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  • Véhicule électrique Renault-Nissan pour le Danemark

    Véhicule électrique Renault-Nissan pour le Danemark

    Aescmodule                    Renault-Nissan et son partenaire Project Better Place posent des jalons pour élargir la zone de chalandise du véhicule électrique initialement prévu pour Israël. PBP vient de signer un accord avec la Société danoise Dong Energy prévoyant la fourniture de véhicules électriques à partir de 2011. On ne sait pas à quoi ressemblera ce véhicule électrique Renault mais on sait que la batterie sera du Type Li-Mn2O4 et qu’elle pourrait être composée de modules du type de celui présenté avec le Denki Cube à New York. (photo)

                 Voir le communiqué de Renault-Nissan (en anglais) et le MOU PBP-Dong Energy (en anglais).

    Jeudi 27 Mars 2008, 15h45.

  • Les combats autour de Bassora enflamment les cours du brut

    Les combats autour de Bassora enflamment les cours du brut

    Icewt_wti_month_11                             Le marché du pétrole fait de la géopolitique. Il y a six mois les indicateurs se tenaient entre le Golfe du mexique et Cushing, Oklahoma où se trouve le marché physique du WTI. Maintenant ce sont les évènements de géopolitique qui déterminent les orientations du marché, avec les fonds alternatifs comme amplificateurs . L’Asie consomme beaucoup avec un hiver froid, des centrales nucléaires à l’arrêt au Japon, une pénurie de produits raffinés en Chine. Le Moyen-Orient en pleine embellie économique, consomme à tout va pour dessaler de l’eau et produire de l’électricité. En pendant ce temps là, les forces régulières Irakiennes poursuivent les milices Chiites dans les faubourgs de Bassora et font brûler les pipelines. L’essentiel des deux millions de barils par jour de pétrole exportés par l’Irak viennent de cette zone. Le marché considère qu’un manque d’un à 1.5 millions de barils par jour créerait un fort désordre sur les approvisionnements. L’information d’un oléoduc en feu ce matin 27/03/2008 à fait grimper les cours du WTI au-delà de 107$/baril. Il faudra attendre l’ouverture de la Bourse à New York pour voir les cours des pétrolières réagir.

  • Sables bitumineux de l’Athabasca, le partenaire de Total veut vendre ses parts

    Sables bitumineux de l’Athabasca, le partenaire de Total veut vendre ses parts

    Enerplus                           Le canadien Enerplus Resources Found qui détient dans l’Athabasca, 15% des parts dans le Projet  d’exploitation des sable bitumineux Joslyn, piloté par Total, se pose des questions sur sa volonté de conserver cette participation. En effet il détient par ailleurs d’autres intérêts dans les sables bitumineux avec "un meilleur contrôle sur les délais et les dépenses en capitaux." Enerplus a choisi un conseiller financier pour l’aider dans ce désinvestissement.

                            L’aventure de Total dans les sables de l’Alberta à l’aboutissement bien lointain, n’est pas d’une grande limpidité.

    Lire le communiqué d’Enerplus (en anglais)

  • Peugeot et le Berlingo électrique pour La Poste

    Peugeot et le Berlingo électrique pour La Poste

    Berlingo_21                             Les grands producteurs mondiaux de voitures élaborent de grandes stratégies d’électrification progressive de leur gamme en allant des versions hybrides, aux options avec plus d’autonomie électrique dites Plug-in, jusqu’aux versions purement électriques comme le i-MiEV de Mitsubishi ou le Denki Cube de Nissan qui devraient rapidement voir le jour en Californie.

                               Alors que fait Peugeot dans cet univers en plein bouleversement?

                              Et bien il va vendre quelques dixaines de Berlingo électriques à La Poste, si bien sûr il est retenu comme fournisseur. Cette fourgonnette sera équipée d’une batterie suisse au Sodium-Chlorure de Nickel fonctionnant à 250°C avec un électrolyte sous forme de sel fondu. Technologie aux nombreuses contraintes, dont la principale est l’inaptitude à fonctionner avec de fortes tensions, en raison d’une inaptitude à la décharge rapide, ce qui en fait une solution inadaptée. On peut mesurer ainsi le retard pris par Peugeot par rapport à ses concurrents, alors qu’il y a dix ans de cela Peugeot était encore dans la course. Mais ses responsables n’ont pas su prendre les options innovantes, en particulier dans les systèmes batteries (Li-Ion, haute tension) qui bien sûr étaient plus chers qu’un moteur diesel de faible cylindrée.

                             L’innovation ne se décrète pas, elle se forge au travers d’équipes marketing et techniques qui intuitent que le monde change et qu’un jour, même le moteur diesel avec filtre à particules sera ringard.

  • Secret Défense.

    Secret Défense.

    Images Stéphane Lhomme est en garde à vue.
    "de l’affaire du document "confidentiel défense" qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent EDF, Areva et les autorités françaises, le réacteur nucléaire EPR n’est pas conçu pour résister à un crash suicide réalisé avec un avion de ligne ".
    5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour avoir détenu un document dont tout le monde connait le contenu, désormais, et le soupçonnait avant.
    Hier, un internaute me disait que je mélangeais pas mal de chose.
    Je rappelle :
    – notre président, castré politiquement, veut relancer le nucléaire.

    – c’est son droit, il peut le proposer, le vendre, le maintenir ou en faire des papillotes, pourquoi pas.
    Mais, dans tous les cas, pour en construire, en exploiter, en démanteler, IL FAUT DE LA MAIN D’OEUVRE.
    C’est très difficile de faire sans.
    Et comme, "par économie" (j’avais fait le parallèle avec le personnel médical), on n’en a pas formé, cela sera difficile de faire les trois en même temps, et même d’en faire un à la fois.
    De même, on ne s’est pas trop posé le problème du combustible.
    Pour produire, quoique ce soit, il faut investir, en personnel et en matériel…
    Il faut bien constater, que, comme dans bien des problèmes, le gouvernement nie la vérité.
    Manque de personnel (et ça ne se forme pas en 15 jours, 2 ans, mais plutôt 10), manque de combustible, et mensonges pitoyable quand au degré de sécurité.
    SECRET DEFENSE PFFFFFFFFFFFFTTT !!!! Amour propre des hommes politiques qui ne veulent pas passer pour de fameux irresponsables, oui ! Qui feraient mieux de jouer au bridge (ou aux billes) !

  • Stalingrad.

    Stalingrad.

    Stalingradrus Hier, 25 mars est passé le film "Stalingrad" à la télévision.
    Stalingrad est un monument. Ou d’ignorance, ou de désinformation.
    Tourné 10 ans après la fin de l’URSS, c’est un monument d’antisoviétisme et d’approximation historique.
    Visiblement, le réalisateur a confondu "le docteur jivago" et la bataille de Stalingrad.
    On voit des soldats jetés sans armes contre des mitrailleuses et poussés par des commissaires politiques.
    En 1941/1942, les soldats soviétiques ne sont pas ceux de la première guerre mondiale, qui eux, ont menés des combats avec un fusil pour deux, voir pour 5, dont notamment la dernière offensive (Broussilov) en 1916.
    Pendant toute la guerre, ils ont disposés d’un matériel, notamment lourd, supérieur à celui des allemands, tant en nombre qu’en qualité.
    Le T 34, les "orgues de Staline", une artillerie abondante, les premières productions de kalachnikov que même les soldats allemands préféraient à leurs armes de dotations.
    Et a Stalingrad, les soldats soviétiques montaient en ligne avec 50 kilos d’équipement sur le dos.
    Si certaines troupes ont été équipés à la dernière minute, aucune troupe n’est monté en ligne sans arme.

    A la même époque, les chefs militaires, convaincus qu’ils n’ont plus rien à perdre, ont réduit à quia les commissaires politiques, et même mis sous leurs ordres les troupes du ministère de l’intérieur (NKVD, devenu plus tard KGB) qu’ils ont envoyés au plus fort des combats.
    A l’époque, d’ailleurs, ce ne sont pas des conscrits dont dispose les soviétiques pour Stalingrad, mais de troupes de choc.
    On sortira même "pablito" Rodmnitsev de son Goulag. C’est le héros de la bataille de Guadalajara, un spécialiste du combat urbain.
    Quel rapport avec l’énergie ?
    Parce que l’on a la même campagne de désinformation médiatique vis-à-vis de l’Iran.
    Et on remonte une mayonnaise pour justifier une attaque.
    Au même moment, d’autres mettent en garde, aux USA contre une défaite militaire en cas de guerre contre l’Iran, et  la destruction totale de l’armée en Irak.
    L’armée américaine en Irak, déjà, n’arrive pas à mater les sunnites (20 % de la population), risque de voir ses troupes coupées de ses voies de communication, venant du golfe et du koweit, par l’insurrection chiite qui ne manquerait pas de se déclencher, et par la perte du contrôle du golfe Persique.
    L’armée américaine, dépendant beaucoup de ses approvisionnements, notamment pétroliers, incapable de faire une guerre à l’économie, risquerait de revivre, réellement, une bataille de Stalingrad. 
    Hitler aussi avait cru que ce serait facile la conquête de l’URSS.

  • TNK-BP les ennuis se poursuivent sur fond d’espionnage industriel

    TNK-BP les ennuis se poursuivent sur fond d’espionnage industriel

    Tnkbpen1_2                   Le Mardi 25 Mars 2008, la Société BP a rapatrié de Russie 148 employés britanniques qui travaillaient au sein de la filiale TNK-BP nous informe Kommersant. D’après ce quotidien ce sont des techniciens qui avaient été détachés par BP dans la filiale russe. Ces employés avaient reçu des "réclamations" (claims) de la part des services fédéraux d’immigration russe au sujet de leur visa. BP a préféré "pacifiquement" les soustraire à ces démarches administratives en mettant fin à leur mission.

                           Le torchon brûle entre la Russie et le Gouvernement de sa Gracieuse Majesté sur fond d’espionnage industriel réel où imaginaire. Les cours de l’action BP n’accusent pas réellement le choc de tous ces déboires. Faut-il y voir l’indication du traditionnel flegme britannique?

  • Commandes industrielles en bonne progression au mois de Janvier

    Commandes industrielles en bonne progression au mois de Janvier

                                 L‘indicateur des entrées de commandes à l’industrie manufacturière publié par Eurostat indique, pour le mois de Janvier, des entrées de commandes satisfaisantes pour l’Allemagne en progression sur un an de 9,9%, pour la France en croissance de 8,6% et pour l’Italie qui avance de 7,5%. Seule l’Espagne marque une nette stagnation avec des entrées de commandes en hausse de 1,4% seulement. L’ensemble de la Zone Euro avec une valeur d’indice de 133,3 progresse de 7,3% en un an et d’un tiers en huit ans.Commandesjanvier

                          Cet indicateur avancé qui détermine pour une part, l’activité des deux premiers trimestres de la Zone Euro montre que l’activité manufacturière européenne est globalement bonne. Il confirme le sentiment des industriels et des prestataires de services français qui affirment, pour une grande part d’entre eux, ne pas ressentir la crise tant annoncée par nos économistes distingués.

  • A la recherche d’une diode électroluminescente plus blanche

    A la recherche d’une diode électroluminescente plus blanche

    Whiteled                          L’industrie des luminaires sait faire des panneaux de lumière blanche avec les diodes électroluminescentes (LED) de trois couleurs de base: bleu, vert et rouge. Mais ce procédé est peu utilisé puisqu’il nécessite trois réseaux d’alimentation séparés pour gérer l’intensité de chacune des composantes. C’est pour cela que les diodes "blanches" commercialisées sont des diodes bleues InGaN-GaN recouvertes d’un coating phosphorescent de type Ce3+-YAG qui émet une lumière jaunâtre. La lumière produite est du type"clair de lune" qui est pondérée comme étant à 72% représentative du spectre idéal. Le National Institute of Material Science japonais vient d’annoncer que ses équipes ont su rassembler, sur des prototypes, les trois couleurs dans une même diode. Le blanc obtenu serait à 91% représentatif du spectre idéal. Rien n’est dit sur une éventuelle future industrialisation.

  • Les choix énergétiques des Pays-Bas imprégnés de périlleuses certitudes

    Les choix énergétiques des Pays-Bas imprégnés de périlleuses certitudes

    Co2_eur                                    Jacqueline Cramer, le Ministre de l’Environnement des Pays-Bas, semble être "l’homme fort" de la politique énergétique de son pays. La Hollande ce n’est pas très grand mais c’est la source la plus polluante en CO2 de l’Europe du Nord, comme le montrent les images du satellite ENVISAT.

                                        Alors me direz-vous, il y a urgence à prendre des mesures radicales! Et bien voilà les décisions de cette Ministre éclairée:

    • Les  Pays-Bas vont développer les centrales électriques au charbon couplées aux techniques de CCS (Capture et séquestration de Carbone). En effet, le charbon est largement disponible dans les ports néerlandais.
    • les énergies renouvelables de type éolien terrestre et offshore vont être favorisées pour atteindre 20% de la consommation énergétique hollandaise en 2020 contre 2 à 3% en 2007.
    • les centrales électronucléaires vont être arrêtées à l’exception d’une seule, celle de Borssele qui doit produire jusqu’en 2033.

                       Traduisez facilement cette approche de la politique énergétique néerlandaise par: rien ne va changer! En effet, la technologie CCS n’est pas au point, des essais de faisabilité et d’évaluation au dixième de grand sont programmés pour la décennie à venir, on peut espérer les premières réalisations industrielles dans 10 ou 15 ans avec des coûts incertains. Les délais pour construire des éoliennes offshore sont à quatre à cinq ans au minimum pour les premières, porter le parc éolien à 20% des besoins énergétiques hollandais prendrait des décennies.

                        Les non décisions énergétiques des Pays-Bas ne sont pas la clé de la politique énergétique européenne, mais ce qui est inquiétant est qu’elles s’ajoutent à l’inertie allemande dont la politique énergétique est complètement figée à brûler du charbon et du lignite pour pallier les défaillances éoliennes.

                        Les premiers black-out européens à venir, permettront, en urgence, de revoir ces non décisions. Seul un traumatisme collectif européen permettra aux citoyens de se poser enfin les vraies questions de disponibilité, de coûts, de fiabilité des ressources énergétiques du réseau électrique collectif.