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  • Chantier de l’EPR : l’amateurisme

    Chantier de l’EPR : l’amateurisme

    Images Il n’y a pas que l’EPR Finlandais qui soit le foutoir.
    L’Autorité de Sureté Nucléaire vient de suspendre les opérations de coulage du béton "pour une durée indéterminée".
    L’ASN enfonce le clou : "manque de rigueur inacceptable " et "De nombreux problèmes s’accumulent sur le site de construction de l’EPR depuis le début du chantier ".
    On ne sait guère plus désormais, construire les centrales nucléaires.
    Amateurisme, incompétence à tous les étages : QUALITE DE BETON INADAPTEE, exactement le même problème que sur l’EPR Finlandais.

    L’à-peu-près, règne visiblement de manière généralisée.
    Soudeurs, soudures et aciers sont aussi dans le même état d’approximation.
    Grâce à ce sabotage habile, on n’est sûr enfin que l’EPR ne sera jamais prêt à temps et se révèlera comme une bouse-de-diplodocus ou la-pyramide-de-Nicolas-le-mégalo.
    On n’aura même pas eu la consolation de faire essuyer les plâtres par d’autres (les Finlandais), pour faire du beau travail ici.

  • Toshiba obtient une commande pour deux nouvelles centrales électronucléaires aux USA

    Toshiba obtient une commande pour deux nouvelles centrales électronucléaires aux USA

    Toshiba                         Depuis l’acquisition de l’américain Westinghouse en 2006 Toshiba est devenu le leader mondial  incontesté des centrales électronucléaires. Avec la toute dernière commande de deux tranches de 1100 MW par la Société électrique Scana Corp, basée en Caroline du Sud, Toshiba aura obtenu depuis cette acquisition 10 commandes de centrales électronucléaires: 4 en Chine et 6 aux Etats-Unis. Toshiba annonce également être en discussions pour la commande de deux centrales supplémentaires aux USA.

                                      La localisation des activités électronucléaires de Toshiba aux USA avec Westinghouse, constitue un avantage stratégique déterminant pour ce Groupe.

    Lire aussi:

    Toshiba signe avec le russe Atomenergoprom

    Un marché mondial de 156 centrales d’ici à 2030

    Le 28 Mai 2008.

  • L’Indonésie annonce vouloir quitter l’OPEP

    L’Indonésie annonce vouloir quitter l’OPEP

      Indonesia                                                                                       Sur fond de déplétion de ses productions, de sa position d’importatrice nette de pétrole, de montée des cours du baril l’obligeant à corriger fortement sa politique de subvention aux produits pétroliers avec une augmentation des prix au détail des carburants de 30%, l’Indonésie semble avoir décidé de quitter l’OPEP.

                            Il semble effectivement intellectuellement cohérent de quitter une organisation dont le rôle est de maintenir des prix du pétrole élevés quand on est importateur de cette ressource. L’Indonésie produisait plus de 1,5 millions de barils/jour de pétrole durant les années 90, elle n’en produit plus que 0,86 millions de barils/jour en 2008. Elle reste cependant une solide productrice de gaz naturel.

    Le 28 Mai 2008.

  • Le Congrès américain vote une aide spéciale aux biocarburants de deuxième génération

    Le Congrès américain vote une aide spéciale aux biocarburants de deuxième génération

    Capitole                         Le Congrès américain vient d’adopter une loi globale d’aide aux biocarburants. Dans la liste des décisions adoptées, il est possible de noter la reconduction jusqu’au 1/01/2011 de la subvention de 0.54$/gallon (0.14$/litre) de l’éthanol produit à partir de maïs. Mais apparaît également, jusqu’au 31/12/2012, une nouvelle aide, sous forme d’un crédit d’impôt, de 1,01$/gallon aux biocarburants cellulosiques de deuxième génération. A ces subventions aux volumes produits s’ajoutent diverses mesures de garanties de prêts, de subventions à l’investissement et aides diverses pour servir de support au développement des biocarburants de deuxième génération.

                            Ces mesures vont bien sûr encourager les industriels à aller de l’avant dans l’industrialisation des procédés de transformation de matériaux lignocellulosiques en alcools. Mais la complexité des procédés, les problèmes de ressources en matière première et de logistique vont limiter la taille et le nombre de projets. En effet les biocarburants de deuxième génération sortent de la ferme et des bouilleurs de cru, pour entrer dans l’industrie des biotechnologies ou de la pétrochimie, avec des montants d’investissements importants et des procédés complexes à maîtriser.

    Le 28 Mai 2008.

  • Fond d’aide pour les plus touchés…

    Fond d’aide pour les plus touchés…

    Images_5 Nicolas Sarkozy vient de poser un bon problème. Celui de la fiscalité sur les produits pétroliers.
    En effet, à un certain seuil, il y a de quoi poser la question.
    Même si le montant des enveloppes de surplus annoncés sont modestes : 150 à 170 millions d’euros par trimestre.
    En effet, le prix du baril est passé depuis le début de l’année de 60 à 135 $, soit 75 $ d’augmentation et 19.6 % sur 75 dollars, c’est 14.7 $. La France consommant 1.5 millions de barils jour, on arrive donc à un surplus de 22.05 millions/jour.
    Le surplus ainsi engrangé est donc 10 fois plus important qu’ annoncé.

    Le surplus, ne bénéficierait bien sûr, comme d’habitude qu’aux plus pauvres. Les autres peuvent payer.
    Le risque est réel et augmente, d’explosion sociale devant une paupérisation annoncée ou crainte.
    Quand à expliquer la flambée des prix du carburant en particulier et de l’énergie en général, c’est simple.
    On n’a pas investi suffisamment dans les économies d’énergies, on n’a pas durci suffisamment les normes que ce soit dans le bâtiment ou le transport, donc on surconsomme par rapport au niveau technologique possible.
    Dans le même temps, on n’a pas davantage investi dans la production (y compris le renouvelable), et l’efficacité énergétique des pays émergeant est plus que médiocre.
    En effet les pays misent sur leur faible cout de main d’oeuvre et pas sur leur efficacité et cela multiplie, en plus le transport.
    La responsabilité du système économique dans la crise est écrasante.
    Il empêche l’investissement réel et détourne les fonds dans des monopolys inutiles.

  • Modèle économique.

    Modèle économique.

    Images_4 Le libéralisme, c’est comme le communisme. Quand le communisme ne fonctionnait pas, on vous expliquait doctement que c’est parce qu’il n’y avait pas assez de communisme.
    Comme le libéralisme ne fonctionne pas davantage, on vous explique qu’il faut encore plus de libéralisme.
    Le libre échange, la libre circulation des capitaux et la colique dans l’usage de la planche à billet avait déjà crée la bulle immobilière.
    Aujourd’hui, c’est la bulle alimentaire et énergétique qui pète à la figure des gouvernements.

    Les émeutes de la faim, les mouvements des marins pécheurs ici, mais la protestation générale contre l’augmentation des prix des carburants et de l’énergie, conteste le fondement même de la politique économique en vigueur, conteste l’idée selon lequel le système, bien qu’ imparfait était meilleur que le communisme parce que apportant paix et prospérité.
    Il n’y a jamais eu autant de conflits larvés, la prospérité n’existe plus, nul part, la régression s’installe partout.
    Nous en sommes au stade des troubles sporadiques mais continuels, isolés, faisant tâche d’huile.
    Je dirais que nous en sommes au stade de 1905.
    Il faut dire que nous pouvons appliquer désormais aux financiers le vieux proverbe de langue d’Oc : "Tout leur est bon, même le crouton" (il s’appliquait aux prêtres).
    Les conflits sociaux se généralisent et se gauchisent à la fois, que ce soit en Allemagne, en Argentine, les yeux se sont dessillés,  il ne sert à rien d’être "raisonnables", "sensés", on vous demandera toujours plus de sacrifices.
    En  France, pour ne pas parler salaires, Nicolas Sarkozy  parle d’intéressement.
    On ne pourra pas éviter longtemps de poser la question des salaires, donc du libre échange et de la libre circulation des capitaux, qui conditionne une autre question, celle de l’investissement nécessaire à une révolution énergétique.
    En attendant chaque hausse de quelques centimes du pain ou de l’énergie aggrave la situation.

  • La fin du tabou électronucléaire avance à grands pas dans le monde

    La fin du tabou électronucléaire avance à grands pas dans le monde

      Ap1000                                                                                                L‘industrie électronucléaire devant la menace du réchauffement climatique a repris du galon. C’est une évidence aux Etats-unis où de plus en plus de groupes écologiques présentent l’énergie nucléaire comme une utile source d’énergie de transition en attendant le développement de ressources renouvelables en quantité suffisante. On lira par exemple l’excellent papier de Staniford "Powering Civilization to 2050" qui considère que les problèmes de sécurité politique posés par la filière électronucléaire sont moins "pressants" que le réchauffement climatique et la très bonne synthèse du Prof. Goose "Is nuclear power a viable option for our energy needs? Je ne cite volontairement que ces deux sources qui jouissent d’un label écologique indiscutable aux USA.

                                   La Commission européenne perçoit intuitivement, que sa position ni PRO ni ANTI, devant l’échec patent de sa politique énergétique, quasi inexistante,comme en témoigne la croissance des émissions de CO2 des entreprises sous quotas, ne peut pas sérieusement durer. Ce n’est pas parce que l’Allemagne, l’Autriche et l’Espagne sont encore opposées au déploiement de nouvelles centrales électronucléaires, qu’il ne doit pas exister une Politique et un Plan électronucléaires européens. La Finlande, la Suède, la Grande-Bretagne, l’Italie depuis peu, la France peuvent se coordonner pour établir un certain nombre de normes du futur standard énergétique européen.

                                   Un point majeur devrait faire basculer l’ensemble des Etats raisonnables vers une politique de développement d’une énergie électronucléaire sûre et propre: c’est l’électrification du parc automobile. La consommation de carburants, issus essentiellement du pétrole, devra être remplacée par l’utilisation de l’énergie électrique. Ce phénomène va commencer par la Californie aux USA, Israël, le Danemark en Europe, le  Japon en Asie avec des taux de croissance inattendus, sponsorisés par les Etats. Les constructeurs automobiles allemands ou américains vont vouloir participer au festin et ce sont eux qui demanderont une large disponibilité de la ressource électrique, à des tarifs les plus bas possibles, pour que ce nouveau segment de marché se développe partout dans le monde. Soyez sûrs que si la santé de Mercedes et de Volkswagen l’exige, l’Allemagne deviendra pro nucléaire.

    On lira également:

    Un nouveau plan pour porter la durée de vie des centrales nuvléaires à 80 ans

    L’alliance AREVA – Mitsubishi…

    Le rapport Mandil sur la sécurité énergétique de l’Europe

    Le 27 Mai 2008

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 27 Mai 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 27 Mai 2008

                            Breakingnews                                                               Photovoltaïque: Sharp vient de prendre le contrôle effectif du nouveau concepteur de batteries japonais Eliiy. Sharp croit au développement de murs et de verrières éclairant constitués de cellules photovoltaïques transparentes. En l’absence de lumière c’est une batterie qui doit prendre le relais pour assurer l’éclairage. Sharp vient de prendre le contrôle de cette start up japonaise Eliiy qui se lance dans la conception et la réalisation de batteries au Lithium. L’objectif de Sharp est de pouvoir offrir un système complet, clé en main, qui assurera l’éclairage et la décoration de locaux publics ou privés. (Voir les produits Sharp, voir le papier sur Sharp-Eliiy). On apprend d’autre part que le coréen Hyundai Heavy Industries va porter la capacité de production de cellules photovoltaïques de son usine de Motonobu, de 30 MWc à 60 MWc et va d’autre part construire une nouvelle usine de 270 MWc de capacité. Cette croissance sera accompagnée d’investissements pour produire annuellement, avec son allié KCC, jusqu’à 2500 tonnes de Silicium polycristallin.

                        Tous les fabricants de panneaux photovoltaïques du monde investissent massivement, les prix ne tarderont pas à baisser dès que ces nouveaux projets se traduiront en productions supplémentaires. Alors seuls les meilleurs survivront.

                          

                       Moteurs économiques pour navires de commerce: le finlandais Wartsila et le japonais Mitsubisi Heavy viennent de décider de lancer en commun l’étude d’un futur moteur diesel de cylindrée de moins de 450mm d’alésage, pour des navires de type vraquiers, tankers et autres navires marchands de taille moyenne. Il est certain que la consommation en carburant de ces futurs moteurs sera optimisée. Les deux groupes ont déjà coopéré avec succès sur des développements en commun.

                        Aviation civile: d’après le Times les pétroliers ne font plus crédit aux compagnies aériennes. Elles doivent payer leur kérosène cash, au moment du remplissage des avions. Mauvaise nouvelle pour les finances des plus affaiblies d’entre elles.

                        Expansion des pétrolières chinoises: d’après le South China Morning Post le troisième pétrolier chinois CNOOC aurait des vues sur le canadien Talisman qui est le troisième exportateur de pétrole canadien. D’autre part le géant PetroChina serait attiré par l’australien Santos qui pèse 20 mrds$ et par les actifs Sud américains de Repsol qui pourrait en réclamer 10 mrds$. Les Chinois veulent à tout prix se constituer des réserves de pétrole.

                       L’Alaska étudie la possibilité de synthétiser des carburants: la Fairbanks Economic Development Corp. vient de signer un contrat de avec le groupe d’ingénierie américain Hatch pour étudier la possibilité d’installer une unité de synthèse de produits pétroliers à partir du charbon de la région. Une usine de 20000 barils par jour de capacité nécessiterait un investissement estimé à 1,4 mrds$. La capture du CO2 sera étudiée. Un autre projet plus important (80 000 barils/jour) est également en cours d’étude dans la région d’Anchorage ou là le CO2 pourrait être capturé et réinjecté pour améliorer les productions d’un gisement pétrolier local en cours d’exploitation.Australie

                   Uranium: l’australien Quasar Resources va former un joint venture avec Kansaï Electric Power et d’autres électriciens japonais pour rechercher de l’Uranium le Gawler Craton situé dans le Sud de l’Australie. Cette prospection par forage pourrait se dérouler sur une période de quatre ans.

    Le 27 Mai 2008.

  • Les cours du pétrole obéissent à une loi exponentielle

    Les cours du pétrole obéissent à une loi exponentielle

                               Dans le souci de vouloir aider les "edge funds" et autres vendeurs de papiers adossés aux cours des produits énergétiques et autres "commodities", qui mièvrement ont pronostiqué un cours du pétrole à 200 dollars le baril, je voudrais leur apporter un nouvel outil d’extrapolation beaucoup plus dynamique, qui les aidera à préparer le prochain scandale financier. En effet, les cours du pétrole WTI obéissent depuis le début du mois de février à une loi exponentielle qui présente une pente supérieure à un doublement annuel. Ils trouveront la courbe en unité logarithmique qui leur permettra de prévoir un cours du pétrole à 160 dollars au mois d’Août, puis 220 dollars pour le printemps 2009 et 480 dollars pour le printemps 2010. Avouez que c’est alléchant pour un gogo qui veut protéger ses dollars.Logarithme

    Le 27 Mai 2008.   

  • Economies tous azimuts

    Economies tous azimuts

    Images_2 L’ ère des économies tous azimuts vient de commencer.
    Rien de tel qu’un bon choc pétrolier pour qu’on s’aperçoive, que finalement, l’énergie la moins couteuse est celle que l’on ne dépense pas.
    Pour obtenir une baisse de consommation, la solution est simple, c’est investir.
    Passer d’une voiture qui consomme 11 litres à une voiture qui n’en consomme que 6 n’a absolument traumatisé personne, sauf le gouvernement taxateur.
    La grève des marins pécheurs aussi est emblématique : la flotte est vieille.  D’ailleurs, à une époque, il n’était ni rationnel, ni logique d’investir, le fioul était bon marché et la question était plutôt au retrait des unités de pêche.
    Partout, le constat est le même : défaut d’investissement pendant une génération.

    On peut défendre le nucléaire. C’est un avis respectable. C’est aussi un emblème.
    On n’y a pas remis d’argent depuis tellement longtemps…
    Le G8 parle de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 % d’ici 2050.
    C’est un simple problème de modernisation et de remettre les finances au profit de l’économie réelle.
    En même temps, si l’on combine renouvelable et économie, 50 % pour 2050, c’est peu.
    Parle le souci d’éviter de faire de la peine aux industriels.
    Parle le souci d’éviter de faire de la peine aux ministres des finances.
    jamais, l’intérêt du citoyen de base (consommer le moins possible, voire rien du tout dans le logement par exemple) , n’a été aussi éloigné de l’intérêt des puissants (une dime, en eau, en électricité, en pétrole, la plus élevée possible).