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  • AIAAIAIAIAIIAIAIIAI CARIOCA !!!!!!!!!

    AIAAIAIAIAIIAIAIIAI CARIOCA !!!!!!!!!

    Images_4 D’abord, il y a l’annonce. CARIOCA, LE NOUVEAU GISEMENT BRESILIEN CONTIENT 33 MILLIARDS DE BARILS.
    Après, il y a la réalité.
    Ouai, c’est un peu offshore. Mais pas grand chose, il y a juste un petit océan de rien du tout. 
    Ouai, c’est un peu profond. Mais c’est quoi 10 km de forages ?
    Une babiole.
    L’équipement devra juste résister à une pression quasi amicale : 8164 kg par cm2, des couches de sels d’ 1.6 km et 260 ° de température ambiante.
    "Dans des gisements si chauds qu’il peuvent faire fondre le métal utilisé pour transporter l’uranium dans les centrales nucléaires   ". (Bloomberg).

    Mais ne vous en faites pas. Le bénéfice est déjà fait. Rien que l’annonce a enrichi Pétrobras.
    A l’image de Coluche, enrichi par le simple télégramme annonçant sa candidature aux présidentielles, Pétrobras a gagné beaucoup d’argent avec un gisement pas encore exploité, comme Toulouse qui vient d’être détruite par des avions pas encore construits.
    C’est clair non ?
    Je pense que, nous français, nous devrions rebaptiser ce gisement "Les pieds nickelés", célèbres agriculteurs, cultivant un seul produit, celui qui pousse de préférence dans les grandes villes : la poire.
    Vous pouvez, bien entendu, acquérir la collection complète des pieds nickelés pour une somme modique.
    Vous verrez que les affaires ne se passent pas très différemment que ce qui est décrit dans ces BD.

  • Les variations du commerce de détail en Europe présentent de larges différences d’un pays à l’autre

    Les variations du commerce de détail en Europe présentent de larges différences d’un pays à l’autre

                          Le commerce de détail est un des moteurs principaux de l’économie. Mais l’analyse de ses variations dans le temps nécessite de corriger les valeurs brutes du terme de l’inflation. C’est ce que fait Eurostat, en publiant les indices mensuels déflatés. Les valeurs des mois de Mars de ces indices depuis trois ans, montrent de larges divergences entre les pays européens(FIG.).Commercemars_2

                         Il y a 30 points de différence entre l’Allemagne dont la consommation décroît de façon monotone depuis trois ans, et la Grande-Bretagne dont la croissance de la consommation est brillante (+7 points de croissance entre Mars 2007 et Mars 2008) malgré une inflation énergétique inquiétante. La consommation en volume de l’Allemagne n’a quasiment pas changé en 8 ans! Beau pays où la balance commerciale est largement excédentaire mais où les citoyens moyens ne voient pas évoluer leur pouvoir d’achat et où 22% sont des travailleurs pauvres (Institut für Arbeit und Qualification, Avril 2008).

                      Il est possible également de noter le repli économique de l’Espagne, avec une décroissance de plus de 6 points de sa consommation de Mars 2007 à Mars 2008. Quand à la consommation française elle n’a pas progressé.

                     L’analyse des variations de consommation déflatée sur moyenne période montre que l’Europe des grandes Nations n’est pas un milieu économique homogène. La mise en cohérence d’une politique monétaire commune adaptée à chacun des cas particuliers serait impossible. Il est aisé de comprendre pourquoi la Grande-Bretagne reste si attachée à la Livre Sterling.

    Le 7 Mai 2008.

  • Transport et production d’énergie: pour une séparation nette disent les Eurodéputés

    Transport et production d’énergie: pour une séparation nette disent les Eurodéputés

    Corotmoulin                             La Commission à l’Industrie du Parlement Européen a voté contre (26 voix "contre", 22 "pour" et 3 abstentions) le compromis proposé par la France et l’Allemagne portant sur le processus de séparation des productions et du transport de l’énergie électrique, nous informe le journal Les Echos. La possibilité de conflits d’intérêts dans une structure hybride à la française semblant trop importante pour les Eurodéputés. D’après Alejo Vidal-Quadras un député européen concerné par ces questions un compromis devrait être cependant trouvé et qui donnerait du temps à la France et l’Allemagne de s’adapter à une totale libéralisation.

                                 Ce conflit idéologique de libre concurrence n’a que bien peu d’intérêt dans une Europe en sous capacité de production, au maillage du réseau électrique présentant de larges lacunes vers l’Italie et l’Espagne et dont les centrales électriques vieillissantes présentent une efficacité douteuse et des rendements énergétiques parfois déplorables. Une politique énergétique solidaire n’a que faire de telles sornettes de députés. Elle poserait en premier le problème de la modernisation du maillage du réseau de transport de l’électricité européen et de la mise aux normes du moment de nombreuses centrales électriques polluantes et non compétitives. La compétitivité va de pair avec la réduction des émissions de CO2.

    Le 7 Mai 2008

  • TOTAL: un trimestre en roue libre

    TOTAL: un trimestre en roue libre

                                 Les résultats de Total sont globalement décevants, mais pas plus que d’habitude, me direz-vous? Les productions de liquides (pétrole + condensats de gaz) du premier trimestre sont en baisse de 41 mille barils par jour par rapport à celles enregistrées au même trimestre 2007. Les légers progrès africains (+37 mille barils/jour) étant plus qu’effacés par la chute de 20% des productions en Europe (-74 mille barils/jour). Les productions de gaz ont progressé de 4% par rapport au premier trimestre mais ont régressé de 1,6% par rapport à celles du quatrième trimestre 2007. Globalement les productions sont stables (FIG.)Total2008t1

                    Dans un marché ou les prix de vente des liquides ont augmenté de 65% en un an et celles de gaz de 17%, la croissance de 39% des résultats de l’Amont est largement écornée par la baisse de 56% des résultats de l’Aval (raffinage et distribution) mais aussi par la baisse de 43% des résultats de la Chimie. Les volumes raffinés ont baissé de 1,3%, les volumes de ventes de produits raffinés ont baissé de 3,6%.

                    Le taux moyen d’imposition sur le résultat net ajusté de l’amont à augmenté de deux points à 62,3% et celui du Groupe de 5,4 points à 59,4%.

                    Le Cash ajusté de 4,3 milliards d’euros n’est en progression que de 0,2 milliards en un an malgré la hausse des prix. Ramené au baril de pétrole équivalent produit durant ce trimestre ce cash représente 19,6 euros par baril extrait, en progression d’un seul euro par baril par rapport à il y a un an.

                     En conclusion la formidable augmentation des prix du gaz et du pétrole en un an n’apparaît pratiquement pas dans les résultats trimestriels de Total en raison de la baisse des cours du dollar, de la montée des taux d’imposition, des résultats piteux de la Chimie et du Raffinage et de la baisse des productions de liquides. Il n’y a vraiment  pas de quoi à pavoiser, messieurs les Directeurs.

    Le 7 Mai 2008

  • Le Parlement Européen voudrait faire capturer et séquestrer le CO2 dès 2025

    Le Parlement Européen voudrait faire capturer et séquestrer le CO2 dès 2025

      Carbonfootprint                                                                                       D‘après Reuters, les parlementaires européens voudraient, dès 2025, obliger ou inciter (on ne sait pas encore) un certain nombre de centrales électriques à s’équiper d’un procédé de CCS (Capture et Stockage de CO2). Animés par le britannique Chris Davies en charge au Parlement Européen des questions tournant autour du CCS, certains parleraient d’une douzaine de centrales équipées du dispositif pour un investissement d’un milliard d’euros par centrale. Les textes de lois relatifs à ces obligations restent à élaborer.

                           Outre le délai de l’affaire qui semble bien proche pour des procédés industriels encore en phase de tests de faisabilité, il est étonnant que les députés ne se penchent pas tout d’abord sur le simple problème des émissions de CO2 et de consommation de produits énergétiques carbo-polluants par les centrales électriques, avant de vouloir piéger leurs émanations. Moderniser les centrales électriques en réduisant par deux ou trois les émissions de CO2 semble être un préalable indispensable à toute installation d’un CCS, sous peine d’installer une usine à gaz que le consommateur d’électricité final devra payer pour les investissements et pour le fonctionnement.

    Le 6 Mai 2008.

  • ça promet !!!!

    ça promet !!!!

    Images_3 Il y a une pensée qui se répand comme une trainée de poudre : il y a trop de monde sur terre.
    Le gouvernement US, lui est prévoyant.
    Il anticipe la pandémie. Enfin, il anticipe surtout sur qui il compte pour faire de la place.
    – Les plus de 85 ans,
    – souffrant de traumatismes graves,
    – gravement brulés,
    – déficients mentaux (dont alzheimer),
    – malades chroniques (coeur, diabète, poumons).
    Bien sûr, on compte surtout sur les pays étranger…

    Tous ceux là, il ne faut pas le cacher, coutent très cher, n’ont aucune utilité économique et allègeraient bien des budgets retraites et maladies.
    Les vieillards des maisons de retraites, les dépendants, plus de gaspillages !
    Mais, ce phénomène, n’est pas réservé qu’au cas de pandémie, cas, encore hypothétique.
    Imaginons, une crise économique, une crise énergétique, une crise alimentaire, une vraie crise quoi.
    Le même schéma s’appliquera.
    Adolf commença à se faire la main sur les malades mentaux (plan Aktion T4), mais il ne dépareillait pas trop son époque.
    Le malade mental était honteux, relégué et sa survie était courte, quelques mois.
    Bien des pays, pas seulement l’  Allemagne nazie eurent des comportements indignes.
    Stérilisations, euthanasies. La France de 1940 à 1944 vida ses hôpitaux psychiatriques et remplit ses cimetières.
    Avec les ressources qui se raréfie, on (re)découvre que l’homme est un loup pour l’homme.

  • Grande-Bretagne: les prix à la production industrielle tributaires des prix de l’énergie

    Grande-Bretagne: les prix à la production industrielle tributaires des prix de l’énergie

                                      La Grande-Bretagne a bâti une partie de son expansion économique des 40 dernières années sur les ressources de gaz et de pétrole de la Mer du Nord. Malheureusement  la déplétion de ces ressources et l’inexorable ascension des prix des ressources énergétiques carbo-polluantes agissent depuis quelques années négativement sur la santé économique de ce pays. Importatrice des trois quarts de son charbon, importatrice nette de gaz et de pétrole, le renchérissement de ces sources d’énergies impacte de plein fouet les prix industriels britanniques.Prodindus_3

                         Les indices des prix à la production industrielle publiés par Eurostat en témoignent. Il suffit de comparer les indices (base 100 en 2000) des prix industriels hors construction avec et sans énergie et de les comparer avec ceux de la France en mars 2008 (FIG.). Alors que la variation de l’indice de la France comprenant les prix de l’énergie (17,9%) est majoré d’un tiers environ par rapport à la variation des prix hors composante énergétique (+13,3%). Pour la Grande-Bretagne les variations des prix à la production industrielle sont multipliés par 2,3 (39,5/16,9) par rapport à celle de l’indice sans composante énergétique.

                       Ces comparaisons simples montrent le grand désarroi énergétique dans lequel se trouve aujourd’hui la Grande-Bretagne qui a enfin décidé de prendre une nouvelle orientation dans ses choix énergétiques, en décidant de moderniser son outil électronucléaire et de céder ses parts dans British Energy. Les objectifs de la commission européenne obligeant les britanniques à produire 40% de leur électricité en énergie renouvelable en 2020 alors qu’ils sont à 5% est complètement irréaliste. Souhaitons qu’ils arrivent à cet objectif en incluant l’électricité électronucléaire, ce serait déjà bien par rapport aux 19% d’électricité non thermique à flamme produits aujourd’hui.

                    Ces chiffres montrent aussi la chance de la France d’avoir su maîtriser ses coûts énergétiques grâce à son électricité hydroélectrique, son parc de centrales électronucléaires et la formidable taxe sur les produits pétroliers (TIPP) qui a sponsorisé la diésélisation du parc automobile. Souhaitons que l’arrivée des stupides 4X4 et des onéreuses éoliennes allemandes ne sera qu’une mode passagère.

    Le 6 Mai 2008

  • Géorgie : la guerre ?

    Géorgie : la guerre ?

    Images Les gouvernements géorgiens et russes sont d’accord là dessus : on court à la guerre.
    C’est leur seul point d’accord, d’ailleurs.
    Le ton monte, l’enjeu est important, plus pour Moscou que pour Tblissi d’ailleurs.
    L’enjeu, c’est la crédibilité de south stream d’une part, de la Russie d’autre part et de l’ Otan.
    Les deux pays massent des troupes, la Russie en Abkhasie et la Géorgie à sa frontière.
    Mais cette crise risque de dépasser amplement le Caucase, notamment s’il y a intervention occidentale autre que symbolique.

    Images_2 En effet, les rôles ont notablement changés depuis 1991.
    La Russie est un pays différend qui a réussi une mue difficile, qui a liquidé une grande partie de sa puissance militaire, mais que celle-ci reste considérable, en même temps que les circonstances actuelles font du pétrole, du gaz et de l’uranium russe, une clef de la situation.
    Dans ce contexte, c’est l’occident qui désormais est en crise, immobilière, boursière, financière et économique.
    Les puissances occidentales sont, de leur côté, extrêmement dépendantes de sources extérieures d’approvisionnements.
    Seule la Géorgie sera écrasée.
    Si les USA, l’ OTAN aident la Géorgie, l’Europe risque de voir le gaz russe coupé, à moins de se découpler totalement des USA et de faire éclater l’ OTAN.
    Dans le même temps, la dépendance mondiale vis-à-vis du pétrole russe apparaitra clairement.
    L’Union européenne bâtie en période d’abondance verrait arriver une crise économique colossale.
    Elle n’y survivrait sans doute pas.

  • USA: fortes ventes de voitures hybrides au mois d’Avril

    USA: fortes ventes de voitures hybrides au mois d’Avril

                                 Les ventes de voitures hybrides du mois d’Avril aux Etats Unis ont atteint 39900 exemplaires soit le deuxième meilleur mois enregistré en valeur absolue. Sur les quatre premiers mois de l’année le volume de voitures hybrides vendues atteint 129000 exemplaires en hausse de 20% par rapport aux ventes de la même période en 2007. Ces ventes du mois représentent 3,2% des voitures vendues aux Etats Unis en Avril (FIG.). 82% de ces ventes sont assurées par Toyota et 11% par Honda. Ce résultat, dans un marché globalement en baisse, montre l’attractivité du concept hybride et des économies d’essence associées, sur le consommateur américain.Hybridesusa_2

  • ExxonMobil veut valider industriellement la capture du CO2 par procédé cryogénique

    ExxonMobil veut valider industriellement la capture du CO2 par procédé cryogénique

    Exxonbacon                                         Les gaz naturels contiennent dans des proportions variables du CO2, de l’H2S et des impuretés autres que le méthane. Quand ils sont qualifiés d’acides (sour acid gas) ces proportions de CO2 et d’H2S peuvent atteindre plusieurs dizaines de pourcent. La capture de ces gaz peut être réalisée classiquement par des procédés aux amines qui après oxydation de l’H2S en Soufre, permet de capturer du CO2 et de le réinjecter comme le fait StatoilHydro au large de la Norvège sur sa plateforme Sleipner. Mais un autre procédé appelé "Controlled Freeze Zone" ou "CFZ" semble être une alternative intéressante.

                                             Cette méthode étudiée il y a plus de vingt cinq ans par Robert Denton repose sur la création d’une phase liquide par dissolution cryogénique du CO2 dans l’hydrogène sulfuré liquide vers -80°C. Le méthane parfaitement purifié demeure seul en phase gazeuse. Exxon Mobil a longtemps étudié et évalué ce procédé. On lira avec intérêt une présentation d’Exxon sur ce sujet,  présentée en 2004. La phase liquide constituée de CO2 et d’H2S peut être directement réinjectée dans une couche géologique poreuse réceptrice.

                                            ExxonMobil vient d’annoncer de vouloir investir plus de 100 M$ pour construire une unité commerciale de démonstration de ce procédé dans un gisement de gaz du Wyoming. Cette usine devrait entrer en activité en fin 2009 et pouvoir conduire des tests avec diverses compositions gazeuses pendant un à deux ans. Exxon place cette activité parmi les nombreux projets de CCS auxquels il participe dans le monde.

    Lire le communiqué d’ExxonMobil (en français)

    Le 6 Mai 2008