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  • Maroc : 43.2 millions $ pour le renouvelable

    Maroc : 43.2 millions $ pour le renouvelable

    MarocLe Maroc reçoit de la Banque Mondiale un don de 43.2 millions de dollars. Ce don sera destiné la centrale thermo solaire de Ain Béni Mathar, au Sud d’Oudja.
    Comme l’avait dit Hassan II : "Grâce à Dieu, nous n’avons pas de pétrole". Le Maroc est en effet un pays trés avancé en matière de photovoltaïque. Pays accidenté, pour lequel les infrastructures auraient été trés coûteuses, le Maroc a misé de longue date sur le photovoltaïque.
    A tel point, que l’on peut se demander quel est le bilan réel du renouvelable au Maroc. En effet, comme toujours,

    l’autoconsommation est trés mal apprécié. De plus, d’aprés les témoignages, la société marocaine, est, trés à l’ancienne, extrémement économe en matière énergétique. Elle n’a jamais pris l’habitude du gaspillage.
    Le projet, sur trois ans réunit l’Office Nationale d’Electricité (ONE Maroc), du fond de l’environnement mondial (GEF) et la Banque africaine de développement.
    Vu le potentiel marocain en matière solaire, un grand développement est à attendre.
    Décidement, il y a vraiment quelque chose de changé à la banque mondiale.

    source : Banque mondiale…

  • Economie et changement climatique

    Economie et changement climatique

    Roi_soleilQuel sera le coût du changement climatique ? On peut se poser la question. A déjà répondu un certain nombre de pays, sortant du protocole de Kyoto, arguant du coût insupportable sur leurs économies.
    On en sait un peut mieux. Le coût immédiat, d’aprés le "rapport sur les aspects du changement climatique" de novembre 2006. Immédiatement, d’aprés ce rapport, cela couterait 1 % du pib, le GIEC, cette année, lui, n’a donné que 0.25 %. Si l’on attend, le pib mondial reculerait de 5 à 20 % l’an. On peut donc dire, qu’en l’absence de mesure immédiate, le retour à la barbarie serait là, car aucune société humaine ne résisterait à une pareille dégringolade. La déconfiture russe s’étant arrêtée à -50 % (au total).

    Mais, il est clair que la sortie de Kyoto, est dûe au poids des lobbys. En effet, 1 % peut paraitre peu, et c’est effectivement peu, AU TOTAL, mais pour certains groupes pétroliers, charbonniers, gaziers et nucléaires, c’est – 50 %, -75 %, et une restructuration rapide. En effet, réduisons la consommation des maisons, par exemple. C’est possible, et facile. Touché le lobby gazier, et nucléaire en France. On voit ici, le hiatus entre intérêts du citoyen, et intérêt du lobby. Il est clair, qu’au prix d’un investissement de départ, le particulier verrait ses factures baisser. Triste perspective pour EDF, GDF, POWEO, consorts, amis et alliés. Calcul de court terme, mais calcul qui pése plus lourd dans la balance que des troubles éventuels en 2020, 2030 ou 2050 (même notre président fraichement élu ne sera plus au pouvoir).

  • Retour à la barbarie ?

    Retour à la barbarie ?

    GengisLa glissade du dollar, allié à la dégringolade des stocks d’essence américain, allié à l’explosion de la bulle immobilière, allié au surendettement chronique, allié au coma dépassé de la balance commerciale Us, c’est beaucoup de problèmes pour un seul pays à la fois. Et, de plus en plus, est évoqué le risque d’une "TRES GRANDE DEPRESSION", voire d’une dislocation.
    L’Allemagne des années trente était une nation trés civilisée. On a vu ce qui est advenu.
    Si les Usa sombrent dans la dépression, c’est une crise mondiale qui s’annonce. Plus de 870 milliards de $ de déficit extérieur, la métastase sera immédiate et mondiale. En ce qui concerne la donne énergétique, la récession qui en découlerait serait, notamment au niveau pétrolier, carabinée…

    En effet sur 85 millions de barils jours consommés, plus de 20 le sont aux Etats-unis. On imagine l’effet d’une désolvabilisation Us sur le marché du pétrole : l’effondrement, d’abord du marché, ensuite de la production…
    L’investissement en 2006 s’est effondré aux USA, plus 1.4 %, contre le taux (déjà bas) de 9.5 % les deux années précédentes. Les Etats-unis sont donc sortis du capitalisme, qui repose sur "le plaisir de l’accumulation", contrairement au régime aristocratique qui était "l’accumulation des plaisirs".

    On vient aujourd’hui d’élire un nouveau président. Imaginez le comique de situation, que notre nouveau président soit celui qui ait à gérer la débacle et des Etats-Unis, et du capitalisme,  et la débacle énergétique.

  • Matthews Simmons : le pic pétrolier est atteint

    Matthews Simmons : le pic pétrolier est atteint

    Torchere Matthews Simmons est directeur d’une banque d’investissement spécialisé dans le pétrole. Il a été trés clair et net dans ses propos : "si vous observez les chiffres, et suivez ce qui se passe, à comencer par le champ géant de Cantarell qui est maintenant dans une situation de déclin trés sérieuse, et que vous regardez les champs de la mer du Nord du RU et de Norvége, il est évident pour moi que ces trois zones pourraient décliner en 2007/2008 de 800 mille barils/jour à 1 million de barils/jour."
    Tous les gains de productions ailleurs sont annulés. Le moyen orient n’a plus de capacités supplémentaires.
    Et d’enfoncer le clou final : "Nous transportons trop de choses, trop loin".

    Ces propos sonnent donc le glas de la mondialisation, du libre échange, et un retour à la relocalisation des productions.
    En effet, le monde actuel est bâti sur des déficits géants (Usa surtout, mais Espagne aussi et Grande-Bretagne), couvert par des flux de marchandises monstrueux. En outre, certaines productions, dites "productions voyageuses" sont des productions dont la finalité est trés contestables. En effet, on voit des produits de haute technologie (pomme de terre), produite aux Pays-Bas (sous serre, chauffées au gaz naturel de Groningen), transportée, lavée, conditionnée, aux 4 coins de l’Europe. Finalité ? Aucune. Une gabégie énergétique qui trouvera son terme bientôt.
    Ouverture au monde ? On en parle, sans transport, ou avec un transport onéreux, c’est une vue de l’esprit…

  • Cantarell : le mauvais exemple

    Cantarell : le mauvais exemple

    CantarellLe déclin de Cantarell s’accélère. Cette année, (février 2006- février 2007), la chute de production atteint 20 %.
    Comme on voit sur le graphique de la Pemex, le gisement a été dopé, surtout depuis 1995, avec des injections de Nitrogen. Cela a permis dans un premier temps de faire pisser le gisement et de doubler la production.
    Selon les dernières sources nord-américaines, les compagnies étasuniennes arrivent, selon elles, à faire rendre 70 % du contenu des gisements. Mais, pour autant, cela n’accroit guère leur capacité totale…

    Aprés un sommet à 2.2 millions de barils jours, aujourd’hui la production est tombé de 2 MBJ à 1.6.
    Le rythme de découvertes des grands champs géants devient ridicule, même exceptionnel : 8 dans les années 1970, 2 dans les années 80, un seul en 1990 (Kashgan au Kazakhstan).
    L’agonie de Cantarell signifie aussi l’agonie du Mexique, dont la fiscalité est depuis 1520, minière, et l’agonie des Etats-Unis. Il est clair que géostratégiquement, Cantarell est irremplaçable pour les Usa, aprés la perte de leur autonomie pétrolière, il était situé dans un immédiat sûr, dont le cercle est restreint aujourd’hui aux états-unis proprement dit et ses deux voisins, Mexicains, et Canadiens. Le moyen-orient est explosif, l’Afrique peut sombrer dans le chaos a tout moment, le Vénézuela est quand à lui de plus en plus hostile…

  • Greenpeace et la Chine : Réduire la consommation

    Greenpeace et la Chine : Réduire la consommation

    ChineRéduire la consommation de charbon, et "réaliser une croissance économique rapide sans mettre en danger le climat en utilisant de l’énergie renouvelable combinée à une efficacité énergétique", voila le message de Greenpeace au gouvernement chinois.
    Le gouvernement chinois, est grosso modo sur la même longueur d’onde, mais c’est pour une autre raison.
    En effet, la pollution est un problème économique, politique, et un fermant de dislocation social.
    Deuxième pollueur du monde (aprés les USA), premier producteur de charbon, la croissance économique chinoise s’articule, entre gabegie énergétique et misére salariale.

    Les prix industriels chinois, en effet intégrent un plus grand coût énergétique, et un moindre coût salarial, et plus le coût de l’énergie pése dans le prix, plus la pression sur les salaires est importante. Pour donner un ordre d’idée, une unité de pib, consomme en chine 5, aux USA 3, et en Europe 2. Une efficacité énergétique accrue en Europe permettrait de le diviser par deux…donc, on voit les possibilités tant aux Usa, qu’en Chine.
    La Chine d’ailleurs, vient de se doter d’une industrie du renouvelable originale, tant éolien que solaire. L’efficacité énergétique, alliée aux nouvelles technologies est parfaitement perçu en Chine, comme une alternative vraisemblable.

  • Et les shadoks pompaient…

    Et les shadoks pompaient…

    Alpages Nyon, vie de campagne. L’eau de pluie récupérée  était acheminée des montagnes au village, et remontée par camions.
    Les installations étaient pensées, non pas pour de l’élevage intensif, mais pour une population fixée, à la main d’oeuvre abondante.
    L’eau était remontée dans les alpages par camion citerne, la consommation augmentant, la production industrielle consommant beaucoup plus d’eau, ce systéme n’apparaissait guère plus adapté… Moyen-âgeux.
    On avait imaginé l’installation  d’étangs, mais on y renonça pour des raisons esthétiques.
    Aussi, une pompe solaire remontera sur une altitude de 60 mêtres et d’une longueur de 200 mêtres.

    Les pompes ont donc permis de remonter 1240 M3 d’eaux, ce qui correspond à 124 camions, à 600 francs (suisses) le camion, soit 74 400 francs par an. 9 pompes fonctionnent parfaitement aujourd’hui, épargnant des notes financiéres, environnementales et énergétiques conséquentes.
    En réalité, cette vision est souvent celle des amish, avec une technologie plus actuelle. Réduire l’empreinte écologique et énergétique des activités humaines.

  • La théorie d’Olduvaï

    La théorie d’Olduvaï

    Theorie_dolduvaPour la théorie dite "théorie d’olduvaï", la civilisation industrielle vivra 100 ans environ (soit de 1930 à 2030). On peut la définir ainsi : e = Energie/population.
    On observe les évolutions suivantes :
    – une croissance exponentielle de la production d’énergie jusqu’en 1970 (la population s’accroit fortement, surtout dans la période 1950-1970),
    – plus de croissance de e depuis 1979, jusqu’à 2008 (l’accroissement de la population décroche, la natalité freine brutalement dans la quasi totalité du monde),
    – la décroissance commence en fin de décennie 2000-2010,
    – la population mondiale s’effondrera suivant la variable e.

    La théorie d’Olduvaï met le doigt sur les pannes d’électricité de plus en plus fréquentes, conduisant à l’effondrement de la civilisation, et un retour à une population mondiale de 2 milliards d’habitants en 2050. On peut faire les remarques suivantes :
    – les pannes électriques, et un non-redémarrage définitif des réseaux semble aller à l’encontre du développement des énergies renouvelables (grande autoconsommation). Pour ce qui est de l’effondrement de la civilisation, c’est déjà fait dans un certain nombres de pays, qui se résument à des guerres d’exterminations autour de ressources naturelles, l’AK 47 ayant remplacé l’épée.
    D’autres pays ont optés pour une politique forte de renouvelable. En cas de crise, notamment, le développement éolien risque vraiment d’être anarchique, même si c’est avec un matériel archaïque, cela n’a rien de compliqué. De même, la retombée au niveau 1930, avec le niveau de renouvelabe actuel,  n’a rien du retour à la préhistoire.
    Mais, il est clair aussi, que le découplage peut être la rêgle : la régression de certains à des civilisations agricoles, le maintien d’autres à des niveaux élevés. Ce qui est possible, si l’on part vite et bien dans l’économie du renouvelable. Mais il est clair aussi, que l’énergie électrique renouvelable, va devenir de plus en plus importante.

  • Royaume-Uni : signes de décomposition

    Royaume-Uni : signes de décomposition

    EcosseLa transformation de la Grande-Bretagne par Margaret Tatcher en état pétrolier et gazier, a montré avec le dernier scrutin, ses limites. En effet, tant que la courbe était ascendante, il n’y eut guère de problème. Aujourd’hui, la courbe de production descend fortement avec des effets fortements délétères sur le Royaume-Uni. Qui n’a plus d’uni, que le nom. En effet, le parti nationaliste SNP remporte 47 siéges au parlement d’Ecosse, sur les 129 à pourvoir, contre 46 aux travaillistes, 17 aux conservateurs et 16 aux libéraux-démocrates.
    En réalité, le clivage n’est pas celui seulement d’un particularisme local, mais aussi de deux modes de développement. L‘Ecosse a choisi de miser tout, et gros sur les énergies renouvelables, a une vision d’avenir et un projet.

    Le reste du Royaume-Uni n’en est guère à ce stade là. Il est au contraire, à peine commencé, mais déjà, l’ensemble de l’économie Britannique souffre de la déplétion pétrolière et gazière, de la déplétion nucléaire, hors l’impopularité personnelle de T.Blair, de l’usure du pouvoir, d’une économie de rente qui s’épuise.
    La percée aussi des nationalistes Gallois est significative (plus 4 sièges sur 60). Ailleurs les pertes travaillistes se comptent par centaines d’élus. Mais il est clair que pour beaucoup d’Ecossais, aujourd’hui, comme hier, une question centrale a dominé : à quoi nous a servi le pétrole et surtout le gaz ? à rien ! Ils n’en ont guère vu la couleur, que sous la forme de retours en subventions, qu’on leur disputait d’ailleurs… Le développement, et un avenir ne se voit que sous une forme décentralisée d’énergies renouvelables, mais pour laquelle, le gouvernement de Londres, n’a strictement aucune responsabilité.

  • Gisement de pétrole chinois

    Gisement de pétrole chinois

    Baril_petroleLa compagnie pétrolière nationale de Chine annonce la découverte d’un gisement de pétrole en mer et sur le littoral de la mer de Chine. Le gisement est estimé à un milliard de tonnes.
    C’est à dire, en réalité, pas grand chose. Un milliard de tonnes, c’est en effet moins de trois ans de consommation chinoise qui se monte à 347 millions de tonnes. Sachant que l’exploitation d’un gisement peut s’étaler sur 40 ans, il suffit de faire le calcul. A son maximum, le gisement rendra 50 millions de tonnes par an…

    On peut comparer ce chiffre à celui des importations (163 millions de tonnes), et de la production chinoise (184 millions de tonnes) qui peine beaucoup à progresser encore. Il y a fort à parier que ce nouveau gisement balancera à peine les pertes de productions des gisements plus anciens.
    Donc, effectivement cette découverte n’augure rien de nouveau. Les nouvelles découvertes couvrent entre 25 et 30 % de la consommation.
    Les "grandes découvertes" actuelles 500 millions de tonnes l’année dernière au Texas, le milliard en Chine, sont des gisements étroits, sans comparaison possible avec les véritables grands gisements du passé, Cantarell, ghawar, etc…