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  • Cauchemar finlandais…

    Cauchemar finlandais…

    Images_5 Le nanard, pompeusement baptisé "EPR", prend l’eau en Finlande.
    D’abord physiquement. Il paraitrait que, pour couler le béton, on n’ait pas tenu compte de l’hygrométrie ambiante.
    Il parait qu’à Tchernobyl, ils étaient cuits au moment de l’accident.
    Visiblement, en Finlande, l’ébriété imprègne aussi les intervenants.
    Bien sûr, comme il fallait s’y attendre, le budget est explosé (merci le secteur privé), mais n’ayez aucune crainte, c’est le con-tribuable, qui paiera. (le français).

    Le marché est à prix fixe et le client, bien sûr, va demander des compensations pour le retard.
    Comme ça, pour fermer la centrale, ou ne jamais la mettre en route, ils auront moins de regret : ça ne leur aura pas coûté cher.
    Bien sûr aussi, son petit frère français est dans le même état, mais, pour faire cadet roussel, on en veut deux.
    Après deux foirages, 3, ça fait une collection.
    Et puis comme ça, plus aucun doute, les "décideurs" veulent écarter définitivement tout soupçon d’intelligence pesant sur eux…
    Le gouvernement n’a rien à refuser à un grand cimentier, possesseur de chaine télévisée.
    Serait ce pour lui réserver les recettes publicitaires, d’ailleurs, que les chaines publiques y "renoncent".
    L’amateurisme étant partout, les agents de sécurité de Flamanville sont en CDD…

    Image : suggestion d’un nouvel emblême pour la République Française…

  • USA 2008…

    USA 2008…

    Images_4 La première puissance mondiale vit des heures difficiles.
    Hors effet de propagande, sa population n’en peut plus de son système économique.
    Et les récentes inondations ont aggravés le problème.
    Celui-ci était que le marché alimentaire était tendu, il va, de par les récoltes perdues, l’être encore plus.
    D’abord, la perte physique, mais ensuite aussi, la perte que subissent les citoyens.
    Cette inondation est la pire depuis 500 ans. Pour beaucoup, le risque n’était pas assuré.
    Ils vont faire faillite.
    Ensuite, le système est le "juste à temps". Combien de jours de réserves possèdent les supermarchés ?

    C’est une question qu’on peut poser ici et là-bas.
    Ensuite le transport routier souffre, il n’est plus rentable.
    On dit que la population va regagner les centre-villes ? Idiotie pure.
    En cas de restrictions, de manque, d’inflation alimentaire, il vaut mieux être à proximité des zones de production, et mieux, avoir une petite production soi-même.
    Le modèle d’ailleurs est obsolète : une production faite avec du pétrole grâce à des engrais fabriqués avec du gaz…
    On est donc dans le temps de l’ajustement.
    Les villes étaient triomphantes à l’heure industrielle, moins aujourd’hui à l’heure "post-industrielle", et à l’heure précédente, elles n’étaient que des centres administratifs bourgeois, avec quelques fonctions commerciales et productives.
    le marché peut se charger de l’ajustement. Mais il ne le fait que de manière sauvage.
    Et on peut se rappeler qu’être immense, comme les USA, c’est à double tranchant.
    C’est aussi être perdu dans son immensité.

  • Le « peak car américain »: une hypothèse sérieusement envisagée

    Le « peak car américain »: une hypothèse sérieusement envisagée

                               Il a été reporté sur ce blog la baisse du parc automobile Japonais résultant mathématiquement d’un nombre de ventes de nouvelles voitures inférieur au nombre de véhicules mis à la casse (LIRE). Dans une étude parue sur CIBC World Markets, Jeff Rubin et Benjamin Tall, partant d’une hypothèse d’un prix du pétrole à 200$ le baril en 2010, conduisant à un prix de l’essence à 7$ le gallon (il était en moyenne de 4,08$ le gallon la semaine dernière) envisagent sérieusement une contraction du parc automobile américain. Ils basent leur prévision sur un accroissement des mises à la casse de vieilles voitures qui passerait de 5,2% en 2007 à 6% en 2011 -2012 soit un nombre de voitures retirées qui passerait de 12 millions à 14 millions. Ils anticipent également une baisse des ventes de voitures neuves, en raison de la désaffection des plus pauvres pour un véhicule au profit des transports en commun.Peakcar

                         En effet 57 millions des foyers américains possédant une voiture ont un accès raisonnable aux transports en commun, ce qui permet d’imaginer qu’à ces prix de l’essence 10 millions d’entre eux cesseraient de posséder une voiture.

                        Cette réduction du parc automobile, l’abandon progressif des 4X4 dont la part de marché dans les ventes, décroît régulièrement tous les mois, l’arrivée de nouveaux modèles plus économes en carburants (petites cylindrées, véhicules plus légers, versions hybrides, etc.), la réduction des miles parcourus avec une élasticité de 0,06 (pour une augmentation des prix de l’essence de 10%, les miles parcourus par les automobilistes américains baissent de 0,6%) permettent d’anticiper des baisses de consommations de carburants beaucoup plus nettes que celles retenues jusque là, dans les études prospectives.

                        Cette baisse de la consommation dans le domaine du transport américain, est la raison principale qui pourrait amener le Marché du pétrole à se stabiliser …un jour ou l’autre?

    Le 27 Juin 2008.

  • La Californie poursuit sa traque aux gaz à effet de serre

    La Californie poursuit sa traque aux gaz à effet de serre

                          L‘Air Resources Board ou ARB, la très puissante administration californienne en charge de l’étude des actions susceptibles de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de leur mise en application, après vote des lois, poursuit la mise à jour du Global Warming Solutions Act (ou AB 32) de 2006. Elle propose de nouvelles mesures qui doivent faire baisser les émissions annuelles de gaz de 169 millions de tonnes équivalent CO2 à l’horizon 2020, pour atteindre la valeur de 427 millions de tonnes qui était le montant de 1990 ( à titre de comparaison les émissions de gaz à effet de serre ont été de 981 MT en Allemagne en 2007). Californie2020

                        Pour arriver à ce résultat en 2020, quantifié analytiquement (FIG.), l’ARB envisage quatre types de grandes actions:

    1. Etendre et renforcer les programmes d’amélioration de l’efficacité énergétique,
    2. Porter la part des énergies renouvelables dans la génération d’électricité à 33%,
    3. Mettre en place une Bourse des droits d’émissions de CO2 selon le mécanisme européen de "Cap and Trade" avec limitations des droits d’émissions et possibilité de négoce de ces droits. Cette Bourse sera compatible avec le plus large projet de la Western Climate Initiative qui allie toute la Côte Ouest et des Provinces canadiennes jusqu’au Québec. Elle devrait être opérationnelle en 2012.
    4. Faire appliquer les lois sur les véhicules à faibles émissions, sur les biocarburants, etc.

    La compétence et l’autorité de l’ARB en font un modèle pour l’élaboration des futures lois fédérales américaines qui devront un jour réguler les émissions de gaz à effet de serre de ce grand pays.

    Le 27 Juin 2008

  • Eoliennes par milliers…

    Eoliennes par milliers…

    Images_2 La Grande Bretagne veut des éoliennes par milliers.
    Le gouvernement va lancer un plan massif, 4000 terrestres et 3000 en mer.
    100 milliards de livres d’investissements à l’horizon 2020, pour arriver à ce résultat.
    Particuliers, collectivités vont être invités à participer à cet effort.
    La puissance passera de 2.4 GW à 33 en 2020.
    L’ampleur de l’ambition est à signaler à Edf, naïve dans l’histoire, si désireuse qu’elle est de s’emparer du nucléaire britannique.

    Dans l’optique du gouvernement britannique, c’est se débarrasser d’un boulet pour faire autre chose.
    En même temps, l’ampleur de la crise économique au Royaume-Uni rend obligatoire une politique de relance.
    Ailleurs aussi.
    En outre, le plan concernera aussi les hydroliennes et le solaire.
    Au pays du libéralisme- roi, celui-ci semble décédé.
    Désormais retour à l’intervention étatique.

  • Scénario catastrophe…

    Scénario catastrophe…

    Armageddon Un scénario catastrophe est évoqué.
    Le dollar continue son effritement, et l’OPEP prévoit un baril compris dans une fouchette de 150 à 170 $.
    Ceci, n’étant que la bas de la fourchette, c’est à dire, une devise américaine qui s’affaiblit, grâce à un Jean Claude Trichet en superforme pour renforcer une crise mondiale déjà bien mûr.
    Bien sûr, le président de l’OPEP précise : "Si la crise arrive à arrêter la production de l’Iran, par exemple, on aurait vraiment une grave situation sur les bras car aucun autre pays dans le monde ne pourrait remplacer la production iranienne  ".
    Immédiatement, en prévoyance des temps futurs, je me mets au cyrillique et prends des cours de russe accélérés.

    Dans ce cas là, impossible de dire à quel prix on arriverait .
    On parle d’un baril à 300 et 400 $, c’est très peu probable, car la consommation s’effondrerait.
    Mais, la plupart des pays n’y résisteraient pas et sans doute, le fatras qu’est l’Union européenne exploserait.
    D’autres prévoient un scénario très noir, Celui d’une crise maximum et qui nous ramènerait à la période 1940-1945.
    Le quotidien des peuples européens, fut, plus que la guerre, une crise énergétique et alimentaire monstrueuse.
    Elle aurait les conséquences suivantes
    – arrêt net de la totalité des pays, plus personne ne va travailler,
    – collapsus des transports,
    – arrêt de l’approvisionnement, y compris alimentaire, y compris médicaments,
    – morts des plus faibles, enfants, personnes âgées,
    En un mot, la civilisation disparait en quelques jours…
    Ou seconde option, on revient à une économie administrée en quelques semaines. 

  • Automobile américaine.

    Automobile américaine.

    Images Les constructeurs américains sont visiblement à bout de souffle. Il y a encore peu, ils faisaient encore, un peu illusion, mais aujourd’hui 26 juin, on peut dire que le glas sonne pour ce qui fut le coeur de la puissance industrielle, et de la puissance tout court, nord-américaine.
    GM coule à vive allure, le titre cède 10 %.
    Le constructeur avait privilégié lobbying et finance.
    L’un et l’autre sont désormais inutiles.
    C’est de l’essence qu’on met dans le réservoir.
    Le marché nord américain est en chute libre et plus encore pour ses propres constructeurs.
    Dans un premier temps, le consommateur exsangue se contente de réduire ses kilomètres, dans un deuxième temps il change de voiture, et les constructeurs japonais, très bien implantés, ont des véhicules nettement moins gourmands. 

    Amtrak, l’opérateur ferroviaire bénéficie d’un afflux de clientèle qui boude aussi les transports aériens, devenus trop chers.
    On parle aussi d’une faillite de Chrysler.
    Les trois grands constructeurs américains sont désormais trois grands malades, dans un pays où tout est bâti pour l’automobile.
    Ces "dépenses de consommations" que sont censés être l’achat de carburant est avant tout, même en écartant la question du montant des taxes, un "prélèvement obligatoire", dans la mesure où, il n’y a aucune ou très peu de solutions pour vivre sans automobile dans un pays développé.
    Eloignement des lieux de travail de ceux de résidence, flexibilité, tout y concours.
    Enfin, pour le moment, car on annonce une forte hausse des produits Wall-Mart, produit à l’autre bout du monde, pour cause de coût de transport qui explose, et de capacités de fret insuffisantes.
    Fin de la globalisation…Tirez le rideau, la crise systémique se poursuit…

  • Carlos Ghosn: « Nissan, avec Renault, va devenir un leader global dans les véhicules à zéro émission »

    Carlos Ghosn: « Nissan, avec Renault, va devenir un leader global dans les véhicules à zéro émission »

    Denki_cube                           Lors de l’Assemblée Générale des Actionnaires de Nissan, Carlos Ghosn a présenté la stratégie de Nissan dans le cadre d’un Plan à 5 ans ambitieux. Il a en particulier affirmé que Renault et Nissan allaient devenir des leaders dans le marché global des véhicules à zéro émission. Ce type de véhicules électriques est la seule possibilité de concilier à la fois, besoins croissants de véhicules pour les pays tels que l’Inde, la Chine, le Brésil, la Russie, le Moyen-Orient et impératif de créer une planète plus propre. Après avoir rappelé le planning de lancement en 2010 au Japon et aux Etats-Unis, puis de l’offre à Israël et au Danemark en 2011, il a confirmé un lancement mondial en 2012. Nissan et Renault se présenteront avec une gamme de véhicules électriques "fiables, bien conçus, attractifs et agréables à conduire". D’un point de vue économique, hors batterie la voiture électrique ne sera pas plus chère qu’une voiture classique et les économies d’essence réalisées, devraient largement compenser les frais de location de la batterie.

                                 La stratégie de Carlos Ghosn est claire, il va faire l’impasse du véhicule hybride, ce qui lui permettra de se focaliser sur le véhicule 100% électrique. En arrivant parmi les premiers sur ce créneau il espère ainsi prendre une place de tout premier plan. Seul un Toyota beaucoup plus puissant et plus en avance technologiquement, peut s’offrir une stratégie tous azimuths, allant de l’hybride, au Plug-in et au véhicule 100% électrique.

    Le 26 Juin 2008.

  • L’Administration américaine n’a pas totalement intégré que les consommations de pétrole seraient plus faibles en 2030

    L’Administration américaine n’a pas totalement intégré que les consommations de pétrole seraient plus faibles en 2030

                              L‘Energy Information Administration vient de publier les premières données concernant son exercice annuel de prévision à l’horizon 2030, l’International Energy Outlook, version 2008. Cet exercice comporte 5 scénarios: la référence (Référence Case) qui n’est que la projection à 2030 de ce qui s’est passé depuis 2005 avec une croissance continue des productions et des consommations d’énergie, scénario catastrophe qui n’a aucun sens sinon de mettre en colère les citoyens responsables qui voudraient que le gaspillage cesse. Parmi les quatre autres cas "Croissance Economique Forte", "Croissance Economique Faible", "Prix Elevés", "Prix Bas" il n’y en a aucun qui envisage sérieusement une réduction significative des consommations de pétrole dans l’OCDE. L’hypothèse la plus "audacieuse", celle avec des prix forts ne parvient à faire réduire les consommations de pétrole de 0,1% par an entre 2005 et 2030 (FIG.).Ieo2008ocde

                      L’hypothèse la plus prudente conduit en conséquence, à une croissance des consommations mondiales de 0,7% par an portant à l’horizon 2030 la consommation mondiale à 99 millions de barils/jour (FIG. II).

                      Cet exercice montre combien la réduction des consommations américaines de pétrole et d’énergie en général est encore un sujet tabou aux Etats-Unis. Il faudra bien qu’un jour une administration envisage sérieusement cette hypothèse, en étudiant un scénario alliant prix élevés et croissance économique faible qui conduirait à une décroissance des consommations des pays de l’OCDE de 2 à 3% par an et qui permettrait à la consommation mondiale globale de rester stable aux environs de 90 millions de barils par jour.Ieo2008monde Sinon à quoi servent les grands programmes de biocarburants, le déploiement des véhicules hybrides, l’arrivée programmée des véhicules électriques, la réduction du parc d’avions et leur modernisation par des aéronefs plus économes, etc…

    Le 26 Juin 2008.

  • Etats-Unis: la baisse des consommations de carburants relaxe les cours du baril de pétrole

    Etats-Unis: la baisse des consommations de carburants relaxe les cours du baril de pétrole

                            Le Marché financier commence à percevoir, paradoxalement bien après les consommateurs, que les Etats-Unis sont passés d’une période de pure stimulation de l’offre de pétrole (FIG., courbe rouge) à une ère de réduction de la demande (FIG., courbe verte). Ce changement de pente des variations de cours, lié à  la dévaluation du dollar, à la croyance dans une pénurie imminente attisée par de multiples prévisions délirantes concernant les futurs cours du pétrole (150$ pour Goldman, 200$ pour Morgan, 250$ pour le patron  de Gazprom!) a provoqué des réactions d’adaptation de la part des consommateurs américains, qui jusque là avaient brûlé du carburant sans aucune retenue. Les consommations américaines de produits pétroliers, la semaine dernière, à 20 millions de barils/jour, étaient inférieures d’un million de barils/jour à celles d’il y a un an. La décroissance des consommations de carburants observée confirme les observations de Master Card Spending Pulse qui avait noté, pour la semaine dernière, une réduction des achats de carburants à la pompe de 2,7% par rapport à il y a un an.Courswti

                         Cette baisse des consommations, associée à la production de fuel éthanol, se traduit par un approvisionnement sans aucune tension des raffineries américaines (FIG.II) qui produisent peu (88%) pour favoriser la production de gasoil qu’elles exportent. La conséquence est un accroissement de stocks de pétrole brut (+0,8 millions de barils), un accroissement des stocks de gasoil et kérosène (+3,7 millions de barils) une augmentation de saison des stocks de Propane (+1,2 millions de barils) et une quasi stagnation des stocks d’essence (-0,2 million de barils) approvisionnés par une importation soutenue.

                          En résumé: dans le cadre d’une demande faible, les Etats-Unis exportent du gasoil dont les prix internationaux sont soutenus et importent de l’essence dont la marge de raffinage est faible. L’ensemble se traduit par un accroissement des stocks en produits pétroliers de 5,5 millions de barils (FIG. II) . Sur la nouvelle, les cours du pétrole ont perdu hier, trois dollars par baril.Stocks_hebdo20080620

    Le 26 Juin 2008.