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  • Maison solaire.

    Maison solaire.

    TournesolEn réalité, les experts du GIEC réunis à Bangkok ont défoncé une porte ouverte. Le réchauffement climatique peut être vaincu facilement à l’aides de sommes dérisoires. Ce qui est en cause, c’est particulièrement la période 1980-2000, et, pour ne pas le dire, la politique néolibérale, menée aussi dans le domaine énergétique. Là aussi, la rupture est mise sur le dos du réchauffement climatique, mais surtout, au bout de 25 ans, cela apparait désormais comme une vieille barbe, y compris pour ses supporters. Désormais, une voie s’ouvre au retour de l’économie dirigée, destinée dans un premier temps à l’habitat, car c’est là que résident les plus grande économie réalisables, facilement et rapidement. Il ne faut pas se leurrer. Un plombier dont le chiffre d’affaire sera subventionné à 50 % n’est plus un indépendant, mais un fonctionnaire.

    Rolf Disch, architecte, lui a conçu une maison, non seulement autonome, mais productrice nette, et même fortement productrice d’énergie.
    Tournant sur elle même, triple vitrage, 55 M2 de panneaux solaires (entre 4 et 6 fois l’énergie consommée), l’eau chaude est fournie par des capteurs solaires, et pour ne rien oublier, l’eau pluviale est récupérée, les eaux usées épurées. Une seule critique : les eaux usées auraient pu voir le méthane récupéré… (plaisanterie)… En réalité, nous vivons une heure d’inquiétude. Celle des pays producteurs d’énergies et dont la totalité de l’économie est assise sur l’énergie. LA DEMANDE PEUT S’EFFONDRER, soit par troubles politiques et retour à l’âge de pierre, soit au contraire par une nouvelle révolution industrielle. Les travaux de rolf Disch, bien qu’onéreux, laboratoire d’essai avant d’être un modéle, le prouve.

  • Ruinés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Ruinés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Dollar_2Pour paraphraser le regretté Raymond Devos, on ne devrait pas appeler la monnaie actuelle, la "monnaie fiduciaire", c’est à dire reposant sur une seule chose : la foi. En effet, B. Bonner et A Wiggin, ont essayé de dénombrer celles ayant existées. Ils se se arrêté à la lettre B et au chiffre 800. On ferait donc mieux de parler de "monnaie du cocu", puisque l’on sait où elle arrivera : nulle part.
    Quand j’entends le débat des présidentielles : question centrale la dette ?  Oui, quitte à faire faillite, personnellement je préfére qu’elle ait lieu en 1788 qu’en 1794.

    Surtout que des dépenses pharaonesques et phénoménales se profilent à l’horizon. Jugez en : Selon le GIEC réuni à Bangkok, pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique, il faudra investir… 0.12 % du pib mondial, (est ce que ça veut dire que si on fait 1 %, on va geler les … ?) Solution : éoliennes, photovoltaïque et nucléaire (ça c’est pour faire plaisir au lobby), et piégeage du carbone au sortir des centrales. Toutes ces solutions, bien sûr, existent et se développent…
    A cela, on peut rajouter les faits suivants :
    – déplétion pétrolière en cours,
    – déplétion gaziére prochaine,
    déplétion uranium vieille de 20 ans,
    – déplétion charbonniére pour les charbons de qualité (on augmente la quantité, mais l’anthracite, elle décline fortement et souvent depuis longtemps -1920 pour les Usa).
    Ce qui correspond, à l’origine à la position des physiciens russes dans Novosti : pas de réels problèmes climatiques. Le changement climatique en 2100 se limitera à 1° de plus. La prise de position de certains est politique plus qu’écologique.

  • Brut : montée de tension

    Brut : montée de tension

    Derrick Le ton monte entre l’AIE et l’opep, à propos d’une demande de l’AIE d’une hausse, à l’horizon 2030 de 9 MBJ (millions de barils jours) de la production Opep.
    Les derricks devraient donc se trouver renvoyés à leur fonction première : faire voir le monde de haut à des jeunes gens remuants et pleins de vie.
    Le directeur de l’AIE Claude Mandol s’alarme du manque d’approvisionnements, du déclin des stocks de brut, et aux USA, des stocks d’essence.

    En réalité, on voit clairement un clivage entre des gens (les producteurs) qui voient leurs stocks REELS, et qui, si effectivement ils prévoient de forer comme ils n’ont jamais foré dans le passé, doute de leur capacité à augmenter la production, et même en sentent l’impossibilité (sinon, ils ne développeraient pas leur production de gaz), et les "experts" de l’AIE qui vivent dans un monde théorique, où ils croient à la véracité des stocks proclamés des états. La vérité, c’est que les états voient clairement qu’ils ont atteint le point culminant de leur courbe de Hubbert, que le simple maintien sera impossible. Les "experts", paradoxalement, en sont encore au seuil de l’incrédulité…
    D’autre part, le succés du pétrole passé ne s’est fait que parce qu’il était trés bon marché. Un pétrole cher, lui, privilégie l’alternative : et les sources de renouvelables sont prêtes.
    Le point détonnant de la crise aux Etats-unis, est le non-investissement des pétroliers dans les raffineries. En effet, ce n’est pas par volonté délibéré qu’ils ont organisé la crise, mais parce que l’investissement ne serait ni plus, ni moins que totalement inutile. Pas de brut, pas besoin de le raffiner…Donc pas d’investissement. La pause de l’investissement dans le raffinage remonte à la fin des années 1970, soit l’époque où les nouvelles découvertes sont devenues rares. On peut dire que les compagnies pétrolières ont vu loin, et juste.

  • Accident révélateur

    Accident révélateur

    NasatrainJe compléterai ici l’article paru sur le blog finance : "Un train chargé de piéces de fusées de la Nasa déraille" d’Elisabeth Studer.
    En effet, on voit clairement sur ce cliché l’effet d’une politique et de transport,  et énergétique. Les piéces chargés sur un train dans l’Utah, se rendant en Floride, a déraillé en Alabama.
    L’état de la voie, et du pont indiquent clairement et plus un état du tiers-monde qu’une grande puissance, la première parait-il.
    Pont de bois, ballast hors d’âge, travées d’origine visiblement et rails ne valant quère mieux.
    Effet d’une politique de non investissement remontant au président Johnson (faire des économies pour payer la guerre), on voit ici son échec complet. L’infrastructure compléte des Etats-unis est à refaire. Non entretenu depuis  40  ans, le béton est malade (cancer du béton), cotoyent des équipements dont on aurait honte dans les plus sous développés des pays. En ce qui concerne la dette, visiblement, les "économies" n’ont pas permis de la contenir…

    Au total, le pays, qui le premier a généralisé l’emploi du béton, est aussi le premier victime de ses inconvénients (cancer du béton), mais surtout de l’absence d’entretien, du maintien, comme ci-contre de capacités de transport d’une vétusté extrême. Cette voie remonte à l’époque de la guerre civile, ou plus exactement juste après, quand les états du sud reconstruits, complétérent une infrastructure fruste et défaillante. On peut dire, sans risque de se tromper que cette défaillance est la cause du développement des transports aériens, du succés des SUW,(beaucoup de routes évoquent davantage la piste que quoi que ce soit d’autre), et d’une gabegie énergétique sans nom.

  • Nucléaire : solution controversée

    Nucléaire : solution controversée

    Uranium_gapBangkok : Les délégués du GIEC en débattent. C’est un point très contreversé. Pour certains, l’idéal pour combattre le réchauffement climatique, pour les autres, un trompe l’oeil en raison des points qui restent en question.
    A savoir, que "l’énergie nucléaire a dû être largement financée par les gouvernements  pour être économiquement viable", et que l’on ne dispose pas de lieux de stockage.
    Mais à ces objections, on peut en rajouter d’autres. A savoir que les mines ont aussi largement été subventionnées par les gouvernements, qu’à l’heure actuelle l’uranium manque, la

    couverture des besoins par la production est tombé de 100 % en 1985 à 60 puis 40, et désormais, en dessous de 40 % (inondations des mines) pour un total actuel de 441 centrales réparties dans 31 pays. Bref, le nucléaire, sauf exception reste marginal à l’heure actuelle. Et, il est vraisemblable que l’énergie nucléaire le restera. En réalité si un certain nombre de pays construisent des centrales, la question est plus désormais d’un maintien global de capacité que de développement à tout va.
    Cela va s’en dire on fait aussi l’impasse sur qui auraient droit à l’énergie nucléaire (les bons) et ceux qui n’y auraient pas droit : les méchants. Et sur un autre problème : celui de la prolifération des armes nucléaires qu’implique le développement de l’atome.

  • Biocarburants : la polémique

    Biocarburants : la polémique

    RichesheuresjuinQue ce soit à Bruxelles ou à Tokyo, la polémique s’amplifie sur les biocarburants. Les conclusions sont les mêmes que la banque mondiale. On peut les résumer à plusieurs objections :
    – surexploitation des terres agricoles,
    – pénuries de denrées alimentaires,
    – quels pourcentages : 3, 6 ou 10 % ? Ce qui correspond à une petite partie du parc actuel, pour faire rouler la totalité du parc actuel, il n’y a pas assez de terres, même pas de terre cultivable, mais de terre tout court.

    Ce débat, rappelle, et reproduit un autre débat, récurrent partout : il ne faut pas que la force motrice consomme toute la capacité de production. Déjà, en France au 18° siécle, le cheval faisait concurrence à l’homme, comme dans la Russie du début du 20° siécle. La dépense de prestige du noble, ou l’outil de travail du paysan aisé concurrençait la nourriture humaine. Jamais, au grand jamais, tous les paysans n’auraient pu bénéficié d’un attelage qui leur aurait simplifié la vie.
    Le seul avantage visible est la possibilité pour les agriculteurs de combattre la baisse des prix agricoles. En effet, le choix et l’alternative entre distiller et vendre comme denrée alimentaire, évite la chute des prix, dont ont souffert trop souvent les paysans, notamment les plus pauvres. Il ne faudrait pas que les biocarburants créent le problème inverse.
    Le point de consensus est que les biocarburants actuels ne sont pas satisfaisant, mais nécessaire pour passer à une deuxième génération.

  • – 35 % ou + 100 % ?

    – 35 % ou + 100 % ?

    DerrickNouvelles contradictoires en provenance du moyen-orient et de l’Asie.
    En effet l’Opep réuni à Ryad pense qu’il n’y a pas lieu d’augmenter la production. On lui demande 9 Millions de barils jour de plus pour 2030. Le cartel s’appuie sur… l’incertitude de la demande : "l’inquiétude de l’Opep est qu’ils ne veulent pas investir et se retrouver avec une capacité additionnelle"…pour ne pas répondre, en disant qu’il n’y a pas de problème pour les 80 prochaines années.
    Dans le même temps, on prévoit un doublement de la demande. En réalité, la plupart des pays de l’Opep sont déjà atteint par la déplétion, mais ils savent aussi que l’on peut, trés vite se passer de pétrole. La technologie est prête ou sera prête bientôt.

    On mesure aussi le ridicule de certaines projections : le doublement, donc 170 MBJ. Déjà, l’Opep rechigne pour 9, et il est certain que la production recule pour cause de déplétion pour beaucoup. On voit donc clairement le fossé entre le refus (plus 9 MBJ, et la demande théorique : plus 85 MBJ). Donc déjà divergence profonde entre l’AIE (agence internationale de l’énergie) et l’Opep. Divergences des courbes aussi. Tôt ou tard la simple projection devient absurde, et le décrochage se fait d’abord par une moindre montée, puis par un décrochage franc. D’ailleurs d’autres sources portent la production de pétrole en 2030 à …55 millions de barils jours….(-35%).

    La simple vérité, c’est que les états pétroliers craignent surtout un arrêt du gaspillage. Bien sûr, ils ne peuvent produire plus, mais une situation tendue (donc énergie chère) leur va tout à fait.

    Source AFP Ryad, Rian

  • Chavez fait parler de lui.

    Chavez fait parler de lui.

    Veneuela_iiLe Vénézuela sort de la Banque mondiale et du Fmi. Les situations financières ont beaucoup changé. Endettés dans les années 1980-2000, la plupart des pays sud américains ont pu rembourser leurs dettes. Un redressement dû cours des matières premières, une politique monétaire US trés laxiste, trés créatrice de monnaie, la fabrication à grande échelle de faux dollars US (plus vrais que les vrais).
    Ce qui se passe est un constat que l’on peut voir dans la courbe du dollar ces derniers temps. Trop abondant, il n’inspire plus confiance.

    La sortie du Vénézuela est révélatrice : le dollar sort de son rôle de monnaie de cotation du pétrole. Peu à peu. Caracas (et bien d’autres) préfére désormais traiter avec des pays qui ont des biens réels à proposer, comme la Chine (un oléoduc traversant la Colombie est en construction), et l’importance désormais des réserves de change, DANS TOUS LES PAYS, améne à une déplétion monétaire des gisements de pétrole (pourquoi épuiser les gisements, quand on ne sait quoi faire de l’argent ?).
    Une autre revanche, savoureuse, est dite dans le message : le FMI qui avait imposé des restructurations trés importantes, tombe dans le rouge et peine à payer les salaires de ses employés… Ils devraient faire appel à un "expert" du FMI…

    Source : AFP caracas

  • Bush et UE : contre le réchauffement d’urgence

    Bush et UE : contre le réchauffement d’urgence

    GeorgewbushIl y a de quoi mourir de rire : action "urgente" contre le réchauffement climatique. GW Bush et les dirigeants européens se sont mis d’accord sur la nécessité de cette action. (Pas sur les impératifs, il ne faut rien exagérer).
    Dans le même temps, il n’y a aucun rapport avec les nouvelles de plus en plus graves sur le front de la déplétion pétrolière.
    En effet, la production de pétrole pourrait passer de 2007 à 2020, de 85MBJ à 55… Ce qui reste considérable, mais indique que les techniques utilisées pour faire rendre les gisements les épuisent aussi beaucoup plus vite.
    Toujours à leurs troubles obsessionels compulsifs néolibéraux, ils ont parlé de l’achévement du cycle de Doha, de la libéralisation du transport aérien et d’une intégration économique transatlantique.

    En réalité, comme la mondialisation, et les échanges reposent sur des coûts de transports bas, et une grande concurrence sur ces transports. La déplétion relocalisera beaucoup d’activités, l’avenir du transport aérien sera celui d’hommes d’affaires et de gens riches (on ne sait pas encore faire voler des avions sans kéroséne), avec un nombre réduit de compagnies, des monopoles de fait. Globalement, les compagnies aériennes se portent mal. Les compagnies "low-costs" sont celles qui ont réduit leurs dépenses au minimum, en conséquence, leur chute sera encore plus rapide (ils n’auront pas de frais à tailler), et leur présence est souvent sujette à caution (elles ont abandonnés à leur sort bien des aéroports).
    En réalité, c’est la psychologie des personnes qui est importante. Ils sont tout bonnement incapable de se projeter dans l’avenir, et jugent le monde comme dans leur jeunesse. Une énergie qui fut abondante et bon marché (gaspillée), une superpuissance pétrolière (les USA), la déification d’un défaut (la cupidité) paradoxale parce que naïve : les monnaies sont fiduciaires (elles ne valent rien).

    Source : AFP Washington

  • Rapport du ministére de l’industrie II

    Rapport du ministére de l’industrie II

    Ministre_de_lenvironnementEn réalité le rapport du ministére de l’environnement pêche par un certain nombre de faiblesses.
    Tout d’abord, le nombre d’éoliennes (45 000) est présenté comme important, l’hydraulique comme saturé.
    Or, le premier janvier 1800, la France possédait pas loin de 200 000 moulins à vent, eaux, marées. Les 1700 centrales au fil de l’eau, une bien maigre partie de ce qui existait. Je conseille donc à nos hommes politiques, députés, ministres, sénateurs, un plaisir simple. Celui de la promenade. Ils verront le long des rivières, au sommet des collines, ce qui existait, ce qui ne choquait pas les contemporains, et ce qui ne choquera personne en 2050.
    D’une autre manière, la consommation d’électricité est grevé par le chauffage électrique à effet-joule. Remplacé par des thermodynamiques, y compris les pompes à chaleurs aérothermes, l’économie serait conséquente.

    Le nucléaire, l’Epr deviennent de ce fait, inutiles, pire, nuisibles, car syphonnant des crédits.
    2025 : en produisant par le renouvelable et réduisant la consommation inutile, le nucléaire pourrait être déclassé en totalité. De plus, la consommation des centrales, et notamment du recyclage est loin d’être anodine (4 tranches).
    De plus le rapport part sur une continuation de la tendance : on prend la courbe antérieure, et on prolonge…Il faut voir le monde tel qu’il est : des pays sont passés au post-pétrole et post-énergie, même.
    C’est l’effondrement de l’espérance de vie (donc une baisse de la population en germe) des guerres d’extermination autour des ressources géologiques.
    L’alternative est un futur sauvage à la madmax ou une société ordonnée. les deux sont possibles.