Rusal, le numéro UN mondial de l’Aluminium, avec une production de près de 4 millions de tonnes de métal de première fusion par an, soit 12% de la production mondiale, possède une très faible implantation en Chine. Il dispose d’une usine de 15000 tonnes par an dans le Shangxi qui lui fournit ses cathodes de Carbone. Rusal voudrait dans un premier temps doubler ses productions de cathodes. Mais le gouvernement chinois désire moderniser son outil de production d’Aluminium énergivore et polluant (émanations du Fluor de la cryolite) en arrêtant les usines les moins efficaces et en introduisant de nouvelles unités de production plus modernes. Les statistiques de production chinoises d’Aluminium semblent parfois incertaines, mais il n’y a pas qu’elles. La Chine produirait 30% de l’Aluminium primaire mondial, soit entre 11 et 12 millions de tonnes, mais elle serait tout de même importatrice nette d’Aluminium. L’Aluminium recyclé chinois représenterait près de 3 millions de tonnes, ce qui est peu par rapport aux ratios mondiaux qui estiment la part de l’Aluminium recyclé à un tiers des consommations. La seule question: Rusal est-il le partenaire idéal pour moderniser l’outil de production chinois? Dans tous les cas, la France ne peut rien faire dans ce domaine, Sainte-Claire Deville et Héroult sont morts, quand à Péchiney, il fut dilapidé par quelques polytechniciens naïfs, comme notre cursus scolaire en produit malheureusement beaucoup trop.
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Aluminium: Rusal voudrait conforter sa présence en Chine

Le roi est mort…
Le roi de l’énergie est mort. Il servait à coter le pétrole, et partant, toutes les énergies. Ce rôle avait été consacré, il était impérial.
Sa mort a été annoncé en quelques lignes.
L’euro a désormais dépassé le dollar dans les transactions, comme monnaie de référence.
Il reste en stock, mais inspire la méfiance.
Son statut de monnaie impériale est désormais révolu, il fera comme la livre une descente aux enfers, que certains espérent lente, mais qui pourrait être très rapide.Son sort est suspendu aux décisions d’autres pays, essentiellement des exportateurs de pétrole, les plus gros, ceux du Golfe, mais aussi la Russie, qui elle envisage le paiement des hydrocarbures en… Roubles ou en or.
Le statut recul aussi en raison des signes de stress du marché pétrolier.
Le dernier en date est l’annonce de milliers de licenciement par shell.
Mais le premier signe de déshérence avait été donné par les dealers, il y a quelques mois. Ceux-ci préféraient déjà l’euro.
Mais le triomphe de l’euro, cette non-monnaie d’un non-état sera sans doute de très courte durée.
La consommation mondiale d’énergie.
la consommation mondiale d’énergie a atteint 11633 millions de tep en 2006.
Soit la ventilation suivante :
3055 pour le solide,
3888 pour les produits pétroliers et le pétrole,
2420 pour le gaz naturel,
1056 pour l’électricité primaire,
1211 pour a biomasse.
A tous les points de vue, l’Amérique du nord est le problème énergétique. Sa consommation de produits pétroliers atteint 26.6 % du total, sa consommation de produits gaziers, 24 %, elle ne tire aucun partie de ses 29.4 % d’électricité primaire, et les combustibles solides et biomasse sont aussi un multipleélevé de sa part de population. Le total US est de 22.2 % des énergies primaires, l’Europe suit à 17.3 %, ce qui est considérablement mieux, pour une population plus importante, ainsi que le Japon-pacifique (5.8 %).
Le bloc Asie est désormais considérable (30.3%).
Ce différentiel énergétique explique pour une bonne part les différentiels de Pib entre pays développés.
Un pays dispendieux et peu efficace en consommation d’énergie sera crédité d’un meilleur pib, sans que les conditions essentielles de vie y soient franchement meilleures.
L’emblème en est le véhicule urbain, qui varie énormément suivant la strate sociale, mais ne fait guère bouger la vitesse de déplacement.
Produire en France
Puisque l’on parle de relance de production, parlons de la relance de la production française, colossale si il en fut, atteignant une année 3 200 000 tonnes, vous vous rendez compte ?
Et la production n’a diminuée que de 2.2 % entre 2005 et 2006.
Une dizaine de compagnies pétrolières prospectent en France, et le reste à découvrir atteindrait la somme fabuleuse de 5 millions de tonnes dans le bassin parisien.Comme on voit, on peut attendre tranquillement la fin du pétrole du moyen orient, l’essence ne manquera pas
pour nos briquets.
Bon, comparé à une consommation finale de 72 Millions de tonnes, nous voyons donc que le déficit final est de 98 1/3 %, diantre , 1 200 000 tonnes, ce n’est pas rien !
Nous voyons donc bien aussi que le salut ne peut être que dans la production et non pas dans les économies. 1 % d’économie ne produisant que 720 000 tonnes.
Enfin, c’est pas tout ça, mais il faut que j’aille creuser mon puit perso.
Comme il est toujours sec (de pétrole), il faut que je persévére, et que je finisse mon pâté…
Le retour de la Russie.
La Russie va coter en roubles et en or son énergie.
Cette nouvelle n’en est pas une, elle avait été annoncé il y a bien longtemps, mais la donne économique et politique change.
Mais aujourd’hui, l’effondrement de l’URSS est digéré, l’économie est à son niveau de 1990, et si la production pétrolière et gazière est remis en ordre, on peut citer aussi "forte croissance de la productivité, des salaires et de la consommation", et ce, grâce à une main d’oeuvre bien formée.
On le voit, l’ère soviétique est bien terminée.
En matière militaire, une constante, le vieil équilibre de la terreur est une constante, même à un niveau moindre.
Cet équilibre de la terreur explique le problème des ABM dans les pays de l’ancien bloc de l’est.Ce système anti missile est vécu comme une tentative de marginaliser la position russe, en neutralisant cette force militaire, ainsi que diverses tentatives d’intervention dans les affaires des ex-républiques soviétiques.
l’importance de la production énergétique russe (2006) :
– 479 millions de tonnes de pétrole (12.2 % du total),
– 654 milliards de M3 de gaz (22 %),
– 3400 tonnes d’uranium (8.9 %), ainsi que celle complémentaire de son environnement immédiat, donne une immense portée à la cotation hors dollar et hors euro de l’énergie.
1990 : Blague soviétique : la différence entre un dollar et un rouble ? un dollar !
2007 : Blague russe : la différence entre un dollar et un rouble ? un rouble !
Stockage adiabatique de l’énergie, un problème ardu
L‘intermittence ou l’imprévisibilité des énergies solaires et éoliennes pose cruellement le problème du stockage de l’énergie. La seule réelle application industrielle existante est le pompage d’eau vers l’amont, en heures creuses, dans les usines hydroélectriques. Le stockage de chaleur par des sels fondus fait également l’objet de quelques essais industriels en Espagne dans les centrales solaires thermiques. Le stockage électrochimique est rapidement éliminé par les rendements massiques très faibles des composés électrochimiquement actifs et la complexité des batteries. Le stockage chimique est peut-être une voie possible mais d’une grande complexité industrielle aux rendements peu attrayants. Une autre possibilité consisterait à stocker de l’air sous très haute pression dans des cavernes souterraines comme les mines de sel. Mais se pose le problème du rendement, l’air s’échauffant durant sa compression, cette chaleur et celle des compresseurs doit être récupérée pour être restituée au gaz lors de sa détente. On parle alors de TACAS (Thermal and Compressed Air Storage).RWE Power et General electric viennent de signer un MOU (Memorandum of Understanding) pour le développement et la validation d’une technologie de stockage d’air appelée "Advanced Adiabatic Compressed Air Energy Storage" ou AA-CAES. Une étude devrait être terminée en 2008 et une usine de démonstration devait être opérationnelle en 2012. Bien sûr plus la quantité d’énergie stockée dans des conditions adiabatiques, c’est à dire isolées de l’extérieur, sera grande et plus la pression de l’air et la quantité de chaleur stockée seront importantes. Afin d’éviter les pertes entropiques proportionnelles à Q/T il faut donc travailler à très haute température (500°C à 700°C ?), avec des compresseurs de longue durée de vie résistant à ces températures extrêmes. Le savoir faire de GE sera le bienvenu dans ce projet passionnant.

Shell se réorganise et envisage de réduire ses effectifs
Le management de Royal Dutch Shell à fait part de ses intentions de faire sous-traiter une large partie de ses fonctions technologies de l’information (IT). Cette nouvelle organisation, allant jusqu’aux services financiers, devrait permettre de réduire les effectifs de 3600 personnes, sur un effectif global de l’entreprise de 108000 salariés. Après le dépoussiérage énergique engagé par BP, c’est donc le tour de RDShell de remettre en cause l’organisation de ses fonctions supports.Ces adaptations de structures sont la conséquence des accroissements de coûts d’exploration et de production dans l’industrie pétrolière mais aussi de la baisse des volumes produits, due au phénomène de déplétion des gisements les plus anciennement exploités et au manque de mise en production de nouveaux champs, en raison de sous investissements durant les années quatre vingt dix. L’annonce de cette nouvelle organisation, à la veille de la clôture de l’exercice 2007, devrait peut-être brouiller auprès des investisseurs, quelques sous performances opérationnelles et financières du Groupe dans le Delta du Niger, la Russie et la Mer du Nord.

Pétrole : le déclin ?
On ne connait qu’après coup, la production pétrolière. Et si ce n’est pas le Pic-oil, cela lui ressemble beaucoup.
2003 : 79.62 millions de barils jour,
2004 : 83.12 millions de barils jour,
2005 : 84.63 millions de barils jour,
2006 : 84.60 millions de barils jour,
2007 : 84.39 millions de barils jour (3 premiers trimestres).
Personnellement, j’ai beaucoup rit en entendant parler de la relance de la production française. on a produit jusqu’à 2 millions de tonnes, on en produit la moitié, on relancera peut être de 500 000 ? Et après ?Non, la relance du pétrole est problématique, non pas faute de réserves, mais faute du tuyau, et du débit nécessaire pour les exploiter. Un gisement saoudien, Khurais est emblématique.
Découvert, exploité, abandonné, réexploité pour produire 1.2 millions de barils en 2010.
Enfin, si on y arrive, parce que jusqu’à maintenant, il n’a jamais donné qu’une part infime de ce montant.
Les prévisions de productions pour les grands projets sont souvent reportés très avant dans le temps.
L’important n’est pas tant dans la production que dans sa facilité ou non.
Les pays de l’opep et l’arabie saoudite ont perdus le contrôle des prix, car elles ont perdus des capacités de production qui pouvaient servir à réguler.
Le reste importe peu, et si 500 000 puits de pétrole pompent aux USA (le même nombre qu’il y a 40 ans), ce sont 500 000 puits qui ont été récemment creusé et qui pompent moitié moins qu’à cette époque.
Ghawar : Le déclin ?
Pour pallier au déclin du seul gisement de Ghawar, qui produit depuis 1948, il faudrait des découvertes bien plus fabuleuses que les misérables faites actuellement, et surtout, des découvertes aussi facilement et aisément exploitable.
Des chiffres sortent pour Ghawar.
Ils ne sont pas bons, du tout. Globalement, deux hypothèses de production et de réserves.
L’une, la basse parle de 55 milliards de barils déjà produits, et de 34 restant à produire. Le déclin serait dans une fourchette allant d’aujourd’hui à 2010. Pour l’hypothése haute, on parle de 63 milliards de barils produits pour des réserves estimées à 43 milliards. Dans ce cas là, les problèmes commenceraient en 2010 au plus tôt et 2013 au plus tard.Champ par champ, on arrive aux résultats suivants :
North Ain Dar : 1.5 restant pour 12.1 milliards de barils initialement, soit 88 % de déplétion,
South Ain Dar : 1.7 pour 9.7, soit 83 %,
Shedgum : 5.4 pour 11.3 soit 55 %,
Uthmaniyah : 6.5 pour 29.3, soit 78 %,
Hawiyha : 11.1 pour 13.8 soit 19 %,
Haradh : 8.4 pour 14.4 soit 42 %.
Le plus grand gisement de la planète, le plus commode, celui capable de faire des stop and go pour réguler la demande, est de plus en plus, hors d’état d’agir. Sa commodité de production en faisait le roi des gisements. Aucun n’aura sa souplesse.
Les productions actuelles sont les suivantes :
NAD : 500 000 barils jour,
SAD : 500 000 barils jour,
shedgum : 1 000 000 barils jour,
Uthmaniah : 1 500 000 barils jour,
Haradh : 900 000 barils jour,
Hawiyah : 600 000 barils jour,
soit au total 5 000 000 de barils jour. Face à ce roi des rois, les découvertes récentes à pétahouchnoc sont ridicules. Et le reste de la production saoudienne, de peu de poids.
Les gisements épuisés de North ain dar, celles du sud, et du géant Uthmaniah, font 2.5 millions de baril jour. Soit bien plus que la plupart des découvertes récentes. Et surtout aucune n’aura la facilité de production, et tous les pays producteur entendront tirer le meilleur parti de leur réserves en déclin.Le règne du pétrole bon marché s’achève, celui du pétrole cher commence, avec celui des pénuries. Pétrole cher veut dire aussi pétrole couteux (énergétiquement aussi) à extraire.

L’Irak voudrait vendre plus de brut de Kirkouk
Le pipe-line de près de 1000km qui relie la région de Kirkouk au port turc de Ceyhan débite en ce moment près de 450 mille barils de pétrole brut par jour. Les stocks à Ceyhan sont proches de 6.5 millions de barils et devraient atteindre leur pleine capacité dans quelques jours à 8 millions de barils. L’Irak qui dispose de contrats d’achats s’élevant à 300 mille barils par jour sur ce stock, voudrait écouler 100 à 150 mille barils de plus quotidiennement. Pour celà l’organisme irakien chargé de la commercialisation propose des prix au baril attractifs avec un discount de 3.75$ par rapport au Brent ou de 6$ par rapport au WTI. Ces volumes supplémentaires devraient faire passer les ventes totales de l’Irak à 1.8 millions de barils par jour au plus haut depuis plus de trois ans.