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  • Comment appuyer sur le frein. II

    Comment appuyer sur le frein. II

    Images_3 Le GRETS (groupe de recherche énergie et sociétés) a entrepris une recherche auprès de 40 ménages belges pour comprendre les mécanismes qui font que le secteur résidentiel a amélioré son rendement de seulement 5 % de 1990 à 2002, bien inférieur à son potentiel, et aux performances faites dans d’autres pays que la Belgique.
    L’étude comprenait des tableaux de bords énergétiques, un audit et des entretiens.
    D’abord, l’impact du mode de vie sur la planète est méconnu ou sous estimé, et bonne connaissance du climat et de l’énergie ne font pas d’associations d’idées…

    Les ménages apprécient les conseils et les appliquent fort peu (11%), pour ce qui est des interventions mineures, et les travaux plus importants, amenant des économies plus importantes sont… planifiés… on y pense, on y pense…
    Associer les économies d’énergies seulement au gain financier ne suffit pas, c’est mal perçu, sous estimé ou méprisé.
    Le poids des convenances sociales, du rang social est important aussi, mais aussi du "faire avec" le bâti existant…
    Le résultat de l’étude est simple finalement, réduire la consommation nécessite une approche multifactorielle : confort, économie, prise de connaissances et de capacités d’actions, mais aussi de briser des routines…
    Finalement, rien de compliqué, mais plus une approche pour donner des résultats, et qui explique des écarts énormes de consommation par pays…

  • Comment appuyer sur le Frein ?

    Comment appuyer sur le Frein ?

    Buffy la consommation d’électricité en France continue d’augmenter, fruit des années de gabegie où l’on n’a pas travaillé sur les normes.
    Tout devait être fait "par le marché", aujourd’hui, la tendance lourde, hors évènements climatiques, c’est l’augmentation.
    Les ménages surtout sont les auteurs de cette hausse.
    La consommation augmente à 483.2 Twh soit 0.4 % de plus cette année et 7 % de plus depuis 2002.
    Le client particulier et la basse tension augmente de 2.6 %, le secteur PME/PMI de 1 % et l’industrie diminue de 1.4 après – 1 en 2006 et – 3.4 en 2005.

    La multiplication des équipements, certains, en double ou en triple, très vieux et très gourmands, tous les appareils autonomes à batteries, les "vampires" qui consomment 100 % du temps et fonctionnent 3 % comme le magnétoscope, tout contribue à la flambée de la demande.
    Mais surtout, faut il le répéter 20 ans de gabégie, la volonté de privatiser, et pour "bien" privatiser, il faut consommer d’autant plus, font que la consommation prend une pente ascendante.
    Pour la briser, il faut modifier les normes (telle la loi Californienne "tueur de vampires") et sans doute faudra t’ il augmenter le prix de l’électricité.

  • Le Gaz Naturel Hydraté, une voie pour inventer un vrai marché mondial du gaz

    Le Gaz Naturel Hydraté, une voie pour inventer un vrai marché mondial du gaz

    Qflexgnl

                         Pour créer un marché libre mondial de matière première comme celui du Nickel, du pétrole ou du blé il faut répondre à un certain nombre de conditions que sont:

    • une pluralité des productions, sans monopole ou producteur dominant (un exemple de quasi monopole excluant un marché libre: de Beers pour le diamant)
    • une pluralité d’acheteurs solvables,
    • l’existence de stocks disponibles, si possible non périssables, et physiquement transportables (l’électricité n’obéit pas à cette contrainte d’où l’existence de marchés purement régionaux)
    • une place de marché dominante dans le monde (ex. le LME à Londres pour certains  métaux non ferreux, le Nymex à New York pour le pétrole, le Chicago Mercantile Exchange pour les denrées agricoles)

                          Examinons le cas du marché du gaz naturel.

                                       Bien qu’obéissant presqu’à ces quatre règles de base, le gaz est difficilement cotable. Il existe bien des lieux de cotation du gaz, points de livraisons sur un  marché comme le Henry Hub pour les USA, le British National Balancing Point pour la Grande Bretagne. Mais ces cours régionaux, n’ont rien d’universel et ne servent pas à grand chose pour certains marchés physiques bien précis. Par exemple les cours du gaz à New York, véritable goulot d’étranglement, peuvent être à plus du double de ceux du Henry Hub. Que faudrait-il pour qu’existe un vrai cours international du gaz, servant de benchmark à l’ensemble des marchés?

                                     Le secret réside dans la pluralité des sources et la transportabilité. Le gaz est un produit difficilement transportable par gazoduc ou sous forme de GNL qui nécessitent l’un et l’autre, d’énormes investissements ( gazoducs, stations de pressurisation, stockages souterrains, usines de liquéfaction, méthaniers, usines de gazéification) qui font que seuls quelques gros fournisseurs et consommateurs, sur la base de contrats à long terme, peuvent investir des milliards de dollars dans ces équipements. Le marché du gaz est donc entre les mains de gros producteurs (Gazprom en Russie, Sonatrach en Algérie, StatoilHydro en Norvège, le Consortium nigerian pour le marché européen par exemple).

                           Comment casser cet énorme droit d’entrée sur le marché? Comment démocratiser le marché du gaz naturel? Comment l’acheminer en provenance de sources de productions lointaines?

                           Une seule réponse est possible: il faut inventer un moyen de stockage et de transport économique qui réduirait par dix les investissements nécessaires à l’entrée dans le négoce du gaz. Alors les petits et moyens producteurs potentiels, nombreux dans le monde, pourraient rejoindre et animer le Marché.

                             Une voie semble prometteuse c’est l’utilisation de GNH (hydrate de gaz naturel). Nous avons vu que les Japonais, gros importateurs de gaz nécessaire à la production d’électricité, travaillent activement sur cette filière. Sous forme solide stockable à -20°C, ces boulets de glace permettraient de stocker, de transporter et de mettre aisément à disposition du gaz naturel. Un marché mondial du GNH avec des cours mondiaux serait alors envisageable. Pour s’affranchir des ses contraintes d’approvisionnement en gaz, l’Europe devrait activement s’impliquer dans ces recherches de mise au point industrielle de production, de transport par bateau réfrigéré et de gazéification de GNH.

                             Ceci serait à terme beaucoup plus efficace que d’aller construire un gazoduc de plus ou de moins, évitant le sol russe.

  • Le marché solaire thermique en fort repli en Allemagne en 2007

    Le marché solaire thermique en fort repli en Allemagne en 2007

    Solairethermique1                          D’après l’ESTIF (European Solar Thermal Industry), le marché allemand du solaire thermique avait été une "success story" en 2006 avec une croissance de 58%. Mais voila, 2007 n’aura pas poursuivi la tendance puisque le marché a décru de 33%. On se croirait à la Bourse et non dans une industrie pérenne. Malgré une croissance en France, en Italie et en Espagne le bilan global européen se traduira par une baisse d’activité de 10% environ. Gehrard Rabensteiner, le Président de l’Estif, lors de l’annonce de ces chiffres a déclaré: " Le solaire thermique doit se présenter aux consommateurs avec des avantages plus clairs. Il est urgent que les hommes politiques arrêtent leur politique de "stop and go" dans leur mode de soutient de cette activité. Notre industrie du solaire thermique a besoin d’un dispositif d’aide (gouvernementale) stable."

                        En termes plus explicites: le solaire thermique n’est pas rentable pour l’utilisateur sans une aide constante des Etats européens. Mais le Président de l’ESTIF ne nous explique pas pourquoi le fait de capter de la chaleur sur un toit, ne peut pas être intrinsèquement rentable. Peut-être n’y a-t-il pas assez de soleil en allemagne? Ou bien les industries impliquées dans ce secteur protégé, n’ont pas acquis la taille critique nécessaire?

  • Droits d’émissions de CO2, hostilité du lobby des énergies renouvelables

    Droits d’émissions de CO2, hostilité du lobby des énergies renouvelables

    Erec_hdr1                     Le  Patronat européen, nous l’avons vu, est hostile à une vente aux enchères des droits d’émissions de CO2 européens, argumentant du manque de généralisation de ces méthodes à l’ensemble des industries mondiales et du risque de délocalisation des industries énergie intensives. Mais le patronat n’est pas le seul a être opposé à un mécanisme européen de la gestion des droits d’émissions de carbone dont le projet doit être publié par la Commission le 23 Janvier 2008. Il y a aussi les industriels des énergies renouvelables, en la personne de leur représentant l’EREC (European Renewable Energy Council).

                            Bizarre me direz-vous? Comment ce peut-il que des bienfaiteurs du climat soient hostiles à la vente de droits d’émissions de CO2 européens?

                                Et bien, c’est tout simple. Ces nombreuses industries vivent généralement au crochet de subventions d’Etats, déguisées sous formes d’aides tarifaires, qui leur permettent de vendre très cher une énergie bien souvent intermittente et imprévisible. Ces industries vivent donc sur des niches locales et migrent de pays en pays, au gré des aides plus ou moins avantageuses. L’Allemagne qui a été un pays de cocagne semble se tarir, l’Espagne est un eldorado pour le solaire, le Royaume Uni pour l’éolien offshore, la France un grand pays en friches est la future cible de ces industries parasites. Mais voilà que l’Europe veut instaurer un système européen dans lequel les entreprises pourront optimiser leurs réductions de CO2 au niveau consolidé européen. Finies donc les obligations nationales, voilà la recherche d’économies à moindres frais pour un objectif globalisé, que du bon sens.

                            Alors l’EREC dans une lettre du 14 Janvier adressée à José Manuel Barroso demande à ce que:

    • les droits d’émissions de CO2 soient gérés au niveau des Etats,
    • qu’un Etat, avant de pouvoir vendre ses droits démissions à l’extérieur, ait obligatoirement atteint ses propres objectifs internes de réduction des émissions,
    • et que des pénalités soient établies pour les Etats qui n’atteindraient pas leurs objectifs internes de réduction d’émissions de CO2.

    On rêve!

    L’EREC est un Conseil qui regroupe une douzaine d’instances de lobbying dont la liste est éclairante:

    • AEBIOM (European Biomass Association)
    • eBIO (European Bioethanol Fuel Association)
    • EGEC (European Geothermal Energy Council)
    • EPIA (European Photovoltaic Industry Association)
    • EREF (European Renewable Energy Federation)
    • ESHA (European Small Hydropower Association)
    • ESTELA (European Solar Thermal Electicity Association)
    • ESTIF (European Solar Thermal Industry Federation)
    • EUBIA (European Biomass Industry Association)
    • EU-OEA (European Ocean Energy Association)
    • EUREC Agency (European Renewable Energy Research Centres Agency)
    • EWEA (European Wind Energy Association)

               Nous, pauvres citoyens consommateurs d’énergie européens, devons subvenir aux besoins de tous ces bureaux de lobbying et de leurs membres, solaires, éoliens, bios qui, Etat par Etat, émargent aux subventions, aux aides, aux tarifs règlementés. C’est l’Amérique!

  • Poutine en Bulgarie

    Poutine en Bulgarie

    Images Poutine ne sait pas manier que le bâton, il manie aussi habilement la carotte, surtout avec la Bulgarie.
    C’est aussi le prototype d’un homme politique post effondrement monétaire. La monnaie n’est rien, l’investissement est tout, et la partie jouée avec la Bulgarie est habile, l’ Europe fera serrer la ceinture, la Russie apportera des capitaux et de l’ énergie.
    La Russie a deux cartes maitresses dans sa manche, le gazoduc south stream et une centrale nucléaire, avec prêt intégré.
    La centrale nucléaire de Béléné redonnera à la Bulgarie son statut de grand exportateur d’électricité, perdu avec la fermeture de la centrale de Kozlodoui, fermeture causée par l’adhésion à l’union européenne et que ni la population, ni le gouvernement n’avait accepté.

    La diplomatie russe avait la réputation de lourdeur et d’inefficacité.
    Elle vient de faire preuve d’une grande finesse, et c’est désormais la très aristocratique union européenne qui fait figure d’éléphant.
    L’autre projet de gazoduc (nabucco : Asie centrale, Iran, Turquie), reste pour l’instant à l’état de projet. Mais certains voient très clair. La Bulgarie devient le cheval de Troie de la Russie en Europe.
    Moscou tente là de réactiver une alliance balkanique, dans une péninsule où l’indépendance du Kosovo fait figure d’épouvantail.
    L’ union européenne est de même très naïve, en pensant assurer l’indépendance énergétique, en passant par l’ Iran qui vient de couper l’approvisionnement à la Turquie récemment, pour cause de vague de froid…

  • New York manque de gaz pour produire plus d’électricité

    New York manque de gaz pour produire plus d’électricité

    Connecticut1                       La ville de New York est une grosse consommatrice de gaz qui souffre de pénurie d’énergie. Alors que les cours de référence du gaz au Henry Hub varient entre 6 et 9$ le million de British Thermal Unit, à New York les cours du gaz pour alimenter Manhattan et Long Island ont dépassé les 21$ le mois dernier. Transcanada et Shell Gas voudraient installer un terminal flottant de gaz naturel liquéfié au milieu du détroit dit  "Long Island Sound" pour approvisionner la zone. Ce terminal pourrait alimenter également une centrale électrique au gaz. Ce projet a obtenu le feu vert des autorités de l’environnement fédérales mais le riche Etat du Connecticut riverain et des associations vertes s’opposent à ce projet. La  majorité démocrate fortunée du Connecticut mettrait-elle des bâtons dans les roues du char du Républicain Michael Bloomberg maire de New York et potentiel candidat à la présidence? Ce serait de bonne guerre par ces temps électoraux.

  • Irrationnelle chute des cours des Sociétés pétrolières

    Irrationnelle chute des cours des Sociétés pétrolières

    Amexoil                       L’indice américain des cours de Sociétés pétrolières cotées à Wall Street, l’Amex Oil Index a perdu près de 10% en trois jours. Cette chute est à comparer à la baisse de l’indice Dow Jones de 4.3%. Les raisons de ce repli des pétrolières sont diverses, mais elles traduisent sur le fond l’aversion du Marché envers le modèle économique de certaines de ces Sociétés.

               Quelles sont les raisons de cette défiance?

    • La baisse des cours du brut venant d’un plus haut historique et donc attendue, soutenue par la visite de G. Bush en Arabie Saoudite, par la prochaine réunion du Comité des quotas de l’OPEP et par le constat que de nombreux nouveaux champs pétroliers vont être lancés en production.
    • La conviction d’un ralentissement de l’économie aux USA qui limiterait la demande en produits pétroliers
    • La dégradation des marges de raffinage aux USA, qui s’étend même à la Côte Ouest traditionnellement plus rémunératrice.
    • La dégradation du secteur pétrolier par les Banques comme Crédit Suisse.

    Certains de ces arguments sont pertinents, d’autres le sont moins. La baisse des cours du brut est plutôt une bonne chose. Des cours entre 80$ et 90$ le baril assurent des revenus importants à toute la filière de production de pétrole brut, mais ils permettent aussi aux purs raffineurs de survivre. En effet la flambée du brut a complètement annihilé les marges des raffineurs US. Valero par exemple à 52$ a perdu 25% de sa valeur depuis Décembre où il cotait 70$. Le ralentissement marginal de l’économie US ne fera pas baisser la consommation des foyers qui continuent à se déplacer, à s’éclairer et se chauffer. L’industrie lourde énergie intensive américaine n’existe plus, elle a été délocalisée.

    Dans le dédale des Sociétés pétrolières productrices il est donc nécessaire de distinguer divers business modèles:

    • les gros généralistes, amassant du cash et l’utilisant de façons plus ou moins pertinentes (investissements, croissance externe, diversification, rachats d’actions, distribution de dividendes) un critère de bonne santé est la croissance des volumes produits qui indique la pertinence et l’efficacité des investissements;
    • les purs raffineurs (Valero, Tesoro, Sunoco, etc.) qui ont une rentabilité très cyclique. Ils perdent de l’argent en ce moment où les cours du brut sont leaders, mais ils peuvent en gagner beaucoup quand les produits raffinés tirent les cours. Ces Sociétés sont très menacées par les nouveaux concurrents, pétrolières d’Etat qui investissent dans le raffinage et qui  importent aux USA les produits raffinés, mettant ainsi  fin au risque de pénurie. L’arrivée des biocarburants participe également à cette détente des marchés;
    • les petites et moyennes pétrolières qui sont appelées à se faire manger par les grosses. La qualité de leurs réserves, de leurs droits d’exploration et de leurs découvertes est alors déterminante pour leur valorisation.

                        Les résultats attendus du quatrième trimestre 2007 vont permettre au Marché de sélectionner les Sociétés en croissance dont les cours vont rebondir de celles en déclin dont l’avenir est beaucoup plus sombre. Nos préférences vont aux pétrolières européennes comme BG Group ou Total. Restez à l’écart des purs raffineurs, sauf si vous avez le goût du risque.

  • Logan ecolo.

    Logan ecolo.

    Images_3 Renault veut faire de son vilain petit canard son cheval de combat.
    La firme teste en ce moment une voiture sobre qui serait vendue à partir de 2010.
    Sa consommation mixte s’établirait à 3.8 litres au cent, et 97 grammes de CO2 au kilomètre
    Cette course à la réduction de la consommation (L’IEER pense à 2.4 litres au cent en 2020) prouve que cette évolution peut être brusquée notablement, et que le fait qu’elle ait peu régressé par unité depuis une vingtaine d’années, est surtout le fruit d’une décision antérieure.

    Et encore, cette évolution ne ferait elle pas de la Logan le véhicule le plus cher de la gamme Renault.
    Mais on retombe la aussi sur la quadrature.
    A l’exception du cochon de payeur, tout le monde profite de la manne.
    L’état qui encaisse les taxes.
    Les firmes qui peuvent rentabiliser plus longtemps leurs investissements, et éviter de la recherche et du développement supplémentaire.
    Non, il n’y a pas de complots, seulement la conjugaison d’intérêts puissants.
    Finalement, on risque d’avoir l’embarras du choix pour les véhicules peu gourmands.
    Encourageons Reault dans cette évolution prometteuse et montrons lui l’exemple à ne pas suivre, celui de ses petits camarades nord américains pour qui la lourdeur (physique et intellectuelle) de la voiture est un signe de virilité.

  • Projections sur les futures productions de pétrole

    Projections sur les futures productions de pétrole

    Prod31                               Neil King dans le Wall Street Journal donne quelques informations à propos d’une étude du CERA portant sur les productions passées de 811 champs pétroliers en activité et qui montrerait que la vitesse de déplétion annuelle serait en moyenne de 4.5%. Ceci veut dire que pour maintenir une production de pétrole autour des 90 millions de barils par jour il faut annuellement lancer en production des nouveaux champs capables de produire au moins 4 millions bl/j. D’après le CERA moins de la moitié des champs examinés seraient en déclin. La discussion autour de ce genre d’étude porte sur la fiabilité des sources, en particulier pour les données concernant les productions du Moyen-Orient ou de Russie qui forment une grande part des ressources.

                      

                               L’étude de Staniford qui a recensé toutes les futures ouvertures de champs dans les années à venir montre que la barre des 4 millions bl/j de nouvelles productions est dépassée ou assurée pour au moins cinq ans jusqu’en 2012. D’ici-là de nouvelles prospections et de nouvelles productions seront programmées. Il est donc possible d’avancer que les volumes de production de pétrole, pour un contexte politique pas plus dégradé qu’il ne l’est actuellement, devraient continuer à croître pour atteindre au moins 90 millions de barils par jour dans trois ou quatre ans. Ce scénario est en phase pour l’instant avec les projections hautes de Robelius qui ont été établies, elles aussi, par une méthode analytique. Vouloir se projeter au delà de cinq ans dans un problème aussi complexe relève trop de la croyance ou de l’intime conviction pour avoir une quelconque valeur scientifique.