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  • France : une politique de rénovation ?

    France : une politique de rénovation ?

    Images Les HLM et les particuliers pourront bénéficier de prêts hyper-bonifiés et de PTZ pour la rénovation thermique des bâtiments.
    Pour les particuliers, le PTZ atteindra 300 euros/M2 dans la limite de 100 M2.
    Le bonus malus pour les appareillages sera étendu.
    Mais dans le même temps, on en reste aux vieilles barbes des budgets en équilibre, alors que l’aspect des économies sur le commerce extérieur, par exemple est totalement occulté.

    Par contre, les aides fiscales vont être réduites pour les biocarburants, ce qui est significatif de leur perte de crédit.
    C’est un plan qui sera édicté par ordonnances, sans doute, à peine suffisant, si ce n’est comme l’amorçage d’une politique qui pourrait être très ambitieuse et résoudre le problème de ralentissement économique, mais c’est aussi important, relativiser le poids des grands producteurs d’énergies.
    Alléger la dépendance à l’extérieur en ressources pétrolières, gazières, charbonnières et uranifères, c’est aussi, n’en déplaisent à certains lobbys, de la grande politique, avec un grand P.
    Trop longtemps retardée, cette évolution sera sans doute spectaculaire dans ces effets, et, en matières d’énergies, ou de quoi que ce soit d’autre, il n’est jamais bon de dépendre de pays peu fiables.

    Gouverner, c’est prévoir, dit on. On peut prévoir, sans aucun risque de se tromper, des aléas dans l’approvisionnement. Raisonner autrement est complètement, dépassé, idiot et stupide.
    En attendant, la politique européenne de lutte contre la dépression se mesure à l’aune de sa stupidité, incommensurable (50 euros par européens…) et de son idéologie (équilibresque).
    C’est la tentative de sortie de crise imaginé et appliquée au japon depuis presque 20 ans. Son échec n’a pas sauté au yeux des dirigeants européens.

    Samedi 13 septembre 2008.

  • L’allemand E-On envisagerait de commander et d’exploiter une centrale EPR en Grande-Bretagne

    L’allemand E-On envisagerait de commander et d’exploiter une centrale EPR en Grande-Bretagne

    Eprplant1                        Après la demande de raccordement au réseau de plusieurs sites britanniques réalisée l’an dernier par British Energy pour 2016, acte administratif préalable à toute demande d’autorisation de construction d’une centrale électrique en Grande-Bretagne, c’est E-On qui vient de faire une demande similaire pour le raccordement du site d’Oldbury pour 2020. D’autre part, E-On aurait signé une lettre d’intention avec AREVA et Siemens pour la commande d’une centrale de type EPR. Le rapprochement de ces deux informations laisse penser qu’E-On envisagerait de faire construire puis d’exploiter une centrale électronucléaire en Grande-Bretagne, faute de pouvoir, pour l’instant, envisager de tels développements en Allemagne. De plus, cette candidature d’E-On venant concurrencer les projets d’EDF dans ce pays, doit être très bien vue des autorités de régulation britanniques.

                        E-On est le premier distributeur d’énergie en Europe, avec 68,7 mrds d’euros de CA, en raison de fortes positions dans la génération d’électricité (471TWh) et de très fortes positions dans la distribution de gaz (1212 TWh). Il exploite une puissance électrique de 28,5 GW en Europe dont 8,5 GW de puissance électro-nucléaire en Allemagne.

    Le 13 Septembre 2008.

  • Les cours du gaz et du pétrole américains ne réagissent pas aux intempéries du Golfe du Mexique

    Les cours du gaz et du pétrole américains ne réagissent pas aux intempéries du Golfe du Mexique

                          Il y a de cela un an, l’arrivée d’un ouragan sur le Golfe du Mexique aurait été la cause d’une formidable envolée des cours du gaz et du pétrole à New York. Mais voilà, les choses ont changé, après les folles orgies des mois de Juin et Juillet les marchés ont la gueule de bois. Ils ont découvert qu’on leur avait fait croire des histoires enfantines de pénuries, de peak-oil dépassé. Dans les faits ils s’aperçoivent que les Etats-Unis ont réduit leur consommation de pétrole de près d’un million de barils par jour depuis le début de l’année et que grâce à l’exploitation des immenses gisements de gaz dans les schistes (gas shales) les Etats-Unis allaient devenir autosuffisants en approvisionnement en gaz. L’Amérique découvre qu’elle peut moins gaspiller d’énergie et ce sont les citoyens eux mêmes qui le démontrent, aucun message officiel de l’Administration Bush n’étant jamais venu relayer ce mouvement de maîtrise des consommations. La variation des cours du gaz (FIG.) dans un marché correctement approvisionné, par des productions en forte croissance, restera dans l’histoire des folies spéculatives.Gaz200809

                              Du coté du pétrole les choses sont plus complexes: la demande américaine est en forte baisse (-5,6% entre Juin 2008 et Juin 2007 d’après l’Energy Information Administration), l’offre de l’OPEP est en forte hausse et la position de l’Arabie Saoudite qui vient d’informer ses clients raffineurs qu’ils seront livrés au mois d’Octobre conformément aux contrats annuels, est de nature à pousser les cours vers le bas. Les positions au sein de l’OPEP sont très divergentes entre les faucons (Venezuela, Iran, Algérie) qui parlent beaucoup et la fraction plus modérée qui parle peu, mais qui possède les réserves et donc les clés de la production. Le retour vers les 90$ le baril du début de l’année est donc hautement probable, les ouragans passés (FIG.). Rappelons qu’à cette époque ce niveau de 90$ des cours était jugé élevé.Coursptrole200809

    Le 13 Septembre 2008.

  • Grande Bretagne : économie dans le Bâtiment

    Grande Bretagne : économie dans le Bâtiment

    Images_2 Les factures énergétiques qui deviennent énormes outre-manche, ont poussées le gouvernement britannique à annoncer un plan d’économie pour résoudre la "pauvreté énergétique", doté de 910 millions de livres, à l’horizon 2020.
    Ce plan devrait permettre de réaliser des travaux d’isolations pour 2 millions de logements par an (jusqu’à un total de 11 millions), mais la main d’oeuvre disponible ne devrait permettre que d’en traiter un million.
    le plan a été fraichement reçu.
    Manque de moyen et manque d’ambition ont été soulignés.

    Mais, il y a une INVERSION qu’il est bon de signaler, c’est la première fois qu’un état, aussi gâté en ressources minérales, que ce fut par le charbon, le méthane ou le pétrole ENVISAGE désormais des économies comme politique, et une DECROISSANCE comme objectif.
    Bien entendu, les objectifs devront être revu à la hausse, et c’est d’abord la sanction d’un "tout marché" qui est visible désormais par les flambées énergétiques en tous genres, aggravés par les vétustés et le défaut d’investissement, pimentés par le défaut d’approvisionnement à long terme et le recours aux marchés "SPOTS", les plus aléatoires et les plus imprévisibles.
    La demande énergétique est avant tout le fruit d’une politique, et les britanniques paient cher le choix idéologique de leur gouvernement, il y a trente ans.

    Vendredi 12 septembre 2008

  • Conspirations.

    Conspirations.

    Images Au déclenchement de la révolution française, le gouvernement britannique obtint la colossale somme de 25 millions de £ or, avec toute latitude pour les dépenser à sa guise, sans contrôle.
    Il s’agissait de souffler sur le brasier, et certains évènements, comme la "Grande peur", suivent un schéma d’intervention étrangère, qui fut évoqué, d’ailleurs, dès le départ.
    Plus près de nous, comme dit la chanson, Vladimir Illitch traversa l’Allemagne dans un wagon plombé, mais aussi reçu, ce qui est moins connu, la non moins colossal somme de 20 millions de marks or.
    L’ambassadeur des Etats-Unis est expulsé de Bolivie, à la suite des violents incidents dans les provinces séparatistes qui ont fait 8 morts.
    Ces provinces séparatistes sont aussi les plus riches en énergie, notamment en gaz.

    Mais la politique Etasunienne, égale à elle même, joue au complot qui aboutit au coup d’état militaire au Chili, risquant de créer plus de confusion, voir un Maëlstrom régional, qu’un basculement.
    les choses ont changés.
    Il était facile de manipuler de petites armées et d’acheter des bourgeoisies locales.
    Les armées latino-américaines, sans être des modèles sont beaucoup plus étoffées.
    2 Millions d’hommes pour le Vénézuela, c’est une noix assez dure à craquer.
    Le président Chavez, lui aussi a pris les incidents très au sérieux, expulsant l’ambassadeur américain.
    Dans un contexte d’affrontement avec la Russie, on ne peut qu’avoir des doutes sur la santé mentale des stratèges nord-américains, multipliant les foyers de conflit, sans avoir aucun moyen d’en contrôler aucun.

    Le fond de la querelle est le contrôle sans limite des ressources locales, avec des valets, plutôt que des partenaires, ou même des alliés.

    vendredi 12 septembre 2008

  • La production industrielle de la Zone Euro plonge au mois de Juillet

    La production industrielle de la Zone Euro plonge au mois de Juillet

                             L‘indicateur de production industrielle de la Zone Euro qui était encore largement positif au mois d’Avril (+4,1%) en variation par rapport au même mois de 2007, est passé dans le rouge aux mois de Mai (-0,4%) et Juin (-0,9%) mais encore soutenu par un score positif de l’Allemagne. Au mois de juillet tous les grands pays de la Zone Euro sont passés en négatif, l’Allemagne avec un timide -0,5% et une baisse de 1,3% pour l’ensemble de la Zone (FIG.) Tous les postes sont en retrait : biens de consommation durables (-5,7%), biens intermédiaires (-2,3%) et même le poste investissements, jusque là préservé, présente un score négatif (-1,1%). Compte tenu des mauvaises entrées de commandes du mois de Juin, en retrait de 7,5%, les résultats de la production du mois d’Août ne seront guère plus brillants. Les indicateurs économiques du troisième trimestre en Zone Euro devraient donc être pires que ceux du deuxième trimestre qui avait connu un mois d’Avril acceptable. Prodindus200807

    L’incapacité chronique et idéologique des instances économiques et financières européennes à réagir devant ce coup d’accordéon, explique la forte chute de la valeur de l’euro.

    Le 12 Septembre 2008.

  • La consommation de pétrole des pays de l’OCDE en net recul à fin Mai

    La consommation de pétrole des pays de l’OCDE en net recul à fin Mai

                           Au mois de Mai, à 46,7 millions de barils/jour, les consommations de pétrole des pays de l’OCDE sont apparues en retrait de 1,25 millions de barils/jour, par rapport au mois de Mai 2007. Ce recul des consommations provient de deux régions: les Etats-Unis (-0,89 millions bl/j) et l’Europe (-0,48 millions bl/j). En cumulé depuis le début de l’année le recul global de consommation des pays de l’OCDE se monte à 0,85 millions de barils/jour, tiré par celui des Etats-Unis (FIG.) qui affichent une économie de consommation de 0,88 millions de barils/jour, soit -4,3%.Consoocde200805

                               Une projection pour la fin de l’année est bien sûr un exercice tentant. Pour les Etats-Unis l’Energy Information Administration  a déjà publié la valeur mensuelle de variation du mois de Juin à  -1,17 millions de barils/jour et estime Juillet et Août à -0,6 millions. Pour les quatre derniers mois de l’année de façon assez inexplicable, l’EIA ne prévoit des décroissances qu’à seulement 0,13 millions bl/j, les américains reprendraient subitement leur gaspillage comme avant. Avec une hypothèse un peu moins farfelue de réduction mensuelle de 0,5 millions de bl/j durant le dernier quadrimestre, la moyenne annuelle américaine apparaîtrait à -0,73 millions de bl/jour. Pour l’Europe une réduction cumulée de 0,12 millions de bl/jour est possible. En supposant l’impact des autre pays de l’OCDE globalement nulle, on arriverait à une réduction des consommations de l’OCDE à -0,85 millions de bl/j, soit 1,7% de retrait par rapport à 2007. Avec un tel score l’augmentation mondiale des consommations de pétrole ne serait au maximum que de 0,5 millions de bl/j par rapport à 2007.

                               Il ne faudrait que bien peu d’efforts et d’imagination pour arriver à des réductions annuelles de consommation de pétrole de l’OCDE de l’ordre d’un million de barils par jour et donc pour atteindre une quasi stabilisation des consommations de pétrole dans le monde (LIRE). Mais ce concept ne s’est pas encore diffusé au sein des Agences et des politiques pour prendre corps. Les résultats de Juin qui seront en fort retrait, pourront éventuellement servir de catalyseur pour propager cette idée simple: les consommations de pétrole dans le monde ne doivent plus globalement croître, les économies des uns assurant les augmentations de consommations des autres.

    Le 12 Septembre 2008.

  • Poet veut produire 27% de plus d’éthanol à l’hectare de maïs

    Poet veut produire 27% de plus d’éthanol à l’hectare de maïs

    Poet1                        Poet est le plus grand producteur de fuel éthanol des Etats-Unis. Il possède 24 unités de productions qui produisent chacune, en moyenne, 160 mille barils par jour d’éthanol. Il prévoit d’en démarrer deux autres dans quelques mois. Poet travaille activement sur les biocarburants de deuxième génération et il est en train de construire une usine pilote  à Scotland, dans le Sud Dacota, qui doit démarrer avant la fin de l’année. Mais fort intelligemment, Poet ne veut pas tout chambouler, il veut produire plus d’éthanol dans chacune de ses usines en incluant une unité de production de deuxième génération, à partir des rafles et des tiges du maïs qu’il consomme localement. A l’aide d’un investissement marginal il va donc produire 27% d’éthanol de plus à l’hectare de maïs. Sa première usine qu’il va transformer dans ce sens, sera celle d’Emmetsburg dans l’Iowa, pour un investissement de plus 200 millions de dollars, mais avec une aide d’Etat de près de 15 millions de dollars de l’Iowa Power Fund. Les paysans qui vendent le maïs à Poet lui vendront également les rafles et les tiges pour un prix de l’ordre de 30$ à 60$ la tonne.

                          Cette évolution de la production de fuel éthanol à partir de maïs avec une efficacité accrue à l’hectare va dans le bon sens, elle permettra d’accroître de 27% les volumes de biocarburants produits à surfaces plantées constantes et sans avoir à créer de nouvelles usines. Les prix du boisseau de maïs à Chicago, après un plus haut au mois de Juillet à 7,6$ le boisseau, sont redescendus depuis vers les 5,2$.

    Le 12 Septembre 2008.

  • Le Parlement Européen invente le biocarburant « électrique »

    Le Parlement Européen invente le biocarburant « électrique »

    Fueling_revolution21                        Légiférer sur les objectifs énergétiques à 10, 15 ou 20 ans est un exercice périlleux s’il ne tient pas compte, dans la mesure du possible, d’éventuelles évolutions  technologiques et environnementales. Nos Députés Européens l’ont enfin bien compris au sein de la Commission de l’Industrie, où ils ont revu les objectifs de consommation de  biocarburants dans les transports à l’horizon 2015 puis 2020, rigidement et naïvement fixés auparavant par la Commission. Pour 2015 ces Députés ont fixé un objectif d’utiliser 5% de biocarburants dont au moins un point de pourcent doit provenir de biocarburants de deuxième génération, ou d’électricité, ou d’hydrogène produit par des sources renouvelables. Pour 2020, l’objectif devra être revu en 2014, mais il pourrait être de 10% de "biocarburants" dont au moins 4 points de pourcent seraient constitués du cocktail précédent.

                           On le voit, nos écologistes en Chambre deviennent prudents, bien que le ridicule n’ait jamais tué. Alors à leur place faisons un pari: en 2020 près de la moitié des voitures commercialisées seront totalement ou partiellement électriques et grâce aux nouvelles générations de batteries, le Parlement Européen envisagera une conversion totale à la traction électrique des nouvelles voitures pour 2035 ou 2040. Les producteurs de biocarburants manifesteront dans les rues.

    LIRE le rapport de conclusion adopté à 50 voies contre 2.

    Le 12 Septembre 2008.

  • 93 825 MW

    93 825 MW

    P1000192 Les capacités éoliennes ont augmenté de 27 %  en 2007, atteignant 93 825 MW au total.
    Les nouvelles installations se répartissent ainsi :
    – USA, 5244 MW,
    – Espagne, 3522 MW,
    – Chine, 3304 MW,
    – Inde, 1575 MW,
    – Allemagne, 1167 MW.
    les problèmes sont ceux rencontrés par toute industrie en création : goulots d’étranglements que sont, main d’oeuvre qualifiée, état du réseau, capacités industrielles.

    Pour l’état du réseau, on peut voir, y compris en France, des lignes locales saturées par UNE éolienne (les endroits propices au vent ne le sont pas forcément à la population et pas forcément très urbanisés).
    Bien entendus, les pays les plus grands, avec de grandes façades maritimes sont les plus susceptibles de connaitre des forts taux de croissance de cette énergie, et on assiste désormais à la montée en puissance asiatique, Inde et Chine, qui atteignent les 3° et 4° places.
    Il est donc loin le temps où Danemark et Allemagne dominaient le marché.
    Désormais, ces deux pays se distinguent à l’exportation, mais souffrent de manque de main d’oeuvre qualifiée qui a notamment entrainé en Allemagne, le report des études sur les éoliennes marines.
    Bien entendu, la gamme devrait s’étendre, jusqu’au particulier.

    Jeudi 11 septembre 2008