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  • American Graffiti : la Fin

    American Graffiti : la Fin

    Images_3 Un article (merci à Abdel), signalant la fin d’American Graffiti, ou l’habitude de faire le tour de la ville en voiture pour les jeunes.
    "La flambée du prix de l’essence est trop récente pour que les statistiques gouvernementales reflètent cette nouvelle tendance, mais les chiffres montrent une chute générale de la demande  "…
    Manque de moyens pour se payer le permis, manque de moyens pour se payer le plein, reste le plaisir de la ballade à pieds.
    D’ailleurs, "la police constate une baisse considérable de la circulation les vendredi et samedi soir  ".

    Gageons que l’indice de bonheur ne changera pas pour autant car les adolescents ont vite trouvé un autre moyen de se retrouver.
    L’intérêt profond de ce rite était absolument nul et ne satisfaisait que les pétroliers.
    Gageons que nous allons trouver bien d’autres "rites inutiles" dont nous pourrons nous passer sans aucun problème.
    Gageons aussi que la mortalité routière, le samedi soir a du considérablement baisser.

  • Hippodrome de la recession.

    Hippodrome de la recession.

    Images_2 Je viens écrire un article totalement amoral, car profondément jouissif, celui des pays en course pour entrer en récession.
    les USA n’évitent la dite qu’avec des statisticiens habiles, sans scrupules et totalement dévoyés.
    La Grande Bretagne l’évite en tapant dans la caisse des couillons investisseurs qui viennent placer leurs picaillons (souvent mal acquis) à la grande lessiveuse qu’est la bourse de Londres.
    L’Espagne l’évite en continuant à titriser à qui-mieux-mieux les créances immobilières et en les revendant au dernier … (censuré)  survivant, la banque centrale.
    Et paf, qui c’est qu’arrive en tête, hein ? C’est le tocard, le Danemark, ex-aequo avec le Japon, un autre tocard.

    C’est toujours pareil au tiercé.
    Vous pariez sur les cracks, vous avez tous les espoirs, et Paf, c’est la tortue qui s’y colle et qu’arrive en premier.
    Avec, il faut le reconnaitre, de grands points communs entre ces coureurs.
    Notamment en matière énergétique.
    leur production énergétique est très en deça de leur consommation, leur effort de réduction de consommation n’a pas été de zéro, mais en dessous de zéro, ils ont, pour cause de croissance, de libre marché et de libre entreprise, laissé les marchés décider de leur consommation en énergie.
    Ils ont décidés : elle baissera. Dans la sauvagerie. 

  • Showa Shell Sekiyu : un futur grand japonais du photovoltaïque

    Showa Shell Sekiyu : un futur grand japonais du photovoltaïque

    Shelllogo1_2                   Le japonais Showa Shell Sekiyu est une filiale de Shell, qui  distribue des produits pétroliers au Japon et à l’exportation. Il a démarré une activité photovoltaïque, très populaire au Japon, au mois de Juillet l’an dernier dans son usine dans la région de Miyazaki au Sud de l’archipel. Il y produit de façon totalement intégrée 20 MW de panneaux solaires sous la marque "Solacis" en utilisant une technologie en couche mince à base de séléniure de Cuivre et d’Indium (CIS). Showa Shell Solar démarrera dans la même région, une deuxième usine de 60MW de capacité de production l’an prochain. Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là. En association avec un autre japonais travaillant dans les écrans plats, ULVAC, ils vont lancer les études pour construire une usine de 1000 MW. Leur plan est de construire cette nouvelle unité gigantesque en 2011, avec pour objectif de pouvoir réduire les prix de ventes par deux,.. mais toujours avec l’aide financière de l’Administration japonaise.

                             Si la maison mère a décidé de lancer une activité photovoltaïque de grande envergure au Japon, c’est clairement un axe stratégique majeur de diversification pour Shell. La filière photovoltaïque, à partir du moment où l’on parle de gigawatts de capacité de production, commence à devenir énergétiquement intéressante. A suivre…

    Le 2 Juillet 2008.

  • 3 vilains petits canards…

    3 vilains petits canards…

    Images Les trois vilains petits canards américains se sont fait prendre les doigts dans la confiture.
    GM, Ford et Chrysler sont dans une panade noire.
    Pour cause de rentabilité, ils ont privilégiés les monstres 4 X 4, pick- up, SUW, au point qu’une vente sur deux, c’était ces modèles dévoreurs de carburant.
    Aujourd’hui, la donne se renverse, le consommateur, ruiné, regarde les petites berlines, car si la consommation y est proverbialement élevée (10.5 litres au cent), le marché automobile y dispose de toute la palette de choix possible, du plus gourmand au moins gourmand.
    Or aujourd’hui, entre le modèle qui consomme 4 litres au cent et celui qui en consomme 20, il faut gagner

    fort correctement sa vie pour se payer le second.
    La situation est la pire pour Chrysler pour lesquels les ventes s’effondrent de 49 %, pour les berlines (un peu moins de 30 000 vendus en juin) et seulement de 30 % à 88 000 unités pour ses trucks. Comme c’est la deuxième catégorie qui consomme le plus, cette évolution peut être considérée comme très négative.
    GM chute "seulement" de 18 % à 262 000 unités pour un marché qui se rétracte de 18 % et son action rebondit légèrement, devant le tableau encore plus noir des autres constructeurs US.
    Toyota qui est largement un constructeur US aussi, avec des produits largement US aussi, chute lui de 21 %.
    Dans ce contexte,  Honda et ses petits véhicules triomphe (plus 1.1 %) et "Other car makers said they could have sold more vehicles in June but didn’t have enough of the models that customers wanted  " .
    Le constat est clair, l’offre et la demande sont complètement déphasés et ce sont les constructeurs locaux qui, grâce à leurs réseaux de vente avaient réussis à fourguer des voitures trop chères, trop grosses, trop gourmandes qui souffrent le plus actuellement.
    Seul Honda dispose de capacités de production importante de petites berlines aux USA.
    Honda devrait donc être, logiquement, le seul constructeur US survivant.

  • Les productions pétrolières de l’Alaska poursuivent leur chute au mois de Juin 2008

    Les productions pétrolières de l’Alaska poursuivent leur chute au mois de Juin 2008

                         Sur fond de querelles de procédures entre les Groupes pétroliers, le Gouverneur de l’Etat, les mouvements écologistes, les productions de pétrole de l’Alaska déclinent inexorablement (FIG.). Au mois de Juin les productions limitées par des opérations de maintenance, ont atteint un plus bas de 680 mille barils de pétrole par jour. Ce pays, sorte de Clochemerle du Nord de l’Amérique, qui possède encore d’énormes réserves de pétrole ne parvient pas à élaborer une stratégie claire de mise en production de ses réserves et d’acheminement des produits. Des conflits d’intérêts, des taxes abusives et changeantes, un environnement écologiquement sensible font que le gisement de Point Thomson attend sa mise en valeur par Exxon depuis plus de vingt ans, que les zones de prospection de la Mer de Chuckchi vont attendre l’issue des recours présentés par les associations écologiques pour la défense des ours blancs et que la zone de protection des animaux sauvages n’a aucun espoir d’être prospectée pour cause de campagne électorale américaine.Alaska1

    Le 2 Juillet 2008.

  • Par ses déclarations, le patron de l’Agence Internationale de l’Energie traumatise le marché du pétrole

    Par ses déclarations, le patron de l’Agence Internationale de l’Energie traumatise le marché du pétrole

    Tanaka_portrait1_2                      Les prévisions farfelues de l’AIE sont maintenant proverbiales. Elle avait déjà traumatisé le marché l’an dernier en prévoyant une croissance des consommations en 2008 par rapport à 2007 de 2,2 millions de barils par jour, la réalité sera entre 500 mille et 800 mille barils/jour (LIRE). La voila qui récidive en prévoyant d’ici à 2013 une croissance régulière des consommations de pétrole de 1,6% par an. Pourquoi 1,6% ? Et bien, parce que c’est dans la continuité de ce qui c’est passé depuis 10 ans. Cette hypothèse, compte tenu du traumatisme provoqué par l’augmentation récente des prix des carburants, tant aux consommateurs qu’aux activités économiques étroitement liées à ces carburants (automobile, transport aérien, etc.), ne tient pas la route. Alors pourquoi Monsieur Tanaka le patron de l’AIE n’a-t-il pas parlé à Madrid, le 1er Juillet, de l’impact des prix et de la santé de l’économie sur les consommations futures, comme l’a fait l’Energy Information Administration américaine dans certains de ses scénarios?

                   Toute personne qui se veut un tant soit peu influente dans ce monde (Trichet, Bodman, les dirigeants de pétrolières, l’OPEP, les Banques, etc.)  doit-elle nécessairement prendre la parole pour faire monter les prix de l’énergie? C’est à croire que tous ces gens "biens" souhaitent, en l’attisant, l’arrivée d’une récession profonde de l’économie mondiale. Messieurs, continuez de souffler, le monde est au bord de l’embrasement!

  • Russie et orient.

    Russie et orient.

    Images_2 Pour répondre à la question de Bob sur la Russie, il faut recadrer le contexte.
    L’URSS était un pays malade, malade de sa structure politique et de sa décomposition.
    Trois cercles de pouvoirs s’y affrontaient, le KGB, l’armée et le parti.
    La crise a résolu le problème, il ne reste comme bloc de pouvoir, que les services secrets.
    La Russie a vécu une grande dégringolade dans la "thérapie de choc", dégringolade qui a crée l’électrochoc et la reconstruction.
    Une reconstruction très rapide, même avant la montée en flèche des cours de l’énergie.
    Le modèle imposé était erroné, le nationalisme russe a survécu, la nation russe a survécue et est très peu désireuse de se laisser piller.

    La simple existence ou réémergence de la Russie a bloqué l’Europe et l’occident dans sa marche aux ressources énergétiques.
    Les pays de l’est n’apportent rien à l’Europe de l’ouest, ce sont dans le meilleur des cas, des boulets, dans le pire, des nuisances.
    Le "triomphe de l’économie" et la "fin de l’histoire" n’aura duré, comme le reich de 1000 ans qu’une douzaine d’années, avant que le système économique occidental ne se décompose aussi.
    Les occidentaux se targuent d’une supériorité militaire de plus en plus illusoire.
    Mais quand on n’a plus, comme les américains que 150 000 hommes de corps de bataille ou les français et les britanniques, 30 000, la seule géographie, la masse démographique de certains pays les protège.
    Quand des pays font leur révolution beaucoup d’autres pays ne les acceptent pas, ils les jugent comme fragiles et pouvant être renversé facilement.
    C’est souvent le cas, mais pas toujours.
    Accepter ces nouveaux régimes, les réintégrer dans le jeu diplomatique, les traiter en égaux serait un bon départ.
    Mais en occident, on ne veut que des gouvernements fantoches, notamment chez les producteurs de pétrole et gaz.
    Russie, Iran, Vénézuela, hier Irak.
    On ne leur reproche pas d’être dictateurs, on leur reproche une certaine indépendance.
    Mais les choses évoluent aussi. Le gouvernement irakien veut montrer qu’il est indépendant.
    La pression occidentale bute sur sa propre faiblesse, la plupart des gouvernements ne sont pas désireux de laisser piller leur pays et voient dans les donneurs de leçons de l’ouest, des gens vus comme arrogants et schizophrènes.
    Les  gouvernements occidentaux se croient encore les plus beaux, les meilleurs et des modèles.
    Il existe encore une avance occidentale, mais de plus en plus tenue, et il  leur manque la modestie.

  • Le mythe.

    Le mythe.

    Dime Bien sûr qu’il y a de l’uranium en quantité dans la croûte terrestre.
    Le seul problème est que l’on ne sait pas comment l’extraire de façon économique.
    Et que l’uranium ne fera jamais rêver, comme l’or.
    L’or a occasionné des débauches extraordinaires d’efforts en tout genre, mais absolument pas rentable, la plupart du temps.
    Il y eut quelques heureux le temps des ruées vers l’or. Il y eut les malins qui les ravitaillèrent, mais il y eut tout ceux qui moururent en cherchant l’or et tout ceux qui ne trouvèrent rien.

    On nous dit qu’il y a 60 années de réserves d’uranium au rythme de la consommation actuelle. Fort bien. La consommation actuelle, c’est 67 000 tonnes.
    Mais on arrive à produire seulement 43 000 tonnes.
    La France avait, quand à elle 125 000 tonnes en réserves.
    Elle en produisit 25 000 et ferma toutes ses mines.
    Là aussi, la connaissance de la ressource est très imparfaite.
    Quand aux stocks actuels, notamment Français, ils sont scotchés, depuis des années à 20 000 tonnes. 
    Pourtant, le déficit, depuis des années existe à hauteur de 3000 tonnes/an.
    Les 20 000 tonnes de réserves sont, à l’heure actuelle, plus près des 5 000.
    On parle de pénurie pour 2015. Elle serait donc notablement avancée.
    Faut il, de plus, rappeler l’article de l’IEER : la France peut sortir du nucléaire tout en réduisant massivement ses émissions de GES.
    C’est simplement une question d’investissement, dans les économies (surtout) et dans les nouvelles technologies.
    La consommation énergétique est devenue, avant tout, une dime.

    Image : le paiement de la dime.

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 1er Juillet 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 1er Juillet 2008

    Breakingnews                   Les cours du pétrole: ils font depuis des mois de la géopolitique et tous les regards sont braqués sur le Détroit d’Ormuz par où passent 20% du pétrole mondial. Alors les cours montent, bien que la demande américaine en produits pétroliers soit en pleine débâcle. Tous les sondages réalisés auprès des Américains confirment ler changement de mode de vie avec réduction des déplacements, annulation des vacances, etc. Pendant ce temps là, l’Iran annonce des productions record (4,23 millions de barils/jour qui devraient atteindre 4,28 millions à la fin 2008)

                      Mauvais temps dans l’automobile US: les ventes de voitures du mois de Juin aux Etats-Unis devraient être très mauvaises, avec une chute de plus de 10% (entre 12,5 et 13,7 millions contre 14,3 au mois de Mai). Chrysler, dans la foulée de General Motors, va fermer une usine dans la région de Saint Louis et supprimer une équipe dans une autre usine. Ce phénomène de mévente est accentué par le fait que les particuliers qui veulent changer leur 4X4 contre une voiture plus économe en carburant, ne trouvent personne pour reprendre leur 4X4. Les financiers vont devoir déprécier les stocks de véhicules d’occasion, les prêts gagés sur les véhicules n’ont plus de réelle contrepartie, la crise financière dans le secteur va être destructrice. 

                         Algérie: le patron de la Sonatrach vient d’annoncer que son pays allait procéder à ses septièmes ventes de licences d’eploration production. Les précédentes dataient d’Avril 2005. Un total de 15 blocs serait mis aux enchères. Les critères de sélections seront complexes et variés.

                        Réserves prouvées: la SEC, gendarme de la Bourse aux Etats-Unis a préparé son projet de modification des règles de déclaration des réserves pétrolières et gazières par les Compagnies pétrolières. En particulier, les réserves de sables bitumineux pourront être comptabilisées ce qui va améliorer les chiffres des Sociétés ayant investi dans le secteur (Shell, Conoco-Phillips, Total, etc.). Les réserves probables (2P) et possibles (3P) pourront être aussi communiquées. Les prix du pétrole ne seraient plus ceux observés au 31 Décembre mais seraient la moyenne des prix observés dans le courant de l’année fiscale considérée.

                       Biocarburants municipaux: une nouvelle activité dans les prestations au collectivités locales est en train d’émerger: la collecte et la transformation en bio éthanol des déchets municipaux. La ville d’Edmonton dans l’Alberta, au Canada, vient de signer pour 25 ans un accord dans ce sens avec le canadien GreenField Ethanol et Enerkem pour construire une usine qui produira 36 millions de litres de biocarburant par an.

    Le 1er Juillet 2008.

  • Le coupable…

    Le coupable…

    Quand ça foire, on cherche le coupable.
    Images_2 On peut déjà éliminer une personne. C. Lagaffe, Lagarde par exemple, personne ne croira qu’elle ait eût l’intelligence de le faire.
    Il faut un coupable à la montée des prix.
    Résumons les points de vue :
    – pour l’Opep, ce sont les pays industrialisés qui taxent trop,
    – Pour les pays industrialisés, les chinois, hindous mangent trop, subventionnent trop leur consommation,
    – Pour les pays industrialisés, c’est la faute aux méchants exportateurs qui veulent pas exporter plus,
    – Pour les exportateurs…
    Pour Tremonti, ce sont les spéculateurs…

    Dans l’infâme piège à con qu’est devenu la mondialisation, le coupable idéal, c’est l’autre.
    Tout le monde sera d’accord sur ce point là.
    N’empêche que risque de se poser la question infernale, après celle, célèbre de F. Blanche (On le tue tout de suite, ou on boit café d’abord ?) : qui c’est qu’on passe à la trappe ?
    En réalité, le "marché" qui fonctionne avec la transparence, n’en montre en fait aucune.
    La seule chose qu’on puisse dire objectivement pour les réserves énergétiques, c’est que personne ne sait où l’on en est, faute de fiabilité de tous les acteurs.
    Quand éclate le système, il n’y a plus que la lutte de tous contre tous, qui sera mitigée d’un peu de troc.
    Pour les importants, le but, visible dans le traité de Lisbonne, c’est "la dictature bienveillante" (mais d’une manière générale, cela à toujours été la justification des dictatures, la bienveillance).