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  • Filière plutonium : l’aveu

    Filière plutonium : l’aveu

    Neutrons_rapidesL’aveu vient de tomber. Pour la France, le réacteur à neutrons rapides sera celui de la 4°génération du nucléaire. L’EPR ? Une génération II à peine améliorée, voire plus dangereuse… La presse écrite "officielle" commence à évoquer le manque d’uranium pour les centrales classiques. Ouf…
    Pour le JT pas avant deux ans…
    Comme toujours, on passe une pommade lénifiante pour le nucléaire classique.

    Comme pour le pétrole, le gaz, les réserves sont considérables. Mais la bonne question est : savons nous les extraire, mais aussi à quel coût et quel rythme. L’eau de mer par exemple, est chargée de beaucoup de chose : problème, à part le sel, nous ne savons que trés peu en extraire les composants…Et nous ne serons sans doute jamais capable de le faire, du moins d’une manière compétitive.
    Les données, frisent l’idiotie et la débilité mentale : 4 700 000 tonnes d’uranium soit soixante dix ans à 67 000 tonnes/an. Probléme, il est impossible d’être linéaire avec la production minière.  A cela s’ajoute le fait que beaucoup de gisements "épuisés" recélent par exemple, encore beaucoup de charbon, pétrole ou gaz, qu’on extrait plus. Pourquoi ? parce que le coût et notamment, la consommation énergétique de l’exploitation est supérieure à ce qu’on en tire. C’est le cas de beaucoup de gisements de pétrole ou de gaz "mort".
    Seul la filière à neutron rapide est capable de fonctionner quasi-éternellement. En effet, le combustible est de loin, beaucoup plus abondant, et en consomme peu. De plus si la consommation actuelle se monte bien à 67 000 tonnes d’U, on est capable, à l’heure actuelle que d’en extraire 40 000… Problème…

  • Jussies : prometteuses aussi

    Jussies : prometteuses aussi

    JussiesSi la hyacinthe d’eau est considérée comme une plaie en Afrique, surtout en période de pétrole abondant, nous avons aussi cette nuisance en France sous la forme de Jussies.
    La production de biomasse peut être équivalente à celle de la hyacinthe d’eau : 2 kg de matière séche par M2 et par an. C’est considérable.
    Cette plante est arrivée aussi d’amérique du sud, mais dans les années 1820-1830, elle aime aussi les eaux stagnantes, mais arrivent aussi à se développer dans les cours d’eau.

    En réalité, comme dans un jardin, il y a peu de plantes inutiles, seulement des plantes peu ou pas utilisées. La jussie est vu avec un angle méprisant, et comme une nuisance. Certes, il n’est sans doute pas possible qu’elle soit rentable partout. Mais une plante capable de produire jusqu’au record de 200 tonnes de biomasse par hectares et par an doit être vu comme une ressource non utilisée, et non simplement comme une nuisance. De toute façon, une fois qu’une plante s’est installée, et comme elle est ici depuis prés de 200 ans, il faut se rendre à l’évidence : on ne l’éradiquera pas, et on peut être circonspect sur l’aspect écologique, moral et de santé sur le fait de semer des désherbants dans des cours d’eau.
    Là aussi, soyons audacieux. Pensons à son utilisation… La biomasse, c’est de la biomasse. On peut toujours en faire quelque chose.

  • Hyacinthe d’eau : prometteuse

    Hyacinthe d’eau : prometteuse

    Hyacinthe_deauIntroduite accidentellement d’Amérique du sud en Afrique, la hyacinthe d’eau pourrait s’avérer être un énorme producteur d’énergie. Aujourd’hui, nuisance absolue, on cherche à s’en débarrasser, envahissante, elle colonise les cours d’eau et les lacs des pays tropicaux, mais elle a un potentiel énergétique sans égal. Jugez en.
    Un hectare est capable de produire, par jour 500 kg de matière séche (10 tonnes, car elle est humide à 95 %), chaque kilo de matière sêche produisant 370 litre de biogaz

    (teneur en méthane de 60 à 80 %) et une masse inappréciable d’engrais de bonne qualité.
    En réalité, la vision de la Hyacinthe d’eau est directement lié aux prix du pétrole. Nuisance à exterminer si le pétrole est bon marché, on s’aperçoit de sa potentialité quand l’énergie est coûteuse.
    Pour le moment, on en est encore aux années 1997, et à la lutte contre la hyacinthe. Mais la problèmatique commence à se renverser. C’est la plante la plus productrice au monde. A quand l’extermination de ses parasites et de ses prédateurs (qu’on a introduit à grand frais en Afrique). Mais son potentiel ne s’arrête pas là : traitement des eaux usés, engrais, combustible une fois séché, et qui pourrait arrêter la deforestation africaine… Ne reste plus qu’à enclencher une mécanique économique…En réalité, il n’y a qu’une nuisance réelle : la ressource non exploitée. 10 tonnes par jour/hectare, cela permet de faire travailler deux hommes.

    source : bob Stanley "énergie en friche" années 1970…

  • Ciseau des prix du petrole

    Ciseau des prix du petrole

    Brent98_2 L’écart traditionnel entre la cotation du pétrole à New York et à Londres atteignait en moyenne le dollar. Le 25 05 2007, il atteint désormais 6 $ pour le Brent (71.80 $), et sa qualité correspondante, le "light sweet crude" (64.18 $). Un double phénoméne est à l’origine de ce ciseau. La mer du Nord s’épuise, le brent est beaucoup plus rare, et les qualités diminuent. En ce qui concerne les USA, les stocks de brut sont pleins, voir encombrés, notamment le terminal de Cushing (Oklahoma) et encore hier, la raffinerie Valero de McKee a réduit sa production. Il s’agit de la éniéme panne cette année,

    concernant une raffinerie américaine. Celle-ci sont vieilles désormais, souffrent de défaut d’investissement et de maintenance, et les stocks d’essence sont en chute libre. De plus, avec le pic oil à l’horizon, les qualités de pétrole ne cessent de se dégrader, il est beaucoup plus difficile de les raffiner, et le résultat n’est pas le même. Il est loin le temps ou on pouvait pratiquement directement mettre la production de certains puits dans les voitures, les huiles lourdes ne sont pas du même acabit.
    De plus, la production nigérianne a repris, aggravant aux USA, la pléthore de brut.

  • Uranium : ça va coincer…

    Uranium : ça va coincer…

    WorlduraniumproductionconsumptionLe pic oil, a son pendant nucléaire, le pic de l’uranium. Mais celui-ci a ses caractéristiques propres, même si le sens est le même. Tout d’abord, il est clair que s’il est ancien, sa perception a été évitée de par les stocks. Son prix quand à lui continue sur sa trajectoire : bientôt 300 $ le kilo (143 $ la livre), les stocks commerciaux fondent, on utilise de l’uranium moins enrichi, on fait du retraitement, mais rien n’y fait. La production reste désespéremment en deça des besoins. 67 500 tonnes consommées en 2004, pour 40 300 produites.

    On espére, sans se convaincre que l’on puisse y arriver, augmenter la production. La seule marge de manoeuvre est la reconversion du stock d’uranium russe, en stock civil. Mais l’appauvrissement n’est pas facile non plus, et c’est long, et ce n’est finalement, pas beaucoup (10 000 tonnes une fois reconvertie), pour 2013 en totalité. On espére visiblement que cela permettra de passer ce mauvais cap. Mais sans aucune certitude. Quand à l’augmentation du parc…
    En france, comme le dogmatisme est absolu sur la question, on évoque ‘l’indépendance" que cela confére (avec de l’U canadien), en évitant de parler des accidents, et surtout de la question de l’approvisionnement, qui se pose de façon plus ardue peut être que pour pétrole et gaz. Pour Evgueni Velikhov, membre de l’institut Kourchatov, le prix devrait s’avérer extrémement volatil, à la hausse. La Pénurie compléte devrait avoir lieu en 2050. D’ici là, les hausses de prix, les ruptures d’approvisionnement devraient être de plus en plus courant.
    Sont illusoires les développements espérés avec des centrales classiques comme l’epr, ou même les centrales de 2° génération. Le seul salut du nucléaire peut venir de la surrégénération, de la spallation, du thorium. En aucun cas de l’Epr.

    source CEA. RIA NOVOSTI

  • BLAGUES

    BLAGUES

    Ronald_reaganRonald Reagan adorait les blagues russes. Il en connaissait des dizaines, et en racontait trés souvent, dans des buts politiques, mais aussi, parce qu’il les aimait.
    Il y en a une qui a été inversée :
    – Blague soviétique : "Quelle différence entre un rouble et un dollar ?  réponse : un dollar". Pour eux, leur monnaie ne valait clairement rien. Un billet de monopoly, souvent changée à l’ère soviétique, la monnaie n’inspirait que méfiance. Les monnaies étrangères étaient, par contre, pieusement conservées.

    Aujourd’hui, une autre blague court : " quelle différence entre un rouble et un dollar ? Un rouble !". Pays pétrolier, gazier et minier, largement excédentaire, la Russie ne cesse d’augmenter ses réserves d’or. Des euros supplémentaires sont détenus par la banque centrale de Russie, les particuliers et les entreprises, mais la progression reste faible. Le dollar, lui apparait mal en point, trop souvent contrefait, il a perdu son aura dans les coeurs russes.
    Mais, là n’est pas l’essentiel. Grâce à ses ressources, à une contrepartie or qui ne cesse de progresser, des achats à l’étranger, il est clair que la seule devise, qui à l’heure actuelle a toutes les caractéristiques d’une monnaie, c’est le rouble. C’est même la seule devise mondiale ( fonction de réserve de valeur ). Curieux retournement.

    Source Ria Novosti, Gazetta.

  • Tension UE/Russie

    Tension UE/Russie

    EuropeD’une maniére immémoriale, la Russie a toujours posé un problème à l’Europe. C’est une puissance difficile à gérer. Pourtant, malgré toutes ces vicissitudes, depuis le 16°siécle, elle n’a cessé de grandir territorialement, même si parfois, à l’occasion de troubles intérieurs, elle semble reculer.
    Patients joueurs d’échecs, les russes savent toujours revenir. Oublier l’immédiat pour rebâtir la puissance. En gros, les européens de l’ouest voudraient bien tenir la Russie comme un fournisseur de matières premières, un état colonial, comme il le fut souvent, sans jamais le demeurer définitivement.

    L’accord de 1997 sur le partenariat arrive à échéance, mais d’autres problèmes se posent : Kosovo, Europe de l’est, Iran. Il est clair que dans ces domaines, l’union Européenne a pris fait et cause, contre la Russie, mais voudrait bien continuer à bénéficier des sécurités, voudrait le gaz, mais ne veut pas transferer des technologies, et des aides pour l’économiser. En bref, la présidence Elstine fut inespérée pour l’Ue : une mise sous tutelle totale de la Russie. Mais le problème était que la déliquescence avait trouvé ses limites, la production de pétrole était passée de 12,5 Millions de baril jour à 6. A ce rythme là, le niveau zéro aurait était atteint, il y a 5 ans. Seul la remontée de la production soviétique (Russie, Azerbaïdjan, Kazakhstan) permis de reporter le pic oil au dela de 2004. La remontée de la totalité des produits miniers est inespérée pour la Russie, lui redonne le lustre de l’Urss, lui rend des dents, en même temps que le vieil équilibre de la terreur, même réduit de 90 %, est intact. L’Asie centrale a été reverrouillé, et à leur actuelle, peu de pays de l’ancienne URSS échappent réellement à l’orbite russe. En réalité L’UE ne veut pas voir qu’il n’y a qu’un seul pays capable de lui donner une sécurité énergétique, c’est la Russie. La raison voudrait que l’on s’entende avec la Russie. Mais, les dirigeants adhérent à "l’imperiuum américain", même si dans la réalité, il est de plus en plus virtuel : capacité militaire inexistante, papier monnaie pourri, et incapacité à produire…

  • Nouveaux emplois

    Nouveaux emplois

    Creations_demploisLa confédération européenne des syndicats étudie le gisement d’emploi que constitue les énergies renouvelables. L’étude  est menée conjointement par l’Ademe et la commission européenne.
    Le constat est simple. Hideusement simple. Les secteurs industriels gourmands sont condamnés à dégraisser, notamment les cimenteries. La sidérurgie aussi souffrira, mais  peut enclencher une mutation vers un "process de bas carbone".

    Mais les créations devraient être dix fois plus importantes. Sont concernés, l’électricité, le logement, et les transports.
    La relance pourrait être colossale ; 50 000 emplois dans la production électrique, 2.5 (millions) dans le logement et la rénovation, et 500 000 dans les transports. D’ici 2010, c’est 155 000 emplois qui devraient être crées.

  • Zéro stock = zéro gestion ?

    Zéro stock = zéro gestion ?

    ContainerLe propre du monde actuel est souvent de généraliser une ânerie, sans esprit critique parceque tout le monde le fait.
    J’ai donc retrouvé, plus précisement le coût classique et moyen pour une entreprise industrielle du "Zéro stock" :
    – perte de 20 % du chiffre d’affaire,
    – deux fois plus de livraisons à l’arrivée (donc un service récptionnaire conséquent et hypertrophié),
    – entre 25 et 50 % des expéditions inutiles,
    – inutilité profonde du systéme pour des productions "standards",
    – en effet, ce système ne se justifie que dans des secteurs

    à haute valeur ajoutée, qui travaillent à la commande, donc on peut exclure de ce système, l’automobile, car l’automobile au sortir d’usine, est trés bon marché, et c’est pourtant le secteur le plus friant de ce système.
    Conclusion ? Le Zéro stock s’appuie sur une période historique où le transport est bon marché. Cela paie les erreurs de gestion, les gabegies en tout genre, qui fait que l’on décroche un téléphone, pour commander pour hier.
    A l’inverse, en matière productive, je ne connais pas de gens qui aient été ruiné par un stock. Des entreprises d’ailleurs n’existent que pour des marchés "de rupture", par exemple l’armement de lignes électriques. Quoi de plus absurde que ces entreprises travaillent pour un marché, crée par des accidents en tout genre (climatique, guerre, car souvent ce sont des marchés matures), qui peut faire passer des carnets de commandes de 2 jours à 2 ans en un souffle, et qu’on a pas moyen de satisfaire, pour répondre au dogme du moment, et qu’on ne satisfaira qu’à prix cassé (pour dans deux ans, les clients ont le temps de faire jouer la concurrence), alors que les stocks existants, peuvent se vendre immédiatement et à prix d’or ? D’ailleurs, dans ce cas de figure, j’ai vu partir des "choses", des "trucs" et des "machins" provisionnées à 95 % (donc qu’on espérait pas vendre) ; partir à des prix fous et inouïs, justement par l’urgence…

  • les potes de l’Espagne

    les potes de l’Espagne

    Espana Les potes de l’Espagne : (déficit du commerce extérieur)
    – Inde – 42 milliards d’euros,
    – France – 38 milliards d’euros,
    – Australie – 42 milliards d’euros,
    – Royaume-uni – 126 milliards d’euros,
    – USA – 850 milliards de $,
    – et champion toute catégorie per capita : ESPANA : – 100 milliards d’euros…


     

    Le Royaume-Uni a toujours, malgré la déplétion gaziére et pétrolière son industrie du blanchiment bancaire pour la financer. Mais ESPANA ! Nada.

    A l’inverse, les GROS-DU-MUSCLE-ET-C’-EST-PAS-DU-CHIQUE, (excédents extérieurs)
    – Chine + 200 milliards $,
    – Japon + 170 milliards $,
    GROSSDEUTSCHLAND +180 milliards d’euros,
    – Russie + 100 milliards (d’on ne sait quoi, il ne veulent plus que de l’or),
    – Arabie saoudite + 100 milliards…

    Et, à part les pays gavés de pétrole, les plus gros excédents sont là où l’on bichonne l’industrie, que souvent on nous présente comme "arriérés économiquements", et les pays "dynamiques" étant les trous sans fond… La prochaine superpuissance risquant fort d’être, à nouveau, provisoirement, la Russie énergétique…