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  • Le Brésil prépare son entrée à l’OPEP

    Le Brésil prépare son entrée à l’OPEP

    Penfieldcheval                     Après la nouvelle découverte d’un vaste champ par Petrobras, Société d’état brésilienne, dans la zone ultra profonde de Tupi, des représentants brésiliens assistaient au sommet de Riyadh pour discuter d’une future entrée du Brésil au sein de l’OPEP avec les dirigeants des actuels membres, dont l’Arabie Saoudite.

                          L’entrée du Brésil au sein de l’OPEP serait une bonne chose pour cadrer le bouillonnant venezuelien Chavez et son complice l’Equateur. Le représentant brésilien pourrait parfois lui dire "de la fermer" dans une langue proche de la sienne, et lui rappeler ainsi le conseil du roi d’Espagne.

  • L’Algérie va mettre aux enchères de nouveaux blocs de prospection

    L’Algérie va mettre aux enchères de nouveaux blocs de prospection

    Carr                      En marge de la Conférence de Riyadh,  Chakib Khelil, le ministre algérien du pétrole a annoncé qu’il mettrait en adjudication en Janvier prochain 10 à 15 blocs de prospection. Khelil a affirmé que: " l’Algérie donnerait la primeur aux Compagnies qui apporteraient de la technologie et de l’expertise dans le développement, mais pas nécessairement du cash".

                          Nouvelle orientation qui devrait favoriser les grandes Sociétés pétrolières compétentes, au détriment des nouvelles arrivées chinoises ou indiennes. Quelle sera la part de la Sonatrach? A suivre!

  • Les Etats du Golfe  de moins en moins dépendants des revenus du pétrole

    Les Etats du Golfe de moins en moins dépendants des revenus du pétrole

    Alibaba                       A la Conférence du Dubai International Financial Centre, N. Saidi, chef économiste de l’institution a affirmé qu’il ne fallait plus voir les économies des Etats du Golfe comme dépendant étroitement du pétrole et de ses cours, mais comme des économies de capitaux. " Dans un avenir prévisible, les revenus des capitaux  intérieurs et extérieurs vont dépasser les revenus du pétrole" a-t-il déclaré. Les réserves des Etats du Golfe sont de 365 milliards de dollars et devraient atteindre 455 mds$ en 2008. Ces économies sont soutenues par une forte croissance provenant de formidables investissements d’infrastructures qui atteignent annuellement 1300 mds$. L’accroissement des populations et le retour des élites participent également à cette embellie.

  • L’or bleu.

    L’or bleu.

    TenochLes villes grandissent. Avec elles grandissent les besoins en eau.
    D’abord par le nombre. Mexico-Tenochtitlan par exemple était très peuplée à l’époque Aztéque.
    Elle n’en possédait pas moins une lagune, asséchée depuis, et depuis 1940 la population y est passée de 1.6 millions (guère plus qu’à l’époque Aztéque) à plus de 10 fois ce nombre.
    Cette concentration d’être humain n’est possible qu’avec les énergies fossiles. Et le besoin humain le plus simple et vital, concernant sa survie, l’eau, est de plus en plus problématique.

    Ce qui a conduit des sociétés rapaces à s’y intéresser, corrompant tout, chères, gourmandes, et se souciant fort peu de la ressource.
    Les affrontements, qu’ils soient juridiques ou armés des communautés, autorités politiques, voir nations, avec les compagnies des eaux sont de plus en plus violents, voir révolutionnaires comme les émeutes de Cochabamba qui ont conduit à la chute du gouvernement bolivien et l’arrivée au pouvoir du président Moralés.
    Après les renationalisations des entreprises énergétiques, la chose la plus vraisemblable est la renationalisation, ou la nationalisation de la ressource en eau, déjà effective dans un certain nombre de pays.
    En effet, les agissements de Bechtel en Bolivie laissaient voir une seule chose : une entreprise achète la distribution d’eau, majore les prix au maximum en réduisant au minimum les investissements.

  • Nouvelle « guerre froide » en Arctique…

    Nouvelle « guerre froide » en Arctique…

    Polar_map_small_2La fonte des glaces semble esquisser un mouvement de convoitises pour l’Arctique.
    Ce mouvement concerne ses riverains russes, canadiens et zétazuniens, pour une bonne part, sans oublier les norvégiens et danois.
    On part d’un constat, la banquise fond.
    On pourra donc accéder aux grandes ressources fossiles, inaccessibles pour le moment, d’autant que la mer est, dans cet océan, souvent peu profonde (100 mètres).
    En réalité, on prend là aussi ses désirs pour des réalités, à l’image de l’ AIE (agence internationale de l’énergie) qui parait bien idiote désormais avec ses 130 millions de barils/ jours de production en 2020.
    Pour les saoudiens, ce sera 85, et pas plus pendant 15 ans et après le déclin, pour d’autres, c’est le déclin tout de suite.

    Quand aux "experts" de l’ AIE, il faut les voir comme ils sont : des gens ignorants, conformistes et carriéristes.
    Pour l’ océan Arctique, il y a un problème. En effet, si la banquise fond bien l’ été, elle se reconstitue aussi vite l’hiver, et sa surface l’hiver ne diminue pas, loin de là.
    L’exploitation risque donc bien de rester un exploit technique isolé…
    En attendant les bisbilles risquent fort de bien se continuer.
    Et notamment pour la possession des planchers océaniques, la nature ayant eu le mauvais goût de mettre la plupart d’entre eux, côté russe.
    De beaux jours encore, en perspective pour les diplomates !

  • La production de ciment source importante de CO2

    La production de ciment source importante de CO2

    Energy_mix                    A la New York State Recycling Conference, N. Neithalath  a rappelé que le deuxième produit le plus consommé après l’eau dans le monde… c’est le béton.

                       Aujourd’hui le monde consomme, annuellement, 12 milliards de tonnes de béton. Bien sûr, c’est la Chine qui fait croître le plus la consommation. Le béton est un excellent produit, mais il contient sa part de pollution émise lors de l’élaboration du ciment. L’extraction et la fabrication de ciment participent pour environ 7% des émissions de CO2 dans le monde. C’est considérable, c’est trois fois plus environ que les émissions de CO2 de l’aviation civile et militaire mondiale, par exemple. Il y a là un champ d’action dans lequel les ressources énergétiques renouvelables pourraient s’appliquer largement pour alimenter les fours rotatifs portés à 1500°C.  Le Groupe Lafarge affirme que près de 11% de l’énergie consommée dans ses usines provient de ressources alternatives, dont 70% en Allemagne et 33% en France. Celà signifie que c’est beaucoup plus faible ailleurs. Son objectif est de faire croître cette part à 14% en 2010. C’est bien lent et mériterait d’être plus aidé et accéléré, partout dans le monde.

  • Le pic de tout…

    Le pic de tout…

    ImagesAlors que les saoudiens viennent de le dire officiellement, le pic oil est derrière nous, certains organismes "officiels" comme l’ Agence international de l’ énergie parlait encore il y a peu de pousser jusqu’à 130 millions de barils/ jours de consommation.
    On voit donc la stupidité des gouvernants et de leurs faux nez, les organismes officiels, qui ne représentent que leur désirs, leurs souhaits et leurs envies.
    Le pic oil est là. Bientôt on aura, plus vite que l’on ne croit un pic du gaz. Le pic du gaz est déjà arrivé dans le tiers des pays du monde.

    Certains espèrent rusé. L’uranium est leur espoir. Pourtant le pic de l’uranium a eu lieu il y a 20 ans. Quid de leurs facultés intellectuelles ? La production d’uranium n’augmente pas, et là aussi, on prend visiblement des désirs, pour des réalités.
    Le pic du charbon ? 2020 au plus, en sachant pertinemment que le charbon qu’on va extraire de plus en plus difficilement est une argutie. Le pic de l’anthracite a eu lieu il y a longtemps.
    Alors ? Le pic des ressources minières est largement entamé aussi, le pic des ressources en céréales, et son corollaire, le pic de la population, alors que les organismes officiels nient aussi, là aussi la réalité.
    Une année, le recensement dans trois pays, Iran, Afrique du sud, Nigéria, avait faussé la population mondiale de 40 millions d’habitants.
    Les organismes officiels internationaux, là aussi avait "réévalué" la population d’autres pays pour compenser la baisse. Ou certains indices.
    Par exemple le gouvernement indien soutient que la fécondité par femme est tombé à deux dans le sous continent. Ce qui n’empêche pas les données ONU de le faire ressortir à 3.1…
    Pourquoi ? la négation de la vérité est l’incapacité de sortir d’un discours convenu, de changer un univers mental.
    Pas plus que les arbres ne montent jusqu’au ciel, la production alimentaire n’est extensible à l’infini, ni la production de pétrole, ni les productions minières, ni même la population.
    Mais ici et là, on commence à entendre des voix, qui commencent à poser des questions jamais bien sûr médiatiquement débattues.
    Pourtant la question cruciale est la suivante. Sans énergie fossile, ou avec beaucoup moins, peut on nourrir plusieurs milliards de personnes ?

  • Du bois à l’éthanol, une activité soutenue

    Du bois à l’éthanol, une activité soutenue

    Celu_2                      Les Américains découvrent les limites et les nuisances du tout éthanol produit à partir de grains de maïs. Accroissement des coûts du maïs, réduction des prix de l’éthanol, problèmes de logistique, etc. Pour l’instant, sous l’impulsion de leur Président, ils restent fidèles à l’éthanol mais voudraient soit utiliser toute la plante de maïs, soit utiliser toutes sortes de bois secs pour faire de l’éthanol. Le Department of Energy (DOE) a décidé de financer, pour 385 millions de dollars, plusieurs projets qui permettraient de démarrer quelques unités de démonstration industrielle des procédés. Deux voies sont envisageables: les procédés chimiques ou les procédés enzymatiques. 

                         Nous allons examiner quelques exemples et les comparer au procédé chimique qui conduit à du gasoil.

                           Les procédés chimiques reposent sur la transformation du bois sec en "syngas" constitué d’un mélange de CO et de H2; puis par un procédé catalytique de transformer ces gas en produits liquides ou solides. Le procédé le plus élaboré est celui de CHOREN en Allemagne qui conduit à un excellent gasoil. Il comprend de mutiples étapes d’élaboration du syngas, puis une polymérisation catalytique (procédé Shell) qui produit des cires, ces produits par reforming catalytique sont ensuite transformés en gasoil. Choren dispose d’un pilote industriel. C’est un procédé complexe. Aux USA, la Société  RANGE FUELS construit une usine en Géorgie pour produire un mélange d’alcools obtenu par procédé catalytique à partir du syngas. Son objectif est de produire à partir de 2009, 20 millions de gallons d’alcool par an.Ce procédé semble être bien plus simple que le précédent, mais il conduit à un mélange et les rendements doivent être bien plus faibles.

                           Les procédés enzymatiques se distinguent en particulier par les procédés de prétraitement du bois pour en extraire la cellulose. LIGNOL réalise une extraction de la cellulose du bois par solvant et valorise la lignine résiduelle, IOGEN réalise une explosion à la vapeur sous haute pression des cellules de bois pour  extraire la cellulose, il obtient ainsi un très bon rendement de 340 kg d’éthanol par tonne de bois sec, POET n’est pas très explicite sur son procédé, mais comme il est devenu le plus grand producteur de fuel-éthanol des USA, il veut développer un procédé pour utiliser tout le maïs: les grains, la tige et les rafles. Son objectif est de produire 25% d’éthanol d’origine cellulosique dans une de ses usines.

                         Enfin il faut rappeler l’association BP-DuPont qui veulent développer un pilote de démonstration qui produirait de butanol moins toxique et ne présentant pas de problème de démixion avec l’essence en présence d’eau. Leur réussite ferait faire un grand pas aux biocarburants.

  • Et maintenant que faire ?

    Et maintenant que faire ?

    LeninePardon à Vladimir Illitch pour avoir plagié sa question de 1907.
    Nous en sommes à 1907. On sait désormais que le pic oil est non seulement inéluctable, mais déjà là.
    Certaines mesures manient la suffisance et le ridicule.
    A voir, au salon de l’automobile ces monstrueux 4 X 4 hybrides qui ne consomme "que" 11 litres au cent…
    Un tel éloignement des réalités du quotidien de tout un chacun est il admissible ?
    Quand, pour un certain nombre le principal problème c’est de boucler la fin du mois, et de manger, même dans nos pays "riches".
    Il n’est pas étonnant que les "Big Three" US s’effondrent sur leur marché interne.
    Mais, où est la démarche claire et logique ? Nulle part, pas davantage chez Renault où le succès des voitures populaires genre Logan, s’est fait contre le constructeur, comme pour rappeler le succès de la 205 dans les années 1980 : contre le réseau Peugeot, les concessionnaires préférant vendre les autres voitures, à plus grosse marge pour eux.

    Encore ne s’agit il que de l’erreur fréquente de constructeur : vouloir vendre cher, à des personnes qui demandent quoi ? Des automobiles fiables et économiques.
    Deuxième point, les fanfreluches. Un quart de la consommation de carburant part en transport aérien. Et en l’absence de subventions aux USA, c’est un secteur qui depuis 2001 se serait retrouvé en état de monopole. Sur les 10 transporteurs nationaux, tous, sauf le dernier serait morts.
    Ce n’est que partie remise. On peut très bien vivre sans avion. Les années 1950, ce n’est pas si loin.
    Exit aussi, le haricot du Burkina Faso, et les pois du Kenya. Les prix les rendent attractifs en production locale. Vivra t’ on moins bien ? Certainement pas.
    Enfin pour le reste, qu’en est il ? Un besoin classique d’investissements,pour la production et la réduction des consommations. Un retour de l’économie dirigée, qui se fait ici est là, par des renationalisations, des ré-instaurations du contrôle des changes suite à la baisse continue du dollar, des taxes qui augmente (même dans le républicain Alaska) devant les profits gargantuesques des compagnies.

  • Iran – Venezuela mêmes combats

    Iran – Venezuela mêmes combats

    Wadsworth1919                 C‘est le nouvel Axe Planétaire, l’alliance entre les Ayatollahs chiites iraniens et le néo marxisme-chrétien de l’hugolien Chavez, président à vie du Venezuela. Tous les deux sont, au sein de l’OPEP, pour maintenir une certaine rareté en pétrole et voir ainsi les cours du brut grimper encore. Ils ont choisi une exploitation quasi nationale de leurs énormes réserves dont ils exportent une large partie de la production. Les ressources en devises, ainsi obtenues, leur permettent d’alimenter par des aides ou des subventions leurs bases politique populaires. L’Iran désire devenir une puissance électronucléaire sinon nucléaire. Et bien voilà que Chavez veut en faire de même, il veut développer une filière nucléaire pour des applications pacifiques, comme le Brésil ou l’Argentine, dit-il.

                         Chavez doit rencontrer le Président Sarkozy Dimanche, après les nouvelles sur Ingrid Bettancourt, on parlera chiffons, pétrole et atome.