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  • Les trente centrales électriques européennes les plus polluantes

    Les trente centrales électriques européennes les plus polluantes

    Electricite                                                                  L’Europe dispose d’un parc de centrales électriques thermiques à flamme important. Parmi les trente centrales les plus polluantes publiées sur le site Carma.com, 9 sont allemandes, 7 sont britanniques et 5  sont polonaises; puis viennent la Grèce, l’Espagne et l’Italie. Ces trente centrales génèrent annuellement  406 millions de tonnes de CO2 pour une production électrique de 405 TWh. Elles produisent donc en moyenne une tonne de CO2 par TWh d’électricité produite. Sur ces trente centrales 19 d’entre elles génèrent plus de 0,96 tonnes de CO2/TWh qui est la valeur admise pour une centrale au charbon classique. Ce sont donc des équipements de conceptions périmées. Puis viennent 8 centrales qui génèrent plus de 0,77 tonne de CO2/TWh qui est la valeur d’émission d’une centrale moderne au charbon dite "clean coal"; elles méritent donc elles aussi une remise à niveau.

    Centrales_2                  Les 19 premières génèrent au total, 244 millions de tonnes de CO2 par an. Leur remplacement par un mix 50/50 de centrales "clean coal" et de centrales au gaz à cycle combiné ramènerait leur émission moyenne à 550 kg/TWh. Elles génèreraient alors pour la même puissance électrique installée 112 millions de tonnes de CO2 soit une économie de pollution de 132 MT de CO2. Le même raisonnement sur les 27 premières permettrait de faire une économie de pollution de 173 MT de CO2.

                       Il est clair qu’un programme européen volontariste de rénovation des 27 centrales électriques à flamme les plus polluantes d’Europe devrait être une des PREMIERES PRIORITES de la Commission. L’Italie, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Tchéquie et la Pologne devraient présenter des programmes URGENTS de rénovation et de mise à niveau.

                                    La vente aux enchères de 20% des droits d’émissions de CO2, à 25 euros la tonne, coûterait en l’état, chaque année, plus de 2 milliards d’euros à ces trente centrales. Voila qui participera à l’amortissement des capitaux investis.

  • Martin Luther King’s day ou Saint Barthélemy?

    Martin Luther King’s day ou Saint Barthélemy?

    Dix_celine                                   En ces jours agités sur les valeurs boursières, la fermeture de la Bourse de New York va permettre aux boursicoteurs européens de se faire peur et de vivre des émotions fortes. Les Groupes pétroliers dont la profitabilité n’a jamais été aussi vivace, sont eux aussi emportés par la débâcle. Notons tout d’abord  Repsol qui perdait à midi à Madrid, plus de 7% à 20,4 euros fragilisé par son actionnaire de référence Sacyr Vallehermoso dont l’avenir financier est bien sombre. Cette chute est d’autant plus anachronique que les activités opérationnelles récentes de Repsol sont plutôt brillantes. Pour leur part, BP, Shell, BG Group, Total, StatoilHydro, EDF, Suez, ENI perdaient de façon totalement irrationnelle entre 3% et 5%.

                              C’est la grande braderie, on égorge dans les ruelles, c’est la Saint Barthélemy!

  • Droits d’émissions de CO2: certaines industries seraient favorisées

    Droits d’émissions de CO2: certaines industries seraient favorisées

    Breakingnews                           La Commission doit publier Mercredi 23 Janvier les nouvelles règles d’allocations, en partie aux enchères, des droits d’émissions de CO2 en Europe. Les lobbies bruxellois patronaux, celui des énergies renouvelables, celui des grandes industries avec l’ERT (présidé par le patron de Shell et regroupant les 25 entreprises européennes faisant plus de 1,6 milliards de chiffre d’affaire) ont tous adressé des objections à la commission pour qu’elle adoucisse et ralentisse son projet dans une Europe en concurrence avec le reste du monde. Des indiscrétions semblent indiquer que la Commission sensible à certains arguments de risque de délocalisation, aurait prévu que les industries de l’acier, de l’aluminium et du ciment bénéficieraient d’un régime dérogatoire moins strict.

                                  Le projet de la Commission prévoirait que les secteurs relevant de l’ ETS (Emission Trading System) devraient acheter 20% des droits aux enchères à partir de 2013 pour atteindre 100% en 2020. Ces secteurs incluraient la génération d’électricité et les raffineries de pétrole en dépit du lobbying des pétrolières comme BP ou Shell.

                                  Les industries énergie intensives concernées par le régime dérogatoire jouiraient d’allocations initiales de droits accrues et d’une montée en cadence de la fraction vendue aux enchères plus lente.

                                  Le paquet de mesures proposerait également des objectifs nationaux d’économies d’énergie dans le logement, la régulation de température, les transports. Il fixerait également des objectifs de part d’énergies renouvelables dans les bilans énergétiques nationaux.

                                  On en saura plus Mercredi prochain qui sera la date d’ouverture d’un long débat, en attente de la Présidence française qui devrait s’impliquer dans la définition d’une politique énergétique européenne.

                                    Notons que parmi les 25 centrales électriques les plus polluantes au monde quatre sont européennes. Deux sont allemandes, une polonaise et une britannique. A elles quatre, elles émettent annuellement plus de 100 millions de tonnes de CO2, soit plus de deux fois les émissions des centrales électriques françaises. Convertir ces quatre centrales devrait constituer un objectif prioritaire pour l’Europe, bien plus important que toutes les incitations tarifaires destinées à subventionner des filières non rentables et à promouvoir une concurrence artificielle.

  • Fin des ampoules à incandescence en Irlande.

    Fin des ampoules à incandescence en Irlande.

    Images_3 L’Irlande ne respectera pas le calendrier européen pour la fin des ampoules à incandescence.
    Ce ne sera pas en effet, en 2015, mais en 2009. Dès cette date, la vente de ces ampoules est interdite.
    On ne peut que regretter le laxisme européen, en même temps, le marché irlandais est petit, et l’effet sur les consommations électrique de cette mesure, important.
    Le gain est immédiat, et l’investissement couteux en lignes et en centrales, évité.

    Evidemment, il faut le rappeler, l’ Irlande n’a pas la chance d’avoir des centrales nucléaires qui lui permette de jeter les KWH par les fenêtres, et ses ressources hydro-électriques sont quand même réduites.
    800 000 tonnes de CO2 seraient économisées par la mesure.
    mais là aussi, les gouvernements veulent éviter de chagriner les grandes compagnies électriques, qui, on le sait sont très émotives.
    Tranquillement,  comme il est, on le sait, de coutume en Irlande, on change d’époque.

  • Le mendiant

    Le mendiant

    Images_2 C’est en mendiant et en radotant que W s’est présenté dans les pays du golfe persique.
    En effet, même pour ce pays qui ne paie le pétrole qu’en faisant fonctionner la planche à billet, la facture est désormais trop lourde.
    La menace n’est pas voilée, elle est une plainte, les USA pourraient réduire leur consommation.
    Mais pour les pays exploitants, la donne est inverse, ce n’est qu’en infligeant des dommages importants à leur économie que les états-unis pourront réduire leur consommation, au moins à court terme.
    Il est certain qu’à long terme, la donne est différente, mais à long terme, les pays producteurs peuvent parfaitement jouer sur la donne "investissement" ou "absence d’investissement", pour ajuster rapidement l’offre.

    Donc, le résultat le plus probant de ce voyage de gueux, n’est pas la ré-affirmation d’une puissance, mais le port d’une croix pour le président, car plus personne ne croit en la menace iranienne, tout le monde pense à l’évacuation de l’Irak dans peu de temps, et il est clair, pour tous que les USA sont désormais un pays consommateur, comme d’autres.
    Le changement de statut est évident, la suprématie du dollar, monnaie de cotation du pétrole, s’use rapidement.
    Les contrats d’armements deviennent aussi de plus en plus lourds pour les pays acheteurs, les armes américaines n’ont plus la côte, qualité médiocre et cout trop important.
    D’autre part, la présence US devient trop pesante, et si l’on parle de possibilité de déstabilisation  après le départ des troupes, il est de plus en plus vraisemblable que cela deviendra une bouffée d’air frais.
    La présence n’étant plus stabilisatrice, mais la cause de conflits.

  • Les nouvelles LED

    Les nouvelles LED

    Led De nouvelles LED (diodes électroluminescentes) ont été mises au point à Glasgow.
    Jusqu’alors, le problème était celui d’une faible lumière, mais manquant de puissance.
    En perçant de minuscules trous à la surface des diodes, la difficultés a été tournée.
    Cette technique (nanolithographique) est encore couteuse en énergie mais devrait être opérationnelle d’ici trois ans.

    Les antiques ampoules à incandescence sont dors et déjà condamnées et auraient du disparaitre il y a bien longtemps, mais leurs remplaçantes, les ampoules fluocompactes devraient disparaitre encore plus vite.
    Là aussi, le problème n’est pas technique, il est politique.
    En effet les lampes fluocompactes existent depuis assez longtemps maintenant, mais les gouvernements n’ont jamais voulu peiner les compagnies électriques (l’éclairage constitue environ 15 % de la demande de courant).
    les pays interdisant les ampoules à incandescence sont de plus en plus nombreux, dernier exemple, l’Irlande.

    Photo : GNU free documentation license.

  • La Famine menace l’Asie.

    La Famine menace l’Asie.

    Nouveau_pacte La hausse des prix alimentaires, les pénuries menace l’ensemble du continent asiatique, contraignant les gouvernements à adopter des mesures d’urgence.
    Au Pakistan, la flambée des prix du blé a entrainé un accroissement de ses exportations, et une pénurie dans le pays. Cette flambée est intimement liée à la situation politique extrêmement grave que traverse le pays.
    Mais la situation la plus grave est en Chine, où un contrôle des prix sur les céréales, le gaz, l’huile, les oeufs, la viande et le lait va être établi.
    Partout, la hausse des prix est supérieur à 50 %, partout des troubles éclatent suite à cette inflation.

    Deux causes à ces flambées.
    L’utilisation des céréales pour produire le "bio"carburant, et l’exportation de l’inflation US, par le déficit de la balance des paiements.
    En effet,  pour préciser le propos, si les marchés financiers ne traitent qu’une toute petite partie des récoltes  (10 à 15  %), la demande en éthanol fait precisement flamber les prix sur ce marché réduit. 
    Il s’ensuit un effet de levier considérable pour la hausse.
    De même, les statistiques économiques dans l’euroland ou aux USA sont stupéfiants de modestie pour l’inflation.
    Une fois les prix transmis à l’extérieur, notamment pour les ménages pour lesquels la nourriture est encore 80 % des dépenses, on n’a pas du tout la même perception.
    L’escroquerie de la statistique ne se discute même pas.
    La situation a clairement basculé dans un contexte révolutionnaire.
    Ventre vide n’a pas d’oreilles, ni de peur.

  • Teneur en CO2 associée à l’électricité dans divers pays

    Teneur en CO2 associée à l’électricité dans divers pays

    Co2ht1                   A la consommation d’électricité est associée une certaine quantité de CO2 qui va être d’autant plus importante que la proportion de générateurs thermiques à flamme sera élevée et que la vétusté des installations sera grande. Le site carma.org recense, centrale par centrale les émissions de CO2 et leur production d’électricité dans le monde. Après consolidation par pays il est possible les classer par émissions de CO2 décroissantes. Les USA sont leader avec 2790 Millions de tonnes de CO2 émises annuellement, talonnés et bientôt dépassés par la Chine (2680MT). La Russie arrive loin derrière, suivie de L’inde, du Japon et de l’Allemagne notre modèle écologique. La France n’est que 29ème dans ce classement des Nations les plus "électro-polluantes".

                         Un paramètre important pour mesurer le caractère polluant moyen des centrales électriques par nation est la quantité de CO2 générée par MWh.Co2ht3

                Il est possible de distinguer trois types de nations:

    • celles qui relarguent plus d’une tonne de CO2 par MWh d’électricité produite. Ce sont Israel, l’Australie, la Grèce et la Chine. Un tel score est indicatif d’un parc de centrales au charbon ou au lignite complètement désuètes.
    • à l’opposé, les nations qui émettent moins de 400 kg de CO2 par MWh avec le Japon, l’Ukraine, le Canada et la France bonne dernière qui n’émet que 81 kg par MWh d’électricité. Ces pays sont des leaders de génération électronucléaire ou hydroélectrique.
    • entre les deux, comprises entre une tonne et 500kg de CO2 par MWh, les 21 autres nations.

                              Ce classement montre clairement que des progrès formidables sont possibles dans la génération d’électricité dans le monde.

    • par extension des parcs électronucléaires et des centrales hydroélectriques,
    • par  remplacement des centrales les plus obsolètes par des centrales au gaz à cycle combiné qui génèrent 360 kg de CO2 par MWh,
    • ou au pire, pour les plus en retard, par des centrales dites "clean coal" à eau pressurisée haute température qui émettent 770 kg de CO2 environ par MWh
  • Les droits d’émissions de CO2: une activité en croissance

    Les droits d’émissions de CO2: une activité en croissance

    Ecx072                                                Le commerce des droits d’émissions de carbone en Europe est en pleine forme. La plus grosse plateforme d’échange, l’European Climate Exchange (ECX) basée à Londres a vu ses volumes de Contrats à Terme ("Futures") atteindre les 4 millions de tonnes de CO2 par jour en Décembre 2007 en croissance de 89% par rapport à Décembre 2006. Sur l’ensemble de l’année 2007 plus d’un milliard de tonnes de CO2 ont été échangées. Le prix de la tonne de CO2 est passé de 17,50 euros à 22,41 euros entre le début et la fin de 2007. Elle cotait 22,70 euros le 18 Janvier 2008. Les volumes et les prix sont donc en croissance.

                     Cette évolution des prix et des volumes des droits d’émissions peut traduire deux phénomènes:

    • un accroissement de l’activité des industries énergie intensives européennes (ex: les centrales électriques au charbon ou au gaz en appui à une puissance éolienne ou nucléaire défaillante),
    • une augmentation de la spéculation à la hausse sur ces droits, dans l’attente de futures législations européennes plus restrictives qui mettrait aux enchères une partie de ces droits.

                   Les décisions politiques futures ne pourront que rendre plus restrictives les possibilités d’émissions de CO2 et donc plus coûteux les droits attachés. Ces augmentations des droits d’émissions renchériront les prix de l’énergie thermique à flamme. Un centrale au charbon classique émet par exemple 0.96 tonnes de CO2 par MWh, ce qui représente donc plus de 20 euros de droits d’émissions de CO2.

                    Les deux autres plateformes de cotations du CO2 sont l’European Energy Exchange (EEX) allemande associée à la plateforme de cotation EUREX, et la française POWERNEXT qui arrive, bien sûr, après la bataille épaulée par notre "fond souverain" la Caisse des Dépôts. Il est à noter que EEX et Powernext vont se rapprocher dans le trading de l’électricité ce qui permettra de consolider les marchés allemand, français, belge et néerlandais dans un premier temps. Le marché spot de l’électricité sera coté à Paris, les dérivés seront cotés à Leipzig qui sera donc le grand centre financier de l’ensemble. Ce rapprochement dans l’électricité pourrait entraîner la mise en commun à terme, des marchés des droits d’émissions de CO2 d’EEX et de Powernext.

  • Amérique du nord : sous développée…

    Amérique du nord : sous développée…

    Images_4 le réseau électrique nord américain, ravagé par trente années de libéralisme économique et de sous-investissement chronique est "inadapté", il "vieillit rapidement", c’est le point de vue, non pas du parti communiste américain, mais de la "North american electric reliability Corporation", chargée d’évaluer la fiabilité du réseau…
    "Restauration des capacités" et "innovation" sont recommandés.
    En clair, c’est la faillite économique complète de toute l’infrastructure depuis 30 ans qui est reconnue dans le réseau de distribution électrique.

    Il faudra donc investir 100 à 150 milliards de $ pour le restaurer…
    A comparer au bénéfice cumulés des compagnies électriques pour les 25 dernières années, et l’on s’aperçoit vite que le bénéfice réel est très faible, une fois déduit ces investissements différés.
    La bonne nouvelle pour les états-unis, c’est que pour sortir de la crise économique qui s’annonce, ce ne sera vraiment pas compliqué.
    Il faudra simplement rebâtir l’ensemble de l’infrastructure. A vue de nez, il y en a pour 25 ans.
    Le pays, soi-disant le plus puissant du monde, est un pays du tiers-monde.