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  • Centrales électriques à paille

    Centrales électriques à paille

    Botte_pailleles centrales électriques chinoises se mettent à la paille. 34 centrales électriques à paille d’une capacité de 1.2 million de KW viennent d’être construites en Chine. Deux fois moins productives en énergie que le charbon, la paille a l’avantage de dégager moins de CO2, de dioxyde de souffre que le charbon. La Chine d’autre part produit 600 millions de tonnes de paille. Il faut aussi prendre en compte que la mise en place de ce système permet l’exploitation de ressources de biomasse délaissées. Souvent des terres ruinées en effet sont incapables de porter autre chose que des "récoltes" d’herbes sans valeur, mais énergétiquement intéressantes.
    On comprend en entendant ces chiffres, que ce qui est en cause est finalement différent de la civilisation pétrole. En effet, depuis le 18° siécle, ce qui a promu les énergies fossiles,

    c’est qu’elles nécessitent peu de main d’oeuvre. D’abord avec le charbon, même si celui-ci était plus vorace que le pétrole en facteur humain, marquait déjà une décroissance par rapport au systéme antérieur, et avec gaz et pétrole, on arrive à des cohortes trés réduites d’une main d’oeuvre trés qualifiée, démographiquement complétement ridicule : par exemple les 20 000 employés de PDVSA, la compagnie pétrolière vénézuelienne permettait de produire 40 % du Pib. Ce qui permet la venue de sociétés trés inégalitaires. Il n’est pas étonnant d’ailleurs que le néolibéralisme se soit développé dans une société pétroliére. Le cas le plus typique est la Grande-Bretagne, où le triomphe Tatchérien a été concomitant à la mise en place du complexe pétrole/gaz.
    D’ailleurs, il est visible aussi avec l’EPR : pour la même somme d’argent (3.3 milliards d’euros) prévu, on créerait dix fois plus d’emploi et autant d’énergie avec le renouvelable. Mais le renouvelable n’est pas une énergie facile à manipuler. Il est, là aussi, trop dépendant du bon vouloir de la main d’oeuvre.

  • Jaurès Alferov : l’avenir est solaire.

    Jaurès Alferov : l’avenir est solaire.

    Jaures_alferovLe prix Nobel de physique, Jaurès Alferov, en visite à New Delhi, est on ne peut plus clair : pour l’humanité, le futur sera solaire, à savoir "la transformation de l’énergie du soleil à partir de batteries solaires et d’hétérostructures siliciques et semiconductrices". Pour lui, cette énergie évincera à terme l’électronucléaire, qu’il voit comme une énergie transitoire.

    Pour lui aussi, il est clair que l’effort et les fruits de la recherche se trouveront en Asie, par l’importance des budgets, et le nombre de chercheurs, ainsi que par leur compétence. Mais, on peut noter quand même des différences d’approches significatives : les recherches chinoises sont menées à grande échelle, pour l’Inde, le pays a le vent en poupe dans les domaines des technologies semiconductrices, de physique des semiconducteurs, la microélectronique et l’optoélectronique.
    Si l’on voit les panneaux solaires, atteindre en cette fin de décennie, une viabilité économique, le processus n’en est visiblement qu’à ses débuts. On voit aussi des différences fondamentales dans l’organisation des enseignements. L’université technique de Madras est constitué de 270 campus et de 500 000 étudiants. On voit qu’en matière scientifique, l’occident a du souci à se faire.

    Source : Ria Novosti.

  • Marécage : une forme d’utilisation du sol.

    Marécage : une forme d’utilisation du sol.

    MarcageUn internaute objectait vis-à-vis de la hyacinthe d’eau qu’elle était terriblement productrice de gaz à effet de serre : de méthane. Défaut ou qualité ? Le marécage est une forme d’utilisation du sol. En déclin en France depuis 2000 ans. Jusqu’à 40 % du sol était constitué de marécages. A l’heure actuelle, on s’aperçoit que malgré les "défauts", cette forme d’utilisation de la surface avait ses qualités. Celle d’un régulateur. Et si les maladies étaient apportées par l’eau stagnante et les moustiques, c’était aussi une ressource économique considérable et continue. Des générations y ont puisées leur vie. Non ce n’était pas une forme répulsive. Comme les marais du sud irakien étaient au contraire une forme économique d’aisance et de richesse, même au prix d’inconvénients.

    Les récentes sécheresses en France, ont souvent conduits les agriculteurs à créer des retenues collinaires. On refait ce qu’on avait défait. Partout dans la campagne, ces "nouvelles constructions" voient le jour. Bientôt donc, on exploitera de nouvelles plantes, enfin pas tellement nouvelles, mais oubliées, considérées comme nuisance. Grand-mêres, femmes, filles qui allaient chercher des joncs. Comme on peut le deviner, il faudra réinventer l’agriculture. 50 000 km2, c’est 5 000 000 d’hectares, cela peut donner 1 000 000 000 tonnes de biomasse (jussie ou hyacinthe d’eau)… Le défaut des marais, le méthane, peut être vu comme un avantage. Mais on a été déformé par le pétrole. 20 000 travailleurs suffisait au Vénézuela pour exploiter son pétrole. Cette exploitation sera trés gourmande en main d’oeuvre… Et on a vu avec l’Irak que le "peuple des marais" était loin d’être malheureux. Le marais peut et doit être géré, dans l’intérêt de la collectivité, comme une sylviculture.

  • UE : ils sont désespérants !!!!!!!!!!!!

     

    Scénario de ré férence

    Scénario de réduction du carbone

    Différence

    Demande mondiale d’énergie (Gtep)

    17.1 (+1.8 %  par an)

    15.2

    -11%

    Demande d’énergie dans l’UE (Gtep)

    2.0 (+0.4 % par an)

    1.7

    -12 %

        

    Energie fossile, total mondial (Gtep)

    14.9

    12.4

    -17%

    – Pétrole (Gtep)

    5.9

    5.4

    -8%

    – Charbon (Gtep)

    4.7

    2.7

    -42%

    – Gaz (Gtep)

    4.3

    4.3

    0%

    Nucléaire (Gtep)

    0.9

    1.2

    +36%

    Energies renouvelables (Gtoe)

    1.4

    1.8

    +35%

        

    Energies fossiles, total UE (Gtep)

    1.66

    1.31

    -24%

    –  Oil (Gtep)

    0.73

    0.64

    -13%

    –  Coal (Gtep)

    0.39

    0.15

    -61%

    –  Gas (Gtep)

    0.55

    0.53

    -3%

    Nucléaire (Gtep)

    0.24

    0.32

    +35%

    Energies renouvelables(Gtep)

    0.12

    0.19

    +56%

        

    Emissions de CO2 dans le monde (GtCO2)

    44.5

    35.3

    -21%

    Emissions de CO2 dans l’UE (GtCO2)

    4.7

    3.5

    -26%

    Gtep : gigatonne équivalent pétrole (= 42.7 Gigajoules)
    GtCO2: gigatonne de CO2
    Source: Commission européenne, rapport de l’OMC

    Ce tableau donne plus d’informations sur l’état mental de ceux qui l’ont fait, plus que sur la réalité énergétique future de la planéte. Il montre deux hypothéses : le marché, tout le marché, et un effort (petit) pour réduire les consommations. Un début d’économie dirigée. Les erreurs, inexactitudes, projections farfelues sont légions.
    Tout d’abord le pétrole. 5.9 ou 5.4 millions de tep de pétrole, alors qu’on arrivera certainement pas à dépasser le montant actuel (3.8), c’est plutôt cocasse. Le gaz, lui a été trés surestimé. En effet, la déplétion gazière constatée aux USA, en Grande-Bretagne, et dans d’autres pays, ont peu de décalage avec le pic-oil. 10 ans pour le Royaume-uni, c’est trés peu. D’autre part, la production charbonniére est en trompe l’oeil. Beaucoup de mines sont étroitements dépendantes du pétrole. Si en 1960, on a vidé les bassins houillers US, en disant aux mineurs : "le charbon, c’est fini", c’était le mode de production de l’époque : celui du mineur. La production est passée de 381 millions de tonnes au milliard. Mais, c’est au prix d’une grande consommation d’énergie fossile. Seule la production chinoise a gardé ses mineurs. De même pour les mines d’uranium. Elles sont TRES dépendante de l’énergie pétrolière. Alors, la moralité ? L’UE est Napoléon pendant la retraite de Russie, ou Hitler devant Stalingrad : ils continuent à appeler divisions, corps d’armées et armées, des poignées de soldats regroupés autour de quelques officiers.

  • Fin de l’uranium

    Fin de l’uranium

    Fin_uraniumL’heure de la "relance du programme nucléaire" a semble t’il sonné. Mais intoxiqués par leurs propres mensonges, les technostructures, et leurs petits caniches, les hommes politiques, se sentent davantages liés par leurs propres mensonges, que par la réalité.
    En effet, la courbe ci-contre annonce la fin du nucléaire classique. "Et le combat cessa, faute de munitions" On voit un cap difficile à franchir (milieu de la 2°décennie), puis un déclin rapide. Contrairement à ce que dit le graphique, le prix n’aura aucune prise. Le déclin des énergies fossiles, nécessaires à l’exploitation des mines, dévaluera les mines, en renchérissant le coût d’exploitation. La courbe à 130 dollars aujourd’hui n’aura lieu qu’à 500. Si le dollar existe encore…

    Quelle sera la logique économique, quelle devrait elle être ? Laisser mourir de leur belle mort les centrales nucléaires existantes. Une fois arrivée la date, les fermer, en attendant, économiser de plus en plus l’énergie. Prendre son temps, développer, spallation, centrale à déchets, plutonium. Mais non. Nos hommes politiques, la technostructure nous dit simplement "encore un instant, monsieur le bourreau".
    Le Canada, est en train de se reconvertir en émirat. Il lui faudra de l’uranium pour exploiter les schistes bitumineux de l’Alberta. Donc les canadiens vont garder leur uranium pour leurs propres centrales.
    Pendant ce temps là, le délire continue sur l’EPR, et tant en France, et tant en GB, et tant ailleurs… C’est complétement idiot de construire pour des durées qu’on ne pourra honorer.
    En même temps, les relations se dégradent entre Russie et UE. La meilleur manière d’être indépendant pour l’UE est de réduire drastiquement sa consommation. Alors, la compétitivité réelle sera au rendez-vous. Et le poids politique de la Russie, allégé d’autant…

  • Ghawar : déclin confirmé.

    Ghawar : déclin confirmé.

    GhawarLes champs pétroliers d’Arabie Saoudite déclinent. Cette courbe le montre clairement. En bleu le nombre de puits. Jusque là, le nombre de puits dans la péninsule arabique était trés mesuré. Quelques centaines, à comparer à la boulimie de forage US (500 000), qui n’a pas empêché pourtant la production de décliner de moitié depuis 1971. On voit que les 3 courbes représentant la production piquent du nez. C’est trop peu, ou c’est trop. En effet, souvent l’Arabie a

    joué un rôle de régulateur, mais les pics, et les creux étaient beaucoup plus accusés que cela. Et déjà, on voit depuis 2005, un accroissement vertigineux des forages… Pour une simple stabilisation…Ghawar a fourni depuis 1948 pas loin de 5 000 000 de barils/jour. Il est normal que cela finisse un jour.Simple question de bon sens. Les autres petits gisements (40 % de la production) augmentent encore leur production, mais cela restera de toute façon insuffisant. Les saoudiens prouvent d’ailleurs qu’ils pensent à l’aprés pétrole ; ils produisent de plus en plus de gaz… Objet de leur mépris pendant des décennies. Nuisance à brûler dans des torchéres, sans regrets.

    D’ailleurs, le refus obstiné d’augmenter la production de la part de l’opep en général, de l’Arabie saoudite en particulier, devient criant. L’obstination des demandeurs à le demander, devient plus pathologique que réel. Le déni de réalité se fait sentir, le trouble obsessionel compulsif n’est pas loin "Ouin, je veux du pétrole", tel l’enfant à qui on ne résoud pas son caprice…

  • Zimbabwé : inventivité partout.

    Zimbabwé : inventivité partout.

    ZimbabwLe Zimbabwé vit une grave crise économique, politique, sanitaire, et devant l’accumulation de maux divers pourrait nous montrer une partie de notre avenir. En effet, que ce soit pour le jatropha, destiné à faire de l’huile, ou pour l’utilisation de la hyacinthe d’eau, le zimbabwé est pionnier dans ces deux domaines. L’huile est destinée à faire tourner les moteurs, on en parle éventuellement pour la cuisine, l’autre sert de combustible. Donc le marais, et la zone désertique se complétent. Quoique avec n’importe quelle biomasse, il est possible de faire du carburant.

    Enfin, pour les populations locales, c’est la débrouille totale, pour tous les aspects de la vie. On voit donc que la mondialisation est un phénomène autement réversible, au moins à cause du manque d’essence. Le quotidien de l’habitant est de produire locale. Nourriture, engrais, carburant. C’est d’autant plus méritoire que le zimbabwé est le pays le plus touché par le sida, qui réduit considérablement sa force de travail. De même, la réforme agraire a beaucoup réduit les excédents de l’agriculture commerciale.
    Subsitance partout, semble être le mot d’ordre.
    Parallélement, si le Zimbabwé est le pays le plus touché d’Afrique, tous les autres pays sont touchés par des pénuries plus ou moins graves : essence, gaz, tous liés au pétrole. Souvent, pas par manque d’argent (même avec l’argent, les pénuries sont là), mais parce que les multinationales du pétrole accordent la priorité à d’autres pays, au plus large marché. Pourtant, l’Afrique en général paie son carburant hors de prix…

  • La perception de la nature.

    La perception de la nature.

    DepartementloireQuand on parle de nature dans notre pays, on en a une image fausse. Parce que c’est un paysage bâti, construit par l’homme au cours des siécles. Quelquefois, les fronts de colonisations sont forts récents. La plaine du Forez, par exemple. Jusqu’au 19°siécle, elle est déserte, malsaine, un vaste marécage pourri. Un reliquat d’un grand lac que la rupture du seuil de neulise à crée. Puis, on s’est mis à drainer, sous le second empire, puis, lentement, la population s’est installé en plus grand nombre dans la plaine.

    Comme on voit, rien n’est écrit. Les forêts, par exemple, n’ont jamais dépassés 40 % de la superficie, avec prés de 30 % désormais, on est pas trés loin du maximum. Si l’on ajoute 40 % de forêts, à 10 % de prairies naturelles et 10 % qui ne servent à rien, on arrive qu’à 60 %. Le reste ? Des marais. Aujourd’hui, réduit à l’état de reliquat. Patiemment, les moines bâtisseurs ont augmentés, en les drainants, les surfaces cultivables. Et ce fût un trés long combat. En effet la production de biomasse d’un marais est considérable.  Aujourd’hui, aussi, on s’aperçoit de leur rôle de régulateurs, à l’époque des sécheresses, ou plutôt de l’absence de régulation désormais. Mais, dans l’existence de vastes marais, est peut-être une clef de la solution énergétique. En effet, ces surfaces, faiblement en eaux, sont susceptibles, comme avec la jussie, comme avec la hyacinthe d’eau, d’être de considérables producteurs de biomasse. En effet, dans les deux cas, on peut arriver à 200 tonnes de matiére séche par an et par hectare. La possibilité la plus prometteuse, les algues en ce moment, n’arrive qu’à 60 tonnes l’hectare, dans de bonnes conditions.
    " Avec 15,5 t/h un site en mer fermée ( mer noire mediterrannée). Une installation de la taille de la corse en mediterrannée 10000km2 suffira à produire 99 % des besoin francais en carburant pour un cout d’à peine 14 centime le litre." Solution sans doute à étudier de trés prés… Il n’y a pas de mauvaises plantes, que des plantes que l’on utilise pas .

  • La foi du charbonnier

    La foi du charbonnier

    TransmutationGravure : de la transmutation des métaux.

    Article intéressant sur un grand quotidien national. On y apprend quelques vérités (édulcorés) que l’on peut connaitre depuis fort longtemps, sur quelques sites, ça et là. Une vérité même pas cachée, mais, dans l’oubliette, dés que sortie. A croire que certains se contente de la déclaration officielle, sans même prendre les données disponibles, voir simplement si celle-ci corrobore le discours ou l’infirme…
    En gros, il faut réapprendre à certains que  2 + 2  = 4.
    -"Les réserves prouvées ou probables sont, selon la plupart des sources, d’environ 4,7 millions de tonnes, soit soixante-dix ans de combustible disponible au rythme de consommation actuelle (67 000 tonnes d’uranium naturel en 2006)" . Méli, mélo  entre prouvées et probables. ça ne veut rien dire. Il est prouvé qu’il y a énormément d’U dans la mer. Mais on se sait pas le récupérer. Deuxième problème,  on ne produit pas 67 000 tonnes par an, mais 40 000, et sans doute moins cette année. Le problème du pic de Hubbert, pour toutes les énergies, n’est pas les réserves, mais le débit auquel on peut le sortir, et si économiquement parlant, on peut le sortir, et aussi si énergiquement parlant, on peut le sortir. Un gisement de pétrole en fin de vie en recéle toujours. Mais son pompage coûte plus d’énergie qu’il n’en rapporte. Le gisement est alors "mort".

    Manque de culture économique et industrielle des journalistes. En effet, quand on voyait des statistiques économiques dans les années 60-70, c’était du solide, des tonnes, de quelque chose, maintenant c’est du bla-bla. Plus idéologique qu’économique d’ailleurs.
    – "Les experts y ajoutent environ 15 millions de tonnes possibles, ce qui porte les réserves à plus de deux siècles". On vient d’inventer une nouvelle réserve, le "possible", appelé par les "experts". Le mensonge s’élargit. En effet, comme la manipulation des stocks en terre, déjà considérable ne suffit plus, on invente le "possible", sans que celui qui répéte l’ânerie, ne s’en offusque.
    Mais comme on en est pas à une bétise prés, on en rajoute :
    -" En 2006, 40 % du combustible des centrales ne sortaient pas du sous-sol mais des réserves accumulées par les groupes d’électricité, des stocks militaires et du retraitement." Consolation, pour 2007, ce sera encore plus, on parle de 60 %. On ne voit même pas que ce chiffre contredit tout le reste. On vit sur les stocks. Mais on en a pour 250 ans ? Etonnant ! Pourquoi pas pour mille, ou plus. En effet, si on n’exploite pas le stock, il est encore plus gros.
    -"Avec une demande actuelle en progression de 0,5 % à 1 % par an, la situation est sous contrôle. Mais l’épuisement des stocks excédentaires des électriciens et de la Russie va nécessiter une augmentation de la production primaire". Il faut faire une explication de texte. Même sans augmentation de la demande, le clash est inévitable sans augmentation de la production. Le stock n’est pas éternel. Il y a même 20 ans qu’on y tape dedans…

    On devrait apprendre à certains, le sens critique, le métier de journaliste n’étant pas de colporter avec la foi du charbonnier, les données et les explications qu’on veut bien lui fournir. IL FAUT VERIFIER.

  • Filière plutonium : l’aveu II

    Filière plutonium : l’aveu II

    Neutrons_rapides_2 La France concentre donc ses recherches sur un réacteur à neutron rapide, refroidi au sodium. Un prototype pourrait être opérationnel dés 2020. Dans un cadre européen est étudié un réacteur refroidi à l’hélium.
    Il aura donc fallu plus de 20 ans pour reconnaitre les erreurs et gabegies de superphénix et tout reprendre, non pas à zéro, mais à une échelle vraisemblable.
    En effet, le premier réacteur en France faisait 50 MW, le second 280. 

    Dans la filière classique, on est monté progressivement en gamme. Là, on est passé directement à 1200 MW. De quoi se prendre les pieds dix fois dans le tapis, ce qui fut fait, et on masqua l’échec technique par de la suffisance et de l’arrogance.
    Il faut donc espérer que le Mea-culpa d’Areva sera effectif. Qu’on prendra désormais son temps pour étudier tous les problèmes, et notamment ceux posé par le sodium (utilisé à phénix et superphénix) qui prenait feu. Et que l’on en profitera pas pour promouvoir le gaspillage énergétique, encore une fois.
    En effet, plus l’effort d’économie sera maximal, plus l’effort de construction de centrales sera minimal. En effet, si l’on commence par réduire considérablement la consommation d’énergie, des centrales sinon de 300 MW (celles qu’on sait faire actuellement), du moins de 600, suffiraient (ce qui ne serait pas un  trés gros effort de recherche, et celle pour lequelle on dispose de bases de comparaisons vraisemblables), réduisant l’effort de recherche et le coût.