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  • France: malgré un progrès en fin 2009, le PIB est loin d’avoir retrouvé ses niveaux d’avant crise

    France: malgré un progrès en fin 2009, le PIB est loin d’avoir retrouvé ses niveaux d’avant crise

     L'INSEE publie les chiffres du PIB du dernier trimestre 2009 qui apparaissent en progression en volume de 0,59% par rapport au trimestre précédent mais en régression de 0,26% par rapport à il y a un an et de 1,9% par rapport au dernier trimestre 2007 (FIG.). Sur l'ensemble de 2009 ce PIB chaîné, c'est à dire calculé avec les prix de l'année précédente, ressort en retrait de 2,2% à 1607 milliards d'euros.

    PIB-France-2009-T4

     Cette croissance de 0,6% du dernier trimestre 2009 ne doit pas faire impression. Elle résulte en particulier d'une contribution des variations de stocks de 1% (le destockage est terminé), d'une contribution négative du solde du commerce mondial de -0,8% en raison d'exportations inchangées par rapport au trimestre précédent et d'importations en vive croissance de 3,2% (Rem.: la prime à la casse a fortement stimulé les importations de voitures). Enfin les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 1% ce qui s'accompagne d'une légère baisse du taux d'épargne financière des ménages, qui passe de 7,7% du revenu disponible brut au T3 à 7,3% pour le dernier trimestre. Ces chiffres indiquent que les Français épargnent encore durant ces périodes troublées. Rappelons que ce taux était de 5% avant la crise.

     Bien entendu toutes ces données ne sont guères porteuses d'optimisme et montrent les limites de la politique de relance qui favorise largement les importations, pour un faible bénéfice des acteurs économiques locaux.

    LIRE le communiqué de l'INSEE, dont le titre "Fin 2009, le PIB accélère" ressort de la Méthode Coué.

    Le 30 Mars 2010

  • La Zone euro plombe le commerce mondial entraîné par la locomotive asiatique

    La Zone euro plombe le commerce mondial entraîné par la locomotive asiatique

     Le "Netherlands Bureau for Economic Policy Analysis" publie tous les mois les résultats d'une étude sur le commerce mondial par grandes zones. Il ressort de cette étude quelques points forts tels que:

    – le rôle moteur de l'Asie (hors Japon) sur la lente reprise du commerce mondial qui patine au mois de Janvier. Le rapport confirme que les importations asiatiques croissent plus vite que les exportations ce qui est en accord avec le retour vers l'équilibre de la balance commerciale chinoise, par exemple.

    Commerce-mondial-Asie-2010-01

    – la position de dernier de la classe de la Zone euro dans ce classement.

    Commerce-mondial-Europe-2010-01 

    – la reprise des exportations japonaises tirées par le dynamisme asiatique

    Commerce-mondial-Japon-2010-01

    CONSULTER ce rapport sur cpb.nl

    Le 30 Mars 2010
      

  • Un nouvel écueuil dans les flots des prévisions climatiques: le flux du Gulf Stream irait en accélérant

    Un nouvel écueuil dans les flots des prévisions climatiques: le flux du Gulf Stream irait en accélérant

     C'est la NASA qui nous informe que Josh Willis du Jet Propulsion Laboratory de Pasadena par des mesures satellitaires altimétriques et des données locales du réseau ARGO sur les courants océaniques, menées le long du 41ème degré de latitude, ligne passant par New York et le nord du Portugal, vient de montrer qu'entre 2002 et 2009 il n'avait décelé aucune variation significative du flux des courants océaniques dans l'Atlantique Nord (autour de 15,5 millions de m3 par seconde). Reprenant d'anciennes mesures altimétriques remontant à 1993, l'auteur de cette étude conclut que les données antérieures laissent à penser que le flux, en opposition avec les prédictions de certains travaux de simulations climatiques, se serait accru de près de 20%. Ces phénomènes seraient peut-être dus à une phase de cycles naturels, commente Willis.

    Thermohaline-circulation-2

    Décidément, les faits sont têtus et ne veulent absolument pas étayer d'hypothétiques conclusions issues de travaux apparemment rudimentaires, sinon erronés qui annoncent le ralentissement du Gulf Stream et le retour plus ou moins rapide vers une nouvelle aire glacière. Alors pour ceux qui prévoient audacieusement, à l'aide de ces travaux de simulation, le climat qu'il fera en 2050 à Ouagadougou, peut-être feraient-ils mieux d'aller à la pêche…le long des golfes clairs, baignés par le Gulf Stream?

    LIRE le papier de la NASA sur le sujet et le résumé paru dans Geophys. Res. Lett. qui précise les chiffres mesurés.

    Le 29 Mars 2010

  • BP Solar stoppe ses productions de modules photovoltaïques aux Etats-Unis

    BP Solar stoppe ses productions de modules photovoltaïques aux Etats-Unis

    BP]  BP Solar avait annoncé en Février 2009 une alliance stratégique avec le chinois JA Solar qui portait sur la fourniture de 175 MW de cellules mono et polycristallines, le volume pouvant être porté ultérieurement à 360MW (LIRE). Compte tenu des volumes mis en jeu et de la gestion rigoureuse du Groupe par Tony Hayward, il n'était pas nécessaire d'être grand clerc pour subodorer un retrait programmé de BP Solar de la production des modules photovoltaïques. Ce désengagement en Europe fut confirmé par l'annonce au mois d'Octobre de la sous-traitance de la production de modules auprès du polonais Jabil (LIRE). C'est maintenant la fermeture de l'usine américaine de Frederik dans le Maryland qui est annoncée. BP Solar indique clairement sa volonté de se replier sur les activités commerciales de ce business du photovoltaïque, à partir de fournitures asiatiques.

     Ne vous inquiétez pas! BP conserve toujours son tournesol vert comme logo de la Compagnie et c'est bien là l'essentiel.

    LIRE le communiqué de BP sur le sujet.

    Le 28 Mars 2010

  • Dans le cadre de son expansion, Panasonic démarre sa nouvelle usine d’accumulateurs Li-Ion au Japon

    Dans le cadre de son expansion, Panasonic démarre sa nouvelle usine d’accumulateurs Li-Ion au Japon

    Pacific-rim Ont été reportées ici les grandes ambitions de Panasonic dans le domaine des batteries. Après avoir absorbé le co-leader mondial dans le domaine, à savoir Sanyo, le Groupe nippon veut atteindre plus de 40% du marché mondial des batteries en 2016 (LIRE) qui devrait s'élever alors autour des 30 milliards de dollars (LIRE). Pour atteindre cet objectif Panasonic déploie une politique tous azimuts d'approche du marché allant des équipements portables, aux véhicules électriques ou hybrides et au stockage centralisé ou au niveau de chaque foyer, de l'énergie d'origine photovoltaïque ou autre, dans le cadre de réseaux électriques smarts. Pour cela il lui faut une gamme de produits toujours en pointe par rapport à celles des concurrents et donc en continuelle évolution (LIRE) grâce à la mise en oeuvre de matériaux toujours plus performants. Il lui faut également un outil industriel performant et dimensionné aux objectifs.

     C'est dans ce cadre ambitieux qu'il faut inscrire la mise en route d'une nouvelle usine Panasonic de production d'accumulateurs Li-Ion à côté d'Osaka. Cette unité de Suminoé, intégrée de la production des électrodes aux éléments, est en cours de montée en cadence. Elle sait déjà produire des électrodes, en particulier cette nouvelle électrode à base de LiNiO2 dont Panasonic est très fier. A partir du mois prochain, elle va entrer en production de 10 millions d'accumulateurs par mois. A terme, cette première phase d'industrialisation permettra d'atteindre une capacité mensuelle de 25 millions d'accumulateurs.

     Cette volonté de croissance de Panasonic dans le domaine des batteries illustre la volonté des industries japonaises de se tenir toujours à la pointe de la technologie. La concurrence pour le leadership entre grandes puissances asiatiques, Japon, Corée, Chine, va dominer l'aventure industrielle de ce siècle sous les yeux médusés d'acteurs occidentaux largement largués et ayant du mal à tout comprendre. Par exemple, on ne peut être que démoralisé devant la platitude, sinon l'indigence, du niveau de réflexion des acteurs français dans le domaine de l'énergie au travers de l'ébauche du programme de recherche de l'alliance ANCRE dont les travaux sont rapportés par l'IFP (LIRE).

    LIRE le communiqué de Panasonic.

    Le 27 Mars 2010

  • Daimler en s’alliant à Nissan va chercher le package technologique EV au Japon

    Daimler en s’alliant à Nissan va chercher le package technologique EV au Japon

     Après, aidé de Continental, avoir bidouillé avec ENAX, bureau d'étude créé par l'ancien chef de projet de Sony pour les batteries Li-Ion, après avoir rêvé d'une bien tardive filière germanique des batteries avec Evonik, après divers accords avec le chinois BYD et le coréen SK Energy, il semblerait que l'Etat Major de Daimler soit arrivé à la conclusion que seule une alliance avec un fabricant de batteries japonais devrait lui permettre d'accéder dans les temps à la technologie des véhicules électriques. C'est la principale raison d'une probable alliance annoncée entre Nissan-Renault et Daimler qui va lui donner accès à la technologie des batteries NEC.

    Alliances-batteries-19

     Pour posséder la clé de compréhension de ces grandes manoeuvres entre les constructeurs européens et japonais il faut d'abord se convaincre que ce sont les constructeurs de batteries qui donnent leur feu vert aux alliances. Pour l'instant il y a trois Groupes leaders: Panasonic-Sanyo, GS-Yuasa et NEC (TAB.). Le premier, de loin le plus gros des trois, est allié à Toyota sous la marque Panasonic, à Honda et VW sous la marque Sanyo. Le second, GS-Yuasa, est allié à Mitsubishi Motors et Peugeot. Enfin, le troisième, NEC, est allié à Nissan et pourrait fournir Daimler, si un accord est signé. Les alliances se créent sous formes de clusters autour des constructeurs de batteries qui disposent de la technologie de base et de sa nécessaire progression. En retour, elles offrent à ces derniers un puissant levier pour une forte croissance des débouchés et des réductions de coûts associées qui nécessitent de lourds investissements en R&D et en outils de production complexes.

    Il reste derrière ces trois Groupes leaders les japonais Toshiba et Hitachi qui malgré leurs noms prestigieux, n'ont jamais été, jusque là, de grands concepteurs de batteries. Bien sûr cette faiblesse devant un marché à venir de dizaines puis de centaines de milliards de dollars les angoisse. Elle illustre la complexité de la maîtrise de cette industrie qui nécessite une connaissance parfaite et longue à acquérir, d'une large palette de technologies, reposant sur un réseau complexe de sous-traitants.

    En dehors du Japon, la technologie coréenne semble suivre à grands pas avec LG Chemical qui doit fournir Hyundai et GM, avec Samsung qui allié à Robert Bosch, via leur filiale SB Limotive/Cobasys, founira Samsung et BMW.

    Enfin, les grands chinois comme BYD, vont être occupés pour quelques décennies par leur marché intérieur qui devrait s'électrifier à marche forcée, sous la houlette du Parti qui voudra maîtriser les consommations chinoises en produits pétroliers .

    Aux Etats-Unis, mis à part Johnson-Controls-Saft qui a récupéré la technologie française des batteries Li-Ion et va fournir Ford, les autres réels constructeurs importants de batteries devraient être essentiellement d'origines asiatiques. A123 Systems allié à Chrysler, constitue le seul concepteur américain ayant, éventuellement, le niveau technologique requis. 

    Toute la difficulté pour juger de la position relative des divers acteurs dans le domaine des batteries embarquées repose sur leur réelle maîtrise de leurs procédés et de leurs produits. Les annonces parfois flamboyantes ne suffisent pas. Les errements de Daimler pour trouver un partenaire idéal, illustrent ce difficile jugement.

    Le 26 Mars 2010

  • Le patron de Siemens à la recherche de la solution pour résister face à la concurrence asiatique

    Le patron de Siemens à la recherche de la solution pour résister face à la concurrence asiatique

    Ne vous-y trompez pas! L'industrie allemande triomphante c'était avant la crise, avant l'euro trop fort, avant le décollage de l'Asie qui voulait alors s'équiper à tout prix. Alors les grands patrons d'industrie allemands se posent des questions sur comment tenir le coup face à la concurrence américaine et asiatique. C'est le cas de Peter Löscher qui publie une interview dans le Financial Times de ce matin. "Siemens seeks to stead ahead of Asian rivals", annonce le titre. Il cherche à rester devant dans une ambiance de surcapacité de ses clients potentiels et de reprise molle (sluggish). Et pour Löscher il n'y a qu'une approche pour résister: garnir ses offres de prestations de services qui lui assurent une meilleure rentabilité et des revenus récurrents. Assurer la maintenance du parc d'équipements commercialisé semble être la voie à suivre. C'est ce qu'il fait dans les éoliennes offshore dont Siemens est leader mondial. Mais quels que soient les propos rassurants de ce capitaine d'industrie, un examen des entrées de commandes trimestrielles de Siemens, depuis un peu plus de deux ans, illustre parfaitement la chute des commandes observée sur les quatre trimestres consécutifs à cheval sur 2008-2009. Malgré une certaine reprise au cours du deuxième semestre 2009, la tendance n'est pas terrible. Je vous propose donc de remplacer le portrait de PL du Financial Times par cette courbe…c'est beaucoup plus parlant.

    Siemens-commandes

    LIRE l'interview de Peter Löscher.

    Le 25 Mars 2010 

  • Zone euro: les entrées de commandes à l’industrie se traînaient au mois de Janvier vers des niveaux de 2004

    Zone euro: les entrées de commandes à l’industrie se traînaient au mois de Janvier vers des niveaux de 2004

    Eurostat publie les données d'entrées de commandes à l'industrie manufacturière du mois de Janvier dans la Zone euro. Elles ressortent pour une base 100 en 2005 à l'indice 91,5. C'est le niveau qui préexistait six ans en arrière (FIG.).

    Entrées-commandes-2010-01

    Les petites variations d'un mois sur l'autre n'ont que bien peu de signification. On sait par exemple que cet indice avait été artificiellement gonflé pour la France au mois de Décembre par les commandes anormales d'automobiles. Une comparaison par rapport à il y a deux ans, en Janvier 2008, montre que cet indice a chuté de 26%. Il ressort à 85,9 pour la France et à 97,3 pour l'Allemagne.

    Ces chiffres confirment le manque de dynamisme industriel de la Zone euro où il est nécessaire encore d'aligner 4 dollars pour acheter 3 euros et dans laquelle chacun prépare en sous-main son plan de rigueur sur le modèle de celui de la Grèce. Il y a dans cette nonchalance un élément de limitation macroéconomique naturel des cours mondiaux du pétrole et autres commodities, qui neutralise les effets des excès chinois. Dans le contexte actuel l'économie européenne supporterait-elle une envolée des cours du brut? C'est peu probable, tout au moins pour les Etats les plus fragiles.

    LIRE le communiqué d'Eurostat.

    Le 24 Mars 2010

  • Les phosphates métalliques lithiés, une famille pleine d’avenir dans les batteries pour véhicules électriques

    Les phosphates métalliques lithiés, une famille pleine d’avenir dans les batteries pour véhicules électriques

     Depuis les travaux initiaux de Goodenough et Col., publiés en 1997, qui montraient l'intérêt de phosphates lithiés du type LiMPO4 (avec M = Fe, Mn, Co, Ni) comme matériaux d'électrodes positives dans les accumulateurs de types Li-Ion de nombreux travaux et développements, largement répartis dans le monde, sont venus donner une grande importance à cette famille de produits. Le premier de cette famille qui a attiré l'attention et qui est déjà largement utilisé en Chine par exemple, est le phosphate de fer lithié LiFePO4. Ce produit présente un avantage économique majeur en raison de sa composition. Il présente cependant la faiblesse de n'afficher qu'un potentiel d'oxydoréduction de 3,5V par rapport au Lithium (ou 3,4V par rapport à une anode de carbone lithié). C'est la raison pour laquelle de nombreux laboratoires et autres industriels travaillent activement sur la mise en oeuvre de son homologue au manganèse, LiMnPO4 qui lui présente une tension de 4,2V par rapport au Lithium, soit à 0,7V au dessus du précédent, tout en demeurant dans une zone de stabilité satisfaisante pour les électrolytes organiques classiques des accumulateurs de types Li-Ion. Certains comme Martha et Col. ventent les mérites de phosphates mixtes de Manganèse et de Fer de types Li(Mn0,8Fe0,2)PO4. Ces produits fonctionnant entre deux phases distinctes peu conductrices, la phase réduite totalement lithiée et une phase oxydée profondément délithiée, il est nécessaire pour dévoiler toutes leurs qualités électrochimiques de les mettre en oeuvre sous forme de poudres très fines et d'enrober chaque grain d'un matériau conducteur qui est généralement du carbone (FIG.).

    LiFePO4-coating-graphite

    Sumitomo Osaka Cement qui possède un profond know-how sur la mise en oeuvre de poudres très fines, vient d'annoncer qu'il allait échantillonner d'ici à trois mois puis commercialiser à partir de 2012, une poudre de LiMnPO4 constituée de grains de 20 à 30 nm, revêtus de carbone dense, et susceptible d'être utilisée dans les batteries. Pour cet industriel ce produit présenterait une capacité spécifique de 162 Ah/kg ce qui représente 95% de la capacité théorique. Nul doute que cet industriel n'est pas le seul en Asie à travailler sur le développement de ce genre de produit. En effet en jouant à la fois sur la composition chimique du produit, sur la granulométrie de la poudre et sur le type de revêtement il y a un immense champ de développement et d'optimisation pour améliorer les performances des accumulateurs Li-Ion dont ceux pour les futurs véhicules électriques.

    Remarque importante pour les adeptes du peak-lithium: pour lancer vos innombrables messages alarmistes de pénurie imminente de lithium vous prenez les ressources naturelles que vous voulez et que vous mettez en face de besoins pour assurer la production de batteries. Pour ce type de produit présentant 95% de rendement et une tension de décharge moyenne de 3,8V (entre 3,9 et 3,7V) je tiens à vous préciser que l'énergie électrique restituée par kg de Lithium sera de:

    26,8 /6.94 x 0,95 x 3,8 = 13,9 kWh/kg de Lithium.

    Compte tenu des besoins de Lithium dans l'électrolyte et des diverses pertes process une valeur de 13 kWh/ kg de lithium ou de 2,5 kWh/ kg de carbonate de lithium devra être utilisée pour vos démonstrations. Ce ne sont que des valeurs provisoires qui pourront croître par la suite avec les technologies 5 Volts annoncées.

    LIRE le papier de Martha et Col. sur le sujet.

    Le 20 Mars 2010

  • France: les commandes à l’industrie perdent 9 points en Janvier avec la baisse du dopage des ventes d’automobiles

    France: les commandes à l’industrie perdent 9 points en Janvier avec la baisse du dopage des ventes d’automobiles

     Au mois de Décembre dernier les commandes à l'industrie française avaient connu une embellie, tirées par les commandes opportunistes d'automobiles à la veille d'une baisse des primes d'Etat. L'indice INSEE, base 100 en 2005, était passé de 83.2 en Novembre à 96.3 en Décembre (+13,5 %): la reprise était en marche. Mais voila, il faut déchanter: au mois de Janvier l'indice qui revient à 85,9 soit -9,4%, se positionne ainsi sur une tendance de reprise très molle de l'activité (FIG.).

    Entrées-commandes-France-2010-01

    Ces valeurs d'entrées de commandes permettent d'anticiper une reprise d'activité de l'industrie manufacturière en France très indolente tout au long du premier semestre.

    LIRE le papier de l'INSEE sur le sujet.

    Le 19 Mars 2010