C’est la chancelière allemande qui vient de mettre les points sur les i et les traits sur les barres.
L’argent ne manque pas, ce qui manque, c’est le gaz pour que Nabucco soit réaliste.
"Nabucco n’a pas besoin de soutien financier, étant donné que les investisseurs privés ne manquent pas " et
" Le problème avec Nabucco, c’est de savoir d’où proviendra le gaz ? "
La donnée de base, c’est que les gazoducs ont besoin de gaz russe pour être rentable. De gaz russe ou iranien.
On voit donc que Nabucco méritait davantage comme nom quelque chose comme tartarinade, couillonnade, et, si on ajoute l’instabilité des régimes de la région traversée, on n’a strictement aucune chance réaliser le gazoduc.
Comme l’a dit un lecteur dans un post, un gisement n’existe que par l’infrastructure qui permet de l’exploiter.
On vient de s’apercevoir que l’asie mineure n’avait aucune stabilité, ni aucune unité.
Retour sur terre, donc. Les russes sont et restent incontournables en matière de gaz. Ils ont, eux, l’avantage d’avoir une infrastructure ancienne et eprouvée.
Mardi 3 Mars 2009
