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  • Des modules photovoltaïques chinois en Silicium polycristallin d’un coût au dessous du dollar le Watt

    Des modules photovoltaïques chinois en Silicium polycristallin d’un coût au dessous du dollar le Watt

    Trinasolar                      Un membre du TOP 5 chinois du photovoltaïque, Trina Solar, vient de faire le point sur son activité 2008 et ses perspectives 2009. C’est un producteur intégré qui fabrique ses lingots de Silicium, les débite en wafers, produit les cellules photovoltaïques et assemble les modules qui est le produit fini. Il a commercialisé 201MW de modules en 2008 (venant de 76MW en 2007) pour un chiffre d’affaire de 832 millions d’euros. En 2009 Trina Solar espère commercialiser entre 350 et 400 MW de modules, les contrats déjà signés représentent 300MW.

                          Les deux arguments commerciaux que développe le Management de cette Société sont les performances de ses modules qui sont très bien notées au niveau mondial et ses prix. Les coûts de production des modules, hors Silicium, étaient en fin 2008 de 0,82 $/Watt et ils seraient de 0,78 dollars au premier trimestre de cette année. Sur l’année les réductions de coûts annoncées seraient de 15 à 20%, ce qui amènerait le coût de production des modules, hors silicium, vers les 0,7$/Watt à fin 2009.

                        Même en ajoutant le prix du Silicium qui se négocie autour de 40$ le kilogramme en Chine, et les divers coûts de transformation et de traitement de du Silicium jusqu’à la cellule, on le voit les coûts du produit fini vont être inférieurs au dollar par Watt. Ceci veut dire qu’avec la montée des volumes  de production et une rude compétition, les prix de vente des modules ont un boulevard pour fortement décroître dans les mois à venir.

    LIRE le communiqué de Trina Solar

    Le 4 Mars 2009.

  • L’indien ACME va se lancer dans le solaire thermique par concentration avec le procédé eSolar

    L’indien ACME va se lancer dans le solaire thermique par concentration avec le procédé eSolar

    Esolar46mwmodule                    L‘américain eSolar est en pleine phase de recentrage sur la production de centrales solaires par concentration et abandonne ses ambitions de devenir un producteur d’électricité (LIRE). Dans ce cadre il vient de céder l’exclusivité de sa technologie à l’indien ACME sur son territoire; en contrepartie ACME entre à hauteur de 30M de dollars dans le capital d’eSolar. Cet accord porte sur un volume global de 1000 MW sur une durée de 10 ans. Dans un premier temps ACME va passer commande d’une tranche de 100MW pour une construction de ferme solaire qui débuterait dans le courant du deuxième semestre. Rappelons que le procédé eSolar repose sur de petites tours solaires de quelques MW de puissance alimentées par des panneaux réfléchissants répartis de part et d’autre. Ce système modulaire permet d’utiliser au mieux la surface disponible et de n’avoir aucune limite de puissance, contrairement aux grandes tours solaires qui gèrent mal la surface au sol disponible et sont limitées en puissance par la portée des miroirs.

    Le 4 Mars 2009.

  • Ventes de voitures aux Etats-Unis au mois de Février: c’est toujours la déprime

    Ventes de voitures aux Etats-Unis au mois de Février: c’est toujours la déprime

                           General Motors vient de ravir au mois de Février la palme à Chrysler de la plus forte chute des ventes mensuelles en un an, avec -51%. Seul le coréen Hyundai se distingue du lot des constructeurs avec une progression des ventes de 4,9% depuis le début de l’année. Enfin, Volkswagen sauve les meubles avec une chute des ventes limitée à 16% au mois de Février (FIG.) ce qui, en ces périodes, relève de l’exploit.Ventesvoituresus200902

                           Un examen des variations des ventes corrigées des jours ouvrables, pour chaque mois, par rapport au même mois de l’année précédente, pour l’ensemble des constructeurs, montre que le recul semble avoir atteint un plancher aux environs de -40% (FIG.II).Ventesvoituresus200902b

                        Le marché américain tout comme le marché européen de la voiture se heurte à un comportement collectif de prudence financière qui incite le consommateur à épargner plus qu’à réaliser de gros achats gratifiants. La baisse des taux d’intérêts, le vieillisement du parc automobile et surtout la sortie de nouveaux modèles plus en adéquation avec les aspirations des clients, comme les nouveaux modèles hybrides japonais, devraient sinon relancer la machine, du moins limiter les baisses de volumes observées depuis quatre à cinq mois.

    Le 4 Mars 2009.

  • Renault et la crise.

    Renault et la crise.

    Ducdanjou_crise Les bavards de Renault décidément, donne bien du grain à moudre sur l’origine de la crise.
    Celle-ci est une crise de surinvestissement : trop de capacités de productions crées, surtout par les délocalisations, sans que les marchés, aient été agrandis : les rémunérations sont, mondialement, stagnantes.
    D’ailleurs, dans n’importe quel pays, le cout de la main d’oeuvre dans le prix d’une automobile est marginal.
    Ce n’est pas la conjoncture, si sévère soit elle, qui a démolie l’industrie automobile, c’est leur politique.
    Quelle était elle ?
    – Distributions de dividendes trop importantes, les fonds distribués sans intelligence manquent aujourd’hui,
    – Dépenses d’investissement (le basculement des lignes de productions dans les délocalisations), qui ont entrainé un accroissement trop fort des capacités de productions : 9.5 millions en Europe pour 17.8 millions produits.
    Quelle est la solution ?

    Au niveau des agents, elle est simple, c’est la suppression de sites, purement et simplement. Le "saupoudrage" des suppressions d’emplois ne donnent qu’un résultat marginal : les frais de personnel, sont, pour l’automobile, trop peu importants pour être significatifs.
    Et là, c’est clairement le donnant /donnant politique qui va faire son effet. Les gouvernements des pays pauvres ne peuvent rien donner, les gouvernements des pays riches monnayeront leur aide.
    Et il sera difficile, pour eux, de distribuer des milliards pour subventionner les usines Tchéques.
    Les nouvelles implantations visant à délocaliser sont aussi, intenables. D’abord parce qu’elles coutent chères.

    Les surcapacités éclatantes en Europe sont aussi importantes partout ailleurs. Tout le monde s’est précipité en Chine.
    Les constructeurs vont aussi opérer les sous traitants. En période de crise, souvent la sous traitance est rapatriée. Les constructeurs reprennent une partie de ce qu’ils avaient externalisés. Ils ne sont guère, à l’heure actuelle, qu’assembliers. Un constructeur nippon, lui, avoue que les prévisions, même les plus pessimistes apparaissent impossibles.

    Mardi 3 Mars 2009

  • Le Japon travaille sur les futures générations de batteries pour la traction électrique

    Le Japon travaille sur les futures générations de batteries pour la traction électrique

                          Le NEDO japonais (New Energy and Industrial Technology Development Organization) bras armé de l’administration pour coordonner les recherches et les développements au sein des Universités et des Entreprises nippones vient de décider de créer, à partir du premier Mars, une nouvelle Section qui aura en charge la R&D dans le domaine des Batteries de Technologies Avancées. Elle bâtira un nouveau plan intitulé "Fundamental Scientific Research Project on Advanced Storage Batteries" qui regroupera les recherches et les développements dans le domaine. L’objectif des japonais est de développer les batteries de l’après Li-ION pour la traction électrique. La meilleure illustration de ces recherches est schématisée dans une slide publiée dans le plan stratégique de Toyota (FIG.) où l’on voit apparaître des batteries de types Métal-Air ou des batteries "All solid state" qui multiplieraient par 5 à 10 l’autonomie des véhicules. Remarquez bien que dans un tel schéma on a mis aux oubliettes les piles à combustible.   

    FIG. Vision de Toyota concernant les futures batteries :(Rem. en abcisse se sont des énergies en Wh/l ou des autonomies de véhicules en km)Toyota_stockage

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    Le 3 Mars 2009.

  • L A : s’éclairer à moindre coût.

    L A : s’éclairer à moindre coût.

    Lemasquedezorro Ils sont trop forts les politiciens (ou politichiens ?), à Los Angeles, Zorro, Antonio Villagairosa, le maire prévoit le remplacement de 140 000 ampoules de l’éclairage publique par des diodes électroluminescentes.
    Le coût en sera de 57 millions, et en réalité, ce n’est pas un coût. Les LED durent de 20 à 40 fois plus longtemps.
    Donc, après un investissement initial, les économies en dépenses de renouvellement "s’éteindront" naturellement.
    Le plan prévoit 20 000 changement la première année, puis 30 000 les années suivantes.

    Au bout de 7 ans, l’opération dégagera des bénéfices, par rapport à la situation antérieure.
    Bien entendu, on essaie de faire perdurer une situation issue de 1945 : l’étalement urbain. Cette politique, après une gabégie sans nom et un retard technique important aura ses effets. Mais, en Californie, on n’échappera pas à la question fondamentale : le mode de vie est il soutenable ?
    En effet, la sécheresse fait son oeuvre et le trop grand prélèvement sur la ressource apparait.

    On peut se demander pourquoi une telle évolution n’a t’elle pas eu lieu depuis 40 ans ? Ou plutôt noter l’insouciance devant les factures en tous genres. c’était facile, il n’y avait qu’à les payer.

    Mardi 3 Mars 2009

  • Nabucco ? Pas assez de gaz…

    Nabucco ? Pas assez de gaz…

    Nabucco C’est la chancelière allemande qui vient de mettre les points sur les i et les traits sur les barres.
    L’argent ne manque pas, ce qui manque, c’est le gaz pour que Nabucco soit réaliste.
    "Nabucco n’a pas besoin de soutien financier, étant donné que les investisseurs privés ne manquent pas " et
    " Le problème avec Nabucco, c’est de savoir d’où proviendra le gaz ? "
    La donnée de base, c’est que les gazoducs ont besoin de gaz russe pour être rentable. De gaz russe ou iranien.

    On voit donc que Nabucco méritait davantage comme nom quelque chose comme tartarinade, couillonnade, et, si on ajoute l’instabilité des régimes de la région traversée, on n’a strictement aucune chance réaliser le gazoduc.
    Comme l’a dit un lecteur dans un post, un gisement n’existe que par l’infrastructure qui permet de l’exploiter.
    On vient de s’apercevoir que l’asie mineure n’avait aucune stabilité, ni aucune unité.

    Retour sur terre, donc. Les russes sont et restent incontournables en matière de gaz. Ils ont, eux, l’avantage d’avoir une infrastructure ancienne et eprouvée.

    Mardi 3 Mars 2009

     

  • La vérité sur le transport aérien.

    La vérité sur le transport aérien.

    Images Petit à petit, le voile se lève sur l’inanité profonde du transport aérien.
    Depuis 2001, cette activité se survit. Elle n’est, en effet, tout bonnement, pas rentable.
    7 années de pertes sur 8, et sans être grand clerc, on peut annoncer une huitième année déplorable. Seul 2007 a été bénéficiaire, sans éponger les déficits cumulés.
    Et encore, les compagnies "reines de la terre", les compagnies aériennes américains sont elles dans une spirale profonde de récession. Toutes elles se mettent, les unes après les autres, sous le chapitre 11, histoire de compresser un peu plus salariés et retraités.
    93 appareils mis en service en Janvier, 96 retirés, 23 définitivement, 73 stockés…
    Sur les 5 derniers mois, les retraits sont palpables : 441 appareils mis en service, 632 retirés.

    On pourrait dire que c’est une modernisation, que cela n’a rien de catastrophique. Même pas.
    Car le vrai recul n’est pas, statistiquement perceptible : il s’agit de la moindre rotation des appareils, qui s’apparente elle, à des retraits massifs de capacités.
    Mais l’IATA lâche le morceau a un moment :
    "Les compagnies tentent pourtant de répliquer à la crise. Elles réduisent leurs capacités depuis plusieurs mois déjà, mais jamais de façon aussi importante que ne recule le trafic, si bien que les avions sont toujours moins remplis. La seule exception soulignée par l’IATA est le marché intérieur nord-américain, où la stratégie de baisse de l’offre connaît un certain succès.  "
    STRATEGIE DE BAISSE DE L’OFFRE ?
    Serait donc DEJA rentré dans une stratégie POST CROISSANCE ?

    Les américains savent aussi être fort pragmatique. Les destinations les moins rentables ou les  déficitaires sont tout bonnement abandonnées, purement et simplement.
    En janvier, le fret aérien était à son huitième mois de déclin, le trafic passager à son cinquième.
    On parle de "consolidation" ? C’est l’appellation polie d’un monopole reconstitué qui masquerait la perte de sens économique.

    Mardi 3 Mars 2009

  • La redistribution des cartes se poursuit dans le solaire californien

    La redistribution des cartes se poursuit dans le solaire californien

    Gosolarca1                    Après le retrait de la génération d’électricité d’origine solaire d’Ausra puis d’eSolar (LIRE), voici l’américain OptiSolar qui jette l’éponge en cédant pour 400 millions de dollars ses droits sur une ferme solaire photovoltaïque de 550 MW (la Topaz Solar Farm) au leader américain First Solar. Ce projet de centrale qui a déjà reçu le feu vert de la California Public Utilities Commission, ce qui en fait son prix, consiste en une ferme solaire photovoltaïque, située vers San Luis Obispo, qui vendra son énergie (1,1 TWh par an sur la base de 2000 heures d’ensoleillement par an) à Pacific Gas & Electricity, opérateur du Nord de la Californie. La raison de ce changement de portage: Optisolar n’arrivait pas à rassembler les fonds nécessaires pour mener à bien le projet et First Solar voulait faire évoluer son modèle économique d’un simple producteur de modules solaires vers une Société intégrée verticalement jusqu’à la production d’énergie. Ce projet, d’après les accords initiaux, devrait entrer en production en 2013 au plus tard.

    Le 3 Mars 2009.

  • Panasonic repousse sa prise de contrôle sur Sanyo, Nissan fera assembler des batteries au Portugal

    Panasonic repousse sa prise de contrôle sur Sanyo, Nissan fera assembler des batteries au Portugal

    Sanyo_2                      Il n’y a apparemment aucun rapport entre les deux sujets et pourtant les deux informations rappellent le caractère stratégique qu’a acquis l’industrie des batteries dans le monde. Tout d’abord l’information venant de Panasonic qui annonce que la rachat de Sanyo ne pourra pas être finalisé avant la nouvelle année fiscale 2009 qui démarre le premier Avril au Japon. La raison? Les services américains de la concurrence demandent un approfondissement de l’enquête avant autorisation. Ils s’émeuvent de la fusion des deux leaders mondiaux des batteries, non pas pour la téléphonie ou l’informatique cordless dont les batteries sont de plus en plus chinoises ou coréennes, mais tout simplement pour les futurs véhicules électriques ou hybrides rechargeables. La pression sur les entreprises japonaises pour transférer leur know-how en dehors de l’Asie va être très forte, la batterie étant un organe essentiel des futurs véhicules.

                        Renault-Nissan, en la personne de Carlos Ghosn, sait bien ce caractère stratégique. Il intègre aussi les coûts d’assemblage des éléments en batterie au Japon avec une main d’oeuvre rare et un Yen hors de prix. D’où l’idée de proposer au Gouvernement portugais de mettre en place une usine d’assemblage de batteries au Portugal qui servirait de base, à partir de 2012, à l’Europe entière. Mais ne vous y trompez pas, les éléments d’accumulateurs de technologie NEC proviendront du Japon. Seul l’assemblage des éléments en système batterie sera délocalisé, mais cela, le communiqué ne le dit pas.

                        Cette décision rappelle celle de General Motors d’acheter des accumulateurs à LG Chemical en Corée et d’intégrer l’assemblage en batterie aux Etats-Unis (LIRE).

                         Enfin rappelons que Mitsubishi Motors et Peugeot officialisent que Peugeot va distribuer un clone de la i-Miev, véhicule électrique qui sera produit au Japon. C’était la seule solution pour Peugeot de pouvoir présenter au Marché européen, un véhicule à zéro émission de CO2 dans des temps raisonnables. L’info était connue depuis belle lurette sur ce blog (LIRE).

    LIRE les communiqués Panasonic et Nissan.

    Le 3 Mars 2009.