Nabucco ? Pas assez de gaz…

Nabucco C’est la chancelière allemande qui vient de mettre les points sur les i et les traits sur les barres.
L’argent ne manque pas, ce qui manque, c’est le gaz pour que Nabucco soit réaliste.
« Nabucco n’a pas besoin de soutien financier, étant donné que les investisseurs privés ne manquent pas  » et
 » Le problème avec Nabucco, c’est de savoir d’où proviendra le gaz ? « 
La donnée de base, c’est que les gazoducs ont besoin de gaz russe pour être rentable. De gaz russe ou iranien.

On voit donc que Nabucco méritait davantage comme nom quelque chose comme tartarinade, couillonnade, et, si on ajoute l’instabilité des régimes de la région traversée, on n’a strictement aucune chance réaliser le gazoduc.
Comme l’a dit un lecteur dans un post, un gisement n’existe que par l’infrastructure qui permet de l’exploiter.
On vient de s’apercevoir que l’asie mineure n’avait aucune stabilité, ni aucune unité.

Retour sur terre, donc. Les russes sont et restent incontournables en matière de gaz. Ils ont, eux, l’avantage d’avoir une infrastructure ancienne et eprouvée.

Mardi 3 Mars 2009

 

Commentaires

Une réponse à “Nabucco ? Pas assez de gaz…”

  1. Avatar de Raymond Bonnaterre

    Pour info et éviter de prendre la Chancelière pour un grand stratège dans le domaine de l’énergie, domaine où jusqu’à présent elle s’est avérée être assez nulle, ce qui pourrait lui être un jour reproché.
    Extrait du Rapport de Claude Mandil au Premier Ministre du 21 Avril 2008.
    Les chiffres que nous ont fournis les autorités azerbaïdjanaises elles-mêmes, et qu’on aurait donc le droit de trouver optimistes, ne permettent pas d’espérer que Nabucco puisse recevoir dans le meilleur des cas plus de 20 Gm3 (milliards de m3) par an de gaz d’Azerbaïdjan et du Turkménistan. C’est insuffisant pour justifier un investissement d’une telle importance. Même si peut espérer que l’exploration permettra de découvrir des réserves nouvelles non comptabilisées à ce jour, la conclusion s’impose : Nabucco ne sera construit qu’avec la perspective d’acheminer aussi du gaz russe ou iranien, ou les deux.
    Cette conclusion n’est pas nécessairement désolante. En particulier le gaz iranien mérite toute l’attention de l’Europe. Certes le contexte politique actuel interdit sans doute d’envisager qu’il puisse être exploité et vendu à l’Europe à brève échéance, mais il faudra bien un jour que cette situation évolue, et si ce jour-là Nabucco n’est pas en service, le risque est grand que l’essentiel des exportations iraniennes prenne, sous forme liquéfiée et par voie maritime, le chemin de l’Asie du Sud et de l’Est. Nabucco est le gazoduc qui permet à l’Europe de pouvoir un jour bénéficier des exportations de gaz iranien et il faut anticiper cette échéance.

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