions, elles limitent leur chute à moins de 20% au mois de Mars. Voila pour la hiérarchie (FIG.).

    Ventes-voitures-USA-2009-03   

                  L'ensemble de ces ventes américaines affichent que ce soit pour les berlines ou les 4X4 des chiffres en légère amélioration par rapport aux deux mois précédents qui avaient été terribles.

    Ventes-voitures-USA-2009-03b   

    Le 2 Avril 2009.

  • Un rapport confirme les progrès énergétiques accomplis et attendus dans la production d’éthanol de maïs en Amérique du nord

    Un rapport confirme les progrès énergétiques accomplis et attendus dans la production d’éthanol de maïs en Amérique du nord

                                Il avait été rapporté ici, en début d'année, une très importante étude de terrain dirigée par Kennett Cassman, partant de données opérationnelles, qui démontrait que la production et la distribution d'éthanol "du champ à la roue" avait fait de très bons progrès et disposait d'un champ d'amélioration encore important (LIRE cette importante étude). Un papier de l'IEA Bioenergy vient confirmer les conclusions de cette étude. Elle affirme que le bilan énergétique des productions d'éthanol s'est nettement amélioré entre 2005 et 1995 avec un rendement énergétique net de 1,4 et qu'il devrait atteindre près de deux en 2015 (FIG.). Cette nette amélioration du bilan énergétique net de la production d'éthanol s'accompagne d'une baisse du rendement énergétique de la production d'essence liée à la complexité grandissante des conditions d'extraction du pétrole.

    IEA-Bioenergy-énergie-EtOH 

    En relation avec ces évolutions, les émissions de CO2 par unité d'énergie utilisée deviennent franchement favorables à l'éthanol (FIG.II).

    IEA-Bioenergy-CO2-EtOH 

                      Cette publication ne fait que confirmer l'étude de Cassman. Les progrès attendus dans la sélection des semences de maïs génétiquement modifiées, dans la gestion de l'énergie des procédés dans les usines, dans l'introduction d'une boucle de deuxième génération utilisant les rafles de maïs, dans l'acheminement par pipe-line du fuel éthanol vont permettre d'améliorer encore les rendements énergétiques nets de ces productions. L'arrivée d'industriels confirmés comme le raffineur Valero dans le business devrait accélérer les perfectionnements et les améliorations portant sur bilan énergétique et écologique de ces procédés agricoles.

                   Ces progrès dans l'alcool de maïs dénotent par rapport au quasi immobilisme des projets de synthèse d'éthanol à partir de composés ligno-cellulosiques qui devaient faire fureur. Il semblerait que la mise au point industrielle des multiples variantes soit plus ardue que prévu.

    LIRE le rapport de l'IEA Bioenergy.

    Le 2 Avril 2009.

  • Etats-Unis: la baisse des consommations de pétrole se stabilise au mois de Janvier

    Etats-Unis: la baisse des consommations de pétrole se stabilise au mois de Janvier

                          Les consommations mensuelles en produits pétroliers américaines avaient connu en fin 2008 une forte chute. Comparées à celles du même mois de l'année précédente, les baisses de consommations étaient de l'ordre de 8% soit 1,7 millions de barils/jour. Au mois de Janvier 2009 il semblerait que cette chute des consommations se réduise puisque par rapport à Janvier 2008 la baisse est inférieure à un million de barils/jour, soit un retrait de 4,9% à un peu plus de 19 millions de barils/jour (FIG.).

    Conso-mensuelle-US-2009-01 

                       Pour mieux comprendre cette baisse des consommations il est intéressant d'analyser les baisses par produit, faute de pouvoir le faire par application. Sur les 990 mille barils/jour de baisse de consommation américaine du mois de Janvier 2009 par rapport à celle du même mois 2008 il faut tout d'abord noter la faible contribution des consommations d'essence. Le poste essence n'est en retrait que de 1,4%, soit une baisse de 124 mille barils/jour. La baisse de consommation d'essence ne participe que très marginalement à la baisse des consommations globales (FIG.II). La baisse de consommation de kérosène de 12% par rapport à l'an dernier, à 189 mille barils/jour,  illustre les efforts de rationalisation des vols et des flottes par les opérateurs du transport aérien américain. Il faut noter également la baisse des consommations de gaz liquéfiés et des naphtas et autres charges pour la pétrochimie.

    Conso-mensuelle-US-2009-01a 

                        Avec la baisse des consommations intérieures et une lente reprise des productions autochtones, les importations en produits pétroliers ne se sont réduites que de 320 mille barils par jour ce qui explique la remontée des stocks. Une partie des importations de pétrole aux Etats-Unis est destinée à la spéculation.

    Le 2 Avril 2009.

  • Les stocks hebdomadaires américains de pétroles et de produits battent tous les records

    Les stocks hebdomadaires américains de pétroles et de produits battent tous les records

                            A 1763 millions de barils de stocks de pétrole et produits dérivés, réserve stratégique comprise pour 711 millions de barils, les Etats-Unis croulent sous les stocks. Les stocks de brut sont au plus haut de 15 ans nous dit Bloomberg et nous explique que c'est en raison de la faible demande. Mais alors s'il y a une faible demande, qui ne date pas d'hier, tout le monde est au courant, pourquoi certains opérateurs continuent-ils à importer à tout crin du brut ou de l'essence sur le sol américain? Pourquoi l'Amérique importe-t-elle au delà de ses besoins? Certes l'Administration du Department of Energy fait gonfler sa réserve stratégique, elle est à 4 millions de barils de plus qu'à la fin du mois d'Août, mais cela n'explique pas les 60 à 80 millions de barils de trop dans les stocks. A 50 dollars le baril cela représente 3 à 4 milliards de dollars immobilisés, par ces temps où le cash est soi-disant rare.

    Stocks-produits-US-2009-04 

                      En fait l'explication la plus simple est la fuite devant le dollar et la recherche d'une bonne affaire dans les "commodities". D'après Barclays Capital 19 milliards de dollars sont investis dans les commodities soit 4 milliards de plus qu'en 2008. Clairement nombreux sont ceux qui allouent une partie de leur placements dans les matières premières et l'énergie, conseillés par les Deutsche Bank, les Merryl Lynch et autres Barclays. C'est la seule raison objective qui permette d'expliquer cette stupide montée des stocks américains depuis le début de l'année: la faible demande n'y est pour pas grand chose, les spéculateurs attendent la reprise de la demande, avec des commodities achetées à vil prix.

    Le 1er Avril 2009.

  • L’Emirat d’Abu-Dhabi achète 37,5% de CEPSA, filiale espagnole de Total

    L’Emirat d’Abu-Dhabi achète 37,5% de CEPSA, filiale espagnole de Total

    Breaking-news                       L'Emirat d'Abu-Dhabi au travers de son fond IPIC vient de conclure l'achat de 32,5% de CEPSA à la Banque de Santander et  de 5% à Union Fenosa. Après ces achats l'IPIC détiendra 47% de CEPSA à côté de Total qui en détient 48,8%, un tout petit flottant restant coté à la bourse de Madrid. Cet état d'équilibre semble satisfaire les deux actionnaires, l'IPIC ayant fait une bonne affaire à 33 euros l'action et Total conservant la gestion opérationnelle de CEPSA. Cette plus grande ouverture de Cepsa et donc de Total vers les Emirats ne peut que favoriser les liens de coopération entre les divers intervenants.

                     La filiale de Total possède des activités d'exploration et Production en Algérie, en Colombie, au Pérou. Mais c'est surtout un grand raffineur espagnol qui possède plus du tiers du raffinage de ce pays (430 mille barils/jour).

    Le 1er Avril 2009.

  • Un exemple de transmission hydraulique qui permet d’optimiser le rendement d’un moteur thermique

    Un exemple de transmission hydraulique qui permet d’optimiser le rendement d’un moteur thermique

                          La Société d'Ingénierie hollandaise INAAS vante les mérites de son Common Pressure Rail ou CPR-System qui collecte et distribue toute l'énergie du véhicule par pression hydraulique. Ce principe permet d'entraîner les quatre roues d'un véhicules, de récupérer l'énergie au freinage par un système de pression hydraulique centralisé et des "floating cup" en charge de la transformation de l'énergie hydraulique en énergie cinétique et réciproquement. Il permet un fonctionnement du moteur thermique de façon épisodique, pour assurer le bon niveau de pression entre 400 bars et 200 bars  dans le CPR.

    Transmission-hydraulique 

    La "floating cup" qui permet de transformer selon un processus de cinématique continue l'énergie hydraulique en énergie mécanique ou inversement semble être un élément de grande qualité pour assurer les performances de ce système (FIG.II).

    Transmission-hydraulique-cinématique

    De tels principes ont cependant un point faible: la compression d'un gaz crée de la chaleur qui n'a qu'une envie c'est de fuir le système et de faire ainsi baisser la pression. C'est toute la différence entre compression adiabatique (sans perte de chaleur) et compression isotherme (sans échauffement) qui fait perdre un tiers environ de l'énergie emmagasinée (LIRE l'exemple de la benne à ordures de Bosch qui illustre bien ce problème). Il est donc nécessaire d'optimiser l'isolation thermique des réserves de gaz comprimé.

    Dans les utilisations ou de nombreux arrêts et redémarrages sont nécessaires, à l'aide de véhicules lourds (bennes à ordure, bus de centre ville, etc.) ce genre d'hybridation hydraulique peut apporter des gains significatifs d'énergie. Bosch revendique jusqu'à 25% d'économies sur ses bennes à ordure. Dans le cas d'un véhicule de tourisme l'équation doit être plus complexe et sûrement à l'avantage de l'hybridation électrique.

    LIRE la présentation d'INAAS qui ne voit que des qualités à son système.

    Le 1er Avril 2009.