Le baril de brut WTI se négocie dans les têtes des hedgers en euros. C’est en effet devenu avec l’essence cotée sur le NYMEX, le produit idéal pour se couvrir contre une éventuelle chute du dollar, contre un éventuel coup de grisou en Iran et pour accompagner le moindre petit signal de reprise qui amorcerait la remontée franche des cours. Des chiffres lamentables d’entrées de commandes à l’industrie du mois de Janvier dans la Zone Euro (LIRE) avaient fait rechuter l’euro la semaine dernière, mais depuis les Muppets Show de la BCE en n’abaissant les taux que de 25 points de base on fait regrimper l’euro et, par contre coup, les achats de couverture sur le pétrole. Un objectif de 40 euros par baril semble réaliste à court terme (FIG.).
Une légère reprise des consommations de brut qui est tout à fait envisageable, ne serait-ce que pour reconstituer des stocks de produits semi-ouvrés de la pétrochimie dans les diverses chaînes logistiques dans le monde, un effet de base qui va montrer des baisses de consommations plus faibles que prévu par rapport à l’année précédente, une attitude disciplinée des membres sérieux de l’OPEP (hors Iran et Venezuela) pourraient ensuite relancer un rallye vers les 50 euros par baril. C’est la raison pour laquelle une partie des placements se font aujourd’hui en pétrole ou en essence qui profite en plus de la vigilance des raffineurs américains (FIG.II).
Le 4 Avril 2009.
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