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  • USA: baisse de 1,8% des émissions de CO2 en 2006

    USA: baisse de 1,8% des émissions de CO2 en 2006

    Uselec1                    Le Department of Energy (DoE) américain nous informe que les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis ont atteint 7075 MT equiv. CO2 en 2006. Elles ont baissé par rapport à l’année précédente, de près de 1,5%. Ce résultat est essentiellement imputable aux émissions de CO2 qui ont décru de 1,8% à 5934 MT. Cette baisse peut être attribuée à un hiver 2006/2007 très doux en 2006 et à une modification du mix énergétique de production d’électricité. La moindre utilisation de pétrole et de charbon au profit du gaz naturel explique 40% de la baisse des émissions de CO2 (42 MT/106 MT).

                     Ce résultat va dans le bon sens mais rien ne permet de prédire que cette performance sera réitérée en 2007. Les 49% de charbon utilisés dans la production d’électricité montrent cependant que les US peuvent encore progresser dans la réduction des émissions de CO2.

  • Le coût d’une régression organisée. II

    Le coût d’une régression organisée. II

    Feu_ptroleCes images choquent à l’heure actuelle, comme celle des torchères, mais tellement de ménages ont des comportements absurdes que le résultat est le même.
    Ils prendraient quelques barils de pétrole, les allumeraient dans leur jardin, on crierait au fou, et on les enfermeraient.
    Quelques exemples de comportements absurdes :
    – couper tout chauffage dans une maison inhabité, la maison, le ciment, les pierres craignent les alternances gel/dégel, contrairement à ce que certains croient, beaucoup ne connaissent pas le "hors-gel".
    – avoir une chaudière de 1971 (on la changera quand elle claquera).
    – avoir un chauffage électrique à effet-joule (enfin, quand on est propriétaire, mais curieusement, ce genre de chauffage est plus fréquent dans les locations).
    – Avoir de grandes amplitudes de chauffage (les différences à rattraper coûtent cher).
    Mais ces comportements étaient (économiquement) véniels quand l’énergie était bon marché.
    le rôle de l’état doit être de pousser par divers dispositions, les ménages dans un renouvellement technologique.

    Les ménages désormais le sentent fort bien, et ils font simplement leur compte.
    Ce que coûte actuellement le chauffage, ce que coûtera le nouveau chauffage, et le rapport entre l’économie et l’investissement.
    Pour donner un ordre de grandeur, à l’heure actuelle, un budget considérable pour moderniser un logement, c’est 20 000 euros. On peut bien sûr faire beaucoup mieux, on peut faire aussi en fonction des moyens du bord, et faire une simple modernisation bien moins coûteuse, et rentable aussi : à la place de radiateurs électriques "grille-pain" trop fréquent encore, prendre des appareils à accumulation, ou autres.
    Chaque logement est un cas d’espèce, il n’y a pas de solution universelle, mais de multiples façons de faire de juteuses économies d’énergie, vite remboursées.
    Et par forcément avec du renouvelable. Un bâtiment bien entretenu est primordial.
    D’ailleurs, désormais, avec 20 000 euros (on ne peut faire mieux sur du neuf), le poste chauffage est souvent le plus gros poste d’une construction…

    Photo : intérêt-général.info

  • Le coût d’une régression organisée.

    Le coût d’une régression organisée.

    "Tu peux nous dire combien ça coûterait? Parce que des paroles c’est bien mais les chiffres c’est mieux, surtout quand on parle d’euros …."
    Pour répondre à la question, non dénuée d’intérêt concernant le coût de l’évolution vers une société moins vorace, il est nécessaire de poser un certain nombre de bornes.
    La France consomme 280 millions de TEP, toutes énergies confondues. Bilan global. En ce qui concerne le logement, là où se situe le problème principal, il est nécessaire de cadrer le problème.
    J’ai souvent dit qu’un quart du parc de chauffage était bon,
    un quart à changer,
    un quart à changer d’urgence,
    Gaspi_2 Et je vous laisse deviner ce que je pense, et ce qu’est l’état du dernier quart.
    Passer à du moins vorace, c’est à dire réduire la consommation, n’est pas synonyme forcément d’énergie renouvelable.
    Passer de 3500 à 1500 litres de fioul, c’est un très grand rendement (même si l’on dépend encore du fioul).
    L’investissement ? Amorti sur trois/quatre ans.
    2 tonnes de fioul jusqu’en 2020, c’est 26 tonnes, environ 160 barils de brut.
    Et le bon matériel en question coûte environ 3000 euros, installé.

    Dans ce cas de figure, le gain sur 13 ans est au minimum de 6000 euros, sans doute beaucoup plus.
    Sans changer d’énergie.
    Des aigrefins font croire que le renouvelable est responsable de certains gains.
    C’est faux. C’est le changement de génération de matériel qui doit être mis en relief, des travaux d’entretiens, de rénovation, etc…
    Si l’on prévoit des travaux importants sur les habitations, une enveloppe globale de 600 milliards  d’investissements sur les bâtiments à l’horizon 2020, soit 50 milliards par an (tous ne seront pas des investissements frais, une fraction aurait été de toute façon engagé, comptons la moitié), il faut penser que l’effet de levier sera tel avec les économies d’énergies, qu’on est plus dans un cas de figure de coût, mais d’économies.
    Les plus "pénalisés" étant les plus neufs, pour qui le gain serait le moins important.
    Pour donner un ordre de grandeur, chaque euro investit entre 2008 (dans une technologie fiable) et 2020 sera remboursé en 2020, et aura donné 1/2 euro de rendement.
    Encore ceci n’est vrai qu’avec une stagnation du prix de l’énergie, avec une augmentation, ce sera bien plus.
    On est donc bien dans le cadre d’un investissement  :  une  "dépense"  en capital qui finit  par rapporter, et qui rapporte GROS. 

  • L’éthanol, source de profit pour les raffineurs américains

    L’éthanol, source de profit pour les raffineurs américains

    Ethanol2                 Les cours de l’éthanol aux USA se sont fortement repliés en raison de la surproduction. Le gallon valait 5$ en Juin 2006, il n’en vaut plus que 1.85 $ maintenant. Pendant ce temps l’essence qui valait 2.1$/gallon en Juin 2006 se négocie à 2.4$/gallon en ce moment surv le NYMEX. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait de longues études pour comprendre que plus un raffineur va mettre de l’éthanol dans son essence et plus il va faire de la marge, surtout si l’on sait qu’il va être de plus crédité d’un avoir de 51 cents sur ses taxes indirectes, pour tout gallon d’alcool utilisé comme additif. On estime le montant de ce crédit d’impôt octroyé aux raffineurs US à 3.5 milliards de dollars pour cette année.

                  Tout le monde, producteurs d’éthanol et raffineurs, attend donc que les teneurs en alccol dans l’essence ( le RFS) soient relevées par l’administration US.

  • Un nouveau séparateur pour batteries Lithium-ION

    Un nouveau séparateur pour batteries Lithium-ION

    Tonen_logo1_2           TONEN Chemical Corporation, une filiale d’Exxon-Mobil au Japon, est le premier fournisseur mondial de séparateurs pour batteries de type Lithium-ION qui équipent la plupart des équipements portables actuels(ordinateurs, portables,téléphones, etc.). Le produit standard, obtenu par co-extrusion en voie humide, est un film de polyéthylène microporeux. Ce produit, en cas d’accroissement involontaire de la température perd sa microporosité (shutdown) vers 130°C ce qui fait croître la résistance interne de la batterie, par réduction de la conductivité ionique. Mais à 150°C  le polyéthylène fond avec formation d’un court circuit interne dont les conséquences doivent alors être maîtrisées par divers dispositifs mécaniques ou thermiques de sécurité. La Société TONEN vient de commercialiser un nouveau séparateur microporeux dont le shutdown est toujours vers 130°C mais avec une température de fusion atteignant 190°C environ.

                     Cette propriété fondamentale permet au système de gestion de la batterie d’avoir plus de latitude et donc plus de fiabilité, pour activer les dispositifs de sécurité en cas de surchauffe d’un accumulateur. Ce nouveau produit est tout spécifiquement destiné aux grosses batteries pour véhicules hybrides ou véhicules 100% électriques. Il devrait aussi voir son application étendue aux batteries allégées pour les avions civils de nouvelle génération.

                        Ces produits sophistiqués sont cependant des composants qui par leurs prix élevés, constituent une part importante du coût des batteries au Lithium. Les coûts très élevés des matières mises en oeuvre dans ces batteries (Oxydes de Cobalt ou de Nickel, électrolytes organiques, séparateurs, etc.) limitent leur domaine d’application. On peut aisément rêver d’une batterie dont le prix doublerait ou plus le coût de la voiture électrique.

  • Conoco-Phillips annule un projet en Alaska

    Conoco-Phillips annule un projet en Alaska

    Phillips66_2                Conoco-Phillips a annoncé qu’il avait annulé un projet de construction d’une unité de désulfuration dans sa raffinerie des North Slopes en Alaska. Ce projet de 300 millions de dollar devait permettre de produire du fuel à très faible taux de Soufre pour répondre à la législation. La raison de cette décision est le durcissement des taxes et des règles fiscales concernant les déductions des investissements des revenus imposables. Les Sociétés pétrolières actives en Alaska n’ont pas apprécié ce changement de règle du jeu de la part de l’Etat.

  • Royal Dutch-Shell en discussion avec un pétrolier chinois?

    Royal Dutch-Shell en discussion avec un pétrolier chinois?

    Shell2                        D‘après le Evening Standard, l’anglo-néerlandais Royal Dutch-Shell serait en discussions avec le chinois China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) pour lui céder une partie de ses concessions d’exploitation pétrolières dans le Golfe du Niger. L’info parle de 49,8% des parts pour un montant de 450 millions de Livres (900 M$). Une telle décision apparaîtrait comme un changement stratégique majeur de la part de Shell. Il y a peut-être là un phénomène de ras-le-bol devant les mouvements insurrectionnels du MEND dans la région. Il faut également regarder du côté de la Chine, où Shell est très actif dans la synthèse des produits pétroliers à partir du charbon et la distribution. Cet accord marquerait une consolidation de la position des groupes pétroliers chinois dans l’exploitation de grands champs pétroliers africains.

  • Pour un super réseau électrique européen

    Pour un super réseau électrique européen

    Trec                   De nombreux projets, plus ou moins utopiques, de substitution quasi totale des sources traditionnelles d’énergie dans la génération d’électricité ont envisagé la mise en place d’un "Super Réseau" électrique européen (super grid). Alimenté en courant continu haute tension (HVDC, High Voltage Direct Current) afin de réduire les pertes en ligne à environ 3% à 6% pour mille kilomètres. L’idée a été promue par le TREC , par le Dr Gregor Czisch de l’Université de Kassel en Allemagne qui a démontré que de la Sibérie au Maroc et de l’Egypte à l’Islande il existe toujours un endroit ou il y a du vent. Il suffit donc de relier le Super Réseau à des éoliennes disséminées dans une Europe élargie à l’Afrique du Nord et à la Russie, pour recevoir à Kassel du courant "vert".

    Que peut-on retenir de cette proposition?

                                 Tout d’abord les lignes à courant continu ne sont pas une nouveauté en Europe. L’interconnexion France-Angleterre est assurée par une ligne 270kV continu, pour une puissance de 2000MW. L’interconnexion NorNed entre la Norvège et les Pays-Bas, qui sera opérationnelle en début 2008, sera assurée par une ligne sous marine de 580 km, en 450 kV continu, pour une puissance de 700MW avec des pertes en ligne de 3,7%.

                               Les centales connecteés à ce réseau peuvent être des éoliennes, des fermes solaires, des centrales nucléaires ou des centrales thermiques à charbon équipées d’unités de capture de CO2. L’origine de l’électricité importe peu dans un premier temps, le mythe du tout éolien pouvant constituer une motivation ultime.

                               La première étape serait d’écrire la spécification d’une maille élémentaire du super réseau : taille, tension, puissance, modes de raccordement au réseau traditionnel. Puis viendrait les spécifications et définitions des cables et des équipements de contrôles et de raccordement.

                              Un premier maillon de cellule sur un axe Nord-Sud,  du genre Pays-Bas – Maroc ou Allemagne – Maroc, pourrait être constitué de l’interconnexion France – Espagne qui fait tant défaut dans la réalisation des échanges entre le Nord de l’Europe et la Péninsule Ibérique.

                               Ce super réseau pourrait être le support d’une bourse consolidée européenne ou s’établiraient des cours de l’électricité compétitifs et non subventionnés. Les réalisations ou projets non rentables seraient rapidement écartés de ce marché.

                              Un gestionnaire style RTE Européen assurerait la définition, le financement, la maîtrise de la réalisation et la gestion de ce super réseau. Il serait financé par une redevance au TWh. Il gèrerait un mix énergétique qui lui permettrait d’assurer la réalisation des objectifs de réduction d’émissions de CO2 pour la production d’électricité européenne. Il assurerait la gestion des échanges avec les pays non européens.

                             A ce niveau un organisme de régulation aurait en charge le pilotage en temps réel du réseau européen avec pour mission de réduire la fréquence des aléas.

                            Après la PAC du vingtième siècle, on aurait ainsi la PEC, Politique Electrique Commune en attendant la Politique Energétique Commune.

  • 100 patates ou 20 % ? II

    100 patates ou 20 % ? II

    Choucroute La volonté de l’UE est en fait, une absence de volonté.
    On pousse un peu à la réduction des dépenses énergétiques, mais pas beaucoup.
    Il ne faut pas trop en demander aux milieux d’affaires représenté (très bien) à Bruxelles.
    D’ailleurs, dans l’état actuel d’esprit des ménages, la consommation d’énergie la plus basse possible est la plus souhaitable.
    Le gouvernement européen n’apporte strictement rien, sinon la bénédiction pour distribuer de l’argent. Vaste programme.
    En ce qui concerne l’autre volet de la (ou plutôt l’absence de) pensée européenne (les énergies renouvelables à 20 % du panier énergétique), là aussi, la vacuité est assez phénoménale.

    Faire en effet 20 % de nominal, c’est assez facile.
    Reste à savoir comment.
    Quand on voit des centrales à bois au Royaume-Uni fonctionner… au bois importé, venu du Canada, il y a de quoi rester dubitatif.
    Comme on le voit, le vert sera européen, le polluant étranger ?
    Mais la facture globale ne diminuera guère.
    Comme il n’est guère évident de décompter le bilan réel du nucléaire.
    En même temps, on peut en faire beaucoup plus.
    Mais le danger est de fabriquer de l’énergie qui ne tombe pas à point, comme pour l’éolien.
    L’éolien nécessiterait en effet une mise en interconnexion des réseaux, une organisation en réseau assez phénoménale.
    Sans celle-là, l’utilité reste aléatoire.
    Pour résumer, Bruxelles vient d’inventer une excellente "non-politique" de l’énergie (on pédale dans la choucroute : excellente nourriture fermentée, très énergétique).
    Avec la consolation que c’est pire ailleurs.

  • 100 patates ou 20 % ?

    100 patates ou 20 % ?

    Patate On connaissait le "100 patates, 100 patates, Ouai !", Grâce à l’union européenne, on va connaitre "20 %, 20% Ouai !", le 20 % concernant la consommation énergétique.
    20 % de réduction de consommation.
    20 % de renouvelable.
    10 % de biocarburants.
    En réalité, on ne peut qu’admirer vacuité, art de ménager chèvres et choux, de la part du gouvernement européen.
    On sent la nécessité de réduire, mais comme on ne veut pas télescoper les intérêts financiers des grandes compagnies énergétiques, on reste dans un flou avantageux.

    Tout d’abord, l’objectif de réduction à 2020, est d’une modestie stupéfiante.
    20 %, pour la France, cela fait seulement 56 millions de TEP (consommation actuelle de 280).
    Soit moins que ce que l’on a fait depuis 20 ans en sens inverse (de 200 à 280 millions de tonnes).
    Si l’on compare avec la dérive naturelle (en 2020, on arriverait à 400 millions de TEP), la performance reste aussi modeste.
    Une performance qui commencerait à être sérieuse serait l’inversion de la courbe.
    Retomber de 280 millions de tonnes de TEP à 200.
    Compliqué ? Pas du tout.
    Absolument rien de révolutionnaire.
    Un simple changement de génération d’appareils, les chaudières fioul actuelle consommant moitié moins que bien des appareils encore en service.
    Cela implique de l’investissement, des prêts, et des crédits d’impôts.
    Pas de quoi fouetter un chat.
    Rien de difficile. Une planification, des objectifs, des moyens, en bref…