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  • Corbusier : bulle immobilière aussi

    Corbusier : bulle immobilière aussi

    Photos_p_013Eglise le Corbusier. Firminy.
    Firminy est une ville flamboyante. Passée en trente ans de 26000 à 18000 habitants, elle a vue se succéder les destructions d’immeubles en tout genre, mais la chute aurait du être pire, en effet cette ville s’est spécialisé dans les maisons de retraite, ce qui a évité une évolution pire encore. L’emploi industriel s’y est effondré, mais il n’a pas fallu perdre courage. L’office Hlm, nanti d’une unité d’habitation le Corbusier (monument historique) a, en fin de compte réussie une belle opération.

    L’aile nord, vide d’habitants depuis 20 ans, a été vendu à un promoteur (milanais je crois), qui l’a lui même fait réhabilité, le vendant un prix coquet à des personnes fortement imposées et friandes de déductions fiscales dans toute l’Europe.
    On en a bien ri dans la ville. On en rit toujours d’ailleurs. Et moi, chaque fois que je passe devant une agence immobilière, je me paie aussi une tranche de rigolade, je cherche les petites annonces du Corbusier, qu’elles soient à vendre ou à louer… c’est impayable…"proximité centre (c’est faux), proximité commodités (c’est faux), secteur calme (alors là je m’écroule), vue imprenable (vraie, d’ailleurs, personne ne veut la prendre).
    Les acquéreurs auront la faculté d’apprécier de longues années durant, les déficits fonciers, les charges de chauffage. Ils verront ce que ça coûte le chauffage d’un appartement vide. C’est ce qui avait conduit l’office Hlm à fermer l’aile nord, 20 ans. Ils sont propriétaires de dettes et de notes de chauffage…

  • Le corbusier : échec et bulle immobilière

    Le corbusier : échec et bulle immobilière

    Photos_p_011Firminy-vert : le mail.(grand H)
    L’unité d’habitation le Corbusier fut un échec dés le départ à Firminy, c’est toute la réalisation de le corbusier (Firminy-vert) qui posa problème très rapidement. L’unité d’habitation ne fut que le batiment le plus malade. En 1986 commencent pour firminy-vert, destructions, réhabilitations, ventes aux particuliers. Reste pleinement aux Hlm, l’unité le corbusier, vécu comme un territoire de rélégation. Cette unité batie entre 1964 et 1967, devait être suivie de deux autres, symbole évident de

    modération et de pondération dans les projets… (je rigole), les deux autres unités n’ont jamais vu le jour, l’un des deux autres fut arrété une fois la semelle batie. Il en reste un terrain plat, qui sert de terrain de foot-ball (ça fait quand même un peu cher le terrain). Devant un succés si évident, une belle opération immobilière devait voir le jour quand même.

  • Corbusier : l’environnement y est vital

    Corbusier : l’environnement y est vital

    Photos_p_010En réalité, la pertinence des immeubles "le Corbusier" dépendent surtout de leur implantation géographique. Cette unité là, est celle de Firminy, elle fut, dès le départ un échec cuisant : impossibilité chronique de le remplir à 100 %, echec des commerces, plus récemment fermeture de l’école. En 1986, l’unité du corbusier de Firminy était en piétre état. Une aile quasi vide (l’aile nord, la plus importante), 17 logements occupés sur plus de 250, qui fut fermée pendant 20 ans. Une aile sud plus occupée (à 60%), elle fut remplie par les locataires expulsées dans

    les destructions de divers immeubles de Firminy-vert (autre réalisation de le Corbusier). Pour les habitants de Firminy, le Corbusier est ailleurs, pas dans la ville. Connoté péjorativement, elle nécessite aussi 1 ou 2 voitures, le climat y est rude, le chauffage n’y est une charge anodine.

  • Immeuble Le Corbusier à Marseille

    Immeuble Le Corbusier à Marseille

    Corbusier_2 Voici l’immeuble Le Corbusier à Marseille.
    On dirait une tour HLM classique … cependant, pourtant âgée de plus de 50 ans, elle regorge d’idées de concepts qu’on pourrait considérés comme "modernes"

    Histoire
    Ce projet, envisagé Boulevard Michelet à Marseille, durera de 1947 à 1952 sous la tutelle de 7 ministres de la Reconstruction. Chantier interrompu, puis repris, enfin en 1952 les appartements sont, pour la plupart, terminés : l’Etat se trouve donc propriétaire de logements qu’il a décidé de vendre !

    L’architecture est audacieuse, du béton, des couleurs vives sur les loggias, on parle de mezzanine …
    Une telle architecture surprend (encore aujourd’hui). Elle n’est pas dans la "normalité". Certains l’appelleront même "la maison du/des fada(s)" (= la maison du/des fou(s)) ou encore la "Droguerie".

    A cause des préjugés, personne ne se presse pour obtenir un appartement. L’Etat les propose donc à ses fonctionnaires à des prix intéressants.

    On est donc en 1952 quand les premiers occupants arrivent. On est en pleine reconstruction de l’après guerre, et l’électricité et l’eau courante sont déjà mis en place.

    Corbusiertoitmarseille120405_1 point de vue pratique
    L’immeuble "Le Corbusier" à Marseille intégra très rapidement toutes ces "facilités" pour les locataires:
    – une « Superette » Casino (dès 1954),
    – une boulangerie,
    – une boucherie,
    – une poissonnerie,
    – une teinturerie,
    – un coiffeur H et F,
    – une mercerie,
    – un cabinet médical
    – un Hotel-Restaurant (en 1961)
    – une crèche (en 1962), gérée par des résisdents

    A l’intérieur de chaque appartement, tout a été pensé pour maximiser le confort:
    – un maximum de lumière
    – certaines cloisons "flottantes", pour modifier l’espace intérieur et agrandir le salon quand on reçoit, par exemple.
    – les casseroles sont posées dans l’espace "perdu" de la haute aspirante
    – etc …

    16mai1_1 Point de vue humain
    Le Corbusier voulait faire de son immeuble une sorte de village, où tout le monde se parle, et non une "cité dortoir".
    L’Association des Habitants de l’Unité d’Habitation Le Corbusier Marseille fut créée, à l’initiative des habitants, le 14 Janvier 1953.

    En plus de toutes les "commodités" intégrés dans l’immeuble (magasins, …), se trouvent aussi:
    – Une salle de réunion/ salle des fêtes pour les résidents
    – la terrasse de l’immeuble sert de cours de récréation pour les enfants de l’école
    – les couloirs sont très larges, donc pas d’impression de claustrophobie 🙂
    – une seule entrée, pour "forcer" les gens à se rencontrer

    Des clubs sont créés, gérés par volontariat par les occupants:
    – la bibliothèque
    – le Cinéma : 100 spectateurs chaque semaine au Forum, actuellement 50, la salle étant plus petite…
    – chorale, musique (malheureusement fermés depuis)
    – théâtre: nombreuses pièces jouées ( 1er prix UFOLEP) (malheureusement fermés depuis)
    – sport : foot, volley, boules, tennis, ping-pong …
    – club de jeunes

    Relativisons quand même:
    Ce batîment, achevé en 1952, est fait de béton brut, et donc peu isolant thermiquement.
    L’aspect du béton n’est d’ailleurs pas d’un charme fou.
    Le double vitrage ne devait pas être de rigueur à l’époque, donc là encore des pertes thermiques.

    Cependant, Le Corbusier reste un visionnaire, et, même si le bâtiment a plus de 50 ans, nombreuses sont ses idées qui paraîssent "modernes".
    Idées qui devraient être reprises et ajoutées aux techniques "modernes" de construction (utilisation de briques isolantes au lieu du béton plein, chauffe-eau solaires intégrés dans les rambardes des balcons côté sud, etc …)

    Il était quand même très fort ce monsieur Le Corbusier (peut-être un peu fou, mais tellement en avance sur son temps !!)

    A voir aussi:
    http://www.marseille-citeradieuse.org/ (site de l’association Le Corbusier), un grande merci d’ailleurs car j’y ai puisé de nombreseuses informations
    http://www.leblogenergie.com/2006/12/habitat_collect.html

  • Joyeux Noël à tous

    Joyeux Noël à tous

    Photos_038Un bon joyeux noël à tous. Placé sous le signe des guirlandes (à led) et à côté d’un feu de bois (dans un bon poêle).
    Ou a coté d’une bonne cheminée (à foyer fermée).
    Mais sans flocons (réchauffement climatique oblige) et sans neige…
    Qui devient l’apanage de la haute montagne, et des canons à neige…
    Passez un bon noël.

  • La Forêt Française en 1900

    La Forêt Française en 1900

    Photos_007En 1900, la forêt reconstituée atteint 10 000 000 hectares. Si sa superficie ne s’est que peu accrue, son état est bien meilleur, les taillis sont devenus des futaies. Les mines de charbon offrent un gros débouché au bois de pin et de sapin.la population rurale commence à décliner, mais rien de précis ne se dessine avant 1914. là, le mouvement qui s’était timidement lancé devient lame de fond, car la mobilisation le vide.

    Les terres les plus ingrates et les plus éloignées sont abandonnées, l’embarras du choix est grand. Les regions d’Auvergne et de limousin commencent à prendre l’aspect que nous lui connaissons. La crise des années 1930 n’arrange rien. Si le mouvement d’abandon des terres est timide, il ne se relache pas.

  • Electricité voyageuse

    Electricité voyageuse

    Maison_feu Un circuit électrique comporte au moins deux fils conducteurs. Un fil aller pour que les electrons aillent à leur lieu d’utilisation, un fil retour pour que le courant "usé" retourne à son lieu d’origine (la centrale) qui va les pomper à nouveau.
    L’effet joule est présent sur toute la ligne. plus le lieu de consommation est donc éloigné, plus la consommation nécessitera de production.
    Le chauffage électrique classique est une utilisation de cet effet joule, de très basse efficacité.
    En effet, c’est la résistance du matériel utilisé, qui fait chauffer. Plus la résistance est forte, plus la chaleur sera

    intense. Mais, la résistance ne peut être totale (c’est alors un isloant). On ne peut pas convertir 100 W de courant en 100 W de chaleur. Les coefficients observés se situent entre 2.2 et 2.6 soit 40 % environ d’efficacité. Aprés, le courant repart à sa source, "s’use" aussi sur le retour.
    Donc, l’efficacité du chauffage en effet joule est très basse… Moins de 10 % de la production d’une centrale… le chauffage électrique thermodynamique est bien meilleur.

  • Energie : chère électricité

    Energie : chère électricité

    MonnaieJe vois que certains internautes ne sont pas convaincus du mal fondé du chauffage électrique.
    Donc, voici quelques données.
    Interdiction totale : Danemark,
    Interdiction de publicité : Belgique,
    Interdiction, sauf si absence d’autre possibilité : Suisse.
    Rendement d’une centrale de 1200 MW : 1/3 (2400 MW s’en vont en chaleur).
    L’electricité ne se stocke pas, mais se transporte mal aussi : perte sur 1200 MW : 200 MW.
    Consommation de la filiére nucléaire sur 1200 MW : 200 MW. Ne reste que 800 MW, sur  3600.  Pas de possibilité de cogénération, comme pour le gaz.
    sur 59 centrales nucleaires, 12 travaillent pour l’export, Marcoule (retraitement) consomme 3 tranches et demi.

    Sans compter les pertes aux moments du chauffages.
    Les convecteurs, les moins efficaces, sont les moins chers (préférés des propriétaires bailleurs, et haîs par leurs locataires). Un conducteur, à l’avantage, mais aussi l’avantage de peu d’inertie. On confie donc à des pierres, ou à l’huile, le rôle de restituer la chaleur (accumulation et bain d’huile).
    L’electricité en chauffage est donc aberrant, c’est le resultat d’un parc de centrale trop étendu, qui pousse au gaspillage. Un parc plus réduit, réservé aux utilisations indispensables et necessaires serait bien plus judicieux.

  • Revenu agricole mondial : nette embellie

    Revenu agricole mondial : nette embellie

    Photos_117_1et OMC caduques ?
    En effet, les accords de l’omc visaient surtout à une baisse généralisée des prix, au profit du consommateur comme alibi, et dans les faits au profit de multinationales. Ce genre d’accord devient sous la pression du prix de l’energie, caduque.
    D’abord en ce qui concerne le sucre, la conjoncture difficile qui avait conduit l’union européenne à restreindre la production est tombée en porte à faux complet : les 16 millions de tonnes de sucre brésiliens se sont évaporés, d’autres pays (cuba entre autres),

    apparaissent fortement tentés par la reconversion. Les producteurs de betterave eux aussi pensent à l’éthanol. Si l’utilité économique de la reconversion apparait energiquement parlant limité, pour les producteurs, l’avantage est de pouvoir se livrer à un "luddisme" qui permet aux cours des matieres premieres agricoles de se redresser, dans le cas du sucre, ce redressement est très fort, au point qu’on y évoque une "bulle spéculative" sucrière.
    A cet égard, la pugnacité des gouvernements successifs brésiliens depuis 20 ans pour protéger une filiere bioéthanol fragile, envers et contre tout, s’avere payante, désormais l’ouvrier  des champs de canne à sucre, archétype de la misére depuis 1870, devient un ouvrier bien payé…
    Ce mouvement touche aussi certaines huiles, transformables en carburants… D’ailleurs, à une époque ancienne, certaines plantes étaient cultivées pour leur huile d’éclairage…

  • Habitat collectif, plus économique ?l

    Habitat collectif, plus économique ?l

    Photos_p_009_1On oppose souvent un habitat collectif "économe" à un habitat individuel "énergivore"; la plupart du temps c’est un cliché qui ne tient pas la route.
    Ce batiment "le corbusier" en est un exemple.
    Batit dans les années 60, il est en béton armé, coulé. C’est une cathédrale de fer et de béton, devoreur d’énergie à la construction.
    la qualité calorifuge du béton est trés basse, le batiment sur pilotis est un palais des courants d’air.

    A cela il faut rajouter les défauts suivants, comme tous les immeubles de grandes hauteurs, il nécessite de véritables "salles de pilotages", des pompes puissantes et posséde 3 ascenceurs. Bien qu’une aile ait été fermé 20 ans, les trois ascenceurs se révélent insuffisants en période normale.
    Les surfaces vitrées d’origine ne sont pas non plus trés efficace. Et comble de raffinement, complétement excentré, il necessite 1 ou 2 voitures… Sans compter qu’avec 414 logements, taille d’une commune rurale, il necessite le retraitement des eaux. En zone rurale, un lagunage peu coûteux suffit, en ville, c’est une usine qu’il faut…