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  • L’ECOFIN critique le projet 2020 de réduction des émissions de CO2 de la Commission

    L’ECOFIN critique le projet 2020 de réduction des émissions de CO2 de la Commission

    Piebalgs                     Les ministres des Economies et des Finances de l’Eurogroupe ont examiné le 12/02/2008, le projet de la Commission pour la réduction des émissions de CO2 pour 2020. Ils ont attiré l’attention du Commissaire Andris Piebalgs sur les points suivants:

    1. les mesures pour améliorer l’efficacité énergétique sont moins onéreuses que celles qui accroissent la part des énergies renouvelables, (préconisées par la Commission). Le prix des mesures doit donc être pris en compte.
    2. le négoce des Droits d’ émissions (ETS) peut se percuter avec des taxes environnementales. Il est donc nécessaire de valider la compatibilité des systèmes en interaction, afin d’éviter des coûts prohibitifs.
    3. La vente des ETS doit être validée par les Ministres des Finances. Leur enveloppe doit être approuvée par l’Ecofin.
    4. Les mesures doivent être très flexibles ce qui est incompatible avec des sous-objectifs (nationaux) préconisés par la Commission.

                          En clair le dispositif préconisé est trop onéreux et trop rigide. Les lobbies allemands des énergies  renouvelables apparaissent trop nettement entre les lignes du projet de la Commission. Un dispositif basé sur l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’amélioration des centrales électriques thermiques à flamme existantes serait tout aussi efficace, mais il ne maintiendrait pas à bouts de bras l’industrie éolienne et solaire allemande, qui ne vit et se développe que parce que ses clients mondiaux sont subventionnés.

  • Bas le masque. II

    Bas le masque. II

    Images_ii Les états-unis ferraillent dur contre les pays producteurs, désormais sortis de l’orbite US.
    Aujourd’hui, c’est le tour du Vénézuela de s’attirer ses foudres.
    Classé comme "pays favorisant le trafic de narcotique", mais pas son voisin, la Colombie, allié US, mais premier producteur de drogue de la région.
    On dit que Colombie et Vénézuela auraient trop à perdre dans un conflit, mais, c’est toujours le cas dans des conflits de voisinage.
    Aujourd’hui, c’est Exxonmobil qui a fait bloquer des avoirs Vénézueliens, s’attirant, en réciproque un embargo, en attendant sans doute un embargo global contre les USA.

    Les rodomontades US ne doivent pas faire oublier qu’ils ne possèdent plus désormais d’appareil militaire suffisant pour "pacifier" un pays comme le Vénézuela.
    Et il est clair que la position US : "ils ont besoin de nos raffineries", est intenable.
    En réduisant sa production à cause des grèves, la société Vénézuelienne PDVSA avait déjà causé le doublement du prix du pétrole, prix qui n’est jamais retombé.
    Quand à Chavez, il tirerait le même prix de 1.6 millions de barils à 200 $, qu’aujourd’hui 3.2 millions à 100…
    La balance n’est pas égale, le producteur est systématiquement avantagé par une baisse de production.
    Et les USA connaitraient peut être, eux aussi, le lot quotidien en Chine, en Afrique, du manque pur et simple, malgré un prix élevé…
    En réalité, là aussi, il n’y a qu’une seule solution pour les USA, c’est de regagner leur indépendance en réduisant leur consommation.

  • Bas le masque.

    Bas le masque.

    Images_ii Ce début d’année 2008 voit les états-unis mettre bas le masque devant la réalité de sa politique étrangère : l’obsession pétrolière et énergétique.
    "Le gaz, le pétrole, les gazoducs, les pipelines et les investissements en Europe et en Asie semblent aujourd’hui occuper la première place dans la liste des péchés capitaux de la Russie ", nous dit l’agence de presse Ria Novosti, après le rapport Mac Connell au congrès.
    Les états-unis découvrent, ou semblent découvrir que l’accès aux ressources naturelles gratuitement, par l’intermédiaire d’un dollar qui ne leur coute rien, n’est pas garantie.
    Pourtant, la situation est simple, très simple et hideusement simple. Les USA ont gaspillés leurs énergies fossiles et entendent se gorger à peu de frais de celles des autres.

    Russie, Iran, Vénézuela, quelques uns plus petits, et hier Irak, avaient dénoncé le pacte.
    Le renouveau de la puissance russe, est utilisé pour justifier le budget militaire américain (1000 milliards de $ cette année) d’une armée déployée désormais essentiellement dans le golfe persique.
    La perte de puissance est un élément qui ne veut pas être entendu dans les milieux dirigeants, cyniques et naïfs, ni même l’épuisement géologique des gisements.
    Bien sûr, il en reste, mais des compliqués et des petits à exploiter.
    Pas de Ghawar qui pouvait donner 5 millions de barils avec 600 puits.
    Les états-unis se méfient désormais même de leurs amis.
    Au point de les mettre sur écoute… Après tout, s’il y a évacuation de l’ Irak et de l’ Afghanistan, il y a de fortes chances pour que ce soit les gisements du golfe qui soient perdus…

  • Consommations mondiales de pétrole en 2008 vues par l’AIE

    Consommations mondiales de pétrole en 2008 vues par l’AIE

                                  L‘Agence Internationale de l’Energie dispose d’un privilège exclusif: manipuler les cours du pétrole avec des prévisions bidons. Elle dispose d’une astuce pour cela: faire une prévision initiale débilement très haute puis, chaque mois, la revoir à la baisse. Exemple: les prévisions de consommation mondiale de pétrole en 2008.Prvi1 Elle a débuté sa série en Juillet 2007 avec un volume moyen prévu pour 2008 de 88,2 millions de barils de brut par an, en croissance de 2,2 millions par rapport à son actualisation 2007 qui était à l’époque de 86 millions de barils par jour. Or cette croissance était stupide. Historiquement, depuis 10 ans la croissance annuelle moyenne de consommation est de 1,3 millions de barils par jour. Depuis insensiblement, presque tous les mois l’AIE revoit ses prévisions à la baisse, sous divers prétextes. C’est tellement GROS que le Marché se moque ouvertement de ses chiffres prospectifs.

  • TOTAL : les productions résistent dans un environnement peu favorable

    TOTAL : les productions résistent dans un environnement peu favorable

                          Les volumes de productions de liquides (pétrole + condensats) de Total on crû en 2007, par rapport à ceux de l’année précédente, de 1,6%, à 1520 milliers de barils par jour. Ceux de gaz ont augmenté de 9,5% à 931 milliers de barils équivalents de pétrole par jour. Les volumes de produits raffinés sont restés stables à 2461 milliers de barils (+0,3%) et le volumes de produits commercialisés ont crû de 3,3% à 3911 milliers de barils par jour.Total1 Ces résultats opérationnels montrent la bonne tenue des productions de gaz et de liquides malgré des pertes de production au Nigeria et les effets défavorables des cours du brut sur les volumes alloués par les accords de partage de production. Par contre les volumes raffinés, compte tenu des investissements réalisés par Total dans ce domaine, sont très décevants. La stagnation du raffinage serait due aux nombreuses opérations de maintenance. Cette non maîtrise des volumes raffinés à entraîné une plus grande quantité de produits achetés pour alimenter la distribution et donc une baisse des marges de l’aval.

                                Un examem des volumes trimestriels des productions de gaz et de liquides Total2montre la stabilisation des volumes de liquides produits depuis mi-2006 autour de 1,5 millions de barils par jour. Depuis cette même date les productions de gaz croissent et ont même dépassé 0,9 million de baril équivalent par jour.

                   Ces résultats expliquent la croissance des résultats de TOTAL, qu’il faut valoriser en dollars pour comparer la performance de cette Société à celles des concurrentes.

                         Le Chiffre d’affaire s’est accrû de 13% à 217 millards de dollars, le résultat net a progressé de 22% à 18 mds$ et le cash généré par les opérations s’est élevé à plus de 24 milliards de dollars en croissance de 20%.

                       A titre de comparaison avec la référence de la profession, Exxon dégage 10% de Résutat Net sur CA et TOTAL 8.3%. Exxon dégage 12.9% de Cash généré par les opérations sur CA et TOTAL  11.1%. On voit donc que les ratios de Total ne sont pas stupides, malgré un aval et une chimie probablement mal gérés.

                        Une seule ombre sérieuse au tableau, les réserves prouvées de liquides se sont réduites de 11% à fin 2007 par rapport à fin 2006, à 5.8 milliards de barils essentiellement en raison de la cession forcée de 16.7% du gisement d’huiles lourdes Sincor au venezuélien PDVSA et de l’impact  l’accroissement des prix sur les accords de partage. Les réserves prouvées de gaz ont crû de 1% à 4.7 milliards de barils équivalents.

                    Ces baisses de réserves qui expliquent l’essentiel de la décote actuelle des cours des Sociétés pétrolières, n’est qu’une photographie instantanée. Les analystes qui prévoient un déclin inéluctable des pétrolières indépendantes sous estiment l’aptitude de ces grandes Sociétés à réagir. Les Sociétés nationales possèdent les réserves mais ont un très faible niveau de know-how pour les valoriser. Elles sont donc elles aussi très fragiles. Un équilibre est donc nécessaire. Les financiers oublient trop souvent que 40% du pétrole mondial est distribué par les grosses Sociétés pétrolières indépendantes.

                     L’action Total a ouvert en hausse de 1.9% à New York à 72.6$  ce jour, 13/02/2008.

  • Québec investit pour ses routes.

    Québec investit pour ses routes.

    Photos_015 La marque du libéralisme est la ruine, pas seulement financière. Le réseau québécois est proche de l’effondrement et si mal en point que le gouvernement du Québec est obligé d’ y injecter 2.7 milliards de $ canadiens.
    Le budget des infrastructures routières augmente de 58 %, et devrait permettre 1850 chantiers.
    D’ici 2012, c’est 12 milliards de $ qui devraient être investit.
    Début 2007, le budget prévu n’était que de 8 milliards…

    Quand au voisin US, c’est Félix Rohatyn qui donne le ton :
    "Mais le mécanisme de répartition de l’investissement entre l’Etat fédéral, les Etats et les villes a été cassé dans les années 1960-1970. Le pouvoir central investit de moins en moins, les collectivités locales n’ont pas les moyens financiers de se substituer à l’Etat et, du coup, des infrastructures aussi cruciales que les routes ou les écoles se dégradent. On a évalué qu’il faudrait dépenser 1.600 milliards de dollars sur cinq ans pour remettre simplement à niveau nos infrastructures essentielles ".
    Le "miracle" économique n’a donc consisté pendant des années qu’à voir voir vieillir les infrastructures.
    Maintenant, c’est confirmé, des politiques de grands travaux s’annoncent.
    C’est mon petit "doit" qui me le dit…
    De plus, cela serait diablement plus intelligent que d’aller faire le traineur de sabre aux quatre coins du monde.

  • L’Italie ne veut pas du terminal de GNL de Brindisi

    L’Italie ne veut pas du terminal de GNL de Brindisi

    Gnlterminaux                  BG Group, Société britannique en pointe dans le Gaz Naturel Liquéfié (GNL), voulait initialement implanter un terminal de stockage et de regazéification de GNL dans le sud de l’Italie, à Brindisi en 2007. Mais ce projet rencontre de nombreux obstacles administratifs, ce qui repousserait sa construction au mieux, à 2010. Le Ministère de l’Environnement a demandé à BG Group de nouvelles études de risques en cas d’accident.

                         Il ne semble pas évident que ce projet de 500 millions d’euros voit le jour. Peut-être entre-t-il trop en compétition avec le projet ENI-Gazprom du gazoduc South Stream, le GNL étant l’arme de choix contre la menace de pénurie de livraisons de gaz russe.

  • Israël va se lancer dans l’énergie solaire

    Israël va se lancer dans l’énergie solaire

    Negevmap                      Le Ministre des Infrastructures Nationales d’Israël informe qu’il fera à la fin du mois de Février, un appel d’offre pour deux unités d’énergie solaire à installer dans le désert du Néguev qui représente 60% de la surface du pays. Les deux unités doivent fournir 250MW de puissance électrique. L’objectif du gouvernement israélien est d’avoir installé 600MW d’énergie renouvelable en 2010-2011, la moitié en éolien, l’autre en solaire.

                           Il n’est pas dit quelles seront les technologies retenues: photovoltaïques ou solaire thermique par concentration. On sait cependant que BrightSource Energy, retenu pour un projet californien, possède une filiale active en Israël qui travaille sur un pilote solaire par concentration.

  • Qatar: le projet Dolphin a atteint son objectif de production de gaz naturel

    Qatar: le projet Dolphin a atteint son objectif de production de gaz naturel

    Qataruae                      Le projet qatari Dolphin, dans lequel Total possède 24,5% des parts, a atteint d’après son manager sa production nominale de deux milliards de pieds-cube par jour, équivalent à 350 mille barils de pétrole par jour. Ce projet qui a commencé à produire en Juin 2007, exploite le gaz issu de l’immense gisement de North Field (appelé South Pars côté iranien). Il est traité  dans l’usine de Ras Laffan qui assure également sa compression pour être  exporté par gazoduc vers les Etats Arabes Unis.

                      Cette montée en puissance de la production de gaz et de condensats devrait permettre au Groupe Total de confirmer au premier trimestre 2008 la croissance de ses productions.

  • Lac Baïkal et lac Victoria : mêmes problèmes.

    Lac Baïkal et lac Victoria : mêmes problèmes.

    Images Le lac Baïkal en Sibérie, et le lac Victoria ont les mêmes problèmes.
    Ils sont, au fin de produire de l’électricité, surexploité, et tous les deux, baissent trop.
    Réchauffement climatique et bouleversement climatique ne sont pas en cause. Les deux régions, africaines et russes, sont correctement arrosées, mais là aussi, on a atteint, une "courbe de hubbert" de l’électricité.
    Et l’on n’arrive à produire plus, qu’en sacrifiant la ressource.
    L’enjeu financier est conséquent dans les deux cas.
    Chaque baisse d’un centimètre du lac Baïkal permet de produire 200 MW d’électricité, revendu a l’insatiable voisin chinois.

    Seul la règlementation et le contrôle étatique ont empêché les responsables de traiter le Baïkal comme une vulgaire mare, ou une simple cuvette.
    Bien sûr, cet appât du gain ne fait pas l’affaire de tout le monde, des pêcheurs d’abord, du trafic dans le cas du lac Victoria, ainsi que la prolifération de la jacinthe d’eau.
    Mais en ce qui concerne les deux cas, la catastrophe écologique n’est pas encore vraiment là.
    Elle pourrait être beaucoup plus sérieuse et massive par la destruction pure et simple des éco-systèmes des régions.