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  • Transport aérien : pour riches uniquement ?

    Transport aérien : pour riches uniquement ?

    Images Le Devoir (journal canadien) pose la question clairement : devant l’envolée du prix des transports aériens, est-ce que celui-ci ne va pas (re)devenir un transport pour riches uniquement.
    En réalité, la réponse est évidente, c’est déjà un transport de gens riches, et il faudra simplement être encore plus riche pour l’utiliser.
    Les tarifs augmentent, le pouvoir d’achat, dégringole et entre les vêtements, les loisirs, l’alimentation et les transports aériens, c’est une question de choix et d’arbitrages qui ne se fera pas à l’avantage des déplacements par avion.

    La désolvabilisation progressive des classes moyennes a déjà inversé la tendance.
    Toutes les compagnies sont en difficultés, plus ou moins graves, dans le meilleur des cas on espère voir crever le voisin, et dans le pire (USA), on en appelle à l’interventionnisme de la puissance publique.
    Dans tous les cas de figures, l’infrastructure aéroportuaire que certains estimaient insuffisante il y a peu, devient trop grande et trop large.
    Cette évolution sera ravageuse pour certains pays vivant du tourisme.
    Pour le mythique "homme d’affaire", on verra, à l’égal de ce qui se faisait autrefois, que le déplacement n’est ni vital, ni obligatoire et que d’ailleurs, une simple crise économique fait que ces dépenses "indispensables" de déplacement deviennent des pantomines inutiles.

  • Syrie : rapprochement asiatique.

    Syrie : rapprochement asiatique.

    Images La Syrie tente des rapprochements. Mais, pas comme le voudrait l’occident, pas avec lui.
    Avec L’ Inde, la Chine, la Russie et reste en bons termes avec l’Iran.
    La Russie a réarmé l’armée syrienne, renforce les capacités du port de Tartus et de Latakia.
    Ces ports, ils faut clairement le dire, sont déterminant en cas de guerre pour l’approvisionnement énergétique (ils sont à proximité du terminal Bakou-Tiflis-Ceyhan).
    Face à l’occident, la Syrie devient clairement un poste avancé.

    Pendant ce temps, les projets de constructions de gazoducs, les investissements peuvent désormais très bien regarder l’Asie et non plus l’occident.
    La seule sécurité énergétique occidentale, vient paradoxalement de Russie. Tout son réseau est tourné vers l’Europe, et il serait très couteux de l’orienter différemment.
    Chine et Inde ont rachetés au Canadien pétro-canada sa participation dans les champs gaziers et pétroliers d’ Al-furat.
    Nos hommes politiques ne nous le disent pas. Loin d’être en admiration devant l’occident, les poids lourds du monde recherchent leur équilibre sans lui.

  • Etats-Unis: la réforme des règles de forage offshore fait l’objet du débat électoral

    Etats-Unis: la réforme des règles de forage offshore fait l’objet du débat électoral

    Obamac               Produire plus de pétrole américain pour gagner en indépendance énergétique est un thème largement consensuel aux Etats-Unis. Les deux candidats au poste présidentiel n’hésitent donc pas d’aborder le sujet de la révision du moratoire fédéral interdisant les forages offshores et côtiers sur les zones côtières des USA. Ce moratoire édicté par le premier Président Bush en 1990 et prorogé par le Président Clinton jusqu’en 2012, interdit tout forage et côtier en dehors de la Louisiane, du Texas, de l’Alabama et d’une partie de l’Alaska. D’après l’Energy Information Administration ce moratoire gèle 21% des réserves de pétrole et 17% des réserves de gaz non encore découvertes aux USA. Le Sénateur Mac Cain tout en s’opposant aux forages dans l’Artic National Wildlife Refuge en Alaska, pour ne pas s’aliéner les voix des électeurs écologiques, est le plus radical. Il se déclare partisan de redonner aux Etats la responsabilité de l’autorisation de forage sur leurs zones côtières et préconise même que les taux de royalties reversées aux Etats soient augmentés, afin de les motiver à accorder des permis de prospection et d’exploitation. Le Sénateur Obama est pour sa part beaucoup plus réservé et se déclare favorable à quelques nouvelles autorisations, en nombre limité, y compris en Louisiane. Il se dit par contre totalement opposé aux forages sur les côtes non touchées jusque là, y compris celles de Floride.

                    Le retraité de Tampa ou de Miami n’aimerait pas avoir un derrick planté devant sa résidence en bord de mer, mais votera-t-il pour autant démocrate? On le sait les élections se jouent en Floride.

    Lire également: le moratoire et ses conséquences (EIA, en anglais)

    Le 17 Juin 2007.

  • Gazprom a décidé d’investir plus de 3 milliards de dollars chaque année pour reconstituer ses réserves de gaz naturel

    Gazprom a décidé d’investir plus de 3 milliards de dollars chaque année pour reconstituer ses réserves de gaz naturel

    Gazprom                         L‘aptitude de la Russie à pouvoir maintenir son niveau d’exportation de gaz vers l’Europe à l’horizon de cinq ans est mise en cause par certains. Le scénario catastrophe de l’ASPO présenté en Italie cette année. (Lire : Le peak-gas c’est pour demain! sur ce blog) prédit que l’Europe manquera de gaz en 2013. Le plus alarmant est dans le fait que ces prédictions, basées sur de pseudo modèles mathématiques, arrivent à convaincre certains de nos concitoyens et les persuade de l’arrivée imminente d’une pénurie en gaz certaine. Bien sûr ces prédictions ne prennent pas en compte les réactions des acteurs économiques qui peuvent calmement anticiper et réagir devant des phénomènes de croissance lente de consommation ou de décroissance lente des productions. C’est ce qu’annonce Gazprom en présentant un plan de développement de ses réserves de gaz et de ses productions à l’horizon 2020. Cette Société de l’Etat russe prévoit d’investir chaque année 3,4 milliards de dollars pour alimenter, en cumulé jusqu’en 2020, ses réserves de 10000 milliards de m3 de gaz naturel supplémentaires, qui s’ajouteront aux 29000 existants. 

                          Bien sûr, on peut ne pas faire confiance en ces chiffres, probablement optimistes. Mais ils traduisent cependant une vraie prise de conscience de la part des autorités russes du besoin impérieux de relancer activement l’exploration et la production de gaz dans les années à venir. L’objectif de Gazprom est de porter sa production annuelle à l’horizon 2020 au plus tard à 650 ou 670 milliards de m3 de gaz naturel contre 550 actuellement. Mais son objectif est également d’équilibrer ses livraisons entre l’Asie et l’Europe en développant ses activités commerciales vers l’Asie. Gazprom prévoit donc de construire deux gazoducs, soit 80 milliards de tonnes de gaz de capacité annuelle d’acheminement, à destination de la Chine. Dans les dix ans à venir l’Europe sera toujours alimentée en gaz naturel, mais ce sera peut-être avec moins de gaz russe consommé par l’asie et plus de GNL en provenance du Qatar, d’Iran ou d’ailleurs.

    Le 17 Juin 2008

  • Sanyo affirme ses ambitions comme futur acteur majeur dans les batteries pour véhicules électriques

    Sanyo affirme ses ambitions comme futur acteur majeur dans les batteries pour véhicules électriques

                          Après avoir annoncé il y a quinze jours, son alliance avec Volkswagen pour développer des batteries Li-Ion pour véhicules électriques, Sanyo affiche ses ambitions de très grand concepteur de batterie. Il vient d’annoncer qu’il allait travailler à la fois avec Honda ce qui était prévisible, mais aussi avec Ford, ce qui l’était un peu moins. A partir de ces alliances on comprend la stratégie de Sanyo qui veut être à la fois fournisseur de batteries au Japon (Honda), en Europe (Volkswagen) et aux USA (Ford). Son objectif avoué est de détenir au moins 40% du marché des batteries en 2015.

                           Les compétences de Sanyo lui permettraient d’atteindre un tel objectif, mais les retards de Ford et de Volkswagen risquent de l’en empêcher, face à un Toyota loin devant tous les autres. Le nouveau paysage des alliances est illustré dans le Tableau.Alliances

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    Le 17 Juin 2008.

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 17 Juin 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 17 Juin 2008

    Breakingnews                      Eolien: Gamesa, le producteur d’éoliennes espagnol, vient de signer un marché de 6,3 milliards d’euros avec Iberdrola. Ce contrat représente des livraisons de 4500 MW d’ici à 2012, soit environ 70% des investissements prévus par Iberdrola Renovables dans l’éolien. Gamesa a un budget 2008 qui représente la construction de 3600MW d’éoliennes. Une faiblesse: sa gamme de produit s’arrête à 2MW.

                             Batteries pour véhicules électriques: les équipementiers automobiles qui comme Johnson Controls en s’alliant avec Saft ou de Continental s’associant à ENAX, cherchent à acquérir la technologie des batteries Li-Ion pour véhicules électriques qui vont représenter une partie importante des composants des futurs véhicules hybrides ou électriques. Robert Bosch et Samsung viennent de créer un joint venture, SB LiMotive, pour produire en Corée et commercialiser des batteries pour véhicules hybrides ou électriques en technologie Li-Ion. Pour certains équipementiers il sera très difficile de s’imposer face à de grands producteurs de batteries partenaires privilégiés de grands constructeurs de voitures. Il y a là, potentiellement, une nouvelle donne de répartition de la valeur ajoutée de l’industrie automobile.

                         

                         Electricité: Cap Gemini a publié une étude qui montre que l’Europe, à l’exception de la Suède et de l’Italie,  n’investit pas suffisamment dans les "compteurs électriques intelligents" (smart meters) qui par une meilleure gestion des applications, seraient susceptibles d’amortir les pointes d’appel de courant sur le réseau et donc de réduire les prix de revient moyen du MWh ainsi que les émissions de CO2.

                        Silicium : Toshiba va réduire de 60% les productions de mémoires flash sur des wafers de 200 mm, par contre il maintient ses investissements sur les wafers de 300 mm. Les mêmes productions de sa filiale américaine SanDisk vont elles aussi être arrêtées. La baisse des ventes de mémoires se fait ressentir sur le marché du Silicium et des wafers.

                        Pétrole et gaz : Le gisement indonésien de Cepu qui va être exploité par la pétrolière indonésienne, Pertamina (45%) et par Exxon Mobil (45%), serait plus important que prévu. On parle de 600 millions de plus de barils que prévu initialement. Les productions devraient démarrer en début 2009.

                        Photovoltaïque: Intel va faire un spin-off (détachement d’une partie de l’activité) de la partie de son activité dédiée à l’énergie photovoltaïque en créant une Société appelée SpectraWatt qui doit construire une usine dans l’Oregon et commencer à produire en 2009.

    Le 17 juin 2008.

  • La dangereuse exubérance des cours du pétrole a encore sévi

    La dangereuse exubérance des cours du pétrole a encore sévi

      Kpcchairman                                                          Eurostat a publié hier les chiffres de l’inflation du mois de Mai à 3,7%, en légère hausse par rapport à la prévision initiale qui était de 3,6%, pour une quelconque raison d’arrondi. Immédiatement certains esprits tordus en déduisent que la BCE et son directeur J.C.Trichet vont monter le taux de refinancement à plus de 4%, le marché des changes devient vendeur en dollar pour acheter de l’euro, le dollar baisse, les investisseurs achètent les "futures" énergie pour se couvrir, le prix du baril de pétrole vient chatouiller les 140 euros. Puis les mêmes ou d’autres écoutent ce qu’a dit l’Arabie Saoudite, qu’elle produirait 9,7 millions de barils/jour de pétrole au mois de Juillet alors qu’elle n’en a produit que 9,13 millions de baril/jour au mois de Mai d’après l’AIE. C’est plus de 500 mille barils supplémentaires. Alors les cours retombent à 134$ le baril, le cours de la veille. Des variations de 5 à 6$ le baril en quelques heures dans les deux sens, les marchés des futures ont même peur de l’ombre de J.C. Trichet.

    Lire également : L’inflation dans la Zone Euro, les taux de la FED et l’inflation, la spéculation sur les indices, l’effet Trichet.

    Le 17 Juin 2008.

                       

  • Toyota limite ses ventes de voitures hybrides par manque de batteries

    Toyota limite ses ventes de voitures hybrides par manque de batteries

    Priusbattery                        Le succès des voitures hybrides, poussé par les prix des carburants est indéniable. Le mois dernier il avait été cependant noté une baisse des ventes de la PRIUS aux Etats-Unis de plus de 6000 exemplaires par rapport au mois précédent. La raison de cette baisse semble être due à une limitation des productions de batteries Ni-MH annoncé par un membre de la Direction de Toyota. Toyota et Matsushita Electric doivent impérativement investir dans de nouvelles lignes de productions de batteries et même construire une nouvelle usine pour accompagner le plan de montée en cadence des voitures hybrides dont l’objectif est d’atteindre un million de véhicules par an en 2010.

    Lire également: Manque de voitures hybrides aux USA,      la stratégie Toyota.

    Le 17 Juin 2008.

  • « L’avenir est à la voiture électrique »…

    « L’avenir est à la voiture électrique »…

    Images_3 Déclaration étonnante du PDG de Volkswagen, Martin Winterkorn :
    " dans les prochaines années, nous n’allons pas passer outre le moteur essence et diesel, mais l’avenir appartient à la voiture électrique ".
    Sans avoir une once de médisance (vous me connaissez), c’est étonnant comme la flambée des prix du pétrole rend possible ce qui, hier, ne l’était pas.
    Mais, comme pour beaucoup de chose, ce qui est rompu, c’est un deal.

    Les constructeurs automobile avaient un deal avec les pétroliers.
    Une demande captive, pour des prix pas trop élevés.
    Mais, ceux-ci sont devenus trop gourmands, c’est toujours le cas avec un pouvoir d’essence mafieuse, tôt ou tard, un veut plus que sa part.
    C’était aussi le deal avec tout un tas de corps de métier.
    C’était aussi le deal avec les pays pétroliers.

    En même temps, on comprend mieux la hantise des pays de l’Opep qui ne veulent pas brader leurs ressources et en même temps, paralyser les économies d’énergies et les nouvelles technologies.
    Ni trop, ni trop peu devrait être leur devise.
    Or, là, on a dépassé la mesure

  • FAO et crise alimentaire.

    FAO et crise alimentaire.

    Images La conférence de la FAO s’est tenue à Rome du 3 au 5 juin.
    On tourne autour du pot et du politiquement correct.
    En effet, on parle de 850 millions de personnes malnutris avant la crise alimentaire et de 100 millions de plus, après.
    Pour une augmentation de plus de 50 % des prix, beaucoup de ménages n’ayant pas ou peu d’épargne, on est TRES en dessous de la vérité.
    Une extension de la malnutrition de 850 à 4 000 millions de personnes serait plus vraisemblable.
    L’épargne, étant, de plus très concentrée, on voit mal comment certains arriveraient encore à se nourrir.

    Dans un pays, soi-disant riche, comme la France, il faut bien se rendre compte que plus de la moitié des ménages n’ont aucune marge de manoeuvre.
    De plus, à l’allure où la natalité évolue, la décroissance démographique mondiale commencera dans peu de temps.
    60 % de l’humanité vit dans des pays ou l’indice de fécondité par femme est inférieur à deux.
    Au rythme actuel, tous les pays seront arrivés à ce stade en 2025.
    Le problème est donc politique, il n’est pas un problème de surpopulation.
    L’organisation économique actuelle ne permet tout simplement pas de répartir suffisamment de revenus pour nourrir tout le monde, et les aberrations nous crèvent les yeux : les pays africains, généralement encore sous peuplés, n’arrivent pas à se nourrir, tandis que certains demandent de l’aide à l’Inde, qui elle a une forte densité de population, mais dispose de techniciens, d’ingénieurs et de savoir faire pour cultiver le riz et peut même provisoirement leur en fournir…
    Le choix est très clair : l’ OMC est un club de décérébrés et seuls des politiques de développement simple, privilégiant l’agriculture de subsistance familiale est une base de développement réelle.
    Une fois ce choix fait, certains problèmes (immigration  et sous développement) seront très relativisés.