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  • Destruction de la forêt amazonienne.

    Destruction de la forêt amazonienne.

    Fordlandia " après une pointe de 1 096 km2 détruits au mois de mai, ce sont respectivement 870, 323, 756 et 587 km2 qui ont été détruits aux mois de juin, juillet, août et septembre de cette année.  "
    Mais, les défricheurs veulent aller plus loin, faire baisser l’obligation de replantage de 80 % à 50 %, et surtout pouvoir replanter en espèces non indigènes, c’est à dire, palmier à huile et eucalyptus.
    On y voit la puissance du lobby de l’éthanol.
    Ce lobby butte sur trois choses désormais. La baisse du prix des carburants, qui pourrait tuer ce "nouveau cycle" brésilien, la baisse des financements, et la nature amazonienne.
    En effet, une puissante compagnie, Ford avait déjà essayé des gigantesques plantations d’hévéas pendant les années 1920, puis en 1944.

    Ces plantations se sont révélées être un non sens économique et écologique. L’investissement de départ ne fut jamais amorti, et la cause en est simple. La plantation d’un si grand nombre d’arbres d’une seule espèce a été pour les insectes et les maladies, un garde-manger, et malgré les efforts, Ford jeta vite l’éponge.
    Tout bon forestier, tout bon éleveur sait qu’un grand élevage d’animaux ou d’arbres crée de grandes épidémies.

    Dimanche 23 novembre 2008

  • le barrage d’Ilisu

    le barrage d’Ilisu

    Ilisu Le projet de barrage d’Ilisu sur le Tigre, en Turquie, souffre des maux de toutes les constructions de barrages.
    D’abord, le déplacement des populations (78 000 personnes sur 52 villages et 15 villes moyennes) sur 313 km2, est comme de bien entendu et comme c’est une constante, sujet à spoliations, expropriations inadéquates et problèmes de relocalisations.
    Bien entendu, le problème kurde vient s’y greffer.
    Le fil rouge dans tous les pays, c’est que les états ne veulent pas accorder une indemnisation suffisante aux expropriés, et qu’ensuite ils doivent se débrouiller, tous seuls.

    En effet, nul part n’existe 313 km2 de terres libres, ni en Turquie ni ailleurs, que les bonnes terres sont déjà occupées et que reloger autant de personnes, c’est compliqué, et puis au fond, c’est leur faute à ces populations. Pourquoi habitaient elles ici ?
    Si l’on rajoute la corruption des administrations, leur train de vie, on s’aperçoit en plus, que bien peu des budgets qui leurs sont alloués leurs parviennent réellement.
    Ce genre de problèmes créent les "incidents de masses" en Chine, mais, partout, c’est le malaise.
    L’indemnisation est d’autant plus élevée que le niveau social est élevé, c’est donc, aussi, une indemnisation de lutte de classe.
    Suffisante et large pour les hautes classes, disposant des moyens juridiques et financiers de discuter, voilà et dites merci, pour les autres…

    En plus, pour ce barrage d’Ilisu, on retombe sur les problèmes transfrontaliers. Les deux grands fleuves Tigre et Euphrate naissent en Turquie, mais concernent aussi et surtout Irak et Syrie, moins bien pourvus en eau que la Turquie.
    Que des problèmes pour 1200 MW.

    Dimanche 23 novembre 2008

  • Montée en puissance de la guerre afghane.

    Montée en puissance de la guerre afghane.

    Le candidat Obama l’avait promis, il aurait SA guerre, en Afghanistan et au Pakistan.
    Images Le complexe militaro-industriel réagit aux propos présidentiels, et si un désengagement à train de sénateur se fait en Irak, l’accroissement se fera en Afghanistan.
    Oublié le but de la guerre, l’accès au pétrole et gaz d’Asie centrale, c’est désormais la guerre pour la guerre.
    Après avoir dévasté l’Irak, elle va dévaster un pays plus loin.
    Promis, juré, on ne fera pas les mêmes erreurs. Exit l’OTAN détesté et ressenti comme inutile.
    On passera, on passe largement au dessus des structures de l’alliance. Histoire de la tuer un peu plus.
    On sera sans doute obligé de faire risettes et cadeaux aux russes pour les problèmes logistiques.
    Tant pis pour l’est de l’Europe, prié de se taire.

    Mais on ne prendra pas un Maliki, trop indépendant et qui n’accepte plus les bases pharaoniques qu’on voulait maintenir là-bas, déjà Karzaï, trop indépendant lui aussi n’est plus en odeur de sainteté.
    Promis, en, même temps que la guerre, on éradiquera la corruption, on reconstruira l’économie (comme en 1865 on a reconstruit le sud) et on rasera gratis.

    Le président n’aura pas à se casser la tête, il n’aura qu’à lire quelques communiqués, disant que tout s’améliore.
    Comme les alliés, ils n’auront à s’occuper de rien, juste à fournir les renforts.
    Dans ce contexte, la guerre Afghane devrait, elle aussi, tourner au désastre. A moins que le trafic de drogue, en s’effondrant sous l’effet de la crise, ne porte un coup fatal aux Talibans.

    Samedi 22 novembre 2008

  • Les cours du pétrole à New-York vont-ils marquer le pas?

    Les cours du pétrole à New-York vont-ils marquer le pas?

                        Avec le franchissement à la baisse de la barre des 50 dollars le baril, le cours du pétrole sur le NYMEX, semble être complètement hors de contrôle. Cela provient du fait qu’il est tiré vers le bas par la spéculation, confortée par la montée régulière des stocks et surtout par la  mévente des produits raffinés. Il faut savoir que l’essence s’est échangée Jeudi à moins d’un dollar le gallon, c’est à dire à moins de 42$ le baril. La baisse des cours des produits raffinés incite les hedgers à tirer ceux du brut vers le bas. C’est un des schémas classiques du marché. Pour que ce mouvement de baisse marque le pas, il est nécessaire que la demande en produits raffinés se raffermisse ou que les importations de ces produits se réduisent, ce qui revient au même. Les importations de produits raffinés, dont celles d’essence, aux Etats-Unis devraient tendre assez rapidement vers zéro (FIG.) pour tenir compte de la baisse des consommations et sous la pression de la baisse des prix.Usimportsraffines20088

                       Une stabilisation des stocks, une remontée des consommations de fuel avec l’arrivée des grands froids, devraient inciter les quelques 300 traders accrédités qui déterminent les cours du pétrole à New-York, à marquer une pose. D’après la CFDT (Commodity Futures Trading Commission) qui donne l’état des futures et des options sur tous les produits faisant l’objet de marchés à terme aux Etats-Unis, les opérateurs sur le pétrole auraient plutôt abandonné leurs positions courtes vendeuses au profit de positions longues à l’achat. Il n’est pas insensé de penser que certains acteurs passent à l’achat juste avant les grands froids, sur une source d’énergie à bon prix.

                        Par la suite, seule une réduction drastique des productions de l’OPEP permettra de remettre un peu d’ordre dans ce marché fou. Dans le cadre d’établissements de nouvelles règles économiques, les membres du G20 examineront à coup sûr les problèmes posés par la volatilité des cours des commodities. Des systèmes amortisseurs comme l’existence d’instances professionnelles de régulations des productions (OPEP) ou de constitutions de stocks (stocks stratégiques) devraient permettre de contrer les variations les plus destructrices à condition qu’ils fassent l’objet d’accords de régulation à long terme à l’intérieur d’objectifs acceptés par les pays producteurs et les pays consommateurs.

    Le 23 Novembre 2008.

  • Consommation par véhicules…

    Consommation par véhicules…

    Consovehicule Ou, le suicide des "big three".
    On le voit, la moyenne de consommation des véhicules produits par les constructeurs nord-américains est d’environ 12 L au cent.
    Réaliser un modèle, cela demande 5 ans de préparation, 4 en tirant au plus juste, ce qui donne le pouls du malaise chez les constructeurs US.
    En admettant qu’ils aient commencés à se réorienter il y a un an seulement, il leur en reste 3 pour avoir une gamme réaliste en étant optimiste.
    SAUF, si, comme GMC, on possède déjà ce savoir faire, ses

    modèles, dans sa filiale, Opel.
    On comprend toute l’importance que prend Opel pour GM. C’est une réserve de liquidité, et une réserve technique.
    Bien entendu, il y a, là dessous, un "scrupule"(petit caillou qui blesse dans la botte). Ce "scrupule", c’est que le gouvernement Allemand considère Opel comme allemand, et pas ou plus, comme US.

    Pour préserver une rentabilité fictive et de plus en plus aléatoire, les constructeurs US avaient privilégié le secteur du "petit camion". Il coutait 1500 $ de plus à fabriquer et en rapportait 7000 de plus.
    Leur gamme de véhicules classiques, quand à elle, s’étiolait.
    Trop petite pour flatter l’égo et la virilité à la Chuck Norris, et trop grande pour ceux qui ne se la jouait pas…

    Samedi 22 novembre 2008

  • Eau et électricité.

    Eau et électricité.

    Desertec_fig1 L’eau et l’électricité sont les nouveaux pains et vins du monde. L’eau douce, essentiellement agricole, manque, notamment dans certaines régions fragiles et le recours au dessalement est de plus en plus fréquent.
    Ce recours pourrait revêtir deux formes. Soit la forme d’un recours au nucléaire (une cinquantaine de centrales), soit la mise en oeuvre du projet DESERTEC.
    Mais, ce qui visiblement coince, ce n’est pas le problème technique, c’est le problème politique dans les deux cas.

    Certains sont peu désireux de voir la technologie nucléaire se généraliser avec tous les risques militaires qu’il en découle.
    Mais le projet DESERTEC aussi pose problème, non pas problème technique, une très petite surface du Sahara suffirait aux besoins mondiaux, mais politiquement, il est toujours risqué de dépendre d’un seul fournisseur.
    On veillera donc à préserver un taux d’indépendance (ou plutôt un bouquet) énergétique.
    Le soleil deviendrait donc de l’or.
    Cette évolution serait primordiale pour les pays arabes et du moyen orient, possédant peu de ressources en eau, et leur permettrait aussi, de tendre vers l’autosuffisance alimentaire.

    Samedi 22 novembre 2008.

  • Daimler va diriger des études amont dans les domaines de la traction électrique avec l’Institut de Technologie de Karlsrhue

    Daimler va diriger des études amont dans les domaines de la traction électrique avec l’Institut de Technologie de Karlsrhue

    Daimleredrive                       L’électrification des véhicules routiers avec les véhicules hybrides ou totalement électriques permet d’ouvrir une multitude de chantiers innovants qui permettront de définir les véhicules routiers de demain, en les rendant plus fiables, moins lourds, moins chers et moins polluants. Parmi ces possibilités figurent de nombreux thèmes de recherches autour de l’électronique de puissance, des systèmes de contrôle, du stockage de l’énergie électrique et des divers équipements électriques. Daimler a décidé de lancer des études de recherche dans ces domaines avec l’Institut de Technologie de Karlsruhe, le KIT, qui rassemble 8000 personnes, pour un budget annuel de 700 millions d’euros. Ces études sont prévues pour une première phase d’une durée de 5 ans.  Cette collaboration amont importante de l’Institut de Technologie de Karlsruhe avec Daimler serait en partie financée par le Ministère de la Science et de la Recherche fédéral à hauteur de 500 mille euros par an.

                            Rappelons que depuis la dissolution de VARTA, l’Allemagne ne possède aucun industriel réellement compétent dans le domaine des systèmes batteries qui est l’équipement clé de tous ces ensembles.

    Le 22 Novembre 2008.

  • La chimie mondiale atteinte à son tour par la crise: BASF va fermer temporairement 80 usines dans le monde

    La chimie mondiale atteinte à son tour par la crise: BASF va fermer temporairement 80 usines dans le monde

    Basf_2                           L‘industrie automobile est une grosse consommatrice de produits chimiques. L’arrêt des productions de véhicules en fin d’année et la réduction des stocks entraîne de fortes et soudaines annulations de commandes auprès de l’Industrie chimique. BASF, le premier chimiste mondial, annonce qu’il va fermer temporairement 80 de ses usines dans le monde et réduire les cadences de 100 autres unités au moins jusqu’au mois de Janvier et peut-être au-delà.

                          

                                L’automobile consomme en moyenne par véhicule, 150 kilogrammes de produits chimiques qui représentent une valeur de plus de 2000 euros. Ce sont toutes sortes de matières qui sont concernées et utilisées dans les peintures, les revêtements anticorrosion, les joints, les fixations, les sièges et autres équipements intérieurs, les airbags, les réservoirs, les pièces de carrosserie et d’éclairage, sans oublier les pneumatiques et les divers lubrifiants. En Europe c’est bien sûr l’Allemagne, leader de la chimie,  qui va être la plus concernée par ces ralentissements en cascades. Les immenses usines BASF de Ludwigshafen vont tourner au ralenti, au moins jusqu’au début 2009. En contre coup la pétrochimie devrait à son tour ressentir la baisse de la demande mondiale.

    .Voiturerecyclage

    Le 22 Novembre 2008

  • La déflation corrode la valeur boursière des Sociétés « vertes »

    La déflation corrode la valeur boursière des Sociétés « vertes »

                           Il est une évidence: le mouvement mondial vers les énergies renouvelables est (provisoirement) stoppé. A l’insouciance juvénile de start-up enthousiastes et peu compteuses, voila venu le temps des fins de mois difficiles et des sombres prévisions. Certains indices, comme l’affirmation de l’allemand SolarWorld désirant racheter des usines de productions de voitures, montrent que ces entreprises peuvent être dirigées parfois par des farfelus. L’action SolarWorld n’a perdu que 30% de sa valeur cette semaine et se rapproche ainsi du club très huppé des actions ayant perdu plus de 80% de leur valeur depuis le début de l’année (TAB.).

    .Boursecours200811c

                           Mais d’autres ont fait pire encore cette semaine. C’est le cas du chinois Suntech, le N°2 ou 3 du photovoltaïque mondial, qui a perdu 44% de sa valeur, c’est le cas de THEOLIA en France qui en est à vendre ses éoliennes pour renflouer sa trésorerie et qui de ce fait perd 42% de sa valeur. Mais on voit aussi le norvégien REC un très gros du silicium décrocher de 30% et Q-Cells en Allemagne plonger de 27%. Ces pertes de valeurs boursières accompagnent bien sûr le mouvement général de baisse des cours, mais en  l’amplifiant. La fragilité financière de ces entreprises généralement très endettées et peu aptes à supporter un mouvement de ralentissement des affaires, explique le climat de massacre. Les généreuses subventions étatiques aux énergies renouvelables ne suffiront pas à sauver les plus faibles du secteur.

    Le 22 Novembre 2008.

  • Moby Dick…

    Moby Dick…

    Images_4 Moby Dick, alias le pentagone, est en Irak.
    Visiblement, les moyens militaires, politiques et financiers des USA n’existent plus, et un affrontement entre pouvoir politique et complexe militaro-industriel est en cours.
    Apparemment, certains évoquent un conflit original.
    La cour du roi Pétaud, le Pentagone, parle de 3 années pour évacuer l’Irak.
    " Il nous semble vraisemblable que le Pentagone, et notamment l’amiral Mullen, n’exagèrent pas vraiment en avançant ces exigences chronologiques et pharaoniques pour un retrait d’Irak."
    Arcbouté sur sa propre incompétence, Moby Dick fera tout pour sauvegarder son budget, sa place au soleil,

    son importance, même si l’économie US, les citoyens doivent en crever la bouche ouverte.
    Reste, qu’à ce petit jeu là, l’échec militaire US, patent en Irak, autant qu’en Afghanistan, risque vite de se transformer en déroute et en catastrophe.
    Peut on imaginer sérieusement qu’un pays ayant de tels problèmes intérieurs puisse consacrer encore autant d’argent à jouer à la guerre ? Ou puisse, simplement, soutenir PHYSIQUEMENT le corps expéditionnaire, tout en maintenant 800 bases à l’extérieur ?
    2009 s’annonce comme une année noire économique, elle pourrait bien être aussi une année noire pour l’armée américaine.

    Vendredi 21 novembre 2008